Black Swan

Black Swan

Voilà indéniablement un des films qui a plu à beaucoup de monde ces dernières semaines, il a aussi pas mal déplu et au final provoqué des opinions plutôt tranchées et extrêmes. Il faut dire que c’est un film qui ne laisse pas indifférent, et qui ne laisse pas indemne tant son sujet est intense et son atmosphère prenante. Nous sommes au coeur même de la folie, et le film nous projette tellement dans la tête de Natalie Portman qu’on ressort de là un peu atteint nous mêmes.

Le réalisateur n’en est pas à son premier coup, et c’est surtout son « Requiem for a Dream » qui vient à l’esprit, le film est tout aussi léché, bien réalisé, et explore la folie avec une acuité extraordinaire et peu vue au cinéma. Avec cela, quelques comédiens qui tiennent la route avec une Natalie Portman incroyable d’authenticité dans sa fragilité et sa folie consumante, mais aussi un Vincent Cassel plus crédible que d’habitude, et Winona Ryder par exemple que j’ai eu beaucoup de plaisir à revoir après quelques années.

L’histoire tient en quelques lignes et on ne peut pas dire que le film brille par une intrigue alambiquée. Natalie Portman est une fragile et talentueuse danseuse étoile, dont la maman hyper-présente la pousse à réussir là où elle avait elle-même échoué. Elle veut être la danseuse phare du Lac des Cygnes monté par Vincent Cassel, mais pour cela elle doit endosser les deux rôles du Cygne Blanc et de son double maléfique le Cygne Noir. Peu à peu, à force de travailler comme une brute, elle se perd dans une une réalité qui se délite et laisse entrevoir de plus en plus de phases schizophréniques.

Quelques ressorts assez faciles complètent l’oeuvre, avec notamment une bande son archi connue et quelques morceaux de ballets assez agréables qui se synchronisent parfaitement avec une intrigue qui monte en émotion et tension. Cette mère très « Carrie » dans l’âme, le personnage ambigüe et envoûtant de Mila Kunis, et le jeu sur le fil du rasoir de de Natalie Portman accompagnent cette progression nerveuse et fantastique. On y verse totalement dans les dernières minutes du film, et on sait bien que ce n’est pas un film fantastique, mais plutôt une prosaïque incursion dans l’esprit de la jeune fille qui a complètement sombré dans la folie. C’est beau, c’est fort, c’est dur, c’est submergeant et avec un peu d’empathie, on y laisse même des plumes.

Black Swan

5 Commentaires

  1. Tout pareil. Bien aimé, mais trop facile, et des fois, je me suis dit qu’il y avait beaucoup de suspens pour… pas grand chose. Black Swan, c’est un orgasme pas loin qui ne vient pas.

  2. Pour moi le film est fantastique au sens littéraire du genre (apparition d’événements potentiellement surnaturels mais explicables dans le réel, floue entre l’imaginaire et le réel).
    C’est vrai que le sens cinématographique du terme est plus large et inclus aussi le merveilleux :noel: et l’étrange :ghost: (et aussi les :boulet:)
    (voila, c’était ma parenthèse « je joue sur les mots »)
    Sinon, j’ai beaucoup aimé

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