Déblogage #4

C’était un petit dîner improvisé très agréable hier soir chez Henri. Juste quatre convives, A. et moi et le pote médecin de Henri, J., que j’adore. Ce dernier a un humour décapant et un charme terrible. Je le rencontre deux fois par an, mais à chaque fois avec un immense plaisir. Drôle de conversations à bâtons rompues, à propos de nous bien sûr, mais aussi du sida ou du quinoa, oui aussi variées que cela.

Je bosse comme un dératé en ce moment, et je suis tellement naze le soir que j’ai du mal à me mettre à écrire. J’espère que cela sera moins lobotomisant avec le temps… Un chouette week-end prolongé se profile, donc je vais tâcher de me reposer et de me changer les idées ces prochains jours. Comme d’hab, j’ai des envies de partir, de fuir… Tous les matins, je me vois en train de prendre le RER jusque Charles de Gaulle et vider mon compte pour une destination bien antipodale. Je débarque alors sans projet, sans assurance, sans filet, mais avec cet agréable souffle de renouveau et d’ignorance du lendemain. Je suis sans identité, sans lien avec mon passé, sans patronyme ou ascendance, un être neuf et aussi plein d’espoir que certainement mal barré dans son début de reste de vie. Bref, je me réveille comme toujours à Place de Clichy…

Je suis bien agréablement surpris par le bouleversement national causé par la mort de Jean Ferrat, je ne pensais pas qu’il y avait en France autant de gens qui pensaient encore à lui. Jean Ferrat c’est tellement l’archétype du mec de gauche, dont les idées lui ont causé bien du tort, et qui finalement ne s’en est sorti que grâce à un talent poétique que personne ne peut nier. En tant que tel, j’en ai beaucoup entendu parlé quand j’étais minot, et ses chansons m’ont marqué alors que ce n’est pas vraiment ma génération.


La Montagne – Jean Ferrat.


Aimer à en perdre la raison – Jean Ferrat.

7 Commentaires

  1. Car je suis curieux, et inculte quant au quinoa, j’ai un peu chercher… Et bien, non, je ne vois pas en quoi les conquérants espagnols ont délaissés cette plante pourtant base de l’alimentation des civilisations précolombiennes sous prétexte, entre autre, de la forte teneur en saponine…

  2. Je connaissais mal Ferrat, pour moi il était le chanteur de La Montagne, appris et réappris en primaire… et celui qui passait en boucle sur l’autoradio de mes grands-parents. Ton texte me le fait découvrir un peu plus.

  3. Je crois que c’était lobo-to-misant que tu voulais dire. A l’heure qu’il est, tu dois goûter un repos bien mérité. J’aime bien l’idée du départ, genre on repart à zéro. On peut aussi partir comme ça, mais avec ses papiers. Ça s’appelle des vacances…Penses-y si le coeur t’en dit tu pourrais écouter aux antipodes l’admirable « Ferrat chante Aragon », et rêver à Sartre, saint Germain des prés, et Juliette Gréco qui elle est toujours là.

  4. La fuite c’est sympa au début, les trois premiers jours .. Comme un beau mec idiot , cela perd de son charme à vitesse Grand V
    C’est mon premier commentaire sur ton blog, mon depucelage en sorte.

  5. Oui, Jean Ferrat… Je suis de la génération qui avait offert à son papa « Ferrat chante Aragon ». En écoutant l’émission de Daniel Mermet il y a peu temps, émission consacrée à Jean Ferrat, je n’ai pas arrêté de pleurer. Jean Ferrat c’était le temps de mes premiers amours, de mes premiers engagements politiques, de mes premières déceptions aussi. Chaque chanson me rappelait des amis, des émotions, des lieux,
    des odeurs, toutes ces choses aujourd’hui disparues. Mon fils avec qui j’en ai beaucoup parlé, m’a dit qu’il avait ressenti la même chose après la mort de Mano Solo. Et oui, nous avons tous notre madeleine.

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