Voyage au Chili : Atacama, Patagonie et Île de Pâques

[Encore un post qui a 18 mois de retard, mais bon ! Le voilà. De toute façon les blogs sont morts, alors la chronologie hein… ^^]

Le cadeau de mariage, comme pour beaucoup de couples qui se marient aujourd’hui, permet plutôt de se faire un joli voyage que de s’acheter des draps ou des petites cuillères en argent. Nous n’avons pas fait exception à la règle, et j’avais une idée fixe depuis longtemps, un voyage dont je savais que le coût était une grosse barrière à l’entrée, en plus d’un besoin de s’absenter « hors saison » (hémisphère sud oblige). Je voulais connaître l’Île de Pâques et voir les fameux et mystérieux Moaïs de mes yeux ! Mon petit mari était ok pour le voyage, et c’est comme cela qu’on a imaginé notre périple chilien. Du coup, pour aller à l’Île de Pâques, on a choisi de découvrir au préalable son pays de rattachement, et de terminer en apothéose sur l’île qui se trouve à 3 680 kilomètres des côtes chiliennes. Nous sommes partis en plein hiver 2014, le 25 décembre et sommes revenus fin janvier 2015. Eh oui, nous étions à l’aéroport de Santiago du Chili lorsqu’on a découvert presque en direct les terribles attentats de Charlie

Au final, sur trois semaines, il s’agit de trois voyages différents. Une première semaine s’est passée dans le nord, la région d’Atacama, dans ces hauts plateaux andins désertiques et très chauds, aux nuits étoilées les plus limpides du monde. La seconde n’a rien eu à voir, mais était tout aussi extraordinaire dans son dépaysement, la Patagonie avec ses glaciers tout au sud du continent, sa fraîcheur estivale et son détroit de Magellan. Et puis évidemment une dernière semaine sur l’Île de Pâques, magique magique. Bon évidemment, un bilan carbone déplorable pour ces trois semaines… Le Chili avec son incroyable longueur verticale de 4 300 kilomètres offre une kyrielle de possibilités (paysages, villes, écosystèmes mêmes !) du nord au sud, et nous avons dû faire des choix assez drastiques et extrêmes, donc pas de Vaparaiso ou de Chiloé malgré tout le bien qu’on avait pu en lire.

On est arrivé à Santiago du Chili pour mieux repartir dans le nord (hop directement en avion) à Calama, et de là nous avons pris la route pour San Pedro de Atacama. La région d’Atacama est connue parce que de plus en plus touristique avec ses déserts, geysers et volcans d’altitude, et terre d’élection des astronomes grâce à des ciels aux millions d’étoiles visibles. La comparaison avec la vallée de la Mort en Californie se fait en permanence au vu des paysages similaires, mais Atacama est énormément plus grand et plus beau !!

Sur le chemin qui nous menait à San Pedro de Atacama, il y avait une zone avec des pétroglyphes et la valle de Acoiris qui démontre les classiques témoignages géologiques des terres volcaniques. Mais les pierres gravées de Yerbas Buenas sont des témoignages bien humains, puisque les indiens du coin les ont gravé il y a quelques centaines d’années ou plus (impossible d’avoir une datation très précise…). On trouve les plus simples profils d’animaux gravés, à des panneaux complexes où l’on sent une dimension plus cultuelle ou religieuse.

Pétroglyphes de Yerbas Buenas - Atacama

Pétroglyphes de Yerbas Buenas - Atacama

Mais le pétroglyphes le plus impressionnant est aussi celui qui m’a fait beaucoup sourire, parce que je le connaissais vraiment pas coeur. C’est vraiment une image classique des documentaires à deux francs cinquante sur la théorie (fumeuse) des anciens astronautes. J’ai vu de mes yeux vu cette preuve tangible que les extraterrestres sont venus nous rendre visite en des temps reculés. Huhuhu. Il faut avouer que c’est une oeuvre très impressionnante et dont on peut facilement en déduire le caractère religieux et/ou rituel, mais c’est à peu près tout quoi.

Pétroglyphe de Yerbas Buenas

Ensuite, nous avons passé un peu de temps dans la Valle de Acoiris qui possède de beaux paysages volaniques.

Et le plus notable est cette vue en tranche napolitaine avec une surprenante succession de strates colorées (et vraiment aux étranges couleurs italiennes !!).

Valle de Acoiris

San Pedro de Atacama n’est qu’un village qui a grossi énormément avec le tourisme, et qui est apparemment en train de perdre son charme à vitesse exponentielle. Mais ça reste une petite bourgade au beau milieu d’une vallée désertique encadrée par des volcans, des hauts plateaux et d’autres spécialités géologiques. Par exemple, la vue (du volcan assez connu le Licancabur, qui est à cheval sur le Chili et la Bolivie) de notre lodge qui était juste à la sortie de la ville :

Panorama San Pedro de Atacama

Ce qu’on trouve le plus classiquement dans la vallée de San Pedro de Atacama ce sont des lagunas, c’est à dire des étendues d’eau qui viennent de fortes pluies printanières et de la fonte des glaces des hauts sommets. Mais sinon ces étendues s’évaporent pendant tout l’été, et sont souvent liées à des phénomènes géologiques. On a donc des couleurs assez hallucinantes, des concrétions boueuses superbes qui ne sont que des traces de pluies torrentielles, des flamands roses parfois, ou une flore et faune particulières.

On a vu par exemple la laguna Cejar avec ses eaux vertes, et ses bords tout asséchés et salés.

Et aussi la magnifique laguna Chaxa avec ses flamands roses, ses incroyables couleurs au coucher du soleil. (Les concrétions sont simplement de la boue sculptée par les pluies et l’évaporation qui laisse le sel cristalliser.)

Le lendemain, on s’est levé à 3h du matin pour arriver avant le coucher du soleil à 4 300 mètres d’altitude sur la zone des geysers d’El Tatio. C’est assez incroyable, la zone est pleine de petits geysers qui se mettent tous à jaillir lorsque le soleil se lève et que les premiers rayons réchauffent la surface.

Bon j’ai juste déconné en courant dans tous les sens excité comme une puce, parce que ça jaillissait tout autour de moi. Au bout d’un quart d’heure, j’ai commencé à avoir mal à la tête, la nausée et rapidement je me suis senti très très mal. C’était le mal de l’altitude qui commençait à me toucher… On est vite redescendu vers des hauteurs plus raisonnables, et ça tombait bien on avait prévu d’aller faire un plouf dans les thermes de Puritama. Ce sont des piscines d’eau douce chaudes naturelles, et elles sont pleines de petits poissons qui mangent les peaux mortes. C’était très très très agréable, on ne voulait pas en partir.

Thermes de Puritama

Le lendemain, on était de retour à 4 000 mètres pour aller découvrir deux lagunas des hauts plateaux andins : lagunas miscanti y miñiques. Elles sont très proches et font partie d’un même ensemble, avec des vues sur des volcans stupéfiantes. En plus des guanacos (les lamas du coin) qui se baladaient en toute tranquillité, l’endroit était paradisiaque et très étrange. Le côté désertique avec le soleil qui tape, mais l’altitude qui donne une atmosphère étrange et finalement plutôt froide…

lagunas miscanti y miñiques

Enfin pas très loin de San Pedro de Atacama, il ne faut pas rater la Vallée de la Lune (Valle de la Luna), encore un truc qui nous a fait dire que la Vallée de la Mort était un peu petite et insignifiante à côté. C’est encore une autre particularité géologique, avec un ensemble de canyons, de cirques, de dunes et de concrétions créées lors d’inondations et de très fortes pluies qui remodèlent tout l’endroit. C’est désertique mais avec toutes sortes de types de paysages et d’anfractuosités à visiter, et avec évidemment des vues lunaires plus vraies que natures.

Pour la suite, c’est page suivante. ;)

4 Commentaires

  1. J’adore la photo de vous deux en bonnet péruvien. (Et c’est d’autant plus rigolo quand on sait comment tu appelait ton Bibou avant de le connaître et de lui avoir même adressé la parole :D).

    Merci pour le partage, les photos sont magnifiques :) (et sans doute qu’elles ne rendent même pas justice à ces lieux exceptionnels (j’ai en mémoire les photos de mes amis du Grand Canyon, les miennes, et mon souvenir perso en étant devant :), j’imagine donc bien la différence là ^^)

    Content d’avoir pu participer à mon échelle à la réalisation d’un de tes rêves :)

    Bises à tous les deux #WeAllLoveTheBiboux

  2. J’avoue ne pas avoir eu le courage de partir longtemps (et seul) en Amérique du sud, m’étant contenté l’hiver dernier de l’Argentine du Nord au Sud. Le Challenge reste de convaincre ma moitié de me suivre cet hiver, sur vos traces. Mais ma moitié est trouillarde ^^

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