Un vrai post pour changer

Ouai parce que je ne suis pas dupe moi non plus, je sais bien que je n’ai rien posté de vraiment « moi » depuis Mathusalem. Ce n’est évidemment pas pour rien, c’est une conjonction de choses… Entre une actualité personnelle tellement brulante qu’elle ne pouvait souffrir l’étalage bloguesque, et des lecteurs trop proches de moi pour que je sois vraiment « moi » (Mein gott, c’est vraiment le comble du blogueur ça !), mais aussi une fin d’année sur les chapeaux de roue, sans vacances et avec beaucoup de stress, je me suis retrouvé n fois avec la page blanche.

Et pourtant je n’ai aucune difficulté à les déflorer les pages blanches, en quelques minutes de tapoti-tapota je couvre un ou deux A4 qui auraient fait quelques gorges chaudes dans la famille, les amis ou les collègues. Mais une fois soulagé par mon activité cathartique favorite (le cracher de valda), je prenais mon courage à deux mains, et je réalisais la même opération douloureuse mais nécessaire : effacer, effacer, effacer. Pour (me) donner le change, je rédige toujours mes quelques billets, vagues reflets de mes sorties… Mais c’est vraiment de la roupie de sansonnet en comparaison !! Hé hé hé.

Mais là j’en ai marre. Après tout j’ai réussi à pondre pendant bientôt sept ans, donc je dois trouver un moyen de m’immiscer sur mon propre territoire, entre les miradors, les barbelés, et les sentinelles, je dois pouvoir dégoter un nouveau souffle. Ou pas.

Je n’ai pas été au meilleur de ma forme ces dernières semaines, et le fait de changer de boulot, ou les fêtes de fin d’année, ou encore des conneries dans lesquelles je me suis empêtré bille en tête n’ont pas arrangé mes affaires ou mon état d’esprit. J’ai ainsi été passablement absent dans les fêtes (où j’étais pourtant physiquement présent) que ce soit entre amis ou en famille (Noël était une catastrophe), et j’ai été bloqué sur le blog, ou du moins j’ai beaucoup écrit et beaucoup effacé.

C’est vrai que les véritables échanges et discussion ont quitté le blog et se concentre sur twitter, facebook and co. Mais ça ne remplace pas ce précieux écrin qu’est « son blog » avec ses couleurs, son univers et surtout cette immense espace d’expression et de liberté. Ecrire un article, élaborer quelques réflexions et se livrer ainsi a toujours été un grand plaisir, à chaque fois renouvelé. Les réseaux sociaux expliquent bien la diminution des publications que je dénote un peu partout, mais on perdrait vraiment à se contenter de touites ou de status facebook, car le blogging c’est plus que cela.

Comme je ne suis pas un adepte des résolutions de nouvel an, je n’aime pas faire de promesse que je ne saurai tenir, et que ce n’est pas non plus la fin du monde (arf), je ne vais pas me mettre martel en tête. On verra bien ! Hu hu hu.

28 Commentaires

  1. Il y a un certain type de post que j’apprécie particulièrement ici, en plus de tes chroniques perso j’entends :mrgreen: . Je veux parler de ces moments de poésie urbaine comme ce fameux chewing gum qui ressemblait à l’espagne (je crois ?) ou quand tu nous parles de ce que t’inspire ce que tu as vu dans le métro, telle affiche, telle phrase entendue chez machin ou dite par truc.
    Sans que tu aies besoin de rentrer dans l’intime ( le sous entendu n’est pas involontaire :razz: ), il y a toujours le déroulé de reflexions, l’imagerie personnelle, l’épluchage de petites choses avec cette pertinence d’analyse qu’on adore chez toi. Les autres je ne sais pas mais moi je n’en suis pas lassée ♥.

  2. L’auto-censure parce que certains de nos lecteurs nous connaissent, voire sont directement concernés par un billet, c’est l’un des points les plus sensibles pour moi en tant que blogueur. C’est une équation que je n’ai toujours pas résolue et du coup, forcément, il y a des sujets dont j’aimerais parler mais que j’évite d’évoquer directement sur le blog. Dommage, peut-être, mais on touche sûrement là aux limites du blogging.

  3. >Mais une fois soulagé par mon activité cathartique favorite (le cracher de valda), je prenais mon courage à deux mains, et je réalisais la même opération douloureuse mais nécessaire : effacer, effacer, effacer.

    Moi je laisse dans la partie « bloc-note » de Dotclear ce que je ne veux pas mettre en ligne (les colères, les jérémiades, les langues de pute (il en reste, mais moins…)). Comme je suis en train de reprendre toutes mes notes une à une pour les indexer, je retrouve des remarques oubliées dans les bas-fonds… Mein Gott, comme tu dirais.

    Question: est-ce que le fait d’avoir changé de ?? (c’est quoi le mot? lay-out?) présentation ne te pertube pas, ne te donne pas l’impression de ne plus être chez toi?

  4. Courage !
    Je ne poste pas souvent, mais juste histoire de manifester mon soutien sur ce coup. Ce serait cool que le blog redémarre, moins pour les lecteurs, pour qui tu es un bonheur-« cerise sur le gateau », mais surtout pour toi, vu qu’à te lire on sent que ça t’apporte de garder un peu de vie dans ce coin du web..

    Bon courage, en espérant que 2010 t’apporte des choses positives et la disponibilité pour les relater !

  5. ah ça fait plaisir de te re – lire !
    LE premier blog que j ai eu plaisir à lire quotidiennement :
    on se croise et se recroise dans tes activités culturelles , et tes notes plus intimes laissent apparaitre un Mattoo attachant.
    Keep on !!!!

  6. j’aurais bien laissé un message mais faut rrépondre à une question mathématique pour franchir ton contrôle antispam.
    7+9 qu’on me demande… Comment tu veux que je réponde à ça ???
    A bientôt ici ou IRL ;-)

  7. Zut moi qui pensais déblatérer sur tous les gens que je connais et que j’ai connus grâce à un blog, c’est la douche froide! Alors comme ça on ne peut pas dire à chacun toutes les horreurs qu’on a imaginé sur lui sans qu’il se vexe? Et que fait t-on des 99% de commentaires qu’on fait au bureau ou à la maison alors?

  8. Dès que les proches commencent à lire notre blog, tout devient plus compliqué… L’intimité de l’anonymat permet paradoxalement davantage d’impudeur et de liberté.
    En espérant qu’en cette année naissante les tracas te lâcheront un peu la grappe et que tu pourras nourrir ton blog avec abondance. :salut:

  9. Moi je reste fidèle aux bons vieux blogs. Les faceboucs et autres… non. Mais bon c’est moi je ne suis qu’un vieux reac. néo informatisé.
    Quand à s’excuser de ne pas assez écrire, pourquoi ?
    Tes lecteurs se réjouissent du moindre de tes articles. C’est un blog pas une performance.
    Et donc les silences sont eux aussi des pars de ta personnalité.
    Mais c’est vrai, j’espère te lire encore longtemps.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Petite opération antispam à résoudre : * Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.

:bye: 
:good: 
:negative:  
:scratch: 
:wacko:  
:yahoo: 
B-) 
:heart: 
:rose:   
:-) 
:whistle: 
:yes: 
:cry: 
:mail:   
:-(     
:unsure:  
;-)  
 
Partages