Vol de Nuit (Antoine de Saint Exupéry)

Vol de Nuit (Antoine de Saint-Exupéry)

J’étais curieux de lire un autre truc de Saint Exupéry depuis ma découverte récente du « Petit Prince« . J’étais curieux de voir ce que son écriture poétique pouvait donner dans un roman « pour adulte » et écrit en 1931 (c’est marrant c’est un des tous premiers livre de Poche, le N°3 de la collection) !

L’histoire est très proche de ce que vivait Saint Exupéry puisqu’il s’agit d’un récit d’aviateurs de l’Aéropostale. Le responsable, un certain Rivière, gère une équipe de pilotes qui acheminent le courrier de la Patagonie à Buenos-Aires. A cette époque les pilotes sont des sortes de héros qui risquent leur vie, jour et nuit, pour prouver que ce mode de transport est le plus moderne et efficace. Un des pilotes est en retard, et alors que le temps s’écoule, une sourde inquiétude s’installe et progresse dans l’esprit de Rivière.

J’ai encore été touché par le style et cette étrange qualité d’écriture associée à une simplicité apparente déconcertante. Et encore aussi cette poésie qui auréole chaque phrase avec un naturel bluffant. Vraiment je suis fan de cette faculté à écrire aussi bien en étant aussi accessible. En revanche, le bouquin est très très court, trop trop court. En fait il s’agit plutôt d’une nouvelle que d’un roman, et j’ai été assez frustré que l’histoire ne soit pas plus étoffée, que les personnages ne soient pas plus fouillés. Malgré de superbes évocations, des descriptions et des métaphores magnifiques sur le métier de pilote et les sensations de vol, je suis resté sur ma faim.

Donc ce n’est pas mal du tout, et ça a extraordinairement bien vieilli, même si c’est un peu court (jeune homme…) et m’a laissé un goût d’inachevé.

Vol de Nuit (Antoine de Saint Exupéry)

2 Commentaires

  1. L’histoire est tellement proche de la réalité que l’on reconnait même sous les traits de Rivière le fameux Didier Daurat, le formidable chef d’orchestre de l’aéropostale de Latécoère.
    Si le vortex de Wikipédia ne te suffit pas, je peux te prêter le gros bouquin « L’aéropostale », de Heimermann et Margot. De quoi aller voler avec Mermoz, Guillaumet, Saint-Ex, au dessus du Sahara, de l’atlantique sud, de la cordillère des Andes…

  2. Je l’avais lu, sûrement trop jeune, peu après avoir lu le Petit Prince. Ça m’était tombé des mains. A réessayer (peut être) à l’occas.

    (Et c’est pas un livre de poche, mais un folio, comme le montre d’ailleurs ton illustration)

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