« Les Enfants Terribles » de Philip Glass au Théâtre de l’Athénée

Philip Glass… J’ai déjà dit et redit toute la fascination et la passion que je nourris pour ce compositeur. J’aime autant chez lui ses premières compositions hyper-minimalistes à la Steve Reich, que les opéras ou les musiques de film. Pourtant ce sont bien souvent des motifs répétitifs et hypnotiques qui en saoulent plus d’un, mais qui moi me ravissent au plus haut point.

Philip Glass a créé quelques opéras dont la géniale trilogie « Einstein on the beach », « Satyagraha », « Akhnaten », mais il a aussi mis en musique trois oeuvres de Jean Cocteau dont Orphée, La Belle et la Bête, et « Les Enfants Terribles ». Pour ce dernier opéra que je viens donc de découvrir en live, le théâtre de l’Athénée propose un spectacle extraordinaire qui m’a enchanté de bout en bout.

Il est difficile de commencer à célébrer tel ou tel éléments, étant donné que j’ai vraiment la sensation que c’est l’ensemble qui crée un spectacle aussi beau et impressionnant. Il y a les décors et les deus-ex-machina qui soulignent habilement et justement les chants, les chorégraphies enlevées et très expressives, les chanteurs et chanteuses à la hauteur, les trois pianos électroniques qui jouent ensemble et sont placés au fond de la scène. Et enfin, la mise en scène de Paul Desveaux qui permet à tous ces rouages de parfaitement s’imbriquer et de réellement entrer en résonance. Du coup, le tout est à mon avis particulièrement réussi, alors que pris séparément ce n’était pas évident.

L’histoire est évidemment basée sur le bouquin de Cocteau, et se prête très bien à l’adaptation lyrique. On pourra avoir quelques difficultés au début quant à la manière de chanter qui est très « parlé » du genre « Parapluie de Cherbourg ». Mais j’ai trouvé qu’on oubliait vite cela, tant on est pris dans l’histoire et dans l’action qui est assez soutenue. En outre, la durée de l’opéra est plus que digeste, 1h30, et on n’a vraiment pas le temps de s’ennuyer.

La musique de Glass est comme d’habitude, minimale et répétitive, et j’en suis féru. On retrouve même beaucoup de similitudes et de séquences proches des solos piano comme les « Metamorphosis ». J’ai passé un moment vraiment fabuleux, et j’espère vite revoir des spectacles de cette qualité.

L’avis de la copine qui n’a pas aimé : Franck.

« Les Enfants Terribles » de Philip Glass au Théâtre de l'Athénée

11 Commentaires

  1. Je suis contente que ça t’ait plu :pompom:
    Le début m’a paru enchanteur puis je me suis un peu lassée des voix toujours sur le même ton, même si j’aime cette histoire dérangeante, sans compter que je suis fan de la musique de Glass… C’est justement que la musique m’a semblé noyée sous le verbe (c’est très très dialogué, il y a beaucoup de texte, peut-être trop pour un opéra).

    Mais enfin, j’ai passé une bonne soirée, même si je conçois que ça ne plaise pas à tout le monde.

  2. Heureux que cela t’ait plu ! C’est typiquement le genre où l’on n’accroche ou pas ; je n’ai pas accroché et c’est dommage, car je reconnais la qualité artistique du spectacle !
    Vivement une représentation de Satyagraha ou de Akhenaton à Paris !

  3. Pour les amoureux de Philip Glass, vous pouvez essayer également le cd réalisé avec Ravi Shankar qui s’intitule, si ma mémoire est bonne « Passages ».

    Le Pingouin stambouliote

  4. Mince, j’avais même pas suivi l’existence d’un opéra de Philip Glass à l’Athénée… Rhooo, pffffff… Suis dégoûté de pas avoir fait attention : Philip Glass est aussi mon grand chéri. Pffff, pffff. Une prochaine fois peut-être…

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