Le livre sans nom (Anonyme)

Le livre sans nom (Anonyme)

Voilà un roman donc qui n’a pas de titre (même si le « livre sans nom » est un élément concret de la narration) et pas d’auteur non plus. Un écrivain anonyme qu’on a fréquemment apparenté à Quentin Tarantino, et c’est vrai qu’on y retrouve l’esprit fantasque et western du réalisateur. Pour tout dire l’ambiance m’a rapidement fait penser au film « From dusk till dawn » écrit par Tarantino justement (mais réalisé par Robert Rodriguez). En effet, on est dans une ville qui s’appelle Santa Mondega et on alterne entre « le bon, la brute et le truand » et « Buffy contre les vampires ». La ville est célèbre pour attirer des gens bizarres et violents, ce serait d’ailleurs l’endroit le plus dangereux au monde, qui m’a beaucoup fait penser à la « Bouche de l’Enfer » chère à Buffy.

Il y a quelques années un homme est venu, le Bourbon Kid, et il a tué presque tout le monde, seule une femme a été sauvée in extremis mais elle est toujours dans le coma. Tout commence au bar du coin, le Tapioca, et on pense que le Bourbon Kid est de retour… Le bouquin fourmille d’intrigues secondaires et de personnages hauts en couleur. On suit le barman du Tapioca qui protège la fameuse survivante, mais il connaît aussi bien la pègre locale. Il y a deux moines qui arrivent de loin pour récupérer une pierre aux propriétés mystérieuses, un couple d’arnaqueurs pas très doués, et surtout des tueurs en veux-tu en voilà… Tueurs compulsifs, psychopathes, professionnels et même un sosie offciel d’Elvis, ce bouquin est un florilège en la matière !! Il y a ce bouquin, ce « livre sans nom » qui semble être une clé importante puisque quiconque le lit succombe alors peu de temps après.

Le bouquin est un parfait modèle de littérature américaine au kilomètre, le roman calibré pour Hollywood et au page-turner redoutable. Dans le genre il se lit très bien parce que l’action est vive et rythmée, que l’humour noir fait la loi, et que l’on a vraiment envie d’avancer dans l’intrigue. Mais je n’ai pas compris l’engouement international pour le livre, parce que j’ai trouvé qu’il s’agissait de ressorts un peu trop faciles et peu originaux. Encore une fois on trouve un patchwork de choses que l’on connaît déjà par coeur, et qui sont juste un peu plus « actuels ». Un peu de western, de films « à la Tarantino », une touche de fantastique-gore et emballé c’est pesé. Cela fonctionne certes, mais je n’ai pas été conquis, tout juste amusé et diverti.

En fait j’ai trouvé l’intrigue pas mal tant que l’on était dans une atmosphère trouble où le fantastique pouvait encore trouver des explications concrètes. Mais dès que j’ai compris qu’on était vraiment dans du fantastique, et que les intrigues se sont mises à être de plus en plus alambiquées et peu crédibles, mon intérêt s’est étiolé de la même manière. A la fin j’étais carrément gavé, et j’ai le bouquin a fini par me tomber des mains. Je ne peux pas dire que j’ai passé un mauvais moment, mais j’étais vraiment déçu par rapport à tout le barouf que ça avait fait.

Le livre sans nom (Anonyme)

1 Commentaire

  1. Ha tiens, même effet ! Tant que c’était du polar, c’était très bien. Dès que c’est parti dans le paranormal, ca m’a fait chier ! (car en plus, toute cette partie est très mal gérée / écrite) :D

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