Désaccords imparfaits (Jonathan Coe)

Désaccords imparfaits (Jonathan Coe)

J’ai lu les plus connus des romans de Jonathan Coe, et encore dernièrement il m’avait subjugué par son talent (oui un livre d’il y a trois ans c’est « dernièrement » pour moi, huhu). C’est une de mes icônes de la littérature qui ne pourra, je pense, jamais me décevoir. Il écrit déjà trop merveilleusement bien, et il a ce talent dingue pour décrire ces petits rien qui sont tout.

Mais clairement ce livre est à conseiller uniquement aux connaisseurs et aficionados de l’écrivain. En effet, il s’agit de trois nouvelles (déjà publiées dans d’autres ouvrages en 1995, 1997 et 1998) et un texte qui avait été publié dans les « Cahiers du Cinéma ». Je ne vois pas spécialement d’homogénéité dans cette concaténation, et le titre est aussi joliment troussé qu’il est parfaitement cryptique. Hé hé hé. Mais chaque mini-oeuvre apporte beaucoup sur l’auteur, et il y a de quoi ravir les amateurs de Coe.

On y retrouve son obsession des fantômes et des histoires familiales qui vont font naviguer en aveugle entre vie et mort, rêve et réalité, comédie et tragédie. C’est aussi dans cette même tonalité si britannique, et avec son humour si anglais qui a fait mouche dans le monde entier. Ces petits morceaux romanesques de l’écrivain sont autant d’agréables incursions dans son écriture ciselée, et son univers fantasque et parfois inquiétant.

C’est l’ultime texte qui m’a paru le plus intéressant puisque c’est la première fois qu’il est publié (en anglais, mais moi je l’ai lu en français… j’espère qu’ils ne l’ont pas reretraduit, hu hu hu !) en dehors des Cahiers du Cinéma. Il s’agit de la description par le menu d’une des plus curieuses obsessions de l’auteur : le film de Billy Wilder « La vie privée de Sharlock Holmes« . Jonathan Coe explique année après année dans ce « Journal d’une obsession », de 1972 à aujourd’hui, toutes les fois où ce film est intervenu dans son existence. Du garçonnet de 11 ans qui découvre un titre dans une devanture de librairie, à l’homme en 2004 qui finit par avoir un retour de Billy Wilder himself, on suit les étranges pérégrinations de cet olibrius qui n’a vraiment pas fini de nous surprendre.

Désaccords imparfaits (Jonathan Coe)

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