Petit Traité de manipulation des concierges à l’usage des nouveaux arrivants

Ah là là, c’est toute une stratégie, toute une diplomatie, dont la fréquentation de mon cher et tendre M. m’avait rendu expert. Qu’est-ce qu’elle a pu monter nous enguirlander cette gardienne, mais qu’est-ce qu’on a pu la faire chier aussi !! Et c’est bien ce qui me saoule dans ces phénomènes, c’est qu’il ne s’agit souvent que d’abus réciproques, comme autant de jeux pervers qui montent les gens les uns contre les autres de leur plein gré. J’évoque par là les fêtards qui abusent à crier, danser, sauter, casser ou écraser leurs mégots dans la cage d’escalier, mais également les concierges ou voisins qui arrivent à minuit pour évoquer un sabbat de sorcières ou une prochaine action en justice.

Nous sommes donc dans l’appartement magique depuis deux semaines, et samedi dernier nous faisions d’une pierre quatre coups en célébrant les anniversaires de Chérichou, Sébastien, François et aussi notre pendaison de crémaillère. L’appartement est certes spacieux, mais imaginez une soixantaine de convives, majoritairement gais, et totalement ivres, qui font la fête, fument les fenêtres ouvertes, et expriment leur énergique alacrité à tue-tête. Imaginez la remise des cadeaux… avec le désempaquetage des écharpes Harry Potter (des quatre écoles !!). Bref, l’hystérie !!

Le truc c’est que j’ai été assez bien élevé, en tout cas je déteste nuire aux gens, mais alors je déteste ça ! Du coup, je comprends que cette fête ait été une source réelle d’insomnie pour quelques voisins, et en figure de proue la fameuse gardienne qui habite… juste au dessus ! Mais tout de même, c’était exceptionnel, et c’était mentionné sur notre mot en bas de l’immeuble, et c’était la pendaison de crémaillère merde ! Elle a débarqué comme une furie à minuit dix ! Minuit dix !!! Elle doit avoir cinquante balais tout au plus, donc ce n’est pas non plus le syndrome voisinage du troisième âge, mais c’est résolument l’incarnation même de la concierge relou.

Il ne s’agit là que de marquer son territoire, d’assoir sa position de gardienne, et de dragon pestiférant avec sa grande gueule de harengère. Nous l’avions vu une seule fois auparavant, et elle s’était déjà montrée passablement antipathique. Le genre de femme qui vous voit en train de descendre les poubelles et vous gueule dessus en disant de ne pas oublier de fermer la porte, et de ne pas renverser la poubelle et blablabla. D’ailleurs je ne l’ai jamais entendu vraiment parler posément, mais uniquement crier ou grogner ou hurler à la mort. La dernière fois c’était pour une coupure d’électricité assez longue (plus d’une heure), qui avait l’air d’un drame totalement élisabéthain pour elle.

Elle est donc arrivée à minuit et des brouettes, et a commencé à gueuler… simplement. Le temps qu’on m’appelle, quelques amis étaient dehors et pas forcément très agréables. Ah ah. J’adore ça, les soirées où les gens sont bourrés et donc incapables de comprendre que les voisins peuvent se plaindre. Huhu. Alors que la première chose à faire est simplement d’accepter les reproches, évaluer la situation, puis de transiger. J’ai eu de la chance car notre copine Audrey avait bien envie de la torgnoler, et on aurait eu une concierge accidentée sur les bras. Bref, j’ai rapidement expliqué que j’étais désolé, et qu’on allait faire gaffe.

C’était avant l’ouverture des cadeaux en fait. :pompom:

On a fait gaffe quand même, à partir de 3h30.

Rholololo.

Ce qui me saoule c’est qu’elle m’a un peu gâché ma soirée à partir de là, vu que je ne faisais que redouter un appel aux flics, ou bien vraiment de rentrer dans cet immeuble et de donner une terrible image de moi-même (je sais, je suis grave). En tout cas, j’ai conscience que nous avons en effet abusé, mais j’estime que ce sont des occasions extrêmement rares, et qu’on peut comprendre. Elle n’est jamais revenue, et la soirée a pu se terminer tranquillement, même si j’étais tout chose, et que mes amis s’en sont bien rendus compte.

La walkyrie n’a pas fait résonner son cri d’effraie avant le lendemain midi. Nous nous levions à peine, et les accents rustauds de son babil vipérin ont sans effort pénétré notre doux foyer (dont le sol collait un peu). Elle était en train de geindre un étage au dessus en évoquant les fous, que ça ne se faisait pas, inadmissible, flics, syndic, propriétaire, quatre heures du matin, etc. Mon sang n’a fait qu’un tour, et puisque A. ne voulait pas y aller, j’ai enfilé mon costard de Haut Commissaire genevois au Nations Unis, et j’ai grimpé jusqu’à son aire. Elle m’attendait et m’a lancé un de ses regards de harpies, tout en continuant à persiffler avec une dame asiatique sans âge (nan vraiment je vous assure) qui ânonnait « fou, fou, fou. Moi malade, moi pas dormir. Oooh là là, fou fou. Moi pas bien, ooooh, pas bien du tout. » Mais elle fut congédiée rapidement par la concierge qui avait trouvé un adversaire, après ce petit échauffement verbal.

– Bonjour Mesdames.

– NAN MAIS CA VA PAS VOUS HEIN, VOUS ETES FOUS !!! INADMISSIBLE, VOUS M’ENTENDEZ C’EST INADMISSIBLE !! AH MAIS CA VA PAS SE PASSER COMME CA, JE SAIS PAS OU VOUS VOUS CROYEZ MAIS DANS CET IMMEUBLE VOUS ALLEZ PAS FAIRE LA LOI…

Je vous passe la diatribe, mais elle m’a gueulé dessus comme cela pendant quelques minutes.

1ère règle : Laissez la concierge vous crier dessus. Adoptez la Malaussène attitude jusqu’à ce qu’elle se fatigue. Il faut quatre bonnes minutes normalement.

Il faut la regarder bien droit dans les yeux, en l’écoutant patiemment et poliment, et surtout ne pas répondre à l’agression par l’agression. L’objectif est de lui retourner ses propres remarques, et de lui faire comprendre que vous êtes un gentleman, et qu’elle est très mal-élevée.

Lors d’un silence prolongé, notant son étonnement devant mon attitude d’ouverture et d’écoute, j’ai tenté : « Puis-je vous répondre ? Ou bien avez-vous encore des choses à me reprocher, parce que je pense que j’ai compris le fond de votre message. ». Là évidemment, elle repart de plus belle : « Nan vous allez m’écouter, blablabla. » Du coup j’ai simplement opiné, et elle est repartie en boucle.

2ème règle : Etablir un dialogue, et être à l’origine de l’instauration d’une attitude posée et raisonnable.

– Bon madame, je vous ai bien entendu. Est-ce que vous allez continuer à m’insulter ainsi et à déranger notre voisinage longtemps, ou bien est-ce que vous voulez que je vous parle à mon tour. Si vous ne voulez que me crier dessus, je pense que c’est suffisant. Mais si vous avez envie de m’entendre, dites le moi.

Elle est restée interloquée, s’est un peu calmée, mais m’a laissé la parole. Elle s’est reculé, comme pour prendre de l’élan, en prévision de ce que j’allais lui envoyer dans la tronche.

3ème règle : Vous êtes le gentil, vous êtes humain, il faut sortir à tout prix de ce jeu pervers totalement archaïque, et qui doit exister depuis le temps des âges farouches (sacré Craô).

– Madame, d’abord, je vous prie de m’excuser, et d’accepter mes excuses. Je suis sincèrement désolé du désagrément que j’ai pu vous causer, et je puis vous assurer que je le regrette.

Silence. Elle ne sait pas trop quoi dire là, donc elle baisse déjà de 22 octaves, et elle balbutie : « bah oui, mais quand même, vos amis là, ils ont crié comme des bêtes, et c’était insupportable, jamais on a eu un bordel pareil. »

– Je l’ai bien compris, et j’en suis vraiment désolé, ce n’était évidemment pas mon intention.

4ème règle : Une fois que la teigne est calmée, il faut expliquer le contexte, et tenter de vous trouver quelques circonstances atténuantes. En cas de mauvaise foi évidente, il ne faut pas éviter à mettre en exergue quelques valeurs communes, tout en continuant d’admettre votre part de culpabilité.

– Vous comprenez, il s’agissait d’une pendaison de crémaillère, et tout le monde avait beaucoup bu, et au fur et à mesure le bruit monte, et on ne s’en rend pas compte. Mais surtout c’était exceptionnel, et on avait prévenu.
– AH NON ALORS, ICI CA NE SE PASSE PAS COMME CA, ET JE VAIS APPELER LES FLICS MOI LA PROCHAINE FOIS, ET LE SYNDIC ET VOTRE PROPRIETAIRE !!
– Ah mais c’est tout à fait dans votre droit, et je ne peux pas vous le reprocher. Aussi n’hésitez pas à appeler la propriétaire, ou la police la prochaine fois. Vraiment vous prenez vos responsabilités, et je prendrai les miennes.
– Nan mais les flics, hein, moi j’appelle les flics !!
– Oui, oui, comme je l’ai dit, vous pouvez appeler la police. Vous permettez que je ne dise pas les « flics », mais mon père est policier.

NdB : Mon père est agent EDF retraité, ça va non ? Ce n’est pas si éloigné que cela…

En tout cas, après quelques allers-retours, de cet acabit, elle se calmait de plus en plus. Et surtout après ça :

– Et puis vous savez, hier vous êtes arrivés en criant et en insultant quasiment, ce n’est pas vraiment une attitude qui engage au dialogue, mais tout le contraire.
– Ah oui mais moi je suis comme ça, je suis directe.
– Directe oui, mais là je me suis senti juste insulté, et je ne pense pas que je méritais un tel traitement.
– Bon bah, excusez-moi alors.

5ème règle : Maintenant un bon coup de brosse à reluire ! Et surtout, trouvez tous les moyens, même le mensonge éhonté, pour créer une identification et la ferrer dans ses propres rets.

Là je ne sais pas comment elle a fait, mais subrepticement elle a glissé sur le terrain du respect de la concierge. Elle sous-entendait que j’étais un gros bobo-kéké qui la méprise en fait. Mouahahaha. Alors du coup, j’ai sorti l’arme ultime :

– Vous savez, je suis à moitié portugais, et ma mère est femme de ménage. Donc ne vous faites surtout aucune illusion, ou ne prenez surtout pas cet argument avec moi, car ça ne tient pas du tout la route.

NdB : Ok pour le Portugal, mais ma mère n’est pas femme de ménage. Mais bon ce n’est pas grave, il le fallait pour parfaire mon bouclier psychologique.

6ème règle : Faire le point sur tous les arguments, répéter votre regret, et assumez vos erreurs tout en remettant les choses à leur place. Une fois que la concierge ne peut plus rien dire, et que la situation a correctement été renversée. C’est dans la poche.

Enfin tu parles, la prochaine fois, elle fera exactement la même chose, et il faudra tout recommencer. Mais là au moins, ça m’a défoulé, et j’ai pu lui montrer ce que j’avais dans le bide. C’est horrible, mais je déteste tellement les conflits, et je n’aime vraiment pas embêter les voisins. Mais je supporte aussi quand les autres font la fête, et de temps en temps, c’est tout à fait compréhensible. Et puis, il fallait au moins lutter un minimum contre cette manie de gardienne d’immeuble qui se prend littéralement pour le Cerbère de la porte (Etes vous le Maître des Clefs ?).

Et puis merde, il va bien falloir l’inaugurer ce Abba SingStar !!!

32 Commentaires

  1. Je peux venir pour l’inauguration d’Abba Singstar!!??? Dis, hein, hein, dis!? Je vais gueuler comme un putois: elle va s’évanouir aux premières notes la viocque… :mrgreen:

  2. Et dire qu’on n’a plus tout ça ici… Juste des voisins qui nous invitent quand ils foutent un peu le bordel, d’autres qui m’offrent un verre dans leur bar pour s’excuser du bruit, et même un qui m’a offert ses charmes (bon, ok, ça n’avait rien à voir avec du bruit).

  3. Hier, j’ai fait ma connasse en arrivant au taff avec mon écharpe Hufflepuff ! Mouahahahahahah… La bise à Maria Matoo hein, et vive la diplomatie (comme tu le sais, je suis plutôt le genre inverse, à savoir « Et ma main dans ta gueule connasse, ça te ferait quel effet ? ») ! Comme Chérichou quoi…

  4. MOUHAHAHAHAHAHAHAHAHHA. Génial. Décidément, je ne me lasserais jamais de te lire pour des instants comme ça. Béni soit le jour de Jancvier 2005 ou je suis tombé sur ton post sur tes mésaventures pissotièresques et qui devait me mener, quelques mois plus tard,à l’ouverture mon premier beulogue ^^

  5. A mon avis il ne manque qu’une seule chose : « – Au fait, je sais que je suis arrivé après le premier janvier, mais j’ai été bien élevé, et les étrennes sont pour moi sacrées. Voici une petite enveloppe. »

  6. Mat’, je pense que tu es mûr pour un poste de Conseiller clientèle chez nous. (c’est toute la journée comme ca :-D) je dis d’ailleurs souvent que mon taf, c’est d’être monsieur Malaussène. Cependant, la clef, c’est de prévenir le litige (aka: tu lui rends une visite particulière à la loge avant chaque fête où tu sais qu’elle va hurler, et tu lui fais admettre que tu as de très bon motifs pour faire la fête :-D ce qui veut dire: pas de flics)

  7. J’avoue que je comprends les deux positions.
    Il faut respecter ses voisins et tolérer qu’ils puissent faire la fête de temps en temps.
    Néanmoins, je suis le premier chez moi à dire aux autres de parler moins fort parce que des gens peuvent dormir tant je ne supporte pas de partir au boulot sans avoir pu dormir moi-même.
    Fut un temps où je vivais dans une résidence en forme de caisse de raisonnance. Près de 600 appartements et au moins une à deux fêtes par soir. Une sorte de cauchemar.

  8. 7ème règle : se souvenir de ses mensonges, parce que la prochaine fois que tu la croiseras, si tu commences à lui dire que ton papa aurait pu aider pour la coupure de courant, elle risque de pas comprendre du tout du tout. « La police, mais pourquoi la police pour l’éléctricité ? ».
    En tout cas, merci pour la fête, c’était quand même bien cool…

  9. Je suis clairement solidaire de la concierge : je vis au-dessous d’une bande de jeunes cons et bruyants, le niveau sonore de mes interventions est de nature à briser les vitres et si on était au pays des armes en vente libre, je pense que j’aurais tiré les nuits où je suis réveillée au son du banjo, de morceaux de rap ou de hurlements divers.
    Quant à la phrase : « je ne vais pas tarder à appeler la brigade des stups! » elle fait désormais partie de mes grands classiques.
    Bref, les gens qui font du bruit ont toujours l’impression que c’est super rare : pour la crémaillère, puis pour l’anniversaire de Pierre, de Paul, puis on tire les rois, la fève, on fête la Sainte Rita et le Carnaval, oh, déjà Noël et le 31 décembre, le solstice d’été, d’hiver, le beaujolais nouveau, la rentrée des classes, la fin des partiels…

    Concierge powa : frapper fort dès le premier soir et ne pas cesser de faire chier si on veut avoir un espoir de vivre à peu près tranquille chez soi.

  10. Très bon post, très drôle, très « argumenté » (mot à résonnances multiples par rapport à ton texte…). Oui, le dressage de gueuse est un exercice singulièrement difficile, dans un immeuble, au bureau ou à l’hôpital…(mes dernières expériences!). :lol:
    Un truc drôle à faire également dans ces cas-là, c’est soudain se taire complètement, puis pencher la tête sur le côté en continuant de regarder la personne, comme si on cherchait à la voir sous un autre angle pour mieux la comprendre. Il ne faut surtout pas rire, bien sûr. Normalement, cela arrête directement la personne, qui se trouve horriblement destabilisée et crois que tu la prends pour un monstre… :gne:
    Tu peux aussi (re)lire L’élégance du hérisson, qui te fait regarder ta concierge sous un autre oeil… Sauf que je ne pense vraiment pas que la tienne lise autant que l’héroïne du livre!!!
    Bien à toi… :salut:

  11. Samedi soir, mon anniv’, 25 personnes travelotées et bourrées dans mon salon, et on n’avait prévenu personne : on n’a eu aucun problème. J’ai constaté ce truc bizarre: quand on prévient, 95% des gens de l’immeuble ne diront rien, mais il y en aura toujours un ou deux qui profiteront du petit mot laissé pour aller voir d’où vient le bruit (et pour gueuler, donc). Si on ne prévient pas, les gens sont (souvent) très compréhensifs avec les samedis soirs arrosés, et on passe sa soirée tranquille.

    M’enfin je dis ça, j’ai surtout la chance de ne pas avoir de concierge relou, quoi! :-)

  12. Rhooo ces mensonges éhontés !

    Mais bon, tu t’en sors bien.

    Chez nous c’est le voisin du dessous qui fait du bruit… en tapant sur sa femme (ou son chien). Tu veux bien aller te défouler sur lui, steuplé ??!! :pompom:

  13. Chouette récit, mon cher Matoo. Mais tout de même, il y a une loi qui nous fait obligation de ne rien faire, de jour comme de nuit, qui pourrait nuire à la tranquillité du voisinage. Et ces justifications que l’on avance, pour rendre acceptable la désobéissance aux lois, me mettent mal à l’aise. Certes, c’est une pendaison de crémaillère, certes ça n’arrive pas souvent, certes tu avais pris les devants, certes c’était une super soirée, certes les autres voisins n’ont rien dit, certes la concierge est cinglée, certes tu as essayé de dialoguer, certes c’est finalement dans la poche, etc… Mais au final, qu’est-ce que ça change ? Dans ta poche, il y a un je-vis-comme-je-veux-et-la-loi-c’est-si-je-veux. Effroyable, de jour comme de nuit ! Bises, mon Matoo.

  14. Mais non c’est justement ce que j’indique. J’ai conscience que j’avais « tort » et que c’était « mal », et quand je m’excusais ce n’était pas non plus juste pour l’amadouer, mais vraiment parce que j’étais désolé. Forcément je donnais quelques circonstances atténuantes, car j’y crois, mais sans jamais me dédouaner de cette responsabilité et « faute ». J’arrête pas d’évoquer le fait que je n’aime pas nuire à mon entourage, et moi aussi, comme tout un chacun, j’ai souffert de voisins bruyants !!

  15. J’ai horreur de cette situation.
    Je suis le voisins cool qui tolère tout et ne fais jamais de son cas une raisons pour monter tous les voisins contre les autres ! On m’a chourav un vélo, on m’a viré de mon interphone, on a fait des travaux dans le mur jouxtant l’appart d’a côté à 9h le dimanche mat’… jamais rien dis.
    Par contre les voisins qui passent leur temps à coller des post-it sur la porte d’entrée sans les signer ça m’insupporte.
    Alors des furieux qui débarquent pour vous engueuler quand vous faites tous ces efforts ça me rend guedin !
    Bref j’ai trop souvent été diplomate maintenant je m’aperçois qu’on peut pas raisonner des cons et du coup je privilégie la bonne défoule verbale… ça fait du bien !

    Ceci dit, le mieux c’est d’inviter les voisins : 4/5 chances qui se débinent (tant mieux!) et n’oseront pas venir gueuler parce que leur présence prouverait qu’ils étaient disponibles !

  16. C’est vrai que l’amabilité ça désamorce tout de suite :D
    j’ai eu le problème avec un facteur très irascible qui m’a quasi insultée parce que je ne suis pas descendue chercher le colis assez vite. j’ai failli lui mettre ma main sur la gueule à cet imbécile, et finalement j’ai pris le parti inverse : quand je le vois dans la rue je le salue systématiquement, je lui dis bonjour, au revoir, bonne année… le résultat c’est qu’il se sent bien con avec son agressivité, là comme ça tout seul :D.

    je ne vais pas jusqu’à dire qu’il me monte mes colis mais au moins il attend que j’ouvre la porte avant de faire l’avis de passage, c’est ça de gagné :pompom:

  17. Les, six régles sont toutes excellentes et méritent d’être retenues.

    Ceci dit, je suis allé me renseigner au commissariat et j’ai appris que l’on a droit à : une nuit bruyante une fois par an (en prévenant) et : bruit toléré jusqu’a minuit tous les 3 mois ( en prévenant idem).

    A préciser à la concierge avec le sourire. :shock:

  18. En lisant la description de ta gorgone, ça m’a fait pensé à l’hydre qui hante la Vénérable Institution Toulousaine où j’ai le bonheur d’officier… Parfois le coup de boule primaire serait bien tentant. Mais comme nous sommes des garçons bien élevés, on le fait pas… Si ? J’ai droit ?

  19. je ne comprends pas que tu ne te sois pas pâmé devant la sobre élégance que la tenue qu’elle arborait, même à minuit 10.
    C’est bien connu toutes les femmes sont coquettes et sensibles aux compliments…
    Euh… c’est bien une femme au moins ?

  20. Comme si le ‘on avait prévenu » (la fiesta) affranchissait de faire attention !!! C’est mon truc favori le petit mot d’excuse…
    Honnêtement, étant gay, aimant aussi faire la fête, mais aussi travaillant beaucoup et parfois en horaire décalé, il m’est arrivé de partir travailler le dimanche matin complètement ruiné par une ‘fiesta’ bruyante et prolongée chez mes voisins.
    Depuis, nous avons mis un « code de bonne conduite » dans l’immeuble et fiesta il y à avec couvre feu à des heures raisonnables. Ca évite les discussions de con sur le palier à 3 heures du matin et les conflits de voisinage à 2 balles.

    C’est bien connu aussi les vieux immeubles parisiens ne sont pas forcément très bien isolés phoniquement (fiesta ou voisins qui baisent), alors de grâce, dans un pays qui a élu le président de ceux qui se lèvent tôt pour aller travailler (gay, hétéro, monsieur tout le monde quoi), pensez aux autres aussi.

    Ciao

  21. Félicitations Matoo. tu es le Talleyrand des relations amicales et courtoise avec Dame Pipelette;

    Des fêtes joyeuses et bruyantes, tout le monde connaît ça, avec son lot de bonnes surprises, de retrouvailles ou de surprises désagréables le lendemain.

    Lors de la dernière pendaison de crémaillère à laquelle j’ai participé à Istamaboul. Nous sommes venus le lendemain aider la maitresse de maison à nettoyer et ranger.

    Et là, surprise, le concierge furibard nous a agonit d’injures… Motif, le jardin sous le balcon transformé en bordel-land, avec au choix sur les pelouses, des cannettes de bières, gobelets en plastiques, verres fracassés et pire… du vomi… Bref une soirée « réussie »

  22. :lol: Fille de concierge,je peux vous proposer la technique employée en ces temps immémoriaux!
    ;-) Sonnez à la loge,bien mettre en évidence « la petite enveloppe ».
    ;-) Expliquez que ceci,que cela…blabla,une teuf.
    ;-) Chargez la cerbère de diffuser l’info.
    ;-) Le lendemain,aimable vous lui offrez un reliquat de bibine et de gâteau.
    ;-) Testée par moi même en tant que locataire,ça marche! :-)

  23. Moi je veux bien venir habiter dans votre immeuble, comme ça on sera 2 à lutter contre cette concierge et un voisin de moins à râler lors des grosses fiestas !! J’attends les infos si un appartement s’y vend bientôt !

  24. Hmmmmm…

    J’ai fait tout pareil que toi sauf que, moi, ma concierge est en-dessous.

    Au fil des années, je n’ai quasiment jamais organisé de soirées chez moi (c’est simple : je n’ai pas organisé de pendaison de crémaillère dans mon appartement, pas de soirée à 70 personnes à hurler les tubes de Myllèèèèène, ou ce genre de truc).

    Le problème c’est que ma concierge n’appréciait pas que :
    1) je lave ma vaisselle (à la main) à 2h00 du matin (ça m’était arrivé une fois et elle me l’avait fait remarqué le lendemain matin) ;
    2) je fasse un bruit de ressort dans mon appartement passé minuit (j’avais un fauteuil de bureau qui grinçait) ;
    3) que je marche la nuit.

    Si j’ai pu résoudre gentiment les points 1) et 2), il fut venu un moment où – vu que j’aime bien bosser sur ma thèse la nuit – j’étais bien obligé de marcher chez moi. En chaussettes. Sur une moquette. Mais le bruit ne plaisait toujours pas à ma concierge (surtout les pas de mon petit ami qui marche « par les talons »).

    Trois années passèrent… Trois années de gentillesse, de courbettes, de « vas-y que je me penche pour que tu m’encules » (j’ai quand même jeté mon ancien fauteuil pour en acheter un neuf qui ne fasse plus de bruit, quand même ! Si c’est pas du respect du voisin, ça, merde !)…

    Et puis, ayant prêté mon appartement à une copine pendant une semaine, qui « chantait devant la Nouvelle Star » et « marchait comme un troupeau de moutons » (fin de citation de la concierge), alors que trois jours auparavant la concierge était passée à 21h00 me voir parce que « ce n’est pas une heure pour pacher l’achpirateur » (je buvais un verre de vin, assis avec trois amis autour de ma table basse), …. lorsqu’un soir, après cela, à minuit passées, je sirotais un thé avec mon petit ami à poil et que ma douce concierge était venue sonner à la porte en expliquant que : « Monchieur Cheldonne, on n’arrive plus ch’à dormiche, quand vous marchez cha fait des pas de ch’éant et ch’est très bruyanche… »…
    … je ne sais pas ce qui m’a pris, je l’ai insultée dans le couloir de l’immeuble, en lui disant qu’il fallait qu’elle aille consulter un médecin, qu’elle n’avait qu’à acheter des boules quies et que, si elle ne supportait plus le bruit, c’est qu’il était clairement temps pour elle d’aller en maison de retraite.

    Depuis cet événément, il y a maintenant 1 an et demi, ma concierge ne m’a plus jamais adressé la parole et me dépose mes colis sur mon paillasson de peur de croiser mon regard.

    C’est beau, la tranquillité. :pompom:

  25. C’est dingue MAtthiey mais j’ai utilisé les mêmes méthodes que toi, EXACTEMENT les mêmes : la laissé vider son sac etc…j’ai pas fait le coup du père policier…j’ai fait le coup de la mère portugaise quand elle m’a insulté dans la langue et j’ai beau n’avoir qu’un tiers de sang portos, je manie la langue et après une longue pluie d’insultes lusitaniennes , elle est interdite sans voix…après ça elle a été adorable avec moi jusqu’à mon départ de l’appart :)

    Sinon à eviter : faire le malin
    la concierge reproche le bruit, tu lui reproches la saleté des parties communes…là tu entres en guerre et certains jours t’as plus envie de rentrer chez toi.

  26. Je suis fier de toi. Moi je suis trop gentil je me laisse faire.
    Je n’ai pas de gardienne ceci dit :D

    Mais du coup je n’ai même pas vu la tête de ta concierge. Et puis on faisait pas vraiment de bruit faut pas exagérer hein muahahaha

  27. A lire ou à relire , les descriptions des concierges successives et de leurs relations avec les locataires dans « la vie mode d’emploi » du fabuleux Georges Perec. :blah:

  28. Bah, par définition une pendaison de crémaillère c’est une seul fois par endroit, non ?
    Donc il ne devrait pas trop y avoir de prochaine fois (?).

    Je savoure notre chance : un immeuble où les habitants ont une vie plutôt calme, préviennent d’avance pour une fête, et même ma voisine du dessus depuis que j’avais appelé (après vaine négociation, elle m’avait ri au nez) la police municipale le jour où elle avait fait desceller le carrelage de sa cuisine au marteau piqueur, prévient d’avance pour les travaux.

    Quand on sait que quelque chose de bruyant est prévu, on peut s’organiser (ne pas être là ce jour ou soir-là, organiser soi-même une fête, certains qu’on ne gênera pas trop …). Après, bien sûr il ne faut pas que ça soit sans arrêt et de préférence les veilles de jour où pour quelques temps encore (?) la majorité des gens ne travaille pas.

    J’adore la « Malaussène attitude » et la précision du sol qui collait encore un peu :-).

  29. moi j’ai une question
    Je vie dans une Résidence depuis peu lors de ma crémallère le syndic de l’immeuble est venu me demandé d’éteindre ma music et de m’enfermé dans mon appt avec mes invités. J’aimerai savoir mes droits et jusqu’à qu’elle heure je peux faire du bruit. je vie à l’ile de la Réunion

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