Margaret Thatcher, prêtresse punk

L’explosion des punks sous la canicule annonçait une Angleterre d’un nouveau genre. C’était la populace qui avançait, titubant dans la brume miroitante en direction du World’s End, ou tout au moins vers la fin du monde tel que nous l’avions connu. Ils ne connaissaient pas encore leur prêtresse ; c’était une autre blonde au teint de pêche avec beaucoup de blanc d’oeuf dans le chignon : Margaret Thatcher. Elle allait devenir la principale attraction ; ils étaient les lames de rasoir sur les roues de son char. Tout comme elle, ils voulaient mettre la main sur le passé et le réduire en pièces. Les punks voulaient semer la terreur sur les boulevards et faire voler en éclats les vitrines des épiciers. Maggie, fille d’épicier, allait provoquer la fermeture de ces petits commerces et les remplacer par des supermarchés. Ils voulaient de l’anarchie et elle allait leur en donner.

Le week-end, les bobos de Chelsea faisaient leurs bagages et partaient à la campagne. Ceux qui restaient avaient leur propre programme anarchique. Pour les rebelles de la haute, les punks, c’était l’héroïne. Pendant les cinq années qui se sont écoulées avant que les bandes finissent par se démanteler, nous, les junkies de la bourgeoisie, regardions la classe ouvrière perdre progressivement la sécurité de sa situation, avec un demi-sourire distant, les pupilles dilatées et le portefeuille renflé de l’argent volé à la maison pendant l’absence de nos parents.

Citation extraite de l’autobiographie de Rupert Everett : Tapis rouges et autres peaux de bananes. Page 64-65.

5 Commentaires

  1. Je ne supporte pas cette femme. Je la conchie, même. Et ce qui m’énerve le plus (ou que j’admire?), c’est qu’elle a toujours accueilli avec un flegme tout britannique ou une indifférence royale toutes les tentatives de décridibilisation ou d’atteinte à son image (décapitation de sa statue, livres incendiaires et pièces de théatre à la limite de la diffamation). Je la conchie comme elle a toujours méprisé le peuple ouvrier au cours de toute sa vie. Ceci dit, j’ai cru comprendre que ces mois derniers, elle se mourrait à petit feu, cachée du grand public. Bah, y’a que chez les catholiques qu’il faut mourir pour être sanctifiée… J’espère qu’elle aura le droit à son moment de purgatoire. Elle pourra jouer au bridge avec Général préféré…

  2. BisB: avec un père révérend méthodiste (protestant), je la verrais mal catholique…
    Mais sinon oui, elle se meurt petit à petit, et c’est pas trop tôt…

  3. Je me souviens d’une pub pour les capotes, où on expliquait que, si ses parents en avaient utilisé une, on aurait échappé à un grand malheur. L’autre exemple, c’était les Ceaucescu ! :rigole:

  4. T’as reussi a lire l’autobiographie de Rupert Everett? Je me suis endormi au bout de 30 pages… mais ma copie a moi est dedicacee, he he!

    Quant a Margaret Thatcher, aussi devastatrice a ete sa politique, j’ai beaucoup d’admiration pour cette femme. Elle a fait plus que n’importe quel mec a son poste, elle a pris les decisions les plus controversees, et elle s’est battue comme une lionne pour l’economie de son pays. Elle a aussi joue un role important pour mettre fin au communisme et a la guerre froide. Tous ceux qui l’ont suivie ont ete de vraies lavettes, meme Tony Blair. Donc, une sacree salope, mais une salope sacree!

  5. 1/ J’en ai marre qu’on dise que les anglais ont inventé le punk C’est complètement faux !!! Les anglais l’ont manufacturé et y ont ajouté une crête c’est tout. Malcolm Maclaren à tout piqué à richard Hell au point de prendre l’abruti de sid vicious et de l’habiller exactement pareil ( tout comme bowie a tout piqué aux New york Dolls).

    2/ En 1999 entre la 6eme et la 34eme, je me suis fait draguer par Rupert Everett dans la rue, il s’est arrêté et retourné sur mon passage, j’étais flatté mais il avait son chien ( un vrai, pas un plan q). Je suis sur qu’il en parle dans son autobio ! Si j’avais couché avec y’aurait eu au moins 5 chapitre sur le meilleur sexe qu’il n’a jamais eu de sa vie et comment je passait des AM entiers à faire des scones avec Madonna pendant qu’elle me parlait de ses problèmes de coeur jusqu’à ce que je lui dise « Tu saoules chérie, va vivre en Angleterre et mets tout ça dans un disque ! »

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