20 minutes de bonheur

Un documentaire sur la célèbre émission de trash-TV, « Y’a que la vérité qui compte », du célèbre duo de TF1 : Bataille et Fontaine. Quand on sait que le documentaire a été refusé par toutes les chaînes de télévision, a été attaqué par les présentateurs en question, et ne passe que dans quatre salle en France, forcément j’ai envie de le voir. En définitive, j’en ressors un peu déçu, il s’agit d’une bonne enquête à la « striptease », mais rien de plus.

Oh évidemment, on en apprend de belles sur la réalisation et la production de cette émission, et c’est aussi choquant que ce qu’on pouvait imaginer. Mais ce n’est pas vraiment étonnant… Une armée de chargées de production et de pauvres stagiaires sous-payés (Mais Bataille et Fontaine sont des super patrons, ils offrent à chaque anniversaire un flacon de parfum, yahooou !) passent leur temps à essayer de trouver les candidats les plus bankables. Il faut dégoter le client qui passe à l’antenne, et surtout qui fait rester la ménagère devant son écran, et pour cela les équipes de prod sont prêt(e)s à tout.

On assiste donc à la recherche des demi-frères abandonnés, des pères inconnus, des ex conspués ou des amitiés en péril. Les invités sont manipulés au maximum tout en faisant miroiter que leur bien-être est au centre des préoccupations de la production. Mais en dehors, tout le marketing de l’émission est fort bien assumé. Et les Bataille et Fontaine paraissent aussi incroyablement néfastes pour l’humanité qu’ils doivent l’être. Le pire c’est le petit Fontaine avec ses yeux globuleux et son babil hargneux, il a toujours l’air complètement cocaïné, et vraiment mauvais avec ses équipes. Mais il a le mérite d’être honnête, et de ne pas simuler, et rien que pour cela, je trouve qu’il mérite une certaine considération. En voilà un autre pour qui le « temps de cerveau utile » n’est vraiment pas un mythe.

Le documentaire est ainsi bien réalisé et ficelé, mais n’offre aucune réelle surprise ou découverte. Ce n’est pas pire que ce qu’on avait déjà vu pour d’autres émissions du même acabit. Du coup, l’intérêt du film est finalement assez limité. En outre, je me dis toujours que les gens qui vont voir ces documentaires sont ceux qui sont déjà persuadés du discours proposé. Et les anciens candidats de l’émission n’iront certainement pas le voir… Il a donc le mérité de poser de manière pragmatique des pratiques dont on se doute pertinemment, avec quelques passages un peu plus gratinés. Notamment la manière dont les présentateurs se plaignent de la qualité de leurs candidats, de leurs histoires de merde ou bien des pédés qui vont leur faire perdre n points d’audimat. Mais en tant que markéteur, le cynisme de ce genre de considération me paraît juste quelque-chose d’extrêmement courant dans un tas d’industries.

Ce documentaire montre simplement que la trash TV a encore de beaux jours, et il le fait plutôt bien, sans commentaire sinon un habile montage. Je ne comprends même pas comment Bataille et Fontaine ont pu se laisser berner par un tel reportage (ils ont laissé l’équipe filmer évidemment), sans jamais penser pour quoi ils allaient passer en fin de compte. Ou alors tout cela était bel et bien une révélation… pour eux !

L’avis des copines : Alice_, Parapluie.

20 minutes de bonheur

5 Commentaires

  1. « Ce n’est pas pire que ce qu’on avait déjà vu pour d’autres émissions du même acabit.  »

    Quel docu de télé propose 2H de reportage sur une émission de télé, après avoir suivi l’équipe pendant trois mois ?

  2. Je me permets de rebondir sur la remarque – bonne, cela dit – de notre amie loutre atlantique (jamais su placer le h dans ce mot).
    Il y avait, bien entendu, ces reportages sur ASI (Arrêt sur images, pour les non-intimes du sexy Schneiderman).

    Parapluie

    PS :j’ai modifié ma signature, pour éviter que tu n’aies de fausses joies à chacun de mes commentaires. Non, ce n’était pas MAdonna, mais bien un petit PD de merde qui avait spolié son identité. Et je suis spoli

  3. Pour moi lorsque j’entend Bataille je pense à l’écrivain érotomane et Fontaine m’évoque un ancien directeur du « Monde ». Je suis surpris que l’on s’intéresse à ces choses. Je ne regarde jamais TF1 et pas plus les personnes que je fréquente. Je croiserais ces messieurs dans la rue que je ne les reconnaitrais pas… Lors d’un tournage dont je m’occupais un monsieur très mécontent que la circulation ait été intérompu pour que l’on puisse filmer avait demandé à me voir pour qu’il puisse passer. Je vais le voir et comme préambule me jette , je suis une vedette de la télévision. Je ne l’avais jamais vu. J’ai tourné les talons et nous avons continué à filmer… Je m’aperçois de plus en plus qu’il y a plusieurs pays en France qui ne se rencontrent jamais.

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