Et mon coeur transparent

Quand j’ai vu que ce roman de Véronique Ovaldé avait eu le prix Télérama/France Culture, que c’était édité à l’Olivier, et que la quatrième de couv avait l’air sympa, je n’ai pas hésité. Bon, parfois ça marche, et puis parfois ça ne marche pas. Là ça a carrément foiré.

Je n’ai pas du tout accroché avec ce roman. Je l’ai bien lu jusqu’au bout (je n’arrête jamais un bouquin en cours, comme un film au ciné d’ailleurs, ce sont parfois les cinq dernières pages ou minutes qui remportent l’adhésion.), et jusqu’au bout je n’ai pas été du tout charmé par l’histoire, l’écriture ou les personnages. Il ne se passe pas grand-chose (mais parfois ça me plait), le style est aride (parfois aussi ça, ça peut me botter), les personnages ne sortent jamais de leur brume (ça peut avoir un certain charme mystérieux). Mais tout cela m’a juste emmerdé.

Le bouquin est une sorte de « polar romanesque », qui commence par la mort d’Irina, d’un accident de voiture, qui laisse Lancelot veuf. Ce dernier se remémore alors la rencontre avec sa compagne, et en même temps qu’il revit cette relation amoureuse intense, il découvre peu à peu des pans entiers de la vie mystérieuse de sa femme. Car elle n’est pas vraiment morte dans l’accident, et elle avait des activités secrètes bien étranges… Lancelot veut savoir la vérité, et il va découvrir qui était vraiment Irina.

J’ai trouvé que le texte s’étendait en longueur pour faire des pages et des pages. Je ne doute pas que les fans de son écriture seront ravis, mais moi du coup ça m’a plutôt rebuté. En outre l’histoire n’avance pas, ne se conclut pas vraiment, ou alors trop facilement. On a beaucoup plus d’information sur ce deuil que Lancelot est en train de vivre, ce qui est la partie la plus intéressante et stimulante du livre, mais même cela je ne trouve pas que ce soit vraiment bien exploité. Du coup, ça m’a fait l’effet d’un film français chiantissime que les Inconnus auraient pu parodier.

Et mon coeur transparent - Véronique Ovaldé

2 Commentaires

  1. Moi qui suis vieille et que les deuils mettent dans un état proche de celui du narrateur (avec aussi des trucs qui semblent disparaître comme chez lui les meubles) et qui en vit un qui n’en est pas un et auquel je ne comprends rien, hé bien ce livre, j’ai aimé.

    Le tout effectivement est de rentrer dedans. Si l’on reste à côté, tout ça peut paraître surfait, en plus que la résolution de « l’énigme » d’une mort plus compliquée qu’il n’y paraissait n’a délibérément pas été placée au centre du livre.
    Ce qui pour moi était un charme, et quelque chose d’un peu comme dans la vraie vie, mais qui, je le conçois très bien, peut être perçu comme une négligence et plutôt agacer.

    Un seul reproche : son manque de rémanence. J’ai lu, j’ai aimé, en le lisant je me sentais moins seule, seulement quelques mois plus tard, comme un doux parfum il s’est évaporé. En subsistent quelques bribes.

    Les livres de Julien Bouissoux me font le même effet. Ils sont les uns et l’autre comme un remède qui apaiserait la souffrance mais sans traiter la racine de la douleur.
    C’est déjà beaucoup.

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