« BUB : Bouncing Universe in a Bulk » de Eric Arnal Burtschy au théâtre de Vanves

"BUB : Boucing Universe in a Bulk" de Eric Arnal Burtschy au théâtre de Vanves

C’est amusant pour moi qui suis une grosse bille en danse contemporaine d’être encore invité par un pote à ce spectacle. Il s’agit donc d’une chorégraphie d’Eric Arnal Burtschy qui a inventé là quelque chose de vraiment extraordinaire, ah oui vraiment hors du commun. C’est une oeuvre beaucoup plus radicale et moins facile encore que celle du théâtre de la Ville, mais aussi à mon avis plus « jeune » et moins aboutie.

Formellement l’idée est assez brillante et excitante, en effet tout l’effet repose sur le fait que les danseurs et danseuses sont totalement nus et intégralement enduits d’une substance huileuse noire, un peu comme du pétrole. La scène est plongée dans le noir et le silence, le sol est recouvert de quelques centimètres d’épaisseur de cette même poisse. Les corps se meuvent lentement, et des groupes se forment, on reconnaît des hommes et femmes de tous les âges, les corpulences et les styles, mais la nudité est largement transcendée par cette apparence statufiée. De temps en temps, un ou deux danseurs se lancent dans des mouvements, mais ça ne dure guère.

Je n’ai pas bien su s’il fallait comprendre quoi que ce soit à cela, une parabole sur les âges peut-être, mais je n’ai pas vu ou identifié de logique entre les gestes et les typologies de corps. Donc j’ai plutôt pris cela comme pur mouvement, et il faut avouer que l’esthétique est bien là. Le souci c’est que la chorégraphie m’a paru assez faiblarde au regard de ce formidable potentiel. En effet, les mouvements sont encore plus fluides et les glissements des membres lorsqu’ils entrent en contact les uns avec les autres ont quelque chose d’une grâce fantomatique. J’ai juste été déçu que le spectacle ne se résume qu’à cela (à mon avis)… Le manque de musique et d’une narration plus élaborée m’ont fait trouvé le temps un peu long.

Et sinon mon problème a aussi été que je n’ai pas pu m’empêcher de penser au sexe pendant tout le temps que ça a duré. Juste le fait d’imaginer tous ces gens à poil dans la mélasse, j’étais affolé. Mais là ça doit être moi qui suis vraiment un gros pervers pépère. Huhuhu. A la fin, un garçon dans le public a rejoint le bord de la scène, a ôté ses vêtements et a glissé dans le liquide noirâtre, jusqu’à se fondre avec ses congénères. Puis un autre, puis une autre, et ainsi le spectacle est devenu participatif et encore plus étonnant.

J’ai vraiment bien aimé l’expérience que représentait la découverte d’une chorégraphie aussi originale et « brute », mais peut-être un peu trop avant-gardiste pour moi. En tout cas, cette idée formelle de base me fait imaginer un chouette potentiel.

"BUB : Boucing Universe in a Bulk" de Eric Arnal Burtschy au théâtre de Vanves

6 Commentaires

  1. La susdite mélasse pétroléenne était-elle hypoallergénique ? #jeposelaquestion #tavu, je mets des z’hachtags dans mes commentaires ! #frappadingue ! :xkiss: :roll: :petard:

  2. Euh, c’était pas plutôt « Bouncing Universe…» ?
    Ça rend assez bien la notion que nous sommes tous faits d’étoiles… Le recyclage perpétuel de la matière qui se fond et se transforme.

  3. @JeandelaXR >> La « mélasse » n’était pas dangereuse pour l’homme si c’est ta question, elle était même comestible ! (Quoique pas très bonne, je dois l’avouer).

    @Matoo >> Pour laisser un commentaire sur ton blog on me dit « Veuillez saisir le code ci-contre »… Le code en question est 6969 Tu crois que c’est un signe ? :tirelangue:

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