Il était une fois

Ah là là, Disney qui veut nous faire croire qu’ils se caricaturent eux-mêmes, et qu’ils se moquent un peu de leurs mièvreries légendaires. Il fallait que je voie ça !! Eh bien, on ne peut pas dire que c’est complètement raté, mais je vous rassure Disney déroge à la règle Disney pendant à peu près un quart d’heure, ensuite c’est bien sirupeux, collant et neuneu à souhait !!

Ils sont incroyables ! Pourtant le potentiel était là, et ils auraient pu prendre un bien intéressant virage, et donner un bon coup de dépoussiérant à leurs productions désuètes. Je me disais qu’il y avait une petite chance pour avoir droit à du shrékage bien délirant et à contre-pied. Ne boudons tout de même pas notre plaisir, car il y a tout de même quelques passages qui m’ont surpris et beaucoup fait rire. Et on trouve quelques images osées et une moquerie ironique des standards de Disney qui a déjà du bien faire grincer des dents.

L’histoire c’est celle de Giselle, en dessins et en pure esthétique disneyienne, qui habite le royaume d’Andalasia, régi par une méchante Reine/Sorcière. Le beau-fils de cette dernière, Edward, tombe amoureux de Giselle, alors qu’il l’entend chanter dans la forêt avec ses amis les animaux. Le jour du mariage, donc la journée même, la sorcière pousse Giselle dans un puit magique, et la princesse se retrouve dans Manhattan de nos jours, en chair et en os. Elle y rencontre un avocat sceptique divorcé et sa petite fille, tandis qu’Edward se retrouve aussi à New York pour sauver sa belle, ainsi qu’un sbire de la Reine, et un écureuil débrouillard.

Le début du film est une jolie prouesse qui consiste à concentrer tous les Disney les plus niais (et géniaux !!) en dix minutes. C’est à la fois très drôle tellement c’est caricatural, mais aussi réaliste et très bien senti. La musique et les paroles ressemblent à ces rengaines totalement insupportables mais qui ne vous quittent pas pendant des jours !!! Bref, c’est marrant, et ça augure du bon.

Ensuite, les premiers essais catastrophes de la Princesse à Manhattan ne sont pas l’éclate totale, mais c’est gentillet, c’est cocasse et on y croit. Et puis, le paroxysme, à mon avis, c’est la partie où elle fait appel aux animaux locaux pour nettoyer l’appartement de l’avocat. Et là, voir Cendrillon/Blanche Neige/Aurore se retrouver avec des rats, des cafards et des mouches à merde pour faire le ménage, c’est tordant. J’ai trouvé ça gé-nial !

Manque de pot, il restait 1h20 de film… Aïe. Et pendant le reste du temps, Disney avait gagné la partie, et tout ce qui était alors des clichés éculés qu’on tournait en dérision sont devenus le point de mire du scénario. Ah merde, ils étaient sérieux là ? Ah oui… Donc on a droit à une bonne comédie sentimentale à la « Meg Ryan » dont on ne doute pas de chacune des scènes qui se succèdent comme un métronome, avec les bons sentiments qui dégoulinent, les chansons qui fleurissent, les blagounettes des seconds rôles pour distraire les mômes, et alors pas la moindre once de remise en question. C’était bien un conte à la Disney en fin de compte…

Donc il m’est difficile de juger ce film. Malgré un bon début, des personnages attachants et à potentiel, un scénario classique mais accrocheur, une Susan Sarandon en bonne méchante (j’aurais tellement voulu qu’elle gagne…) et une promesse tape-à-l’oeil, j’ai bien la sensation d’être tombé dans un guet-apens.

Je retiendrai les giga cafards new-yorkais qui nettoient la baignoire, et à qui elle fait un bisou en chantant sa ritournelle !!! Mais bon le reste se regarde hein, c’est pas non plus insupportable, c’est juste qu’on l’a déjà vu (parfois en mieux) des centaines de fois avant.

[Edit :] Ah si tout de même, j’ai oublié de rajouter !! Disney livre ici sa toute première apparition d’un figurant homo SM cuirette assumé !! Si si si. (Quand le prince se tape tous les étages avant de trouver sa belle, et qu’il tombe chez ce fameux personnage cuir qui le regarde avec beaucoup d’affection.)

Il était une fois

14 Commentaires

  1. je suis assez d’accord avec toi. j’ai bien rigolé aussi quand elle découpe sa robe dans les rideaux :ok:.
    en fait on dirait qu’ils pensent se parodier parce que les moyens d’arriver à la fin sont différents de d’habitude, même si la fin est très semblable.

    par contre, tu as repéré tous les clin d’oeil du film ? les poissons clowns dans le cabinet d’avocat c’est nemo, et la musique d’ambiance c’est la chanson de la petite sirène. la personne coincée sous je ne sais plus quoi, c’est la mort de la méchante sorcière dans le magicien d’oz, y’a aussi la belle et le clochard, cendrillon avec la pompe de verre que le prince passe à la copine de l’autre, et je ne sais plus quoi encore :D c’est bourré de références durant tout le film en fait, même si plus on avance vers la fin moins elles ressortent vu que le propos est assez mièvre.

    la ptite fille est choupinettte en tout cas, elle m’a beaucoup rappellé quelqu’un au même âge… :gene:

  2. Je suis bien content que les canons du conte de fée mièvre et gentillet ne soient pas trop amochés. Ç’aurait été pour moi le comble de l’hypocrisie de la part de Disney de venir se moquer de ce qui a fait son succès commercial et sa réputation. Eh quoi, on crache pas dans la soupe…

    Et j’adore les musiques des Disney. Ah, « Ce rêve bleu », « Un jour mon prince viendra », « Mon amour, je t’ai vu au beau milieu d’un rêve »… *soupir de béatitude* :love:

    Eh oui, je suis un vieux conservateur pour ce qui est du dessin animé. :rigole:

  3. Ce film n’a rien du prosélytisme hétérosexuel. Le prince a-t-il une tête d’hétéro ??? Remarques sisisisi…La chanson de l’amour dans le parc est vraiment vraimet trop hétérosexuel !! Surtout les danseurs !!! J’ai bien aimé le film , agréablement surpris avec pourtant une bande annonce bien niaise !!!

  4. Tout d’abord, cher Maitre, permettez moi de vous présenter mes plus plates et mes plus humbles excuses pour vous avoir délaisser ces derniers temps (surplus de boulot, surplus de flème, surplus de tout sauf de temps pour bloguer quoi!)

    (c’est assez lèche cul comme ça?)

    Bon alors moi Enchanted j’ai adoré (ouais je préfère le titre en VO plus percutant je trouve), parce que je suis complètement fan de toutes les niaiserie que l’on peut nous servir en permanence, surtout depuis que je ne suis plus enfant, voilà!

    Par contre, MON moment culte du film restera le « too late » lancé par la femme au foyer débordée par son wagon de mioches quand Edward sonne chez elle… C’est tout simplement divin!

    Voilà une critique constructive, pour terminer je dirais que j’ai envie de faire l’amour au Prince Charmant, mais ça c’est pas un scoop :-)

    Bisous d’amour plein partout ^^

  5. Moi je suis trés content de retrouvé un Disney à l’image des anciens classique, c’est ce que j’attendais depuis longtemps, car ces derniers disney m’avai déçu ayan perdu de toute sa fantaisie sa magie et son enchantement, et je craignai ke cela soi passé a la trape par il était une fois, et cela auras sonné le glas de la fin des disney qui nous font réver…. mais surprise non, c’est un bon conte a la disney avec une petite dose de dérision….une belle histoire pleine de bon sentiment loin de notre grisalle… et disney c’est ça, de la magie, de l’enchantement, de la naivetée et de la candeur, de quoi nous faire oublier quelques instant la grisalle du monde réel! Disney a su revenir au source et retrouvé se qui a fai sa gloire, et le succès est au rendez vous! j’espère qu’il suivron cette voie!

  6. Cher(e)(s) Messieur(s), dame(s),
    Auriez vous oublié la majestueuse référence à Shrek (-> l’ogre vert, ce qui veut dire Dreamworks) qui se fait littéralement térasser par le prince (ce qui veut dire Walt Disney, qui plus est totalement niais!!)?!
    Ah!! concurrence quand tu nous tiens!!!

  7. rolalalala..on reconnait bien la génération qui a perdu le syndrome de peter pan…cest peut être pas le meilleur des films, mais c’est tellement bon de rester pendant 2heures des personnes naïves et niaises comme on l’a été. Le principe était justement de tourner au ridicule les contes de fées mais de surtout nous montrer qu’on en rafole…jpense pas que tout le monde aurait apprécier une fin où la sorcière gagne comme tu dis…et du « shrekage » dans un disney…faut pas pousser mémé dans les orties..

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