J'ai le flan triste

Je me souviens d’un goûter d’anniversaire chez une petite fille de ma classe, où l’on ne m’avait pas offert de gâteau. Quand Maman était venue me chercher, j’avais avoué qu’on ne m’avait pas nourrie. Ça faisait très mal. « Mais tu aurais dû demander. » J’ai répondu qu’on ne m’avait pas proposé. Plus tard, après avoir couiné, c’était trop tard. « Mais on t’a oublié, Gretchen, c’est tout », a dit Maman en entrant dans une pâtisserie pour m’acheter une part de flan. Depuis, j’ai le flan triste.

Claire Castillon, Je prends racine.

4 Commentaires

  1. Pour avoir gribouillé le dessin de ma voisine à l’école maternelle, la maîtresse m’avait obligé à recracher le bonbon qu’elle offrait à tous ses élèves juste après la leçon de coloriage. Depuis, j’ai le bonbon triste.

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