MatooBlog
Pectus est quod disertos facit

Mercredi 03 Décembre 2008

Outside Télévisage Le narval Simpsonien

Classé dans: Outside, Télévisage — Tags: @ 23:15:59

On voit depuis quelques jours fleurir des kyrielles de liens sur la toile qui évoquent le dernier épisode des Simpsons. En effet, il s’agit d’une parodie du monde Apple très ironique et grinçante, et plutôt bien sentie. Tout cela serait parfaitement inintéressant si dans les passages sélectionnés, on ne trouvait pas un discours de Steve Jobs (Mobs) qui absorbe tellement son audience que personne ne remarque le narval qui passe derrière lui. :mrgreen:

Narval simpsonien

Un narval !!!!!! Donc cet extrait devient simplement génial et indispensable à ce blog. ;-)

PS : D’ailleurs ce charmant narval ne sert strictement à rien… Non ? (Ou alors je manque une parabole mystique stevejobsienne que vous devez m’expliquer !)

Mardi 02 Décembre 2008

» Je lisais dans la presse ces cas de français coincés à Bangkok, et puis j’ai vu que c’était aussi le cas de Gwendal. Rhoooo le pauvre, il a l’air de bien être en galère. (0)

Mercredi 26 Novembre 2008

Matooyage Le mariage de sa meilleure amie

Classé dans: Matooyage — @ 23:48:21

A la base, nous avions décidé d’une autre période pour venir à New York, mais c’est parce qu’une amie de A. se mariait là-bas que nous avions décalé nos dates. C’était important pour A. puisqu’il s’agit d’une amie de longue date et quelqu’un qui « compte » pour lui. Et moi je trouvais ça plutôt fun et sympa de célébrer un mariage à l’américaine, un fabuleux complément à une semaine new-yorkaise en amoureux.

En outre, le mariage avait lieu (dimanche dernier) vers Sleepy Hollow, eh oui LE Sleepy Hollow de Burton qui est à quelques encablures de New York, ou une demi-heure de train en longeant l’Hudson. C’est aussi juste à côté de Pleasantville, décidément les références cinématographiques ne me quittent pas. Nous avons donc débarqué dans un petit village qui fleure bon l’Amérique, et où on retrouve nos maisons en bois à drapeaux étoilés, et autres clichés du genre.

Maison en bois avec drapeau US !! A Pocantico Hills.

Maison en bois avec drapeau US !! A Pocantico Hills.

La journée a été aussi belle et ensoleillée que glaciale, et le mariage était très agréable. C’est un mariage très mixte puisque c’est une française qui épouse un new-yorkais d’origine chinoise. Elle a porté d’ailleurs de superbes robes en soie, et le mariage avait un côté très feng-shui (8 tables de 8 personnes le soir). C’était un petit mariage, quelque-chose d’intime et très classe, un événement que les mariés voulaient être un moment de qualité à partager avec quelques proches. Et nous avons été bien servis en la matière !

Nous étions à l’Union Church de « Pocantico Hills », et c’est une église incroyable parce qu’elle recelle un incroyable et inattendu trésor : une rosace de Matisse et 9 vitraux de Chagall. C’est une église made in Rockefeller, et c’est cette célèbre famille qui a fait construire ce lieu de culte et en a assuré la « décoration ». Et il faut reconnaître que les vitraux de Chagall sont d’une troublante beauté et spiritualité. Vraiment Chagall est pour moi l’unique artiste ayant réussi à créer des vitraux religieux qui sont aussi réussis « esthétiquement » que les œuvres moyenâgeuses, mais qui ont en plus une portée mystique extraordinaire. En outre, il fait montre de son style expressionniste si singulier avec un usage des couleurs très audacieux, et une composition aussi élaborée que certains tableaux religieux de la Renaissance. Bref, je suis fan !! Et j’ai passé tout mon temps à regarder tout autour de moi. Voilà l’église :

Eglise Union Church de Pocantico Hills

Et voilà le grand vitrail principal :

Vitrail Chagall à l'Union Church de Pocantico Hills.

[source : geoffreyzheng, voir les autres vitraux.]

Nous étions les seuls français avec les parents et la soeur (et son mec) de la mariée, donc nous avons socialisé car nous sommes polis, mais vous avons critiqué avec beaucoup de fiel car nous sommes français. Hu huhuhu. C’était assez drôle surtout pour la soeur de la mariée qui avait du mal avec les amis américains qui s’extasiaient en « great », « magnificent », « fantastic », à chaque fois qu’on ouvrait la bouche pour dire quelque-chose. Et lorsqu’on est parti, on a eu droit à des hugs et des saluts assez chaleureux qui paraissaient assez « faux » pour nous, alors que c’est une simple manière de faire locale.

Nous étions avec la frangine et son copain à la même table, donc quatre cèfrans et quatre ricains en chiens de faïence. Hé hé. Cela s’est très bien passé, car il s’agissait de gens charmants et intéressants, et nous étions assez versés en anglais pour échanger correctement. Ce qui est cocasse, c’est que pendant tout le repas les français ont passé les trois-quarts du temps à parler de ce qu’on avait dans nos assiettes. Nos convives étaient très étonnés de cette pratique, puisqu’ils passaient plus de temps à manger, plutôt que tergiverser. Mais nous, nous mesurions l’impact culinaire et sensoriel de chaque bouchée, nous comparions avec les saveurs que nous connaissions, avec les expériences précédentes de mariages ou de restaurants. Est-ce que c’était bon, bien cuit, bien préparé, assaisonné, etc. On hésitait pas à encenser un plat ou à en descendre un autre avec une mine hautaine et purement gauloise.

Cela paraît tellement naturel en fait, de discuter de ce qu’on a dans l’assiette, surtout lorsqu’on est dans un bon resto (ce qui était le cas). Mais apparemment c’est une différence culturelle supplémentaire avec nos amis outre-atlantiques, car ils n’en ont rien à battre. Huhuhu.

L’un de mes voisins américains me pose à un moment la question fatale : « Que pensez-vous de l’accession d’Obama à la présidence ? ». Et là, j’étais un peu coincé car il exprimait cela d’une manière assez curieuse pour moi, un peu comme si c’était un président que j’avais élu moi-même, ou dont l’influence serait ressentie directement chez moi. Donc je n’ai pu m’empêcher de lui rappeler que c’était le président des USA, et que j’étais d’abord très content pour EUX ! J’ai poursuivi que bien évidemment son aura politique aurait des répercussions en France, mais que j’étais surtout ravi que les US soient un peu novateurs et « donneurs de bons exemples », car cela faisait bien longtemps que ce n’était pas arrivé. J’ai rajouté que j’avais vu des témoignages d’américains qui disaient que c’était le premier président noir de l’histoire, mais que l’Afrique bien heureusement en avait quelques-uns aussi… Et mon voisin a beaucoup ri à cette anecdote, car il me disait que lui-même était tellement influencé, qu’il aurait aussi pu finir par le croire. Je lui ai aussi demandé en catimini et avec une ironie bien grinçante ce qu’il avait pensé de Sarkozy en France ?? Et là, on a ri deux fois plus, car bien évidemment il savait à peine de qui il s’agissait. Huhuhu.

Nous sommes repartis le soir même vers 22H, car ces endroits se louent à l’heure !!!! Et apparemment, les mariages ne sont pas l’occasion de teufs comme nous pouvons l’imaginer en France. C’était marrant ça ! En tout cas, c’était un moment super agréable, et vraiment étonnant de pouvoir ainsi se sortir de son voyage purement touristique pour goûter un peu à la vraie vie des autochtones (J’adore parler des américains comme si j’étais chez les aborigènes en Australie, mouahahahaha.)

Lundi 24 Novembre 2008

» Poulpi vient de sortir un article qui m’a fait mourir de rire. Il évoque les séries de sa jeunesse, et là ce sont les fameux “Chevaliers du Zodiaque”. Excellent !! A compléter avec ces vidéos:mrgreen: (2)

Dimanche 23 Novembre 2008

Matooyage Fous ta chapka ! (Ou t’auras froid, t’auras les glandes, t’auras les boules.)

Classé dans: Matooyage — @ 17:34:20

Première vraie journée à New York hier, et dans un froid auquel nous ne sommes plus bien habitués !! Marcher sous -3°C à Paris, ça doit m’arriver dix minutes tous les trois ans. Donc j’ai vite acheté un bonnet, A. une paire de gants, et nous avons fait un premier petit périple dans le Downtown. On y va vraiment à la cool, donc on a passé des heures à se prélasser à l’appartement, et à faire des calinoux. Et puis vers 11h, on s’est dit que c’était raisonnable de bouger. Hu hu.

Les new-yorkais sont bien évidemment équipés pour le froid, mais j’ai été surpris de constater le nombre de chapkas qui ornaient toutes ces caboches !! Et chez Levi’s ou chez GAP, on trouve des rayons entiers de chapkas, tandis qu’ils sont réduits à la portion congrue pour les bonnets. Hum hum… Je crois que j’ai mis le doigt sur une découverte ethnologique fondamentale !! (Avec un peu de chance, je vais découvrir que c’est la grande mode à Paris depuis cinq ans, arf, arf.)

J’aime bien marcher vers Downtown parce que c’est notamment là que je suis le plus impressionné par la hauteur des bâtiments, les énormes différences aussi entre des immeubles de bureaux hyper modernes, des gratte-ciels du début du siècle dernier, et au milieu des petits îlots de constructions new-yorkaises plus humaines avec les fameux brownstones (en briques) et leurs escaliers de secours métalliques, et leur réserve au-dessus.

Vue de Downtown Manhattan

Et puis Manhattan pour moi, c’est avant-tout un décor de film, avec les taxis jaunes, les buildings en toile de fond, les panneaux de signalisation, les égouts qui fument, et les drapeaux amerloques qui fleurissent très régulièrement. Il y a aussi les sirènes des bagnoles de police qui sont tellement familières. Bref, on s’attend à voir Spiderman débarquer d’un moment à l’autre !

Vue typique Downtown

On est descendu jusqu’en bas de l’île, où l’on aperçoit la statue de la Liberté, et vers Battery Park. Il y avait une manifestation devant la bourse, et apparemment c’était relatif à la crise et à l’intervention de la FED, ou comme on peut lire sur le panneaux les « bailouts » (les injections de fonds pour éviter les banqueroutes).

Manifestation à Wall Street

Il y a toujours autant d’écureuils à Battery Park, ou comme le précise Carrie (on passe notre temps à citer Sex and the City !) « des rats en tenues de soirées ». Ils sont mignons comme tout, et plutôt en rade de nourriture avec ce temps hivernal approchant.

 Un ecureuil à Battery Park

Ensuite, nous avons longé les quais jusqu’à remonter sur Fulton market, et en admirant la chouette vue sur le Brooklyn Bridge. Soooo romantic ! :love:

Vue du Brooklyn Bridge

Quand nous avons commencé à marcher, je suis tombé nez à nez avec un immeuble qui m’a énormément surpris… Un immense building qui ressemblait à un blockhaus monolithique sans une seule fenêtre. Le truc super flippant, un immeuble qu’on pourrait croiser dans un film de SF un peu inquiétant sur un futur totalitaire. On s’est vraiment demandé ce que cela pouvait être !

AT&T Long Lines Building

AT&T Long Lines Building

On a fait le tour pour trouver l’entrée au moins, et il y avait bien un des côtés qui portait le logo « AT&T ». Du coup, en regardant sur le net, j’en ai trouvé la mention. Il s’agit du Long Lines Building d’AT&T, qui date de 1974, et est justement taxé de « brutalist architecture » (d’après Le Corbusier), comme une représentation extrême de ce mouvement « béton » (La préfecture de Cergy doit faire partie de cette mouvance, huhu.).

Samedi 22 Novembre 2008

Matooyage L’appartement magique de New York

Classé dans: Matooyage — Tags: @ 18:08:26

Nous voilà donc arrivés à bon port après un long voyage, et New York est à nous pour un peu plus d’une semaine. En fait, demain nous allons au mariage d’une amie de A., et ensuite la semaine est tout à fait libre, sachant que c’est Thanksgiving jeudi prochain (et que du coup ça devrait être assez mort dans la ville). Mon chérichou ne connaît pas New York, et moi c’était il y a 7 ans, donc nous allons faire nos touristes de base.

Nous avions pris nos billets l’été dernier, et rapidement la question du logement s’est posée. New York est cher, et la parité euro-dollar étant nettement moins intéressante que lors de notre périple à Los Angeles, mes premières recherches d’hôtels m’ont un peu inquiété. Rien en dessous de 100 euros la nuit, et dont les reviews indiquaient la rassurante présence de gros cafards et du boucan non-stop.

J’ai découvert lors d’un petit-déj pro dans une agence le site web : Air Bed & Breakfast. Le principe du site c’est que des particuliers peuvent proposer, contre rémunération plus modeste qu’un hôtel, une chambre chez eux, ou même un sofa ou un matelas. Et là en surfant un peu, je suis tombé sur une annonce assez sympathique, d’une française qui habite à New York et qui loue pour pas trop cher des chambres dans une brownstone de Harlem (pas le Harlem craignos). J’ai pas mal échangé avec cette jeune femme, et j’ai réservé ! Le site est assez bien foutu car du coup il permet de vraiment bien communiquer avec la personne qui loue (et là c’était en français donc c’est d’autant plus rassurrant), et cette dernière n’est payée qu’à la fin du séjour, tandis que c’est le site qui encaisse dès la réservation. Comme cela, les deux parties évitent les fraudes ou les enquiquinements (j’adore ce mot !!).

Donc pour $100 la nuit (80 euros donc, et ça nous fait 40 par personne, ce qui devient raisonnable), nous sommes dans une maison new-yorkaise bien traditionnelle dans la 132ème rue, qui est au tout début de Harlem.


Agrandir le plan

La propriétaire est en train de monter ce qu’on appellerait en français des chambres d’hôtes, et avec la particularité d’apporter à chaque chambre un style et une décoration soignée et spéciale. Ce qui fait que nous ne sommes pas à proprement parlé chez elle, mais dans une chambre superbe, toute neuve, et avec une salle de bain attenante. Outre cela, la maison est vouée à devenir une galerie d’art avec ces chambres qui seront autant de supports pour des œuvres. J’ai précisé que nous étions deux garçons homos avant de réserver, histoire d’être certain que les choses étaient claires. Et la seule réaction a été de nous donner une chambre avec un King Size. :love:

Voilà donc la salle de bain (avec jacuzzi) :

La chambre à New York - salle de bains

Et le reste de la chambre, avec le lit et la cheminée en face :

le lit de la chambre à New York

La cheminée dans la chambre à New York

Une autre vue de la chambre à New York

Après avoir pris possession des lieux, nous avons pris le métro, et sommes allés jeter un coup d’œil à Times Square au coucher du soleil histoire de faire la photo traditionnelle.

Times Square, New York.

Et puis, nous avons marché tranquillement jusque Madison Sq, Union Sq, et l’East Village. Sur les conseils de Cerises Bleues (ne pas confondre avec Rouge Cerise, comme A. le faisait, huhu), nous sommes allés manger dans un resto argentin : « Le Buenos Aires » au croisement entre la 6ème rue et l’avenue A, et c’était merveilleux. J’ai rarement mangé viande aussi tendre et bonne. Par contre, les quantités américaines sont toujours aussi pantagruéliques pour nous !! Nous voulions aller faire un tour au bar gay juste à côté, l’Eastern Block, que Guillaume nous avait recommandé, mais à 20h, nous étions morts et nous n’avions qu’une seule envie : rentrer et dormir !!

On a tenu bon jusque 22h, et dodo, y’a plus personne ! Evidemment, on est réveillé depuis 7 heures du matin, mais bon c’est tout-à-fait raisonnable pour se recaler. On a pas intérêt à trop tarder le matin de toute façon, vu que le soleil se couche à 17h, et que nous avons un beau temps, très ensoleillé mais par -4°C. Du coup hier, c’était achat de bonnets et gants chez Macy’s.

Bon bah, on file !! Tchô ! ;-)

Mardi 18 Novembre 2008

Concertage Matage « Sigur Rós » au Zénith

Classé dans: Concertage, Matage — Tags: @ 23:35:41

Je me suis dit « Ooooh on va y aller à la cool, pas la peine d’arriver en avance. Ils sont pas si connus que ça, et puis je ne pense pas que tous les gradins vont être ouverts ! ». Et puis, voilà quoi :

Sigur Rós au Zénith

Bon donc j’avais tout faux, et du coup on s’est retrouvé bien perché, mais on profite tellement bien de la scène au Zénith que c’était nickel. Le Zénith est vraiment une salle géniale pour offrir à plus de 6000 personnes un spectacle de qualité et sans de réelle mauvaise place. J’ai été particulièrement étonné de la qualité sonore irréprochable pendant tout le concert, et surtout concernant ce groupe et ce chanteur qui utilisent beaucoup d’instruments à la limite de la saturation. Outre cela, la voix de Jónsi qui part aussi allègrement dans le fausset, et son jeu de guitare carrément sauvage à l’archet sont autant d’occasions casse-gueule pour l’ingé son, mais force fut de constater que la régie était drôlement à la hauteur du challenge.

J’ai découvert Sigur Rós grâce à Freaky y’a quelques années maintenant. Et depuis, j’avoue que je me délecte autant que possible de ce son si unique et singulier de ce groupe islandais. Sigur Rós c’est beaucoup de mélodies, des paroles inaudibles en forme de mélopées à la beauté incroyable, et encore magnifiées par la manière de chanter de Jónsi, un truc à la Antony (and the Johnsons) ou à la Chris (Garneau ) selon les moments. Les paroles sont en islandais donc totalement décoratives pour la plupart des gens, ou même inexistantes et la voix du chanteur est plutôt à prendre comme un son supplémentaire, un instrument unique et magique qui vous emporte loin, loin, loin. Un son post-rock qui est pointu dans son usage des gimmicks du genre, mais ils utilisent aussi des accords plus classiques, des volutes électros ou des sons plus folklos, bref ça part dans tous les sens. Avec pour point d’orgue une sensibilité à fleur de peau et les décors de l’Islande qui s’imposent à mon imaginaire musical (mon clip perso que je me fais dans ma tête).

Le Zénith était donc blindé samedi dernier, et les Sigur Rós ont été simplement parfaits. Les choix de morceaux étaient plutôt habiles en donnant la part belle à quelques chansons connues du public, et finalement une surreprésentation de leurs chansons-avec-paroles en comparaison avec leur œuvre (tant mieux pour un concert). Ils ont donné un spectacle superbe, visuellement et musicalement au top. Ni trop, ni trop peu, leur interprétation est très conforme aux disques tout en étant un brin décalée, originale et retravaillée. Les effets visuels étaient sobres, créatifs et tout en subtilité. La scène était plongée dans le noir, avec deux rideaux noirs latéraux, et un rideaux blanc central qui servait d’écran de projection. Il y avait aussi 7 gros ballons lumineux derrière cet écran, et qui apparaissaient en transparence (même lors de la projection s’ils étaient allumés). On peut se rendre compte de l’effet sur la vidéo suivante :

Les effets consistaient donc simplement en ces quelques artifices. Des ballons derrières un écran, de chouettes vidéos, et des éclairages vraiment bien dosés et soulignant très efficacement les musiciens et le chanteur. Il faut ajouter aussi un rideau de pluie… hé hé, soooo Mylène ! Voilà un exemple d’un de leurs tubes avec l’effet “pluie” : Sæglópur (à tes souhaits !), perdu en mer en français.

Je n’imaginais pas être autant ravi par ce concert qui était à mon avis une vraie réussite. D’ailleurs les applaudissements étaient très nourris, et nous avons eu droit à une fin de concert en apothéose.

Sigur Rós en concert au Zénith

Lundi 17 Novembre 2008

Matooyage Hugs and Kisses (XOXO)

Classé dans: Matooyage — @ 23:42:16

Je me sens culturellement très proche des anglo-saxons d’ici et de là, des anglais ou des américains ou des australiens, mais il y a vraiment un truc qui nous différencie. Et je crois que je suis encore plus sensible que la moyenne à ce sujet, donc ça doit aussi pas mal venir de moi.

Mais voilà, nous les frenchies on bisoute à tout vent sans vergogne. C’est vrai qu’on ne connaît pas quelqu’un qu’on va lui taper deux bises sans ciller, et c’est quatre chez moi en ma banlieue adorée. Par contre, même si ce mouvement intime et si peu chaste est très banal pour les batraciens en chaleur que nous sommes, jamais il ne me viendrait à l’idée de serrer dans mes bras un ou une amie. Nan mais oh !!! C’est comme dans Dirty Dancing, vous vous souvenez de la première leçon ? « Ceci est mon espace, et ceci est ton espace. Tu restes dans le tien, et moi dans le mien. » (This is my dance space. This is your dance space. I don’t go into yours, you don’t go into mine.)

Au contraire, les rosbifs et autres amerloques ou wallabies des antipodes ne sont pas très branchés bisous. Et c’est tellement habituel pour moi, que ce soit au boulot même ou dans la vie courante, que je me penche toujours pour baiser à tout va. Et du coup, je sens souvent cette petite réticence, même si nous sommes mondialement connus pour notre propension à la bisette prodigue, et qu’on a dû leur dire que c’était parfaitement normal. Eh bien moi, c’est le contraire, je ne me suis jamais habitué au “hug” et l’embrassade bien virile ou plus tendre, qui consiste à simplement se prendre dans les bras.

Pourtant c’est cool, et on peut en saisir toutes les subtiles et délicates nuances. Entre les mecs hétéros qui se tapent dans le dos en se touchant à peine le corps, ou bien ces filles qui se rapprochent en vous collant leurs lolos dans la tête (hu hu hu), ou encore ces pédales qui en profitent pour vous toucher du haut en bas, et se servent de leur pénis comme d’un appendice préhensile de plus pour vous explorer les régions intimes et tenter d’en deviner les reliefs et anfractuosités (ouai les filles, vous savez pas ce que vous ratez…).

Le hug est vraiment un truc classique, et totalement équivalent à notre bisouillage, dans le sens où ça arrive fréquemment entre amis, mais surtout pour se dire aurevoir. Je me souviens même qu’après avoir rencontré des gens sympas, c’est un geste qui démontre un certain intérêt amical de fin de soirée. Ou encore familial, quand j’avais rencontré quelques membres de la famille (anglaise) de M. par exemple, j’avais aussi été salué de la sorte. Ouai c’est tout à fait comme le « Allez, on se fait la bise hein ?! Mouackssss. »

Or, je dois avoir un petit problème, ou bien j’ai vraiment été super marqué par la première leçon de Dirty Dancing, mais je suis super gêné de serrer les gens dans mes bras comme cela. Nan mais vraiment über-gêné !!! Enfin je n’essaie de ne pas trop le montrer, et c’est con de ma part, parce que je trouve que c’est très agréable et super sympa comme manière de montrer son affection. Cela m’avait fait le coup dans mes premiers voyages linguistiques en 4ème à Spalding (à côté de Peterborough), où le fils de la famille (Jamie, 16 ans) m’avait hugged pour la première fois de ma vie. Ouh là là, quelle érection, je m’en souviens encore. Alors forcément, je n’ai pas tout de suite compris que c’était juste un truc amical et sans ambiguité. Cela me plaisait énormément de sa part en tout cas.

Bref, tout ça parce que samedi soir, je suis allé boire un coup au Klein pour célébrer l’anniversaire de Steve. C’était génial de notamment revoir mes deux héroïnes de podcast : Katia et Kyliemac (et Meg dont j’aime beaucoup l’humour et l’ironie mordante). Et donc c’était plein de ces gens qui vous saisissent dans leurs bras parce qu’ils vous aiment bien, ou vous disent simplement bonjour. :mrgreen: Et c’est en partant que j’ai eu droit à une série de hugs en bonne et due forme. Je ne m’y attendais pas, et hop hop hop !!! Aaaaaaaah ! Mais bon j’ai bien assuré, et j’ai essayé tant bien que mal de répondre en huggant à mon tour. :mrgreen: C’est drôle car je pense que c’est très symétrique à certaines attitudes que j’ai pu repérer chez certains anglo-saxons qui se mettaient à la bise. Huhuhu.

Mais la prochaine fois, je ferais du hug training (et pas du dog training qui est autre chose bande de sacripants). Et je prendrai ma pancarte “free hugs” pour m’entraîner et me désinhiber avec tous les rosbifs, wallabies et ricains qui le voudront bien. Huhu.

» [Via Guillaume V.] Gay Times a fait bosser des agences pour proposer des publicités qui feraient virer leurs cutis à des hétéros. Le dernier exemple mérite carrément un coup d’oeil ! Allez-y !! (1)

Dimanche 16 Novembre 2008

Matooyage L’appartement magique et MaTante

Classé dans: Matooyage — @ 23:21:01

Voilà donc l’objet de tous mes désirs (récents) !! Et maintenant que c’est bon, je peux enfin me détendre, et me dire que c’est trop cher, mal foutu et catastrophiquement situé. Huhuhu. Tout va bien quoi. Nan au final, ça va, je suis très heureux, et surtout de cette étape supplémentaire dans ma vie de couple me rassérène carrément.

L'appartement magique

Toute ressemblance avec des plans d’appartements magiques ou des plans d’appartements magiques de pédéblogueurs ne saurait être que fortuite. Si si. ;-)

Donc vous voyez, de l’entrée on pénètre dans le salon, ou dans la cuisine. Le salon, la cuisine et le bureau/chambre d’amis donnent sur le boulevard, tandis que les autres pièces sur cour ou bien sur des immeubles un peu au loin (pas de vis-à-vis).

Ce que j’aime :

La chambre immense.
La cuisine équipée avec le lave-vaisselle, les plaques au gaz et le four encastré.
Le grand pan de mur qui permettra de vachement bien mettre en valeur le pentraptyque de A.
La seconde chambre/bureau qui accueillera les amis, la famille ou moi-même lorsque les ronflements de mon cher et tendre m’empêcheront de trouver le sommeil (hu hu).
Les fenêtres dans absolument toutes les pièces.
Le double-vitrage et le chauffage au gaz.
La vue dégagée sur le terre-plein du Boulevard Ménilmontant, le calme des expositions de la chambre et la salle de bain.
Les équipements et les revêtements : les parquets sont très beaux, les peintures nickel-chrome et avec des couleurs que j’aime, la cuisine et la salle de bains sont comme neuves et avec robinetteries, vasques, mobiliers de super qualité.
L’immeuble ancien et sans ascenceur, bien vieillot et poussiéreux, avec les murs pas droits et qui tient débout par miracle.

Ce que j’aime moins :

Le salon n’est pas si grand, pour inviter les potes ça sera un peu juste (mais faisable !).
Habiter au dessus d’un bar-restaurant, ça risque d’être assez bruyant le soir.
Le prix, comme je l’ai souvent mentionné, qui est un peu disproportionné pour la surface et le quartier (mais pas pour le standing de l’appartement), et qui psychologiquement me fait comprendre que je vais plus dépenser qu’avant dans ce budget.
Le métro Ménilmontant n’est pas le plus pratique qui soit, mais on est vraiment juste au pied.

Samedi après-midi, j’étais sur Osny, notamment pour aller voir ma grande-tante qui est à l’hôpital. Cela fait plus d’un mois maintenant, et ses 93 ans ne nous font pas augurer du bien pour les semaines à venir. Du coup, j’essaie d’y aller aussi souvent que possible. Elle yoyote sérieusement de la touffe ces derniers temps, et elle a quelques soucis de repères espace-temps. Ma mère passe tous les jours, et du coup MaTante n’a jamais autant été au courant des détails de ma vie (je dis tout à ma mère, que je suspecte de tout répéter à MaTante histoire de meubler les conversations). Donc j’arrive, je prends des nouvelles, ce n’est pas terrible…

Mais elle m’interroge : « Alors l’appartement ? Tu emménages bientôt ? ». Je lui explique que c’est pour janvier, mais qu’on est super content. Et je lui montre le plan pour lui parler de chaque pièce et tout et tout. Elle demande un rien inquiète : « Mais vous avez deux chambres ? Une pour toi, et une pour ton copain ? »

Nan mais sous prétexte d’être à l’hosto au bout du rouleau, elle me ferait un plan moral à deux balles la grande-tante !! Donc je rigole, et je lui dis : « M’enfin MaTante, arrête ton délire. Tu sais bien que je vais vivre avec mon copain, et qu’on a une chambre pour nous. Le bureau, y’aura un lit évidemment, mais c’est pour les amis. On va pas non plus faire semblant, hein ?! »

Et là, elle a rigolé, et m’a dit : « Bon, faudra que j’aille voir ça ! ». Hé hé, ça m’a fait rire qu’elle ait ce sursaut de MaTantisme, et j’ai trouvé cela plutôt positif. J’espère juste qu’elle va reprendre assez de forces pour au moins sortir de là, mais malheureusement elle ne pourra plus échapper à la maison de retaite. Les infirmières sont pressées de la voir partir, car apparemment MaTante est infernale !! Comme elle s’ennuie, elle appelle les infirmières pour “voir des gens et discuter”. Je ne l’ai pas trouvée trop mal aussi samedi, car elle n’a pas arrêté de débiner les autres patientes : « Nan mais t’as vu la vieille là, elle est pas en bon état ! », et il s’agissait évidemment d’une femme de 15 ans de moins.

» GuiM diffuse une bande annonce de “Bienvenue chez les ch’tis” nouvelle mouture. Ils ont réussi à en faire un drame !! Bien pensé et réalisé. (3)

» Yagg nous propose un article génial de Maxime Donzel, aka Coco pour les initiés. Il s’agit d’un guide qui nous indique comment draguer en dehors des sentiers battus (du marais). Je ne connaissais même pas ce truc du second wagon de métro. Donc c’est décidé, je ne monte plus que là !!! ;-) Sinon Maxime est toujours aussi drôle et perspicace, un régal ! (9)

» Edouard, notre blogueur ricain francophone préféré, est allé manifesté à NYC contre la proposition 8. J’aime beaucoup la deuxième photo avec ce couple hétéro adorable. :mrgreen: (1)

Vendredi 14 Novembre 2008

Ecoutage Outside Mon premier album !

Classé dans: Ecoutage, Outside — @ 01:54:04

J’ai essayé de faire ce que j’ai lu chez Maykel, quant à une de ces chaînes que je ne fais jamais. :mrgreen:

1. http://en.wikipedia.org/wiki/Special:Random
Le premier article de la page est le nom de votre groupe ;
2. http://www.quotationspage.com/random.php3
Les 4 derniers mots de la dernière citation seront le titre de votre album ;
3. http://www.flickr.com/explore/interesting/7days/
La troisième photo, quelle qu’elle soit, sera votre pochette d’album !
4. Prenez la photo, ajoutez-y votre nom de groupe et le titre de l’album ; Vous avez maintenant votre pochette d’album.

mon premier album

Et voilà, le résultat m’a tellement plu que j’ai vu cela comme un signe !! Je vais me reconvertir dans la musique, c’est évident. Le nom du groupe est juste excellent, j’ai du coup découvert par la même occasion, et de cette merveilleuse et stochastique méthode, que Christopher Reid est un poète anglais. Il est même un des illustres représentants de la poésie Martienne. En outre, la photo me convient tout autant, fait une excellente pochette de disque, et entre tout à fait en résonance avec le reste.

Enfin le titre de mon premier album, « everything on obtaining it. », est tiré d’une citation de Brendan Francis (un écrivain irlandais membre de l’IRA, et assez génial pour se décrire en tant que “a drinker with a writing problem” et déclarant “I only drink on two occasions-when I’m thirsty and when I’m not”) qui dit en entier : « If you greatly desire something, have the guts to stake everything on obtaining it. »

Alors voilà merde, si c’est pas de la putain de révélation ça ! Bon je vais attaquer les paroles et la musique, il est pas encore deux heures du mat.

Bon, si j’allais me coucher plutôt. :gene:

Mais quand même, j’aime bien le hasard. J’aime bien les signes du hasard… qui ne veulent rien dire… tant qu’on ne veut pas leur donner un sens bien personnel. ;-)



Sigur Rós - Hoppipolla

Jeudi 13 Novembre 2008

Matooyage Quantum of Solace

Classé dans: Matooyage — Tags: , , @ 23:20:03

Nan mais d’abord, ça veut dire quoi ce titre là ?? Eh bien même après avoir vu le film, j’ai des doutes. Pfff. Autant « Casino Royale » m’avait laissé une (plutôt) bonne impression, et surtout Daniel Craig, autant là c’est un peu le pétard mouillé. Cela fait pfuitt !

La mise en scène est correcte, les comédiens aussi, les décors, et globalement l’action qui est au rendez-vous, mais ça ne fait pas un bon film, et surtout pas un bon James Bond. Du coup c’est un film d’actions qui tient la route, une hollywooderie comme une autre, avec une petite saveur en plus, mais pas le James Bond qui tient au tripes, qui fait ironiquement sourire et dont les bombasses défilent. Outre cela, l’histoire n’est pas extraordinaire, c’est plutôt une énième resucée, avec un déroulé et une intrigue des plus téléphonés.

Daniel Craig est encore plus froid et KGBien qu’à l’accoutumée, ce qui ne m’a pas super convaincu, et je me disais bien qu’Olga Kurylenko avait autant l’air colombienne que son patronyme. Mathieu Amalric fait un bon méchant, et s’en tire carrément correctement dans sa partie. Judi Dench est égale à elle-même, mais de toute façon je l’aime trop pour la critiquer objectivement. Hé hé. Ne noircissons pas le tableau, j’ai sincèrement trouvé que le film tenait la barre, c’est juste que c’est largement en dessous de ce que peut prétendre un James Bond digne de ce nom !

J’ai beaucoup aimé le rappel à « Goldfinger » (personnellement mon favori…) avec la fille qui est plongée dans le pétrole (c’était de la peinture dorée dans l’autre film). Et encore une fois, tout cela se laisse facilement regarder, notamment grâce à un rythme bien soutenu, et des changements de décors bienvenus. Mais dès que ça parle, c’est la cata !

Allez, du coup je m’arrête pas et je raconte même pas l’histoire. Nah !

L’avis des copines : Brice, Gonzague, BPTP (si, si), Kitt, Anne-Laure.

Quantum of Solace

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