Moonrise Kingdom

Moonrise Kingdom

Qui dit Wes Anderson dit évidemment scénario barré, dialogues ciselés, casting de dingue et douce dinguerie en fil rouge. Ce film surfe encore sur cette heureuse veine, mais diffère un peu des autres. Les puristes le trouveront certainement trop limpide, linéaire et « simple », moi il me paraît plus accessible et digeste, et manifestement populaire (au moins dans son potentiel, je ne sais pas si le film a marché). D’ailleurs, je pense que c’est mon film préféré de l’année 2012 pour le moment (ouai carrément).

Le somptueux casting n’est composé que de personnages secondaires puisque l’intrigue majeure tourne autour de deux gamins et de leur attendrissante et passionnante histoire d’amour. Nous sommes sur l’île de New Penzance (qui n’existe pas, mais qui du coup m’a rappelé la Penzance en Angleterre où je rêve d’aller depuis ce livre !!) en Nouvelle-Angleterre, et nos deux préadolescents transis sont dans deux familles qu’ils ne peuvent plus sentir. Ils fuguent pour se retrouver et mener leur vie ensemble, d’autant plus que Sam est un scoot hors-pair qui saura les faire survivre. Mais une catastrophe se prépare parce que la plus grosse tempête et catastrophe météorologique s’apprête à frapper l’île et ses habitants.

Comme dans d’autres films de Wes Anderson, un narrateur désopilant décrit la tempête qui arrive avec un flegme extraordinaire, et le film est une succession de saynètes vraiment très très drôles. En filigrane, on retrouve aussi une intrigue avec un fond plus dramatique, même si le traitement d’Anderson conserve sa loufoquerie de tous les instants. Et c’est toujours aussi remarquablement filmé, ce qui ajoute encore du plaisir à cette histoire classique mais rondement menée. Une mention spéciale pour Edward Norton qui incarne un extraordinaire chef scout totalement dédié à son rôle et fabuleusement cocasse. Tilda Swinton est aussi à mourir de rire en « Services Sociaux » (oui c’est son nom et son rôle !!!).

Le film est moins décousu et moins fouillis que d’autres oeuvres de Wes Anderson, c’est pour cela que soulignais son potentiel à être plus populaire et à pouvoir toucher plus de monde. Et cette bluette adolescente adorable ajoute encore à l’universalité de son propos. C’est vraiment drôle, décalé, très bien joué (Bruce Willis aussi est excellent, et Bill Murray égal à lui-même dirigé par Anderson), et on n’est pas lassé une seconde (alors que dans d’autres films l’auteur a tendance à la contemplation…).

Il s’agit selon moi du film idéal pour connaître un peu l’univers et les gimmicks du réalisateur. J’ai été ému, amusé et fasciné par ces moments, qui m’ont, comme souvent avec Wes Anderson, entraîné dans un monde onirique bien à part. Une petite parenthèse cinématographique qui fait du bien ! A prescrire pour tous !

Moonrise Kingdom

3 Commentaires

  1. je suis allé voir ce film seul. J’ai été très frustré à la sortie de n’avoir personne à qui raconter tout le bien que j’ai pensé de tout ce petit monde. C’est gentiment délirant et déluré comme j’aime.

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