Quatre jours à Tozeur (Tunisie)

Eh oui, c’est bien la première fois que je ne poste pas pendant autant de temps (et les derniers posts étaient tellement faciles que ça ne compte même pas). Boulot, boulot, boulot, qui me crève, crève, crève. J’ai passé les deux derniers week-end dans un contexte de boulot diamétralement opposé mais qui m’ont mis dans un drôle d’état de tension nerveuse. Sans coupure c’est difficile de tenir la route, surtout quand on aime sa vie privée, ses temps libres et ses loisirs récréatifs comme moi.

Il y a une semaine c’était un gros projet qui m’a fait bosser le week-end non-stop et m’avait déjà mis sur les rotules, et ce week-end donc un truc complètement différent. En effet, depuis jeudi et jusque dimanche soir, j’étais à Tozeur en Tunisie. Sympa non ? Oui, oui, comme ça oui. Mais j’y étais avec un groupe de collègues du boulot. Il s’agissait de quelques jours que nous avions gagné lors d’un « challenge commercial » comme il y en a beaucoup dans les entreprises. Et donc, nous étions deux grandes et glorieuses équipes à partir : la direction régionale de l’Est et nous (le web).

Je dois déjà dire que je n’étais pas super super chaud pour me barrer quatre jours avec le boulot. Je pensais à un cadeau un peu plus individualiste en fait, comme un objet ou un voyage « clef en main », mais pas un petit séjour en groupe comme cela. En outre, je sais bien qu’il est impossible de se sentir vraiment soi-même dans ce genre d’ambiance, parce que les boss étaient là, et que ça reste malgré tout le boulot. De plus, j’aime bien que les frontières soient nettes. Ok pour « Team Building » mais alors les jours ouvrés, sinon c’est avec mes potes ou ma famille que je passe mon temps libre, et que je prends du bon temps.

Donc non seulement, je suis parti quatre jours sans mon chérichéri, mais en plus je n’ai pas eu d’accès au web. C’est pas de la bonne lose ça hein ?

Je sais que certains vont me trouver difficile ou grognon ou pire, mais je vous assure que c’est simplement mon esprit critique et le simple exercice de mes valeurs personnelles qui a joué. Et je vais donner un avis qui inclut aussi bien les aspects positifs que négatifs de ce voyage. Je reconnais aussi que pas mal de ces défauts revêtent au final des qualités, au vu de l’organisation à déployer pour faire bouger les 70 personnes de ce groupe.

Premier point positif : Un putain de soleil et 35°C. Oh sa mère, sa race, comme c’était bon d’avoir trop chaud, de sentir cette atmosphère aride, de se délecter de nouveaux paysages, d’entendre parler arabe, et de savoir que je n’étais qu’à 300 kilomètres d’où mon grand-père était né, de l’autre côté de la frontière.

Mais bon, imaginez-moi pendant quatre jours avec une bonne bande d’hétéros, dont une belle brochettes de commerciaux bien kékés… Mein gott… Un voyage organisé avec un programme de malade, parfois un peu trop dense ou alors un peu mal pensé à mon goût, je n’ai pas été non plus surpris par quoi que ce soit dans l’attitude de mes congénères. Mais je vous rassure, je suis aussi passé pour un extraterrestre (cool !).

Il y avait certains désavantages au voyage organisé et au fait que c’était un truc un peu « boulot », mais aussi un « cadeau ». C’est une agence événementielle qui a tout manigancé, donc il fallait que ce soit un voyage assez riche (« exceptionnel »), pas vraiment glandage (c’est sérieux le boulot), et qui puisse coller à 70 pèlerins franchouillards. Aussi je ne jette pas la pierre quant au programme hyper-chargé (en gros 30 minutes de pause dans les quatre jours) ou bien les pousse-aux-culs un peu pénibles pour finir de bouffer et rentrer dans le 4×4 etc. Ce n’est pas ce dont je rêve, mais j’ai bien conscience que c’est assez stressant de réussir à ficeler un truc pareil, et chapeau pour cela.

Nous sommes donc arrivés jeudi midi à Tozeur, dans le sud de la Tunisie, une zone plutôt aride où percent des oasis et des palmeraies qui donnent un peu de fraîcheur et de verdure. Et là, nous avons été accueilli par une sorte de GO local. Tout à fait le genre de mec que je ne sens pas. Un tunisien qui n’a pas arrêté les blagues misogynes (les nanas qui ne savent pas se repérer, qui cherchent les magasins, sans oublier les blondes etc.), et c’est bien un point sur lequel je suis allergique. Je ne supporte vraiment pas les mecs machos, ou du moins les comportements et attitudes sexistes.

La première « épreuve » consistait à nous répartir dans douze 4X4, et à nous diriger vers un coin déterminé du désert grâce à des indications de pistes et d’une boussole. Après une longue démonstration de la boussole (et l’occasion de reparler des femmes…), nous avons entamé notre parcours. En définitive, c’était de la tchatche, car les indications n’étaient qu’un succédané de trip aventurier-baroudeur du désert. En fait, le chauffeur, adorable Abdul qui nous a accompagné du début à la fin, nous a dirigé plus sûrement vers ces pistes, véritables autoroutes touristiques du Sahara. Donc première partie de voyage un peu en demi-teinte, où je n’ai pas compris la raison de cette mise-en-scène. Et tout a été à peu près du même acabit, comme si l’on avait voulu simuler une autre sorte de voyage, mais tout était juste « faux » et « joué ». Et le pire c’est que le tout le monde faisait semblant d’être Indiana Jones sans aucun problème.

Mais le côté positif évidemment, c’est ça :

Désert tunisien - le cou du chameau

Nous avons été voir les restes du décor de Star Wars, et ce fut la traditionnelle chevauchée des dromadaires pour rejoindre un bivouac dans le désert.

Décor StarWars - désert Tunisien

Les dromadaires, c’est vraiment le truc le plus classique de chez classique, et l’incontournable plan touristique. Donc je ne vais pas critiquer (mais j’ai refusé de le faire, arf), c’est juste que de voir des petits blancs péteux sur des dromadaires traînés par des gamins loqueteux, ça m’a moins fait rigoler que certains. C’est dingue parce que c’est certainement le truc que j’aurais pu tester en plus petit groupe ou avec des potes, mais du coup là ça a été encore un truc qui m’a fait tiquer. En plus d’un de ces cadres sups à 20 000 euros par mois qui rigolait sur un môme qui voulait lui extorquer cinq euros, après l’avoir accompagné avec son camélidé en laisse pendant une heure (mais rassurez-vous, il a négocié cela à deux euros).

Mais bon, ça c’était vachement beau :

Dromadaires dans le coucher du soleil

On a donc eut droit à la nuit sous la tente… Une ambiance à la fois assez exceptionnelle en effet, puisque pas d’électricité, donc tout éclairé à la bougie, et un confort à la fois spartiate (chiottes et douches quasi impraticables) et carrément génial (de vrais lits, des tapis traditionnels au sol, magnifique !). Mais surtout huit mecs par tente… Mein gott. Evidemment, la nuit fut courte, et l’ambiance colonie de vacances authentiquement puérile pour trop de mecs.

Une des choses les plus belles du désert, ce sont aussi ses ciels étoilés, et nous avions même un astrophysicien pour nous en parler. Ce fut un chouette moment (même si je n’ai rien appris…), et un des aspects très positifs de la soirée. Nous avons dîné ensuite dans un cadre incroyable… Et malgré les faux tatouages au henné, les faux chanteurs, les fausses démonstrations typiques, je dois avouer que le cadre était bluffant. Nous sommes arrivés au sommet d’une dune pour découvrir des centaines de lampions éclairés à la bougie sur des centaines de mètres carrés. Et au centre, un groupe de tentes berbères où nos tables étaient dressées. Incroyable !

Cette découverte est bien un des traits saillants de ce séjour. On comprend mieux le sens du voyage-événement dont je parlais au début. Et j’ai rapidement capté que nous étions là pour être épaté, et pas vraiment pour découvrir quoi que ce soit. Je ne dis pas que c’est mal, et j’en ai profité, je pense juste que c’est un peu dommage. C’est un peu comme si nous choisissions des endroits naturels exceptionnels, mais juste pour y mettre une table et faire une bonne bouffe. J’ai eu ainsi à plusieurs reprises le réflexe de me dire que ce serait génial pour un mariage, mais pas pour un voyage… Et puis, le côté décalé des prolos qui se la joue pachas, servis par des autochtones déguisés, aheum…

Mais la vision de ces tables dressées au coeur du désert reste un véritable enchantement.

Le lendemain, vendredi matin, catastrophe !!! Voilà qu’ont été organisées des « olympiades » pour du « team building »… Oh my god!! Des activités plus ou moins nazes ou déplorables, telles des courses d’ânes (avec les pauvres tunisiens pour courir à côté en tenant l’âne évidemment) ou bien du montage de tentes berbères, de la descente de dune en luge ou surf etc. Le seul truc sympa, c’était le quad à mon avis. Bref, j’ai détesté ça, et encore une fois, ce n’est pas du tout ma conception de ce que l’on doit « prouver » dans le cadre du boulot. Malheureusement, beaucoup pensent le contraire.

Heureusement, la vue était à couper le souffle. Et je m’en suis gavé !

Vue du lac salé dans le désert tunisien

Ensuite, nous sommes allés à Tozeur, et avons rejoint un hôtel cinq étoiles classiques, tout à fait correct. Nous avons déjeuné sur place, et hop, nous avions au programme une « activité solidaire ». Oh là là. Nous nous sommes rendus dans une palmeraie, où nous avions 70 plants de palmier à planter pour un propriétaire qui avait bien besoin d’un coup de main. A vrai dire, c’est le genre de tourisme, dit « solidaire », que je trouve tout à fait admirable quand ce sont des gens motivés et qui se donnent à fond dans cette activité altruiste et vraiment dépaysante. Et je suis vraiment content que nous ayons acheté 70 plants pour cette personne qui nous a accueilli dans sa palmeraie. Mais là il s’agissait de 70 péquenots européens qui étaient là en dilettante, et qui se marraient en faisant ça avec les pauvres outils locaux. J’ai trouvé que c’était vraiment du foutage de gueule, et encore plus quand notre GO nous galvanisait en disant que c’était un jour spécial pour le mec de la palmeraie, et que cet acte de générosité le marquerait toute sa vie etc. La condescendance des européens n’a pas de limite dans ces cas-là… Et si en plus on y est encouragé !

De temps en temps, un des ouvriers agricoles, pieds nus, prenait la place pour nous montrer comment en trois minutes il creusait le trou pour y déposer le plant. Et tout le monde se prenait en photo, car c’était vraiment LE cliché à rapporter… Mais bon encore une fois, une fois de plus, je regardais plutôt autour de moi, en refusant de participer à cette mascarade. Et c’était si beau cette palmeraie…

Palmiers d

Et là, j’ai pensé à mon chéri qui me manquait…

Palmiers amoureux

Le soir, ce fut dîner à l’hôtel, avec un peu de musique tunisienne à base de flûte à trois trous et castagnettes locales (des disques de métal qui s’entrechoquent, aucune idée de comment ça peut s’appeler) : tonitruant, cacophonique et stressant au possible ! Bon là, c’est moi qui fait mon rustre, car il s’agissait peut-être d’un truc authentique. Arf arf.

Le soir, il y avait, comme la veille, une soirée dansante avec alcool. Comme d’habitude, les gens se sont bourrés la gueule, et ne se sont pas comportés comme des gens qui sont au boulot. Enfin selon moi… Mais bizarrement, je suis très vieux jeu à ce sujet. L’alcool reste la drogue des français de 7 à 77 ans, donc tout va bien. (C’est moi qui était chelou, parce que je ne buvais pas, huhu.) Entre la semaine que je venais de passer, et le programme blindé, je n’avais envie que de mon lit ! Mais ça le faisait pas de ne pas au moins se montrer un minimum sociable… Eh oui.

Samedi, nous sommes partis en 4X4 pour aller voir des gorges assez jolies (décors de Star Wars encore, pour les passages de vaisseaux), et encore des panoramas qui font du bien aux mirettes.

Décor StarWars - désert Tunisien

Des palmiers dans le désert

Et encore un déjeuner avec une vue époustouflante… Même si c’est la seule chose que nous avions : un décor. Jamais une explication, une précision, ou un guide pour expliquer quoi que ce soit sur la culture locale, sur l’économie, la manière dont vivent les gens etc. Non, non, c’est un peu comme si nous étions allés chez Disney…

Vue d

Nous avons du raccourcir notre déjeuner car un train nous attendait. Le train du Lézard Rouge avait été spécialement affrété par ma boite pour nous faire découvrir ce trajet magique. Et en effet, c’était très sympa, et plus Disneyland que jamais !!

Le train du Lézard Rouge

Le soir, encore un dîner dans un cadre enchanteur… Nous arrivons dans une palmeraie, et voilà que des tapis façonnent tout un parcours, uniquement éclairé par des bougies, entre les palmiers. Nous avons mangé sur des poufs autour de tables au ras du sol… Exactement le truc rêvé pour un mariage… Encore une fois, nous étions dans l’événementiel pur, et dans un décor tunisien d’Épinal. Mais je ne boude pas mon plaisir, ce dîner aux chandelles dans les palmiers était magique, et j’en garde un superbe souvenir. La soirée dansante était un peu plus loin, encore dans les palmiers, avec un son génial qui se perdaient dans les troncs élancés et la nuit piquée d’étoiles. Fabuleux !

Dimanche matin, nous devions allés au souk. Aaaah, j’étais heureux, je voulais voir les piles d’épices, les pièces artisanales locales, et les gens, les vrais gens !! Mais c’était sans me douter que « souks » signifiaient en fait une rue bordée de magasins de souvenirs identiques et inintéressants au possible. Dure descente… Le midi, avant de rentrer à l’aéroport, ce fut l’apothéose des repas « scénarisés ». Nous sommes arrivés sur un lac salé (apparemment deuxième au monde par sa superficie), les 4X4 nous ont déposé à un endroit, et nous nous sommes baladés sur le sel.

Lac Salé

Un décor lunaire assez extraordinaire nous attendait… Et comme un mirage, nous avons trouvé au centre notre déjeuner installé, tout en blanc… Ok, ça le faisait carrément (je veux le même pour mon mariage !!), même si encore une fois je ne suis pas certain que le premier objectif d’un lieu pareil soit de servir de restaurant. Car à aucun moment, nous n’avons eu une quelconque information sur cet endroit, ses caractéristiques ou les raisons de l’assèchement par exemple, les communautés qui vivent encore là etc. Non, non, par contre je me suis régalé, le repas était succulent, et la vue toujours aussi bluffante.

Les 4X4 sur le lac salé

Nous nous en sommes ensuite retournés vers l’aéroport, et nos pénates gauloises…

Globalement, je suis évidemment très content d’être parti à Tozeur, car je n’en aurais certainement pas fait la démarche moi-même (ou pas à court terme). J’ai profité de magnifiques paysages et des décors assez dingues pour passer les soirées ou déjeuner. Mais cette organisation et le contenu du voyage était simplement à 10 000 kilomètres de ce que je suis, et je ne partage vraiment pas les mêmes valeurs que beaucoup de mes collègues. C’était surtout fatigant de devoir jouer un rôle, jouer le rôle du mec qui se lâche car il est en vacances, mais selon un schéma bien défini, surtout pas le sien propre, du fait qu’il est quand même surveillé et au boulot, et qu’on doit se faire voir de telle ou telle manière.

Je suis frustré aussi de ne rien savoir de plus sur la Tunisie et les particularités de cette région. Pas un musée, pas une incursion dans l’histoire, la politique ou la « vraie vie », juste des occasions de photos… Pas un truc pour faire fonctionner le ciboulot, que du rêve débité, normalisé et manufacturé en série, c’est beau certes mais ça me laisse décidément sur ma faim.

Mais c’est vrai les décors de restaurant sont plus originaux que la moyenne ! Arf. Et le soleil m’a fait du bien. Enfin l’ambiance était plutôt cool et détendue, et les gens très très sympathiques et amicaux. Comme d’habitude, je ne suis pas manichéen, j’ai du mal à être tout bon ou tout mauvais, donc j’ai préféré m’étendre et tout dire. Et puis tant de temps sans m’exprimer ici, vous m’avez manqué. ;-)

33 Commentaires

  1. pffff et dire que moi mon prochain séminaire avec ma gbqpb c’est à ROUBAIX !
    puis on recommence en Avril j’ai hate d’avoir le séminaire de mai ! l’an dernier c’était le maroc à mon avis je me touche là cette année ça sera en france :s

  2. Alalala. Je te comprends parfaitement, Matoo. Rien ne m’horripile plus que des kékés qui se croient tout permis en « terra incognita », qui ne cherchent pas à comprendre ni à découvrir la culture et l’histoire locale.

    Allez, garde un bou souvenir des bons moments, le reste s’effacera avec le temps. :)

  3. Je comprends ta frustration, et bravo pour ce billet vraiment intéressant. C’est dommage qu’ils n’aient pas pensé à joindre au moins un petit guide qui aurait pallié (un peu)au manque culturel mais malgré tout la description des repas fait rêver.

  4. Tu es génial Matoo !!!
    Et je sais, une fois de plus, pourquoi j’ai tant de plaisir à te lire.
    En fait, nous sommes sur la même longueur d’onde…
    :pompom:

  5. Que je suis heureux de travailler en INDEPENDANT ! Je ne suis jamais obligé de me taper des collègues en dehors du boulot, sauf si je le veux.

    Que je suis heureux de travailler dans un métier à 96% FEMININ ! Je ne suis jamais obligé de me taper les grosses « blagues » de beaufs.

    Que je suis heureux de ce texte de MATOO ! Parce qu’il me met mal à l’aise, et que j’aime être dérangé.

  6. J’ai fait la Tunisie façon routard, et il faut dire que le pays est tellement ravagé par le tourisme que c’est souvent difficile de voir la « vraie vie » dont tu parles (quant à la politique j’avoue que des nombreux pays peu démocratiques que j’ai visités, c’est celui qui m’a le plus impressionné : dans le moindre boui boui il n’y avait pas une mais plusieurs photos de Ben Ali et des affiches de propagande du neo-destour partout)

    Mais bon, les pays ravagés par le tourisme, je connaissais déjà, je suis espagnol, j’ai grandi au milieu d’anglais bourrés sur les Ramblas, car en Espagne, c’est bien connu, tout est permis, c’est toujours la fiesta… Quel fléau! Les gens ne se sentent plus dès qu’ils sortent de chez eux!

  7. ben mince alors..j’étais du coté de Sfax pour le boulot, et ne savais pas trop quoi faire le samedi..si j’avais su…si tu veux rencontrer des « vrais gens », avoir plus d’infos sur le pays, envoie un mail , on peut en discuter..j’ai quelques réseaux interessants (en revanche, pas gay du tout…)

  8. Moi je te plains : maman, je détesterais ça ! 4 jours avec mes collègues dans le désert, je meurs, je me suicide, je me fais rapatrier. Tu es trrrrrrès courageux ! :shock:

  9. Misère. Pas même la possibilité de se retrouver un peu avec soi même dans ce pays magnifique. Je suis un amoureux de ces contrées-là. Le pays est magnifique et la ville de Tunis ne se donne pas tout de suite… il faut un peu la découvrir… Mais sans collègue ! De même, quand tu découvriras l’ALgérie, tu ne pourras plus être le même non plus. Bref, tu vois, le « grand sud  » tunisien comme ils disent est une très bonne entrée en matière. Carthage et El Djem attendent depuis plus de 2000 ans, tu n’es pas à quelques années près pour y revenir… Et surtout pas en saison, tu y retrouverais tout ce que tu n’aimes pas chez tes congénères ! Partir au Maghreb est une expérience individuelle extraordinaire. Moi, petit juif issu du fin fond d’un quelconque ghetto d’Europe central je te le garantis.
    Y.

  10. Quelle chance tu as ! Tu peux dire désormais, comme un de tes lecteurs, que tu as « fait » la Tunisie comme tu as probablement « fait » Disneyland. Il n’y avait meilleure comparaison :=)

    /agree sur le comment à propos du style « Daria »… Et ton dernier paragraphe sonne un peu comme un pensum…

    Quoi qu’il en soit, c’est toujours un plaisir de te lire. Et si c’était une épreuve, quelle résilience devant tant de fausseté !

  11. Là, je compatis à fond. 70! En 4×4! J’aurais pleuré 4 jours. (le coup des 20000 balles/5 euros, c’est le moment où je dis ce que je pense, et me fais détester pour toujours).

    J’espère que tu pourras récupérer ce we. Bise

  12. Bonsoir Matoo, content de voir que tes vacances se passent bien.

    Ce doit être elles qui sont cause que je n’ai trouvé sur ton blog le mot sur le Tibet que je venais chercher. J’en profite donc pour dire (histoire de ne pas être venu pour rien) qu’il est parfois bon d’oublier nos futilités et notre confort pour penser (puisque c’est là tout ce que nous pouvons faire) à ceux qui meurent pour tenter de reprendre leur liberté.

    Je t’embrasse,
    Philippe

  13. le desert c’est une experiance fabuleuse a condition d’etre seul ou en petit groupe. J’etais il y aun mois en Egypte dans le desert blanc waou! sinon le groupe de petit blanc face a l’indigene me mets mal a l’aise(nous apportons forcement la culture,les valeurs et la civilisation)
    les photos du desert blanc:http://bada.deviantart.com

  14. Oui joli poste, mais juste une petite précision : le Lézard Rouge ne t’a tout de même t’il pas permis de faire quelques clichés du paysage?
    J’avoue qu’en ayant traîné à Lisbonne pendant 3 semaines, ce qui m’a le plus marqué, c’était les paysages (Cabo Espichel… uma maravilha!). Content d’avoir retrouvé notre bonne vieille atmosphère francilienne de Paris et ses paysages vus et revus par des millions de touristes?
    Bisous à vous tous!!

  15. (bon j’t’avoue que je n’ai lu que le début du post :-p)

    Je suis comme toi, je fais bien la distinction entre vie privée et vie pro (d’ailleurs faut que je fasse un billet à ce sujet). Mon temps libre c’est avec mes amis et pas mes collègues !

    Bon sinon, j’avoue ne pas savoir comment font les gens pour bosser en dehors des heures de taff… pour moi une fois finies les heures, bhein c’est fini ! Et j’arrive suffisamment bien à m’organiser pour ne jamais devoir bosser au-delà, et je m’en félicite :-)

  16. Ton texte m’a rappellé un article que j’ai lu sur ces pseudo détentes de « voyage d’entreprise », mais hélas je ne me souviens plus des détails. Je sais que dans l’idée, c’était présenté comme un truc enchanteur… à fuir absolument car c’était très générateur de stress et de compétition malsaine entre les employés. Je crois me rappeler aussi qu’ils mentionnaient la mise en place de ce genre de « stage / vacances » pour les moins motivés, pour leur faire pousser les canines dans la nuit, en gros… Bref tout un tas de pratiques qui me font froid dans le dos.

    C’est là qu’on voit que tu es quand même pas mal équilibré dans ta tête, parce que malgré que tu sois à 100 000 millions d’années (pour sauuuuuver de ton braaaas ♫, les gens de Mégaraaaaaaa ♪) lumières de ces methodes, tu parviens quand même à te dissocier pour jouer le jeu et te maintenir. Ca ne doit pas être évident du tout, j’en connais qui auraient craqué pour moins que ça.

    N’empêche, depuis que tu as pris ce nouveau taf, tu as l’air complêtement crevé, peut être même un peu hagard. ça serait quand même dommage que ça finisse par t’user jusqu’à la corde :roll: (même en sachant que tu as de la marge avant que ça arrive).

  17. Aaaah… La psychologie du travail ; les ressources humaines ; le comité d’entreprise, la corporate attitioud’…
    Ca me rappelle cette discussion dans le métro ligne 6, il y a à peu prêt un an, en rentrant d’un des festin chondriesque…

    Vous m’en direz tant ma p’tite Thérèse…

    Moi au CE, j’ai proposé de les envoyer aux goulags cette année.
    Paraît que l’air y est frais et vivifiant et les activités saines et distrayantes.
    Une expérience humaine à vivre, en somme.

  18. Matoo, les instruments qui font plein de bruit, ce sont des gnaoua.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Musique_gnawa

    On en voit + traditionnellement au Maroc …

    Sinon, j’ai visité Tozeur il y a 2 ans avec deux amies et on a eu la chance de discuter avec des jeunes qui nous ont amené à une petite fête de famille (on était à la fin du Ramadan); hospitalité et gentillesse ont été au rendez-vous! Comme tu l’as dit, entre amis, ce voyage t’aurait beaucoup + plu! (non, je ne fais pas partie de l’office du tourisme de Tozeur)

  19. Ha, bah oui, tu nous a manqué, on veut voir les fotos avec les coups de soleil !!!
    :cool: :mrgreen: :lol: :love: :langue: :salut:

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