MatooBlog
Pectus est quod disertos facit

Lundi 30 Juin 2003

Matooyage A quand le week-end farniente ?

Classé dans: Matooyage — @ 19:23:46

M. et moi nous sommes levés assez tôt (ouai 11h30, l’horreur) pour aller bruncher chez sa soeur vers Jourdain. C’était plutôt sympa, il y avait tous ses neveux et nièces, et je m’entends assez bien avec ses soeurs et beau-frères.

Le soir de la Scène, C. la petite amie de J. (le frère d’une copine… pff c’est complexe tout ça) m’avait convié à venir la voir à son école d’arts graphiques. Je me suis donc rendu à l’ESAG, rue du Dragon, et elle m’a fait faire un petit tour des stands qui présentaient les travaux de fin d’école des élèves. J’ai amèrement regretté de n’être pas arrivé plus tôt devant l’excellence de certains stands. J’aurais adoré tous les visiter et surtout échanger quelques mots avec certains. Il y avait des choses hyper-originales et barrées, et d’autres qui m’ont vraiment accroché ou fait vibrer. C’est quasi-frustrant de voir ça, en fait ça me donne tellement envie de créer moi aussi…

Et puis je suis rentré à Nation où Xarro et R. faisaient consciencieusement la vaiselle (trop gentils !). Nous avons sympathiquement papoté avec M. jusqu’à ce que nos hôtes doivent nous quitter. Mais j’espère les revoir prochainement ici ou ailleurs.

Ensuite, j’étais vraiment naze alors nous avons lézardé et caliné (miam) avec M. toute la soirée. Je crois que c’était tout à fait mérité.

Matooyage Sous les pavés, les tapioles

Classé dans: Matooyage — @ 19:08:40

Nous nous sommes donnés rendez-vous chez V. (elle habite vers place d’Italie) vers 15h. M. est resté chez nous, il était un peu usé par la soirée de vendredi… Les belges, Do et Di nous ont rejoint pour nous mettre sur le bord de la marche vers Saint-Marcel. Nous avons attendu le char le plus sympa et avons porté notre dévolu sur celui du Pulp (vraiment top la musique !!!). Pendant la marche, J. nous a retrouvé et j’ai rencontré toute une myriade de potes, d’ex, de copines, de caraméliens, de gayvoxiens, TOUT dialh !!! Enfin, une Gay Pride quoi ! :-D

Nous avons inopportunément semé les belges qui paraissaient aussi motivés pour danser derrière le char que s’ils étaient à une manif anti-pacs ! Arf.
C’était une excellente Gay Pride, avec beaucoup du monde mais peut-être moins festive qu’avant (?). Je suis arrivé vers 19h30 à République, puis je suis rentré prendre des nouvelles de mon bien-aimé. Ensuite, je me suis préparé dans l’urgence, vu qu’on nous attendait vers 21h dans le 18e pour un dîner. J’ai tenu à rentrer vers 3h parce que vraiment j’étais sur les rotules et au bord de la catalepsie (à peiiiine exagéré) malgré l’excellente soirée que nous passions.

Xarro et R. sont rentrés tôt le matin, ils ont passé la soirée à pavaner dans le marais avec garoo, que je n’ai donc pas eu l’occasion de croiser. Apparemment, il faisait bon aux Tuileries ce soir là. 8)

Gay Pride 2003 Gay Pride 2003

Outside Une pré-Gay Pride animée !

Classé dans: Outside — @ 18:57:00

Ce week-end a été assez riche en événements.
M. et moi avons déjà eu l’insigne honneur mais surtout un grand plaisir à recevoir deux compatriotes européens pour ce week-end sous le signe de la Gay Pride. Il s’agit du blogueur liégeois Xarro et d’un ami bruxellois à lui R. J’étais très heureux de faire la connaissance tangible de Terry, et il s’est révélé aussi adorable réellement que virtuellement. Je dois dire que M. et moi sommes unanimes, il est encore plus BEAU en vrai. ***soupirs*** Et il était fort bien accompagné par R., un garçon des plus charismatiques, perspicaces et espiègles comme j’aprécie.

Nous nous sommes rejoints chez moi en début de soirée, puis nous avons dîné à quatre histoire de faire connaissance. La soirée était déjà bien programmée et nos hôtes, n’ayant pas de plan particulier, ont accepté de nous suivre. C’était une bonne idée car j’ai pu leur présenter avec ravissement Do, V. et pas mal de potes et copines.

Nous avons fait une halte au TrucMuch (un super bar Passage Thiéré dans le 11e) où les cocktails sont toujours aussi délectables et alcoolisés (mais le Madame Columbo sans alcool, pour moi, est un régal aussi). Et puis nous nous sommes rendus à la Scène (rue des Taillandiers à deux pas du TrucMuch) pour une soirée Décousue. C’est N., le mari de C. (une de mes meilleures amies, dont j’étais le témoin) qui organisait cette soirée dont nous sommes aficionados.

La musique était terrible et le thème tout à fait respecté. En fait, il s’agit pour N. de donner 40 minutes à un DJ pour enchaîner le plus de styles possibles pour une population la plus bigarée qui soit, cela est sensé donner une soirée des plus… décousues.

M. ayant abusé du Jet 27, nous sommes rentrés à pied à 4h30 du mat. Xarro et R. sont partis après nous (un peu gris aussi), mais sont arrivés avant nous (peut-être du aux multiples errements et chutes de M. dans la rue du Faubourg Saint Antoine :mrgreen:).

Vendredi 27 Juin 2003

Matooyage La Gay Pride, essentielle ou désastreuse pour l’image des gays ?

Classé dans: Matooyage — @ 16:55:45

Hier soir, j’ai dîné dans le marais avec T. Ce dernier est un charmant garçon que j’ai rencontré sur gayvox il y a pas mal de temps, mais que je n’avais vu qu’une seule fois l’année passée lors d’un dîner. C’est un gars tout ce qu’il y a d’hétéro dans le look et le comportement, il est terriblement anti-tapiole et a des idées assez arrêtées sur le marais ou tout ce qui à trait à la communauté gay.

Evidemment, je lui ai demandé avec un sourire narquois s’il allait à la Gay Pride samedi. Il a bien sur rétorqué qu’il n’en était pas question. Ensuite, cet échange a amorcé une réflexion plus globale sur l’image des pédés et leur « assimilation » dans la société française. Je pense que la Gay Pride est un événement très positif à bien des égards. Je sais aussi que ce n’est pas la panacée, mais j’y tiens beaucoup. J’ai exposé à T. les arguments suivants.

D’abord il s’agit d’une basique question de visibilité. Je crois fermement que la Gay Pride est le seul événement qui fait parler des homos dans l’année sur tous les médias. Et il a fallut un temps infini pour que ce soit relayé de cette manière. Et bien cette visibilité, je crois qu’elle permet de toucher tout le monde et a des impacts différents selon les cibles. C’est à la fois un moyen pour les jeunes pédés de se rassurer sur l’existence des homos et de se dire qu’ils ne sont pas des monstres de la nature, c’est aussi pour les hétéros un moyen d’avoir conscience que les homos sont présents dans la société et vivent pleinement leurs désirs. Pour les adultes et les plus âges, je pense que cette visibilité remet en question pas mal de poncifs sur le sujet. Le nombre de personnes à la Gay Pride exclue leur marginalisation et le fait qu’on puisse en taire l’existence (les pédés ? ah non ça existe pas ici), ou simplement arguer que c’est une « maladie rare ».

Ensuite, d’un point de vue politique, c’est la présence tangible d’un groupe d’opinion qui montre un pouvoir réel (pouvoir démographique démontrant un pouvoir électoral, donc on s’y intéresse). En outre, mais là je sais que je suis un peu le seul à le penser (arf) il s’agit dela commémoration des événements de Stonewall de 1969. Et au-delà, j’y vois la célébration de l’activisme gay depuis 1968 en France. En se pavanant librement et fièrement sur le goudron, on rend finalement hommage à tous ces hommes et femmes qui ont lutté pour notre affranchissement. Et ce ne sont pas les « look hétéros » qui ont été les plus en verve, mais certainement les premiers à en bénéficier aujourd’hui.

Enfin vient la question de l’image. Je vois là une conséquence à double-tranchant. Cela peut autant avoir comme résultat une image festive, joviale et haute en couleur, qu’une image déplorable de carnaval éhonté et vulgaire. Je pense que l’on peut tout de même y voir des gens qui s’assument et qui ne se comportent pas comme tout le monde. Et c’est vrai que l’effet est double. Certains apprécient la différence et pensent qu’on ne peut que s’en enrichir, tandis que d’autres sont réellement choqués, et plus grave, pensent que tout le monde est pareil. En outre, on voit certains homos qui affirment que l’image de la Gay Pride est négative par cet amalgame qui en est fait. Je crois que c’est la principale raison qui pousse certains pédés à ne pas y participer (ne pas être assimiler à des folles perdues). Je comprends tout à fait cette dernière attitude, même si je crois que ce n’est pas si grave. En effet, je me plais à espérer que les gens ont assez de jugeote pour savoir qu’on ne réduit pas une orientation sexuelle à un comportement social, et qu’on peut être pédé sans forcément avoir une plume dans le cul.

La Gay Pride donne une image certes incomplète des homos mais il ne faut pas nier que cette représentation est aussi une part de la réalité, et qu’il ne faut pas la nier. Oui les homos c’est la teuf, c’est le cul, c’est les boites, les folasses, les SM en latex, les coiffeuses décolorées, les militants Act-up etc. Elle n’a pas pour vocation d’être le vecteur principal de la reconnaissance globale d’une certaine orientation sexuelle. Pour se rendre compte de ce qu’est l’homosexualité dans son intégrité, on peut et on doit aussi compter sur les gays, leurs amis, leurs familles et aussi les médias (dans le genre Delarue et Dumas en montrent des images radicalement différentes).

La Gay Pride n’est donc pas la panacée, mais c’est un phénomène complémentaire à tous les mouvements (à grande échelle ou localement) qui contribuent à notre émancipation. Et si on arrête d’y aller pour nier que nous ne sommes pas du tout « ça », c’est faux et hypocrite. C’est aussi nous placer dans un modèle complaisant et conformiste dans lequel je ne me reconnais pas. Et ce n’est pas comme si les homos de France et de Navarre n’avaient plus besoin d’être reconnus et acceptés par la société ou que l’homophobie n’était qu’un mauvais souvenir…

Alors j’irai. J’irai jovial danser derrière les chars avec mes potes et copines homos et hétéros, j’irai défiler en foulant fièrement l’asphalte parisien pour faire la fête, pour célébrer ce jour, pour dire fuck, pour dire bonjour aux mamies sur leur balcon qui dodelinent au son de la techno, pour dire que j’existe et que je suis fier. En fait je ne suis pas spécialement fier d’être pédé, mais fier d’être moi.

PS: Je n’ai pas réussi à convraincre T. Arf !

Jeudi 26 Juin 2003

Matooyage De la victime au bourreau

Classé dans: Matooyage — @ 18:35:57

Hier, je n’ai pas fait grand chose, j’étais complètement naze et ai passé ma soirée à surfer tout en jetant un oeil à la télévision. J’ai naturellement fait la tournée des forums qui me sont familiers et j’ai été frappé par un truc. Je trouve que l’ostracisme des gays envers autrui est de plus en plus flagrante. C’est à la fois bon et mauvais je crois. Oui, c’est d’une part le signe que les homos sont de plus en plus intégrés à la société des Hommes, d’autre part c’est affligeant de constater à quel point les gens aiment à être bourreau à leur tour.

Hier, je constatais que les homos sont plus ou moins xénophobes, et qu’on voit communément apparaître une manière policée et conformiste de voir les pédés. Dans ces forums, je lis des réactions racistes ou antisémites, et des propos incohérents pour moi. Dans l’exemple des gays, c’est incroyable de constater à quel point plus l’échantillon augmente (à Paris) et plus on y retrouve les ambiguïtés de la population globale. Et je suis aussi incapable de conclure ou de critiquer cette attitude, puisque je ne suis pas non plus pour une population gay uniforme et fade. Mais de là à fréquenter des gays Devilliéristes… pfff

En fait, on trouve des exemples de ce type à tous les niveaux, c’est comme si cette dualité bourreau/victime fonctionnait à la manière d’un système féodal avec un emboitement de suzerains et leurs vassaux. Ainsi, la plupart des homos ont souffert d’homophobie à un moment ou à un autre, mais cela ne les empèche pas d’avoir des réactions d’ostracisme aussi fortes envers d’autres populations. Ou de la même manière, je trouve choquant cette attitude politiquement correcte qui vise à nous standardiser tandis que l’on met à l’index d’autres déviants.

La communauté n’est plus si soudée et homogène. On nous donne même un modèle à suivre, un modèle économique, un modèle marketing. Il faut gagner de la thune, être fringué à la dernière mode, et surtout surtout avoir le fameux et légendaire look hétéro. On fustige allégrement alors tout ceux qui dérogent à la règle, out les trans, les bis, les efféminés, les communautaristes…

Je ne sais pas si cette attitude est endémique à l’homme, ou bien si nous aurons prise sur elle. Je l’espère malgré tout.

Mercredi 25 Juin 2003

Matooyage Go back to high school ?

Classé dans: Matooyage — @ 18:54:26

Hier soir, j’ai reçu une de mes amies de lycée. C. habite encore sur Cergy et fréquente pas mal de gens liés à cette ville. On a toujours été assez proche, et je l’aime beaucoup, mais ma vie a énormément changé depuis les années lycée (bon, j’ai 27 ans, donc c’était y’a 10 ans en gros…). Nous nous parlons souvent au téléphone, un peu comme si nous voir était excessivement difficile, comme si j’habitais en province et qu’il nous fallait mettre en place une complexe logistique dans ce but. En outre, elle bosse sur Paris. Néanmoins, on a toujours eu des tonnes de choses à se raconter, et malgré nos différences accrues par le temps nous sommes restés naturellement liés.

Ses parents habitaient en face des miens, et nous avions pris le bus ensemble tous les matins et soirs pendant des années sans nous adresser la parole. Ensuite, nous avons pris le bus tous les matins et soirs pendant des années à se tchatcher non-stop. Forcément ça créé des liens. ;-) Je pense que c’est aussi pour cela que notre amitié a survécu aux années, nous avons un référentiel commun qui n’a finalement pas tant changé même si j’en ai l’illusion.

Et la revoir m’a aussi remis en mémoire, ces années où j’étais tout sauf heureux et épanouis. Et c’est aussi pour cela que j’ai conservé peu d’amis de cette époque, je me suis tellement révélé au monde ensuite, que mon coming-out (à 19 ans) fut plus véritablement une métamorphose que l’adolescence. Donc, vraiment je veux tout sauf revenir au lycée !!!

Matooyage Best friend paradigm

Classé dans: Matooyage — @ 18:29:47

J’ai vu Di avant-hier, on est allé dîner trankilax aux Marronniers (rue des archives). J’aime bien les Marronniers, on y mange assez correctement et pour pas cher du tout. En outre, le service n’est pas mauvais (à moins de tomber sur une espèce de furie qui oeuvre là-bas parfois) et la zone de chalandise est propice aux célibataires en chasse. Nous étions bien installés, à l’étage, à une petite table ronde juste à côté de la fenêtre. Di étant célibataire depuis quelques temps, on se remet à fréquenter un peu plus assidument le marais, histoire de se réacclimater à nos congénères. Moi je suis pas célibataire, mais je suis solidaire, et puis surtout je ne suis pas un anti-marais comme tant de gays se vantent. Donc ça me fait plaisir d’y passer une soirée en amicale compagnie de temps à autre.

Nous avons passé quelques heures à parler à bâtons-rompus et c’était tellement bien. Di (en fait c’est Diego, il s’en fout que je le cite explicitement) est mon meilleur pote. Je m’interroge sur cette signification en fait. Vraiment depuis qu’on se connait, ce fut une rencontre amicale passionnelle, nous avons vécu un tas d’aventures ensemble et on en vivra j’espère encore d’autres. C’est vrai que j’ai une relation avec ce garçon abolument unique et d’une intimité qui ne souffre aucune comparaison avec les autres. Je me demande si c’est pareil pour les autres ? A-t-on besoin d’un ou d’une meilleur(e) ami(e) ?

Je crois que j’en ai toujours eu plus ou moins, même si je ne connais Di que depuis 1998. Ca ne fait pas longtemps finalement. Et avant, je portais forcément mon dévolu amical sur d’autres. Alors qu’en ai-je donc fait ? Les ai-je abandonné au fur et à mesure ? C’est vrai que les relations amicales évoluent et se tranforment avec le temps. Mes amis proches sont vraiment des piliers dans ma vie, et sont un inestimable soutient quand la famille fait défaut. Bizarrement, mes meilleur(e)s ami(e)s (parfois un garçon parfois une fille) se suivent et ne se ressemblent pas du tout, je pense que c’est aussi beaucoup lié à mon état d’esprit et à la manière dont peu à peu je me construits. En tout cas, je me sentais en partie très bien avec Di l’autre soir, justement parce que sa présence me rassure et me met en confiance. Nous avons un degré de connivence qui fonctionne très bien dans les deux sens et à plein régime.

Nous avons halluciné sur le nombre de p’tits jeunes nouveaux qui se dandinent fièrement rue des Archives… ah lalalala, la new generation !!!

Lundi 23 Juin 2003

Matooyage Sunday, sunny sunday !

Classé dans: Matooyage — @ 16:10:56

Ce dimanche caniculaire a encore été bien occupé.
M. est rentré vers 5h30 du mat et plutôt net, alors je n’ai pas fait ma pétasse et j’ai aprécié qu’il m’ait écouté et qu’il me montre qu’il a compris mes inquiétudes.

On était invité chez sa frangine à Colombes le midi, nous avons donc pris RER et train de banlieue (arghhh trop dur un dimanche aussi ensoleillé). Le déjeuner s’est bien passé au milieu des enfants bien élevés et de la maison de banlieue magnique et cossue. Sa soeur et son mari sont vraiment charmants et beaucoup plus détendus qu’au début à mon contact. ;)

Nous sommes partis vers 16h, j’ai alors appelé N. qui organisait un pique-nique au parc de Bercy avec les gayvoxiens. Apparemment, il y avait un monde fou (comme 80 personnes au moment le plus faste) et encore pas mal de gens qui comptaient glandouiller. Nous les avons donc rejoints et on a passé un excellent moment !

Je connaissais la majeure partie de l’assemblée et en avait déjà raté une partie qui déjà s’était eclipsé. Il y avait aussi des petits nouveaux et des petites nouvelles, encore une bonne occasion de mettre un visage et un corps sur un pseudo. Des gens jouaient au badminton, d’autres papotaient sur le gazon… Evidemment, c’est aussi une bonne occase pour ne pas repartir seul ou au moins avec des contacts… affirmés ! :)

pique-nique Gayvox 21 juin 2003 pique-nique Gayvox 21 juin 2003

Nous sommes rentrés vers 21h complètement morts et dégoulinants… Ensuite soirée tranquille, bisous-bisous, calins-calins… Par contre, je n’ai pas pu fermer l’oeil jusqu’à 3 heures, j’ai donc erré sur les blogs, forum et chats où j’ai entre autre pu échanger quelques phrases avec garoo.

Dimanche 22 Juin 2003

Outside Ils sont fous ces japonais !

Classé dans: Outside — @ 04:26:13

Une société japonaise a sorti un clavier pour PC qui permet de saisir ses textes comme sur un téléphone mobile. Au Japon, le développement de l’Internet s’est en grande partie fait via le téléphone mobile, avec lequel il est possible depuis longtemps de surfer sur le web à un prix raisonnable. Tant et si bien que la majorité des personnes connectées à Internet le sont par leur mobile. L’objet a pris une importance considérable, s’enrichit de nouvelles fonctions de communication et de modules multimédia : il pourrait rendre, déjà, l’ordinateur classique obsolète. Preuve en est, la sortie d’un nouveau type de clavier spécialement destiné aux jeunes Japonais. Alors qu’en Europe, on se plaint de la petitesse des touches du téléphone, ceux-ci se servent tant de leur téléphone qu’ils se sentent plus à l’aise sur un minuscule clavier numérique pour écrire. Fort de cet argument, la société Mevael commercialise un clavier USB de la forme d’une télécommande qui permet de manipuler la souris et taper du texte comme si l’on avait un téléphone portable entre les mains. Un objet surprenant, qui en dit surtout long sur l’adoption de la technologie mobile par les Japonais.

[Source : Tf1.fr]

Matooyage La teuf de la ZikMu

Classé dans: Matooyage — @ 04:16:01

Ca a commencé par une embrouille entre M. et moi… Pfff. Il devait venir avec moi à une soirée chez H. où Di serait présent et quelques amis. M. avait tout de suite dit oui, et puis j’avais senti qu’il préfèrerait être avec ses potes. Je l’avais deviné mais j’attendais qu’il m’en parle (vu que dès que j’ai su que ses potes faisaient autre chose, je lui avait proposé qu’on aille chacun de notre côté). Or comme d’habitude, il m’a planté au dernier moment. Enfin c’est moi qui ai pris les devants en lui disant tout de go que je savais pertinement qu’on ne passerait pas la soirée ensemble.

Bref, je me suis pomponné et puis j’ai pris le trome pour aller chez H. qui a une très jolie vue de la Tour Eiffel. Nous avons pu ainsi, dans une atmosphère saturée en vapeurs éthyliques, fêter la nouvelle installation clignotante de la tour. L’ambiance était vraiment bonne dans ce petit appartement, j’ai bien rigolé et discuté avec ces potes. Di a un peu besoin de se distraire après sa récente rupture…

Ayant eu des news de M., j’ai décidé de le rejoindre et vers minuit et demi et j’ai enfourché mon fier destrier métallique dans la nuit menaçante pleine de contrebandiers et de flibustiers. Ouai, j’ai pris le métro évidemment et c’était racaille-land.

Je suis arrivé un peu avant une heure dans le quartier Montorgueil devant Kiliwatch. C’était total blindé et une musique house/techno du meilleur tonneau coulait à flots entre deux batiments (meilleure caisse de résonnance possible en plein air !). Cela fait deux ans de suite que je passe ici, et je suis à chaque fois émerveillé du bon esprit qui y règne. Les gens sont cools, souriants et sympas, oui oui je sais, ils sont aussi complètement défoncés !! Mais l’ambiance y gagne, puisque j’ai passé un excellent moment et que je me suis senti pousser des ailes à l’écoute d’une si bonne musique.

Avec chance, M. arrivait pour retrouver A. juste quand j’ai débarqué, aussi nous n’avons pas galéré pour nous rassembler. Il y avait aussi M., T., S., F. et J.-B. Que des gens cools et que j’aime beaucoup !! Ca n’a duré qu’une heure, mais j’ai été rassasié de tout ce que j’aime (en plus des bisous maltés de mon M. content de me voir).

A deux heures, le glas a sonné et il fallait plier bagages. J’ai décidé de rentrer afin de rester en ligne avec ma politique de restriction budgétaire conjoncturelle (ouai ouai j’ai fait ma pauvresse). Les autres dont M. sont allés au batofar. Je suis un peu inquiet de l’avoir laisser sortir seul, mais bon, il faut que j’arrête ma parano. Je flippe beaucoup de le savoir un peu murgé à la merci de la tapiole esseulée de fin de soirée, je flippe surtout de sa résistance à la tentation dans cet état. Mais bon, je lui ai assez dit, je verrai bien sa tronche dans quelques heures ou plus, s’il prend une pillule magique. Nous verrons toute à l’heure si je dois user de mon légendaire coup de genou balayette pour redresser les torts.

Je voulais marcher, m’aérer et profiter un peu de cette nuit à la température clémente alors je suis rentré à pied jusqu’à Oberkampf et puis j’ai pris la ligne 9 jusqu’à Nation. Sur le chemin, juste devant le Dépôt, je suis tombé sur une ancienne bande de copains et copines homos. Le classique des gens qu’on a fréquenté pendant quelques années, et qu’on a perdu de vue. Mais là en l’occurrence, il s’agissait de ma meilleure amie goudou des tous premiers pas dans le Marais. Il y a eu une vendetta à mon égard l’année passée pour des pétasseries dont j’ignore les tenants et aboutissant, et je n’ai plus vu personne de ce groupe de potes. Depuis, j’ai reformé mon cercle d’amis et je ne m’en porte pas plus mal. Mais je dois avouer qu’elle, et elle seule, me manque. Cela fait quelques fois qu’on se rencontre (à la G.A.Y. la dernière fois) et qu’elle propose qu’on se fasse une soirée tous les deux. Je pense que je vais concrétiser ça cette semaine.

Matooyage Tourisme fluvial

Classé dans: Matooyage — @ 03:40:59

Vendredi soir, M. et moi sommes tombés morts de notre semaine un peu hard au niveau boulot. Normalement on avait programmé la murder party mais deux personnes n’étaient encore pas disponibles (elle tombe vraiment à l’eau cette fois). N. m’avait bien proposé de venir avec lui aux Tuileries pour la fête foraine des tapioles, mais j’ai eu une monumentale flemme. Du coup, on a passé une bonne petite soirée en amoureux à mater la téloche comme des teubés en se tripotant concupiscentement. Aaaaah, trop bon !

Samedi, nous avions un agenda bien rempli. En fait, il s’est vite réduit à mesure que la température nous a figé et a tempéré nos ardeurs culturelles. J’ai ainsi passé l’aprème avec J. (très bonne copine de M.) et M. Nous avons pris le Batobus et avons fait un tour de Paris des plus traditionnels. C’était très drôle de jouer les touristes, et très agréable d’être dans un bateau par ce temps de ouf.

Nous sommes allés déjeunés dans un petit bar assez cool (le serveur est une bombe) derrière la comédie française. D’ailleurs il y a dans le Jardin du Palais Royal, une petite expo de quelques oeuvres de Niki de Saint Phalle que j’ai beaucoup aimé sous ce dardant soleil.

Niki de Saint Phalle Niki de Saint Phalle

Ensuite nous avons marché jusqu’au Café de Flore où j’ai dévoré une grosse glace (j’ai honte, c’est mal) avec une délectation non dissimulée.

Vendredi 20 Juin 2003

Matooyage Dîner hors de la matrice

Classé dans: Matooyage — @ 17:01:29

Hier, nous nous sommes retrouvés pour un dîner de gayvoxiens à 8, finalement nous étions 11, aux Marronniers.

C’est toujours très agréable de savoir à qui l’on parle sur le net la journée ou le soir. On finit par entretenir des relations spéciales avec ses interlocuteurs d’un autre type. Parfois il s’agit d’un rapport qui ne souffrirait pas la rencontre en réel (pour n raisons), parfois cette même rencontre concrétise une entente et peut même déboucher sur une amitié. Le dernier cas est rare, et tant mieux ! J’ai passé une assez bonne soirée en leur compagnie (M. était présent, j’avais aussi rameuté Di pour l’occasion).

J’ai toujours un petit moment de blocage quand je rencontre les gens du net pour la première fois, c’est comme si la confrontation de la réalité tangible et du monde cybernétique me demandait une petite période de latence avant de me réadapter, et de mettre à jour mes fiches internes sur mon interlocuteur.

J’en ai conclu que nous étions sortis de la matrice. ;)

Jeudi 19 Juin 2003

Outside Dildos want to be free

Classé dans: Outside — @ 18:16:41

Je lis ce site : http://dildos.want.to.be.free.fr/ depuis quelques jours.

Le graphisme est très bon, le thème est génial, les dildos sont extraordinaires !!! lol

J’adore ! :mrgreen:

Boukinage La Mise à nu des époux Ransome

Classé dans: Boukinage — @ 18:08:10

Suivi de Jeux de paumes, d’Alan Bennett.

Ce petit bouquin (172 pages) est composé de deux nouvelles d’égale longueur et so British. Etant particulièrement féru de cet humour glacé et acrimonieux de nos îliens (non non non, je n’ai pas dit aliens) voisins, je l’ai lu très vite et ai beaucoup aimé le ton irrévérencieux de cet écrivain.

La première nouvelle narre les mésaventures d’un couple de bourgeois qui, rentrant de l’opéra, découvre leur appartement COMPLETEMENT vide (moquettes et luminaires inclus). La perte de leur environnement et de leur histoire provoque bien des bouleversements et remises en question… Mais c’est surtout le fin mot de l’histoire qui est très drôle et ironique.

La seconde nouvelle est encore plus grinçante. Il s’agit de l’enterrement d’un masseur que tout le gotha de Londres a connu (acteurs, écrivains, éditeurs et même évêque !!), et aprécié mais pas que pour ses talents de masseurs. Le récit de la messe de commémoration par un curé, aussi un de ses anciens “clients”, sème la confusion et le trouble parmi ce public qui est aussi quelque peu appeuré par les circonstances de la mort prématurée de cet altruiste chiropracteur.

Matooyage Déclaration d’amitié

Classé dans: Matooyage — @ 17:41:59

V. m’avait demandé si on pouvait se voir tous les deux seuls hier soir. Un peu surpris, j’ai bien évidemment accepté, un peu nerveux en m’en demandant la raison. Je suis donc allé la chercher à son boulot à Saint-Augustin vers 19h. Nous avons marché, puis avons pris le métro pour Châtelet. Finalement on a posé nos fesses au Café Beaubourg où j’ai siroté un délectable Milk-Shake au chocolat (hors de prix, mais absolutely fabulous).

V. tenait à ce qu’on évoque notre amitié et la manière dont elle avait évolué depuis quelques années. En fait, nous nous connaissons depuis la première au Lycée, et nos relations se sont vraiment renforcées depuis qu’elle a rompu avec son ex copain (sorte de Méphistophélès à mon avis… gnark gnark). Le fait qu’elle parte s’installer à Montpellier est assez dramatique pour moi, mais c’est vrai que jamais je ne lui ai exprimé. Elle non plus n’a jamais vraiment dit à quel point je comptais pour elle. On s’est donc rendu compte qu’une certaine pudeur quasi-familiale régnait entre nous. Nous y avons rapidement remédié, et c’était très chouette de se dire que nous nous aimions très sincèrement et que notre amitié était un indéfectible pillier de nos vies actuelles.

Ensuite, on a mangé un bout au japonnais au croisement de Quincampoix et Lombard, et puis Do nous a rejoint. Le marais était complètement blindé (quelques belles plantes repérées d’ailleurs) et nous nous sommes balladés dans cette chaleur nocturne presque estivale du moment. Nous avons atterris sur la pointe de l’île Saint-Louis du côté du Pont Marie pour regarder le coucher de soleil.

WOow, ‘tain c’est beau Paris.

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