Tron Legacy

Tron Legacy

J’ai déjà expliqué mon histoire de Tron de ce tout début des années 80, et cela lie étonnamment deux films très différents puisque l’autre c’est de Brisby et le Secret de Nimh.

Le mercredi 8 décembre 1982, j’avais 6 ans, et c’était la sortie nationale de deux films : « Brisby et le secret de Nimh » ainsi que « Tron ». J’allais régulièrement chez ma grand-mère le mercredi, avec mon frère et mes cousines-frangines, et il arrivait fréquemment qu’avec MaTante, elles nous emmènent au cinéma. […]

Ce mercredi 8 décembre 1982, nous allions donc voir « Brisby », qui était le film pour gamins de cette période. Après nous être périlleusement garés, nous allâmes cahin-caha nous mettre dans la file pour « Brisby ». C’est drôle comme je me rappelle de tous ces moments avec une étrange précision. En effet, il y avait un monde FOU pour ce film, que des mômes bien sûr, et je sentais ma grand-mère qui commençait à paniquer. A raison, puisque nous n’avons jamais pu voir ce film. En arrivant devant la caisse, la personne nous annonce : « Désolé, la séance est complète. » […]

Donc dilemme cornélien à la caisse : « Qu’est-ce qu’on va voir ? ». Et là mon frangin n’hésite pas, il n’avait PAS DU TOUT envie de voir ces connes de souris qui font les pédales, mais plutôt le super film fantastique dont tout le monde parlait, ce film aux effets spéciaux hallucinants : « TRON ». Et l’argument final fuse : « C’est une production Disney !! ». Ma grand-mère lança un regard suspicieux à son petit-fils de 8 ans, mais déjà surnommé « Satanas » par la famille, mais finit par accepter. C’est ainsi que nous sommes allés voir « Tron » à sa sortie.

Il y a eut un avant Tron et un après Tron pour moi. En effet, avant j’écrivais sur le petit papier, que faisait remplir l’instituteur à la rentrée, à la question « quel métier voudrais-tu faire plus tard ? » : Archéologue (et c’était avant les « Mystérieuses Cités d’Or » qui furent diffusées à partir de 1983). En fait, j’avais été profondément marqué par la visite du musée de l’homme de Tautavel avec mes parents. Hu hu hu. Et après Tron, le verdict fut indiscutable et irrévocable : Informaticien. D’ailleurs 3 ans plus tard, j’avais pu démarrer ma carrière en commençant mes premiers développement BASIC sur mon surpuissant Sinclair ZX81 (acheté 645 FF en promo sur La Redoute, grâce à la Carte Kangourou de maman, pour le Noël de mon frangin et du mien, en plus d’une subvention de ma grand-mère). Depuis, je n’ai jamais lâché un ordinateur de ma vie. Hé hé hé.

Je parlais des films d’animation Disney qui manquaient d’originalité (le gros tournant a été « Aladin » pour moi en 1993), mais Tron, en tant que production Disney, reste un OVNI cinématographique qui mérite qu’on s’y attarde. Car même si l’histoire peut faire rire, même si l’intrigue est fantasmagorique et dingue, eh bien la métaphore informatique est loin d’être stupide. Encore aujourd’hui, les notions de programme, de contrôleur ou bien de processeur sont tout à fait valables, et le parallèle entre la vie réelle et la vie de Jeff Bridges « numérisée » reste une prouesse scénaristique à mon avis. De même que les effets visuels pour imager le monde de l’informatique (balbutiant) sont esthétiquement et techniquement remarquables, et sont loin d’être stupides. […]

Cette fameuse métaphore informatique qui m’avait tant intrigué gamin, j’avais pris un plaisir énorme à la retrouver de manière très habile et élégante dans les Matrix 2 et 3 (où vous pouvez remarquer que j’évoquais déjà Tron). Donc vous imaginez à quel point j’avais envie de retrouver ce nouveau Tron !! Avec les effets spéciaux d’aujourd’hui, il ne manquait d’une chose : UN SCENARIO !! Oui parce que Tron 1982, on est d’accord ça tenait sur un timbre poste.

Eh bien l’exploit a été réussi de produire un film aussi chiant et con, en pompant quelques idées sur Matrix justement, mais en ajoutant des hollywooderies qui ont même gâché l’odieuse pompe. La 3D est totalement inutile et contre-productive (comme souvent), même si j’ai beaucoup aimé l’esthétique et la mise au goût du jour de l’image. En fait, c’est paradoxal mais ils ont conservé les mêmes modélisations et gimmicks que dans la première version, en leur donnant un air tout à fait moderne, ce qui est assez drôle puisque la symbolique est, elle, drôlement obsolète pour nos conceptions actuelles (les concepteurs, les programmes, les utilisateurs, le MCP etc.). Il y a bien cette idée de la « grid » qui aurait pu être sympa et créer un autre paradigme intéressant, mais c’est gâché par des incursions de la réalité bien stupides (ils mangent et ils boivent !!). Malgré tout cette idée de génération spontanée de l’information m’a bien titillé, je dois le reconnaître.

Quand je parle de ressemblance avec Matrix, c’est surtout pour les personnages secondaires qui sont souvent des relais symboliques dans ce monde virtuel, et alors on a un Castor (bon Michael Sheen pourtant, mais il n’y peut rien) qui joue le Mérovingien (Lambert Wilson dans Matrix), mais c’est super mauvais. En revanche, et c’est à ce moment là que c’est le plus fort, on a droit à une magnifique bande-son. Omniprésente et tonitruante, les Daft Punks ont vraiment bien joué sur ce coup, avec un son électro à la fois suranné et moderne, bien dans le ton de l’imagerie.

Boaaaaaa, je vais zapper les comédiens parce qu’on ne peut pas dire qu’ils brillent spécialement… Jeff Bridges et Bruxe Boxleitner ont le mérite d’avoir rempilé. Huhuhu. Allez le film doit passer un dimanche soir de désœuvrement, pour son chouette esthétique, sa musique qui pétarade et le divertissement offert.

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