Super 8

Super 8

Cela fait déjà quelques années que je suis conquis par J.J. Abrams à qui l’on doit Lost, Fringe, Star Trek ou Cloverfield. Il a ce talent extraordinaire pour créer du blockbuster intelligent, oxymore cinématographique s’il en est… En cela et pour les thèmes abordés, on le compare souvent à Steven Spielberg, et voilà que Super 8 vient rapprocher les deux ! Eh bien, cette alliance est plutôt réussie sans donner lieu non plus au chef d’oeuvre du siècle.

Super 8 est un film qui mise avant tout sur la nostalgie et sur le détail qui fait mouche, ainsi on est plongé dans les USA de 1979 et on peut saluer un travail de reconstitution tout à fait pointilleux et impressionnant. L’hommage principal réside dans le titre même du film, car l’auteur a voulu ces caméras Super 8 comme élément central. Et on se retrouve en cette fin d’années 70, avec un groupe de gamins qui jouent à produire un film grâce à leur caméra et films Super 8. Charles joue les réalisateurs exigeants tandis que Joe maquille et s’occupe des effets spéciaux, et l’arrivée d’Alice en tant que jeune première rend Joe assez nerveux (premiers émois…). Ils sont 6 à participer, et décident d’aller un soir en secret près d’une gare pour filmer avec plus de réalisme pendant d’un train passe à côté d’eux. Mais manque de pot, une voiture vient barrer le chemin du train, et le déraillement provoque un véritable cataclysme. La caméra continue de filmer, et on aperçoit un « truc » inhabituel en un instant fugace. L’armée débarque, et les gamins retournent vite en ville sans se faire prendre. Dès le lendemain, les militaires sont sur le pied de guerre, et le père de Joe, policier municipal, essaie de comprendre ce que contenait cet étrange chargement qui intéresse tant l’armée. Les gamins eux essaient de finir leur film, mais ce n’est pas facile, surtout quand Alice est punie par son père…

On pense tout de suite aux « Goonies » (1985) qui était déjà un film de préados à qui il arrivait des tas d’aventures, mais là on est dans une oeuvre un peu mieux construite et ficelée. J’ai aussi pensé au « Géant de fer » pour la bestiole qui vient de l’espace et qui est crainte pour de mauvaises raisons, et puis comment ne pas penser directement à « E.T. »… Il y a globalement une kyrielle de références qui fait que l’on percute sur beaucoup de plans ou de situations. J’ai été épaté par l’excellent jeu des gamins, vraiment ils sont particulièrement bons et convaincants. D’ailleurs je trouve que les enfants comédiens sont de plus en plus crédibles, c’est assez dingue.

Les effets spéciaux sont vraiment très bons, mais surtout utilisés à bon escient, il n’y a rien de show-off ou tape à l’oeil. On est au contraire dans toute la première partie du film avec des jeux d’ombres ou des passages musicaux qui évoquent plus qu’ils ne montrent, et cela ne donne qu’un suspense grandissant et parfois des moments où l’on flippe sincèrement. On ne sait jamais trop d’ailleurs dans quel film nous sommes entre comédie familiale ou fantastique, et on a la chance d’avoir toutes ces facettes plutôt bien traitées et écrites.

Ce n’est pas un film indépendant ou qui brille par son originalité, mais plutôt une oeuvre de très bonne facture et qui assure un très bon moment de ciné. Le parfait divertissement qui faire sourire, doucement rigoler, rappelle quelques souvenirs et surprend légèrement avec quelques twists sympatoches. Rien de plus, mais tellement mieux faits que la plupart des blockbusters hollywoodiens que l’on a sur nos écrans à longueur d’année.

Super 8

1 Commentaire

  1. Revu « Paul » hier. je regrette vraiment que ce film n’ait pas eu le succès qu’il méritait quand il est sorti. Je vais aller voir Super 8, donc, apparemment c’est la même ligne.

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