Brisby et le secret de Nimh

Hier, j’ai regardé « Brisby et le secret de Nimh », je suis fan de ce premier long-métrage d’animation de Don Bluth. Ce dernier est un ancien de Disney qui avait fait sécession, et a produit quelques oeuvres vraiment pas mal, notamment « Fievel et le nouveau monde » qui est un de mes dessin-animés préféré. Mais je conserve une tendresse et considération particulières pour Brisby. En effet, on n’avait jamais produit une telle oeuvre, et depuis rien d’approchant n’a été créé.

Brisby est exactement « Madame Brisby », elle est la veuve de Jonathan Brisby, qui vient de mourir en rendant service aux rats du rosier. Ces derniers sont une espèce complètement à part, et les autres animaux du potager s’en méfient. Jonathan était lié à eux, et surtout au vieux et sage Nicodemus. Un des enfants Brisby, Timmy, est cloué au lit pour une pneumonie, et c’est regrettable car le labour va bientôt recommencer, et si la famille ne déménage pas, l’enfant est en danger. N’écoutant que son courage Madame Brisby va aller consulter le grand hibou, et va finalement trouver l’aide des rats de « Nimh ». Là Nicodemus va lui expliquer leur particularité, et par là même celle de feu son mari. Mais il y a des problèmes politiques chez les rats, et notamment l’un des leaders qui, assoiffé de pouvoir, ne désire que la mort de Nicodemus, et la perte des Brisby.

Le film a ceci de particulier qu’il possède la qualité Disney de l’époque, totalement dénué d’image de synthèse évidemment, avec un style très marqué, de magnifiques décors, des personnalités hors du commun, et surtout une intrigue qui sort des sentiers battus. En effet, le film est hanté par la mort du mari, et par le chemin de croix de cette veuve éplorée, et mère-courage à la fois, ce qui est fort inhabituel pour un Disney. En outre, le secret de Nimh est un incroyable manifeste anti-expérimentation sur les animaux, ce qui est aussi un thème plutôt original. Et finalement, l’ambiance est assez étrange, un brin gothique, et traversée de scènes de fantastique dignes d’un anime de SF. Je n’ai jamais revu ce mélange des genres qui est à la base très casse-gueule, et qui passe comme un enchantement pour cette oeuvre.

Evidemment, on y trouve aussi les personnages secondaires drolatiques comme un ami corbeau facétieux ou une tatie musaraigne mal embouchée. Et quand il y a des souris et des rats, il y a forcément un très méchant chat, Dragon, qui cumule en effet tous les attributs physiques et moraux du chat féroce de dessin-animé.

Ce film n’est pas un chef d’oeuvre, mais il m’a marqué, et c’est simplement un de ces machins cultes qui restera en moi.

Brisby et le secret de Nimh

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