Les dessous de Palm Springs

Comme l’immense feignasse que je peux parfois être, j’ai arrêté de parler de mon roadtrip américain quand on a arrêté de batifoler dans les canyons. Mais le voyage s’est ensuite poursuivi par un peu plus de farniente et d’un repos bien agréable. D’abord avec cette halte de trois nuits à Palm Springs, puis nous avons terminé notre séjour avec quatre jours à San Francisco.

Palm Springs est une de ces hérésies écologiques typiquement américaine, c’est une ville qui pousse au milieu d’un brûlant désert, et dont la spécialité est de posséder des kyrielles de terrains de golf luxuriant aux dépenses en eau des plus scandaleuses. Il s’agit aussi d’une ville qui accueille nombre de retraités, et enfin d’une ville « gay ». Comme nous ne sommes pas à un segment près, on peut aussi par recoupement estimer que c’est une ville de retraités gays. Et c’est le cas !!!

La ville est entourée de montagnes, et juste au-dessus il y a un mont qui propose aussi du ski l’hiver. Mais là nous avions dans les 40°C à l’ombre la journée, et on supportait largement les brumisateurs…

Palm Springs

Il n’y a rien à faire dans cette ville, sinon profiter d’un soleil de plomb et de « resort » pédé qui offre des villas très plaisantes et aux moeurs tout à fait libérées. Nous avions trois nuits dans ce genre d’endroit avec une majorité de pédés quarantenaires qui nous regardaient comme de jeunes brebis égarées le premier jour, comme des garçons aguerris le second, et comme des salopes françaises le troisième. Hu hu hu. Voilà une petite vue de notre « resort », notre chambre donnait sur la piscine, comme toutes les chambres (il y avait deux piscines, deux jacuzzis et un hammam).

Palm Springs - Dolce Vita Resort

Lorsque nous sommes arrivés et que les responsables nous ont fait faire le tour, nous avons remarqué avec surprise qu’aucun des résidents n’avaient de maillot de bain. Ambiance naturiste donc ! Tout est ouvert toute la nuit et en gros, le message c’était qu’on faisait ce qu’on voulait tant que c’était raisonnable, et donc c’est agréable d’être dans une résidence où l’on peut piquer une tête à trois heures du matin. Nous en avons largement profité en sortant dans des bars ou boites, et en nous baignant (il fait plus de 30°C la nuit) ou en se régalant d’un jacuzzi à pas d’heure.

Evidemment, se balader à poil (quand nous avons vu qu’aucun des types n’avaient de maillot, on s’est dit qu’on aurait l’air bizarre si on en mettait) lorsqu’on en n’a pas vraiment l’habitude est un appel criant à faire du sexe, ce dont nous ne nous sommes pas privés. Nous avons notamment fini par consommer dans la piscine à trois heures du matin (seul et dans la pénombre… ), ce qui a provoqué d’étrange mouvement de rideaux dans la nuit, et a contribué à nourrir le plaisir exhibitionniste que nous expérimentions pour la première fois !!! Huhu.

Palm Springs est une ville de vieux jusque dans les bars et boites, mais on y trouve sur le coup aussi des endroits avec une population plus bigarrée que jamais. Et surtout, c’est assez étrange de se retrouver avec des gens de 85 ans, ou dans un bar comme « Spurline » où nous étions de loin les plus jeunes. La soirée du samedi était blindée de chez blindée et il était difficile de circuler. Le bar diffuse des clips vidéos qui sont des extraits de comédies musicales des années 50, et tout le monde chante à tue-tête des standards d’anciennes générations. C’est tout bonnement incroyable et très chouette ! D’autres bars étaient investis, surtout le samedi soir, par beaucoup plus de jeunes (de notre âge, et moins jeunes évidemment) de Los Angeles, pour qui Palm Springs est une destination classique de week-end.

Nous avons passé quelques jours de repos complet, dans une chaleur écrasante qui n’est supportable que par les brumisateurs anti-écologiques qui couvraient la résidence, et une bonne partie de la ville elle-même (hallucinant). Les climatiseurs y font un bruit de chars d’assaut et sont toujours réglés sur des températures glaciales. L’endroit est plaisant, un peu comme Las Vegas peut l’être (donc tout est relatif…), mais vraiment pour se déconnecter et pour faire fonctionner deux neurones et demi (surtout dans un « resort gay »). Mais c’était sympa de pouvoir faire des câlins en plein air et de ne pas être vu d’un mauvais oeil, ou de risquer la crucifixion.

En fait, on aimerait y retourner en plein hiver, pour profiter de ce climat si clément alors qu’il fait un temps de chiotte à Paris. Mais ce côté hérésie écologique me dérange, et malgré une végétation luxuriante par endroit, il suffit qu’il n’y ait pas d’arrosage sur un mètre-carré pour tout de suite voir quelques herbes rabougris et sèches sur une terre sablonneuse. En revanche, le principe de ces endroits pédés bien sympas (les gens étaient tous souriants, polis et cools) nous a bien plu.

13 Commentaires

  1. Matoo en Loana dans une piscine au fin-fond des states unis ? :D J’adoooooore.

    Plus sérieusement, c’est vrai que c’est ce qui est le plus choquant aux usa, cette démesure de l’homme. Entre ce que tu appelles hérésie écologique ici et le gâchis électrique de las vegas et ses lumières par exemple.

    Sinon il n’y a pas de dessous à Palm Beach mais des enquêtes ! Rappelle toi !! Avec Connie Selecca et Greg Evigan (et sa coupe Wham). (http://tinyurl.com/qfn2lw)

    :pompom:

  2. Le gaspillage de l’eau n’est pas le propre de Palm Spring : de passage à Seville cet été, j’ai pu me perdre dans les somptueux jardins luxuriants de l’Alcazar. Outre le nombre impressionnant de fontaines (1 tous les 20 mètres)on doit y déverser des milliers de litres d’eau par jour pour entretenir cette végétation alors que la campagne avoisinante (voire l’Andalousie dans son entier) est totalement cramée !

    Et pas une seule photo de vous dans la piscine. Rhalalalala, tout se perd ma pauv’ dame … :lol:

  3. Il te faut essayer Key West maintenant, beaucoup plus éco-friendly et demeurer à l' »Island House », le top du gay resort à Key West!
    (j’arrête je pourrais en parler pendant des heures, et être français on dira ce qu’on voudra ça aide toujours pour la drague! :pompom:)

  4. T’avais oublie de raconter l’episode de la scipine ?
    Bon, ben va falloir qu’on passe par Palm Spring alors… par contre le nu integral je sais pas si ca va lui plaire… j’ai deja un mal fou a lui faire mettre des speedo ! :langue:

  5. C’est pas cool de nous allumer comme ça, matoo chéri : tu parles de ton penchant exhibitionniste, mais tu ne nous racontes rien… Réveille la salope qui est en toi ! Allez, s’il te plait matoo, fais ta salooope !!!

  6. Moué ben y manque une photo de ton chérichou dans la piscine, et sans caleçon de bain hmmm….
    Ben quoi c’est de ma faute si il est beau comme un coeur ;-)

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