Whatever works

Tiens, un Woody Allen de chez Woody Allen mais sans Woody Allen. Car le réalisateur nous avait habitué à des films européens avec d’autres comédiens, mais le voilà de retour à New York, de retour avec ses histoires d’amour contrariés et ses prises de tête légendaires. Il s’est même trouvé un comédien qui joue le rôle qu’il tenait à l’époque, et le type lui ressemble même physiquement, impossible de se tromper.

Eh bien c’est un grand plaisir de se refaire un Woody Allen « classique ». D’autant plus que celui-ci nous propose un point de vue assez original et plutôt sympa. Il se met donc dans la peau d’un type ronchon, atrabilaire et misanthrope, Boris Yellnikoff, qui ne veut surtout pas se mettre en couple. Et voilà que lui tombe sur le coin de la tronche une jeune fille charmante, Melody, qui s’accroche à ses basques. En même temps, la mère (celle qui joue Sarah, la soeur de Ruth dans SFU) de la jeune fille débarque, le père (c’est drôle car c’est Hiram, le coiffeur de Ruth dans SFU) enchaîne, et c’est un maelström familial qui se met en place. Ajoutez à cela un prétendant à la jeune femme en la personne d’un canonissime new-new-yorkais (joué par Rhaa lovely!! Henry Cavill), et c’est bientôt le chaos.

Mais la morale du film, alors qu’on pourrait l’attendre un rien posée, sérieuse ou assagie de la part d’un Woody Allen vieillissant, est au contraire carrément irrévérencieuse et sulfureuse. Les choses sont dites et clairement dites : il faut trouver son bonheur où il est ! Rien d’autre ! Donc les modèles sexuels ou les normes sociales éclatent en lambeaux, pour la plus grande joie et l’atteinte des aspirations profondes des uns et des autres.

On ressort alors du film avec beaucoup de pêche, et l’agréable sensation d’émancipation, de liberté sexuelle et morale enfin acquise. Malheureusement ce n’est qu’un film…

Whatever works

1 Commentaire

  1. Je n’ai mais alors pas du tout aimé :(
    Je suis sorti au bout d’une heure, je me suis ennuyé comme un rat mort :(
    Sans doute parce que je n’aime pas les films de Woody Allen avec Woody Allen.
    Et comme tu le soulignes, le personnage de Boris, c’est Woody. J’aurais su, j’aurais pas venu
    Du coup, on retrouve les mêmes interrogations, les mêmes longues tirades centrées sur SA PETITE PERSONNE, le même type de personnage imbitable, manquait plus que l’éternel personnage du psy !
    Et même le personnage de Melody, charmante bécasse blonde et très premier degré n’a pas réussi à nous faire sourire.

    Pour tout te dire, mon mec, qui avait insisté pour aller voir le film, commençait à s’endormir dans le cinéma (pourtant il était à peine 19h un dimanche).
    Donc nous sommes sortis du ciné, tous deux désappointés .. on le regardera peut-être un jour en DVD / à la TV , juste pour connaître la fin. :croa:

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