En avant vers le passé

Tout a commencé par chérichou qui s’est inscrit sur un site de généalogie pour essayer de trouver quelques traces de ses ancêtres (en partie à la Réunion et évidemment en Bretagne). Contre toute attente, si l’on connaît bien ses arrières-grands-parents (dates et lieux de naissance, typiquement trouvables sur des livrets de famille), il n’est pas très difficile de les traquer à travers les âges et les villes de France. La plupart des départements ont numérisé les états civils des communes, et il suffit d’un peu de perspicacité et de persévérance pour trouver les actes de naissances, décès, mariages de vos ascendants. C’est assez facile jusqu’à la Révolution qui a institué l’état civil avec son volet administratif officiel tel qu’on le connaît.

Avant on bénéficie aussi d’archives diverses et variées, il y a notamment des registres paroissiaux de baptêmes, mariages et sépultures. Et nous devons à notre cher Louis XIV l’Ordonnance de Saint-Germain-en-Laye de 1667 qui a rendu obligatoire la tenue en double des archives avec leur dépôt en sénéchaussée ou bailliage local. Du coup malgré les guerres, incendies et autres joyeusetés, on a des documents qui ont assez bien traversé les époques. De même on doit à notre François Ier national la célèbre Ordonnance de Villers-Cotterêts dans laquelle la tenue des registres paroissiaux est généralisée, et en françoys s’il vous plait. Bon ça n’empêche que j’ai trouvé des actes en latin relativement tôt, ah les intégristes !!! Huhuhu.

Me concernant, il s’agit rapidement et malheureusement d’évacuer mes origines étrangères, puisque franco-algérien du côté de pôpa et franco-portugais du côté de môma, cela fait deux pays dans lesquels l’existence d’actes est assez exotique et ne parlons pas de les numériser… Huhuhu. Mais il y aura sans doute quelques trucs à dégoter côté portugais, un jour où je me rendrai en Algarve spécialement pour cela (mes arrières grands-parents portugais sont cousins germains… youhouuuu super la consanguinité !!). Pour mon grand-père algérien, il est arrivé en France dans les années 30, donc en tant que français des Territoires du Sud d’Algérie. Mon grand-père n’a pas vraiment de date de naissance, vu qu’il est né dans une tribu dans une oasis désertique, et selon les papiers il est né en 1905 ou 1912. Plus étonnant encore, mais pas tant que cela quand on connaît mon filou de grand-père, mon nom de famille est introuvable sur sa plus ancienne carte d’identité (celle des Territoires du Sud qui date de 1928). Regardez un peu ce farouche reubeu du désert avec son tatouage sur le front (c’est indiqué dans les « signes particuliers »).

Carte d'identité algérienne de mon grand-père - 1928

C’est sur un ausweis de 1943 que l’on trouve mon nom de famille, même si orthographié d’une manière bien exotique. Huhu.

Ausweis de mon grand-père de 1943

J’ai récupéré chez ma tante une palanquée de papiers et de photos qui m’ont aidé du coup à chercher des choses du côté de ma grand-mère paternelle. Quant aux photos, il y a vraiment des trucs marrants, surtout concernant ce même grand-père paternel. J’ai récupéré notamment des vieux négatifs dont on avait pas les photos, mais que j’ai « développé » virtuellement grâce à mon scanner. On y trouve à la fois des jolis clichés du pays qui fleure bon l’exotisme de mes origines (et leur modestie aussi !).

photos_algerie_variees

Ce qui est le plus cocasse dans les photos, c’est mon grand-père qui était un vrai kéké en plus d’assumer avec fierté son look « Momo la Touffe ». On le voit très fier et tombeur dans toutes les positions, ah il aimait se faire prendre en photo !! Admirez la touffe !!

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Et en moins sérieux, je suis surtout fan de celle avec le bonnet et maillot de bain. (Et celle où il joue les coqs avec ma grand-mère et sa soeur !!!) Mouahahaha.

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Et sinon, je requiers votre aide pour identifier ce (petit) château. Impossible de savoir où c’est, j’ai bien regardé toutes les possibilités selon ce que mes tantes pensaient, ou autour d’où ils habitaient, mais j’ai fait chou blanc.

Château inconnu !!!

Revenons aux origines et à l’ascendance française !! Tout est résumé là !

Carte géographique de mes ancêtres

C’est un site collaboratif (il y en a plusieurs, moi c’est geneanet.org) qui permet de dresser ce genre de carte, mais surtout de partager ses informations généalogiques avec une grande communauté. Du coup même sans fouiller dans les actes, on peut en quelques minutes remonter les arbres de personnes dont les ancêtres communs ont déjà été scrutés et renseignés. Il faut vérifier ensuite évidemment, mais ça permet déjà de créer un premier arbre généalogique, et qui sur quelques branches peut remonter drôlement loin. Moi par exemple, grâce à mes grands-mères françaises, je vais côté paternel dans le nord de la France (une partie dans le Nord, l’autre dans le Pas-de-Calais) et en Alsace (puis en Allemagne selon ma famille, mais je n’ai pas encore trouvé), et côté maternel en Lorraine (et un suisse là, il faut que j’investigue). Le plus ancien membre de mon arbre est un Mathieu (arf), « Mathieu Colle » né vers 1591 à : Le Thillot, , Vosges, Lorraine, France.

Mais le plus excitant c’est cette quête extraordinaire dans la paperasse en ligne des communes de France et de Navarre. Petit à petit, branche par branche, on essaie de retrouver les actes de naissance et mariage qui permettent de remonter dans les âges. Evidemment, on se retrouve au bout de quelques générations avec une kyrielle de noms de famille dont on a jamais entendu parler, des confirmations ou infirmations de bruits de couloir de famille, des communes où on a juste envie d’aller reconnaître la ferme, le lieu-dit ou la mairie où certains événements ont eu lieu. Sa propre petite Histoire personnelle quoi… Comme je ne remonte que des lignées de gueux et d’indigents, j’essaie de lire entre les lignes des documents pour imaginer les péripéties du moment. Les professions (j’ai beaucoup de ferblantiers et de chenilleuses), les âges des protagonistes, les liens familiaux entre les époux, les adresses précises des gens (alors je me précipite sur « streetview » pour jeter un coup d’oeil) etc.

Il y a un truc vraiment dommage, c’est que j’ai suivi une lignée parisienne et ça m’excitait pas mal, mais il se trouve que Paris a subi une perte terrible durant des incendies de bâtiments officiels par les communards en 1871. Malgré des reconstitutions partielles, j’ai dû arrêter mes recherches de ce côté là. C’est dommage, il y avait pas mal de choses intrigantes. Je vous donne un exemple d’investigation : c’est du côté du « grand-père Dumoulin » (mon arrière-grand-père Gaston, né en 1886), celui dont j’ai cette photo dans Paris dans les années 40 ou 50, et aussi en soldat de la guerre de 14-18.

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Son père c’est Adolphe Dumoulin et sa mère c’est Eugénie Blondel. Ces deux derniers sont nés à Lille, mais ils sont bien venus à Paris, puisqu’ils habitaient au 41 rue Bellefond, Paris 9 (sans doute dans un immeuble plus ancien que celui-ci) lorsqu’ils se sont mariés le 24 avril 1880.

Acte de mariage Dumoulin - Blondel - 1880

Eugénie est elle-même la fille de Charles Blondel et Marie-Constance Gourdoux, mariés à Lille le 28 juillet 1852. Mais c’est là où j’ai commencé à galérer en voulant aller trop vite et en recherchant directement l’acte de naissance de Marie-Constance (née en 1835 à Billy Berclau, 6-2 mefie te). Impossible de la trouver !!!!!!! Mais il y a un truc vachement utile dans les registres d’état civil ce sont les tables décennales, ce sont des indexs de noms avec date par tranche de dix ans. C’est comme cela que j’ai fini par trouver une Marie-Constance Duquesne qui étonnamment portait le nom de sa mère ! Mein gott, une fille naturelle et pas légitime !!! Ze scandale quoi.

Acte de naissance de Marie Constance Gourdoux-Duquesne - 1835

Du coup j’ai cru que c’était une erreur et que Gourdoux était un nom de femme mariée, mais ce n’était pas le cas. Il m’a suffit de trouver que la mère de Marie-Constance, Marie-Augustine Duquesne, avait épousé Joseph Gourdoux en 1841 pour comprendre que ce dernier avait reconnu sa fille 6 ans plus tard. Tout est écrit dans l’acte de mariage du coup, et si j’avais été plus attentif c’est aussi en fait inscrit sur l’acte de naissance de Marie-Constance (mais je n’avais pas bien déchiffré ce pavé en haut à gauche dans la marge). Il y a toujours un doute sur la paternité je suppose, et tout cela fait bien sûr galoper l’imagination.

Acte de mariage - Gourdoux Duquesne - 1841

Et quand j’ai regardé du côté de ce Joseph Gourdoux, qui est revenu se marier à priori 6 ans après avoir fait un gosse à une jeune fille, j’ai aussi été assez surpris de constater qu’il était né à Paris (6ème) en 1811. Là je le retrouve dans les fameux registres reconstitués de Paris, donc ça ne donne pas énormément de pistes pour suivre la suite.

1811 - Acte de naissance de  Joseph Gourdoux à Paris 6ème

Les informations glanées sur le site de généalogie m’ont donné une autre piste, puisque sa mère s’appellerait Marie Gourdoux, née à Etreux (dans l’Aisne en Picardie) en 1792. Donc il serait lui-même un fils naturel (d’où le nom de sa mère en nom de famille). On peut imaginer que sa mère a quitté la Picardie pour Paris puis elle y a eu ce fils, ils sont ensuite revenu dans le nord, et il a fait sa bêtise ? Ou bien il était en visite, et il est reparti sur Paris, avant d’accepter de se marier et de se fixer à Billy-Berclau ?

Bref c’est passionnant !!! Et j’ai encore plein de choses à trouver en m’intéressant aux dates et lieux de décès, aux fratries qui donnent aussi de précieuses indications etc. J’avais bien aimé trouver dans cet acte de baptême de 1781 en latin d’un ancêtre alsacien, Philippe Guth, la mention de sa soeur jumelle, Marie Guth, les deux baptisés donc en même temps, et inscrits dans le même encart du registre paroissial de Westhoffen (Bas-Rhin).

Acte de naissance de Philippe Guth à Westhoffen en 1781

Tout cela m’amuse beaucoup mais c’est un chronophage absolument dingue, donc je ne vais pas de sitôt avoir un arbre « complet ». C’est drôle aussi de constater que toutes ces informations n’ont pas été transmises par les générations précédentes, et que je vais apprendre tout cela à des gens de ma propre famille, et que cela aurait sans doute donné le vertige à mes grands-parents. C’est surtout cette facilité apparente avec laquelle on peut ainsi enquêter aujourd’hui qui est assez merveilleuse.

J’ai 333 individus dans mon arbre ce qui n’est absolument rien, et je m’intéresse uniquement aux liens ascendants directs, ni aux fratries et leurs propres branches. J’ai été contacté récemment par une cousine (ancêtre commun né en 1732, arf arf) qui m’offre spontanément son aide et le complément de mon arbre grâce à ses informations sur des aïeux communs. Elle a 14 442 mecs et gonzesses répertoriés !!!! J’ai du boulot !! Sachant que statistiquement je pense qu’une bonne partie de ces arbres est faussée par les coucheries, reconnaissances flouées et autres vicissitudes de l’existence, je prends surtout cela comme un jeu de piste fascinant !

Et j’imagine qu’à la 14ème génération, vous qui me lisez, nous partageons forcément un petit ancêtre commun !! Bienvenue cousin !

22 Commentaires

  1. Je vais m’y remettre car contrairement à toi lorsque j ai commencé mon arbre il n y avait pas d internet :-)
    Courriers manuscrits aux mairies, acte après acte. La branche maternelle est bretonne, la paternelle haut normande.
    L origine des noms de famille est aussi pittoresque se perdant en Normandie ou en Allemagne.

  2. Bernique a répondu par le commentaire qui m’était venu, inévitablement à l’esprit.

    On finira peut-être par se le trouver ce lien de parenté ;-)

    Je ne sais rien au delà de mes grands-parents, les deux guerres mondiales sont passées par là et côté maternel les bombardements du débarquement. Du coup pour avoir le moindre document direct … Et pour entreprendre des recherches il faut une motivation forte, et du temps.

    Sinon, ton château, sais-tu s’il est en France ou en Algérie ?

      1. J adore les énigmes… D après le style de l église à droite à clocher déporté avec un toit à double pente (c’est toujours très régional une eglise) ça devrait se trouver dans l allier… Regarde des images de l église de Bizeneuille, ça y ressemble… Du coup je ai cherché des châteaux dans le coin est suis tombé sur celui d’Ygrance qui est très proche en terme de architecture… M’est avis que ton fameux château devrait se trouvé dans le coin également…
        Xxx :heart:

  3. Passionnant récit …comme l’est la généalogie. Quand on met le nez dedans on en ressort plus. En tout cas pour un certain temps. Une sorte de drogue bien sympathique que nous fait découvrir plein de belles choses. Qui nous fait aussi relativiser sur nos conditions de vie actuelle…
    Je retiendrai 2 choses de ton récit. La 1ère est ton ascendance pour partie vosgienne (!). J’aime ça. La 2nde un peu moins brillante est ton point commun ancestrale, une similitude plus exactement, avec une certaine…Christine Boutin. Mais il est vrai que tu n’y es pour rien. ;-)

  4. Passionnant ton article et surtout superbes photographies .. Je t’envie !
    Geneanet est un site très très utile et très bien fait… mais la généalogie est chronophage et addictive !!!!

  5. Le commentaire de Fred me paraît très pertinent. Ce petit « Cheverny » pourrait tout à fait être dans l’Allier, qui compte beaucoup de châteaux…

  6. Bonne chance pour l’énigme du château. Avant internet mon père avait longtemps buté sur le mystère d’un ancêtre ouvrier agricole dans le Boulonnais sous la Restauration et mort à Toulon. Il y a quelques années sur un forum de généalogie la même question était posée: pourquoi mourir si loin ? J’ai pu fournir la réponse: condamné aux travaux forcés pour vol à main armée de pommes de terre, il est mort au bagne de Toulon. Et le plus beau suit. Une dame participant au forum m’a contacté directement pour me dire qu’elle était gênée vis à vis de ses amis de voir étalé ainsi au grand jour le forfait vieux de deux siècles d’un de ses ancêtres… !

  7. :-) Moi j’ai commencé quand j’étais en première… Une prof qui nous avait parlé de généalogie. A l’époque aussi, pas encore vraiment Internet… Donc demande des actes par courriers (en mettant une enveloppe timbrée pour la réponse). Quand je comprenais pas quelque chose je l’apportais pour demander à la prof (ben oui, fallait pas m’avoir donné l’idée)… Puis des journées pendant les vacances à aller aux archives départementales….
    Je m’y suis remis un peu cet hiver/printemps mais faudra que je m’y remette beaucoup plus cet hivers

  8. Eh bien, je ne découvre ce billet qu’aujourd’hui (vacances, flux RSS en friche…) via la recherche de château. Exactement la même expérience de mon côté, depuis plusieurs années maintenant. Il est vrai que les sites d’archives départementales et autres plateformes communautaires permettent vraiment de s’amuser (et de s’entraider).

    Il m’est arrivé cependant de me rendre aux archives de Paris qui permettent d’avoir accès à des dates trop anciennes pour être mises en ligne et trop récentes pour avoir été détruites. Si besoin, ne pas hésiter à contacter les mairies, qui disposent parfois d’une copie des registres non dispos aux AD ou qui peuvent renseigner sur des dates trop récentes pour être mises en ligne.

    Si les départements concernés les ont mis en ligne, tu peux aussi trouver pas mal d’infos intéressantes via les registres de matricules militaires de tes ascendants. Ces derniers étaient suivis par l’armée pendant les 20 années qui suivait leur classe. Sur les feuillets de matricule étaient transcrits leurs différents lieux d’habitation, leurs affectations, leurs déboires judiciaires, etc. pendant ces 20 années. En revanche, ces fichiers, lorsqu’ils sont accessibles en ligne, ne le sont que de 1910 à 1860 environs (année de “classe”, c’est à dire l’année des 20 ans de la personne appelée sous les drapeaux : on parle de classe 1901, classe 1902, etc.). Aussi, si tu as des morts pour la France, tu les trouveras sur le site mémoire des Hommes.

    Idem avec les fichiers de recensement de la population qui permettent parfois de grappiller des infos manquantes (pour certaines éditions, les lieux et dates de naissance de chaque habitant sont mentionnés) et de reconstituer les fratries.

    Il est également possible de reconstituer l’histoire d’une maison en faisant, notamment, des demandes d’information à la Conservation des hypothèques du département. En recoupant avec d’autres sources (généalogie des propriétaires, Histoire, histoire locale, témoignages, internet) j’ai ainsi pu reconstituer l’histoire d’une maison bretonne jusqu’à la Révolution et en ai édité un panneau de 70cm x 6,30m avec + 100 000 signes. On s’amuse comme on peut… ;-)

    Enfin, un conseil si tu tu lances dans les archives photos : fais identifier le plus de monde/lieux/évènements possible par les anciens de ta famille, pendant qu’ils sont encore là. Ça parait tout bête mais la grande majorité des gens ne le font pas. Un logiciel comme Adobe Lightroom permet ensuite de les archiver, de les visualiser facilement et surtout de les taguer avec des mots-clés, des titres et des légendes intégrables “pour l’éternité” dans les fichiers image (infos accessibles via pomme-i ou control-i).

    Je ne sais pas si c’est pareil de ton côté mais vis à vis de l’entourage familial, j’ai l’impression que c’est tout ou rien : il y en a qui s’en tapent franchement et d’autres qui vont se prendre complètement au jeu et se mettre à chercher de nouvelles infos ou documents. Ma théorie est qu’on finit tous par s’intéresser un jour ou l’autre à nos racines (pour diverses raisons affectives), mais pas forcément au même moment.

    1. Pour toutes les recherches hors état civil, je récupère plutôt les infos sur genea.net, je ne suis pas encore assez passionné !!! Mais ça viendra peut-être. En effet, je suis aussi content que cet embryon de recherches permette d’intéresser quelques personnes de la famille et potentiellement des descendants un peu plus sensibles à ça !!

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