Parisien depuis dix ans !

En fin d’année dernière, j’expliquais que j’avais tenu des journaux intimes depuis mes 15 ans, et que les années 2007 et 2008 seraient particulièrement emblématiques pour moi parce qu’elles représentaient une décennie pour des événements personnels majeurs. J’ai aussi à maintes reprises expliqué mon attachement à mon quartier et mon arrondissement (à ma Grisette des Faubourgs), encore hier c’en est une preuve assez flagrante. Arf.

Et là, je me suis souvenu que fin janvier 1998, je quittais le nid familial de mon 95 natal pour aller m’établir dans ma première aire à Paris. Oh là là, ça fait donc 10 ans que je suis parigot !!!! Je suis donc allé repiocher dans mon agenda de l’époque, et voilà le résumé du mois de janvier 1998. L’emménagement est le truc majeur du moment, et c’est bien normal. Je bossais et étudiais en alternance et devais joindre les deux bouts avec un salaire riquiqui, en m’assumant complètement ce qui n’était pas chose aisée.

Evidemment, quitter la maison était aussi le symbole ultime de l’indépendance et de la liberté, j’allais enfin pouvoir gérer mon existence comme je le voulais (à peu près), et jouir de l’insouciance de mes vertes années, tout en profitant des merveilles de Paris. C’est aussi le souvenir de toutes les galères de thune, des squats dans mon minuscule appartement de 14 mètres carrés qui était un palais de marbre à mes yeux, de toutes ces soirées, découvertes culturelles et des nombreux messieurs qui m’ont laissé moins esseulé durant les fraîches nuits parisiennes. :mrgreen:

Résumé de janvier 1998

J’adore ce que je dis sur Thomas, qui reste encore inscrit dans ce carnet et d’autres… « Je le hais pendant un temps, puis l’aime à en mourir ensuite, mais c’est mieux qu’avant : je ne faisais que l’aimer. ». Hu hu hu. Mais bon cette année a aussi été celle où je l’ai définitivement chassé de mon coeur, et j’ai eu tout le loisir de retomber amoureux… Oooh oui.

Mon premier appartement, au 56 rue Saint Sabin

Ce premier appartement (la petite lucarne tout en haut) était donc une toute petite chambre de bonne sous les toits, à deux pas de Bastille, au 56 rue Saint-Sabin, entre les boulevards Beaumarchais et Richard Lenoir. Je n’avais pas de vis-à-vis et même si ma mère avait pesté sur le fait que c’était petit, cher, moche, insalubre, et que la vue donnait envie de se jeter par la fenêtre, rien n’aurait pu me faire descendre de mon petit nuage. Et c’était bien ce que j’aimais dans cette vue : on se prenait le ciel et les nuages en pleine tronche. J’ai passé des heures et des heures à cette petite fenêtre, et trois ans plus tard, j’ai eu l’opportunité de descendre d’un étage et de prendre l’appartement juste en dessous. Donc j’ai continué jusqu’en 2002 à mitrailler les ciels (pollués !!) de mon Paris… (On aperçoit l’église Saint-Ambroise au loin.)

Le ciel de mon premier appart

Le ciel de mon premier appart

Le ciel de mon premier appart

Le ciel de mon premier appart

Le ciel de mon premier appart

Le ciel de mon premier appart

10 ans de Paname, et toujours pas complètement blasé de cette ville, de ses charmes, de ses surprises et de ses rues ensorcelantes. Il faut dire que je kiffe toujours autant la Tour Eiffel ou la butte Montmartre, je suis incorrigible !

14 Commentaires

  1. ah tu vois tiens, photographier toujours les mêmes trucs de sa fenêtre et y passer des heures, c’est un truc que je ne comprends pas du tout :gene: :langue:

    ils sont superbes ces ciels :love: .

  2. Nos vies, nos âges, nos amours et leurs « annexes » (?) sont si différentes et pourtant je me reconnais si souvent dans ce type-là de tes billets.

    Je garde l’idée du récapitulatif mensuel. J’essaie depuis quelques temps de tenir un journal, j’ai un cap difficile à passer et je suppose qu’il pourrait m’aider en m’obligeant à faire un point régulier à reprendre pied. Or je n’y parviens guère, manque de temps et d’intérêt pour moi-même de façon assez handicapante. Mais une récap. mensuelle, peut-être, qui sait, que je m’y tiendrais et qu’elle pourrait jouer ce rôle de jalons nécessaires vers une meilleure santé affective.

    Merci Matoo pour ce billet que je devine pour toi aussi moins anodin qu’un simple « Paris 10 ans déjà ».

  3. (putain mais on était carrément voisin) J’adore ce quartier où j’ai vécu un an (pas assez malheureusement) mais où j’ai y vécu intensément…

    Enfin, vu que je reviens bientôt… tant qu’à faire, je ferais tout pour retrouver, même une chambre de bonne, dans le coin… :lol:

  4. Ces fash-backs, c’est attendrissant… et parfois un peu mortfère. Ca me fait penser à la chanson de France Gall « Evidemment ».

    Il y a 15 ans (putain 15 ans!); j’emménageais dans ma véritable chambre de bonne (sans douche) au 6e étage d’un immeuble bourgeois du 8e arrdt. Je n’ay étais jamais, je couchais chez mes amants…

  5. Jaime que tu écrives que tu aimes Paris. Mëme après dix ans, j’espère que dans dix autres années tu aimeras toujours Paname.
    Lorsque je vais en vacances ou en province, on me dit souvent Ah moi je connais un tel qui habite à Paris, il/elle habite à… Et là on me cite une ville de banlieue. Une fois, j’ai dit mais non, ce n’est pas Paris c’est la banlieue, c’est vraiment différent. Et j’ai bien vu que la personne était perplexe… Et pensait sans doute que j’étais un peu snob, ou ridicule. Mais je persiste Paname c’est Paname !

    Merci pour le lien vers les mamies pacsées, hétéros ou homos je trouve qu’elles ont bien fait !

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