MatooBlog
Pectus est quod disertos facit

Dimanche 31 Août 2003

Matooyage ‘tain c’est trop court le week-end !

Classé dans: Matooyage — @ 16:46:23

On est déjà dimanche et j’ai l’impression de tout juste commencer à me sentir en week-end. C’est comme ça que la déprime commence en général… il faut que je lutte dans les prochaines heures pour la circonscrire. Il faut dire que j’ai bossé quatre heures ce week-end pour envoyer un fichier avec des infos marketing nécessaires pour le développement informatique d’un collègue. Et comme on était à la bourre vendredi soir, il m’a demandé si je pouvais lui envoyer ce week-end afin qu’il puisse réduire son retard.

Vendredi soir, M. et moi avions convié à dîner J.-B. et F. (un très bon couple d’amis à M.) ainsi que Diego que je tenais à leur présenter. La soirée fut excellente, on a bien ri, mangé et discuté dans une atmosphère amicale et très complice. Diego était ravi de faire leur connaissance et réciproquement, donc le résultat de cette expérience fut plus que positif.

Samedi, nous avons larvé toute la journée affalés sur le canapé à faire des cochoncetés. Le soir, nous étions invités à dîner chez J. et son copain V. (J. est un ex de M.). Une amie de M., J. était aussi invitée et en a profité pour dormir chez nous. En effet, elle voulait se débarrasser des araignées chez elle (elle en a beaucoup apparemment, et elle en a surtout très très peur) et elle a mis un fumigène en marche sans bien se soucier des indications. Résultat, son appartement faisant 25m2 et son produit produisant de la fumée insecticide pour une surface d’au moins 100m2 avec 6 heures d’aération ensuite… elle a découvert qu’il ne valait mieux pas qu’elle passe la nuit chez elle. Elle a donc dormi ici, et ce matin/midi nous sommes allés brunchés au Café Charbon (très bobo) avec E. en plus.

Je suis rentré tranquillement tandis que M. et les autres sont allés chez E. pour fumer un brin (arf). J’ai fini mon taf et maintenant je me laisse porter par « Indian Vibes » tout en surfant… Nickel ! :mrgreen:

Virginie est de retour cette semaine, elle débarque ici mercredi soir certainement. Je suis pressé de la voir et qu’elle me raconte comme se passe sa petite vie à Montpellier, son nouvel appartement, son nouveau boulot et… son nouveau petit-copain. D’ailleurs en parlant de petit-copain, Diego voit le sien en ce moment même. Ce dernier était en vacances pendant 1 mois, et de fait ils n’ont quasiment pas pu se voir depuis qu’ils sont ensembles. Diego panique donc un peu à l’idée d’avoir un mec sur Paris (il est plutôt habitué aux relations Paris-Province) et n’arrive pas du tout à projeter cette relation. Maintenant que c’est la rentrée, et que son mec, Séb, est rentré, les choses sérieuses commencent…

On devait aller au cinéma avec M. et Nabil, mais M. m’a soufflé l’idée de me faire découvrir le Bastille Sauna. Il a insisté en disant que cela serait relaxant et parfait pour un dimanche après-midi. Je ne sais pas si je dois faire confiance à M. sur ce coup. 8)

Vendredi 29 Août 2003

Boukinage Human Punk

Classé dans: Boukinage — @ 15:27:16

J’ai donc fini ce bouquin de John King hier soir. J’ai vraiment pris beaucoup de plaisir à le lire et à me laisser submerger par cet univers purement britannique.

Il s’agit d’un roman tout à fait anglais dans le fond et dans la forme, et surtout dans le thème puisqu’il s’agit d’une peinture de la société anglaise avec pour pierre d’achoppement la culture Punk. C’est une peinture des milieux prolos des années 70 à nos jours, vu au travers un garçon qui est un représentant tout ce qu’il y a de banal du punk de la grande banlieue londonienne. Le bouquin se compose de trois parties, trois époques distinctes et la manière dont la société a évolué et donc ce personnage, Joe, et ses potes grandissent et se transforment. La première partie se passe en 1977 lorsqu’il a une quinzaine d’années et est un punk de base plutôt imbécile, soulard, du genre hooligans et raciste sur les bords, qui zone avec ses potes et se bastonne régulièrement. La seconde c’est en 1988 où il revient dans sa ville après 3 ans de périple en Chine car il a appris le suicide de son pote Smiles, et la dernière en 2000 où Joe est DJ et a plus ou moins stabilisé son existence malgré une rencontre qui lui remet en mémoire son ami Smiles et le bouleverse.

Ce bouquin est terrible car il traite aussi bien de ce milieu punk qui rime avec une politique délétère thatchérienne et un profond désespoir sur fond de lutte de classes, que d’une histoire fascinante et haletante dont on veut connaître le dénouement (ce qui n’est pas évidemment dans ce format « saga » qui peut vite tourner à la chronique sans fil conducteur). Et pourtant c’est un gros bouquin qui ne se lit pas en une fois, mais qu’on ne lâche pas dès qu’on est bien rentré dans l’intrigue.

John King décrit aussi bien les sentiments de Joe que ses pensées en matières de politique, mais de manière instinctive et subtile. Ainsi il effectue une critique au vitriol de l’Angleterre mais étayée par la vie menée par son personnage. Et ce dernier ne jette pas la pierre gratuitement, en fait il crédibilise même le mouvement punk par la simple expression de son mal-être, et le peu de réconfort qu’il trouve dans la musique, la drogue ou l’identification à ce mouvement controversé.

Ce livre est aussi un joli exemple de psychologie masculine, les mecs qu’on peut voir en apparence comme des rustres avec deux neurones, dotés d’un comportement normalisé et binaire, mais qui se révèlent beaucoup plus sensibles et subtiles en réalité. On y voit aussi comment les affres de l’existence peuvent changer une personne, qu’une vie ce n’est pas forcément un processus linéaire et fatal mais qu’on se transforme à bien des étapes, et qu’on ne doit pas présager de ce qu’un homme deviendra. En outre, le style de l’écrivain est génial. Il s’envole dans des descriptions de sentiments troublantes et complexes qui ne laissent pas indifférents. Et puis, on a l’impression qu’il parle juste et vrai, ça fait du bien.

Human Punk - John King

Matooyage Je suis un teubé congénital

Classé dans: Matooyage — @ 12:14:38

Ah mais quel naze, quel naze, quel naze je suis ! Je suis déçu, déçu, déçu. Bon voilà, je me suis assez plaint, maintenant je peux en rire. Parce que c’est drôle finalement.

J’ai quitté le boulot spécialement pour être à l’heure au Flash Mob place de la Comédie à 19h02. Je suis même arrivé un peu en avance alors, j’ai bouquiné un brin, et même fini le dit bouquin, perché sur un bout de colonne de Buren. J’ai d’ailleurs croisé Manu avec des amis à lui qui erraient dans le Parc en attendant l’heure fatidique. J’ai bien récupéré le flyer avec les indications sur le lieu, le timing et le comportement à adopter.

Mais comme je suis un peu teubé, j’ai mal lu le papier et me suis planté. Il était précisé de passer la place de pyramide inversée, et de se rendre ensuite sous la pyramide du Louvre, j’ai fait l’amalgame. En fait, je l’ai lu et relu, mais je me suis persuadé que sous la pyramide du Louvre signifiait sous la pyramide inversée du carrousel du Louvre. Arghhhh. Du coup, je n’ai pas trouvé l’escalator et j’ai raté le coche !! Pouuuuuuuuuuuuuuu ! Enfin, je n’étais pas le seul imbécile, on était bien une poignée de lobotomisés dans le même cas à repartir en berne.

C’est du Mathieu tout craché ça, je vous jure. Ca m’apprendra à vouloir jouer les auchs de la life et vouloir faire partie des happenings du 21ème siècle comme les grands.

Enfin, j’ai lu chez certains que c’avait été un moment sympa, donc je suis tout de même bien désappointé de ma bêtise. Et puis c’était le premier, il fallait y être… snif.

Jeudi 28 Août 2003

Matooyage Retour sur les bancs du lycée

Classé dans: Matooyage — @ 17:50:32

Il y a quelques jours, je suis tombé par hasard, rue St Martin dans un resto, sur une amie de lycée que je n’avais pas vu depuis quelques années. Je m’entendais vraiment très bien avec, et on se fréquentait depuis le collège. Je connais aussi bien son frère (qui était présent) puisque lui était en classe avec le mien (cette copine et moi, on a la même différence d’âge avec nos frangins) et qu’on s’était retrouvé un moment dans le même IUT.

Elle a eu le temps de me souffler qu’elle quittait Paris avec son cher et tendre dès la semaine prochaine, afin de passer une année en Allemagne où elle allait enseigner le français. J’ai donc insisté pour qu’on se voit et qu’on puisse passer quelques heures ensemble à se rappeler le bon vieux temps.

On s’est contacté par mail et téléphone, et nous avons convenu de nous voir hier vers Ledru-Rollin. Cette copine, D., avait même convié une autre amie de l’époque, L., qu’elle fréquente encore. D. étant très occupé à quelques jours de son départ, nous n’avons pu que boire un verre ensemble, mais c’était vraiment cool. Nous voulions aller boire un pot à Pause-Café mais c’était blindé, et évidemment j’ai ensuite opté pour le sempiternel (mais toujours impec) « Trucmush » du Passage Thiéré. Nous avons résumé nos vies et surtout avons échangé les potins et autres pétasseries sur les gens du lycée dont nous savions quelque chose. Et cela tout en me gavant de Mme Columbo (crème, jus de banane, sirop de sucre), j’ai passé un excellent moment, bien ri et retourné pour quelques temps dans l’âge tendre.

Finalement, beaucoup de personnes sont restés dans le 95. C’est drôle comme on est attaché à son coin quand on est banlieusard, même si je suis TRES content d’être parigot. Et puis la plupart sont mariés, avec des enfants, ont un petit pavillon et tout et tout. Ils ne sortent pas de leur banlieue et doivent y trouver leur compte finalement. Je me sens bien sur à 10 000 kilomètres de cela, mais plutôt bien dans mes baskets, et en comparaison de l’époque du lycée, je me dis que j’ai bien fait. Certains sont ingénieurs, instits ou profs, militaires, commerciaux etc. C’est génial de pouvoir mettre un job et une « situation » sur des personnes qu’on connaissait en tant qu’entité adolescente inconsciente et insouciante. On imagine pas toujours ce qu’on va devenir à cet âge où ce qui compte c’est d’avoir de bonnes notes à son contrôle, réussir à tirer sa crampe ou bien fumer en cachette, et où finalement on est une population globalement homogène. C’est ensuite que les différences se creusent et se cultivent pour donner des êtres plus singuliers, et c’est à ce moment qu’on se quitte de vue ou pas.

Et parfois, on se retrouve avec un plaisir dingue, on évoque le passé, on se marre un bon coup en pensant à toutes ces conneries de post-gamins. Et on quitte le bar avec un espèce de smile imbécile sur le visage, et un sentiment de bien-être totalement submergeant.

Mercredi 27 Août 2003

Outside Un dial comme on les aime

Classé dans: Outside — @ 22:57:57

C’est vrai qu’on peut en croiser à toute heure du jour et de la nuit des bons teubés bien de chez nous, grâce à la fée Internet !!

J’ai lu ce forum sur gayvox, et j’étais pété de rire. Y’en a tellement des mecs comme ça sur les chats gays, et son interlocuteur a grave assuré dans la dérision… Un humour très Gotlib sur le coup !!

A lire ici aussi ! 8-)

Matooyage Blogz ’N the hood

Classé dans: Matooyage — @ 17:27:07

Hier, j’avais rendez-vous avec Manu pour nous faire une toile aux Halles. Je tenais à voir le film dont j’ai précédemment fait la critique, et dont j’avais fait la promo intensive auprès de Manu. Ce dernier a été fort conciliant, et l’a bien regretté. Pour dire vrai, je ne pensais pas que ce serait si iranien… autrement dit je pensais que ce serait un scénario et surtout une réalisation plus conforme à un film occidental. Par exemple un film tel que « No man’s land » qui fut primé à Cannes et traite d’un sujet assez proche (c’est une intrigue très différente, mais on retrouve le thème de la guerre, de la détresse et d’une certaine fatalité) mais est doté d’une mise en scène très européenne et donc beaucoup plus comestible que « A cinq heures de l’après-midi » peut être. Au bout d’une vingtaine de minutes, j’ai entendu de vagues borborygmes sur ma gauche… moi je n’ai pas moufté, je regardais le film droit devant moi. Mais j’entendais mon voisin qui respirait un peu fort et faisait vraiment de drôles de bruit. Je me suis dit, non tout de même, que Manu ne pouvait pas être en train de se faire sucer par son voisin, ce n’est pas possible ! J’ai donc tourné la tête pour découvrir mon blogueur préféré en délit de sieste !! :mrgreen: Arf. Je l’ai réveillé discrètement et il a ensuite tenu bon jusqu’au bout, mais apparemment non sans effort. La prochaine fois, c’est lui qui choisit le film.

Ensuite, nous avons rejoint un autre blogueur du quartier (Bastille – Nation est une zone de blogage intense) pour boire un pot sur Bastille. J’étais ravis de rencontrer le sieur Teurteul dont je lis le blog depuis quelques temps déjà. Nous avons choisis un bar de la rue de Lappe (où nous avons été très mal reçu) et nous nous sommes installés dans de confortables et baroques fauteuils pour siroter un verre. Finalement, on a pas vu le temps passé et c’est vers 1h00 du matin que nous sommes repartis dans nos pénates. On a réalisé le confort de sortir avec des connaissances aussi proches géographiquement de chez soi, puisque respectivement Manu, Teurteul et moi étions rentrés immédiatement, en 5 minutes et en 10 minutes à pied du bar.

J’ai beaucoup apprécié ce moment. Je sens que le courant est passé et nous avons eu des conversations intéressantes et cool où, à bâtons rompus, j’ai fait la connaissance de Teurteul (et réciproquement), tout en évoquant nos milieux, boulots et consorts. Nous avons pas mal parlé des différences de comportement de nos familles par rapport à notre pédésexualité, et aussi de notre propre manière de nous comporter face à nos parents à ce sujet. C’est toujours marrant de confronter son attitude comme cela, et je crois que nous avons chacun été assez sincère et à l’écoute d’autrui. Chose plutôt sympa pour une première rencontre (même si Manu est déjà plus qu’une première rencontre pour Teurteul et moi). Evidemment les premières fois, on a toujours pas mal de sujets de conversation, c’est après que ça se corse. Mais ceci est une autre histoire (un autre post plutôt).

Cinéphage A cinq heure de l’après-midi

Classé dans: Cinéphage — @ 15:28:02

Avant tout, il faut savoir que c’est un film de l’iranienne Samira Makhmalbaf, autrement dit il s’agit d’un film oriental. Il faut savoir dans ces cas là, se perdre dans de nouveaux codes de réalisation qui sont rebutants (parce que différent des nôtres) au premier abord et qui peuvent ennuyer un spectateur non averti. Elle ne cherche pas à étayer son intrigue pour obéir aux canons de la réalisation occidentale, elle est simplement sincère et « vraie ». Elle conte plus qu’elle ne raconte une histoire stupéfiante à propos d’une jeune femme afghane qui fonde le désir de devenir présidente de la république après la chute du régime taliban.

Moi-même, j’ai eu du mal à m’accrocher jusqu’au bout, car je pensais que c’était un film beaucoup plus conventionnel selon notre habitude. Or il s’agit d’autre chose, elle ne finit pas présidente et on ne voit pas ses rêves en comédie musicale dans les ruines de Kaboul. On assiste simplement à l’expérience d’une femme qui veut sortir de sa chrysalide (car on sent un potentiel incroyable dans ces yeux-là), qui veut changer les choses et tente de survivre dans un monde en perdition. Son père l’empêche de retirer sa burka et peste de se retrouver dans un ville où le blasphème règne en maître. Elle lui cache qu’elle se rend à une école tous les jours pour y être instruite. Elle se change en cachette avec le peu d’accessoires qui fait d’elle une femme. Elle découvre alors son visage, enfile une paire de mocassins blancs et utilise un parapluie coloré en guise d’ombrelle. C’est dans cette école qu’à l’instar de Benazir Bhuttho, elle exprime son envie de devenir présidente.

Le film distille des images absolument grandioses de Kaboul et de l’Afghanistan, mais aussi terribles de destruction et de misère. Il semble que les villes ne soient plus que des amoncellements de pierres où l’eau s’est tarit, et la végétation est moribonde. Les hommes et femmes à l’image de leur ville tentent de survivre dans cet environnement devenu hostile. Le contraste entre la beauté des plans et de la photo, avec la détresse de ce peuple crée un insupportable sentiment d’injustice durant tout le film. Et la narration se déroule, lentement et simplement, il ne se passe pas grand-chose parce que il n’y a plus rien dans ce pays, et que l’espoir balbutiant est encore bien muselé par des croyances sclérosantes. L’actrice principale est extraordinaire par son jeu et son expression. Elle a un regard fascinant et qui ne peut laisser indifférent. Un millier d’idées et d’émotions sont véhiculées toutes les minutes par cette paire d’yeux foncés.

Alors je ne peux pas dire que c’est le top de l’entertainment du moment, mais c’est une œuvre qui remue et qui trouble. Alors il ne faut pas y aller vanné de sa journée, et il faut s’attendre à un film lent, à l’action parcimonieuse et à la touche émotionnelle pointilliste. Je ne regrette pas d’avoir tenter cette expérience qui démontre aussi que le cinéma véhicule des messages différents du simple ciné-loisirs (jetable et recyclable) auquel on s’habitue trop facilement (pour en finir à penser que seule cette conception est appropriée et adéquate).

A cinq heures de l'apres-midi

Mardi 26 Août 2003

Outside C’est beau la foi

Classé dans: Outside — @ 18:18:03

En ce moment et depuis déjà quelques semaines, mon équipe et moi bossons sur le nouveau site Web de la boite. Moi évidemment, c’est le contenu marketing qui m’intéresse, je suis le blablateur professionnel de tout ce qui à trait au solutions PLM (Product Lifecycle Management) de ma boite. Or, nous avons choisi un CMS (Content Management System) open-source qui est pas mal en vogue et plébiscité par des professionnels dans le monde entier. Ce logiciel c’est Typo3.

Typo3 a été développé par un danois, Kasper Skårhøj (à tes souhaits), qui a développé la quasi-totalité du soft avec ses petits doigts. Kasper est une sorte de gourou, il développe aussi en Open-Source par idéologie et pure foi. En effet, en plus d’être le geek par excellence, il croit fermement en Dieu et dit que c’est aussi Jésus qui l’inspire.

On se paye les services de ce type pour notre infrastructure Web et le développement customisé (je sais c’est pas français) de Typo3. Bon il est chrétien mais pas non plus philanthrope le loustic (il coûte bonbon ! Arf.). Il a un look génial. C’est une sorte de viking des temps modernes, un grand blond avec courte barbe et cheveux long, des yeux bleus perçants qui le dote d’un regard des plus pénétrants et francs, habillé à la cool et d’un abord simple et éminemment sympathique.

Je trouve ce mec complètement illuminé mais absolument génial, et c’est ce que j’aime dans la communauté informatique, c’est à la fois le repère des gens les plus cartésiens et techniques, qui côtoient les plus allumés et rêveurs des hommes et femmes. Il faut le voir arriver le matin avec du code pondu dans la nuit, et faire une démo tel le démiurge de l’informatique qu’il est, nous épatant d’un « Fiat lux » qui est à chaque fois plus bluffant d’ingéniosité et de virtuosité. C’est un sacré contraste en comparaison de la tripotée de pisseurs de codes coincés qui sont à la R&D de ma boite.

Voilà ce qu’on peut lire sur son site :

Kasper "dedicated to" text

Mais il s’explique aussi sur sa foi et son rapport au travail (ce n’est pas non plus un ayatollah) :

What’s Jesus got to do with it?
I happen to believe that God - as revealed in the Bible - created everything. This includes us, the Human race, and our ability to create. So although I planned and programmed Typo3 by head and hand, the ability to do this dates back to my Creator. So ‘honour to God’!

I must stress that this is my personal view of things. And my faith in Jesus is (hopefully) going to shine through in anything I do. However everybody else affiliated with Typo3, using it, developing etc. does not necessarily share this view!

Enfin pour les plus initiés, LE programme en php de la création… Enjoy !

Lundi 25 Août 2003

Matooyage Fin d’été sur les quais

Classé dans: Matooyage — @ 22:39:56

Je suis rentré de chez mes parents hier dans l’après-midi. Après être rapidement passé à Nation, je suis allé rejoindre M. à Bercy pour un Pique-Nique Gayvox dans le parc. Je suis arrivé à la fin mais c’était vraiment très sympa. Il y avait du monde et l’ambiance était cool avec des gens vraiment agréables et pas bégueules.

Pique-Nique Gayvox

On s’est tout de même vite éclipsé vu que S., A. et T. nous attendait à la Terrasse du Batofar. Ce n’est plus les légendaires « Cake and Milk » mais ça reste un très bon set en plein air, et une des meilleures manières de finir son dimanche (avant de sombrer dans la morosité). Donc on est resté sur les quais à siroter tout en papotant jusqu’à la tombée de la nuit. C’était vraiment cool, le soleil dans la face, à dodeliner sur de la bonne musique, en bonne compagnie… Aaaaah. Dans ce genre de journée/soirée, on arrive tout de même à repérer encore vers 19h quelques teufeurs invétérés qui ânonnent tout en trépignant sur des relents de trance.

Vendredi 22 Août 2003

Matooyage Domestic fight on stage

Classé dans: Matooyage — @ 16:46:48

Diego est venu dîner chez nous mercredi soir. C’était bien cool, même si on était tous lessivé. Dieg attend impatiemment le retour de son nouvel homme, en vacances dans le sud. Mais il ne se plaint pas, il est trop habitué aux mecs vivant à des centaines de bornes et les relations à distance, alors il jouit encore de son indépendant avant de goûter à la vie gay en couple à la parisienne. J’en ai profité pour lui offrir son cadeau d’anniversaire, que j’avais oublié de lui donner la dernière fois (un chemise Replay absolutely fabulous !).

Hier matin, je sentais M. un peu zarbe, il m’a reproche de surfer un peu trop en sa présence et finalement de me couper un peu du monde, tout en étant de plus en plus impliqué dans le virtuel (enfin pas aussi bien dit que ça… mouarfff). J’ai acquiescé et me suis excusé, car en effet je trouve aussi que j’ai un peu abusé ces derniers temps. Mais j’ai tout de même ajouté quelques éléments qui concourent à ma défense (Votre honneur, je dois vous expliquer : Attendu que…). M. est aussi parfois un peu dans son monde lorsque notamment il se défonce et se montre incapable de suivre une conversation, ou quand il passe deux heures à se poiler sur les forums de gayvox. Enfin, il a compris cela aussi, et j’ai alors pensé que tout allait bien dans le meilleur des mondes.

Un mail envoyé en début de journée au taf a aussi contribué à me rassurer, mais c’était sans escompter les commentaires de mon blog un peu plus tard dans la journée. J’avais un peu évoqué dans un précédent post, que la rentrée me rendait toujours un peu neurasthénique, et notamment cette histoire de cycle et de besoin de changement, de croissance… Et bien, il en est de même pour M. et ce n’est pas un euphémisme que de dire cela. Aussi, il est tellement énervé et cyclothymique en ce moment, que j’en ai pris pour mon grade.

C’est surtout la fin du commentaire qui m’a profondément chagriné et vexé (en plus je trouve ça inepte comme remarque), sinon le reste est justifié mais pas de mon amour de ma vie à moi, que j’aime et qui m’aime et qui me veut du bien et bisoubisoucalincalin. Arf.

Mais en effet, je reconnais mon narcissisme éhonté dans ce blog puisqu’il en est presque l’expression formelle. Et être lu ne fait que renforcer mon orgueil. J’en ai conscience et cette manière un peu brutale de me le dire, ne me fait sentir que plus honteux, me donne un peu d’humilité et finalement est salutaire. Ainsi, j’ai décidé d’être un peu moins assidu à la lecture de blog quand on est ensemble. Et lui aussi m’a dit qu’il ferait des efforts, tout en respectant mes trips bizarres de blogueur. Après tout, j’ai bien droit à ma dope moi aussi !! Je crois qu’il faut surtout qu’on passe cette funeste période de rentrée pour rebondir sur une nouvelle phase d’épanouissement individuel et à deux (Oh oui). Comme je vais chez pôpa et môman dès ce soir et pour le week-end, il pourra se retrouver un peu j’espère.

Exposage Jacques-Henri Lartigue

Classé dans: Exposage — @ 15:38:49

Après tout, il est logique que le blog ne soit pas l’apanage d’une génération donnée, on sait bien que rien n’a été créé mais que tout se recycle. Et bien, imaginez que Jacques-Henri Lartigue est certainement le premier blogueur et surtout photologueur du siècle !

Je suis allé avec Nabil voir l’expo au Centre Georges Pompidou en nocturne. D’ailleurs je conseille vivement l’option nocturne (le jeudi jusqu’à 23h) puisque nous étions plus que tranquille pour flâner à notre envie sans être pressé ni oppressé par la foule. J’ai été vraiment étonné de ce que j’ai appris sur l’homme que je ne connaissais qu’en tant que photographe. En fait, il est resté jusqu’à très tard un simple amateur qui prenait des photographies pour son usage propre et son envie de conservation des événements de sa vie.

Jacques-Henri Lartigue est né en 1894 dans une famille de bourges finis (= aisée) et son père lui ayant offert un appareil, il a commencé à prendre et collectionner des photos depuis 1902 (il avait 7 ans). C’est un fou de la photo, il en a pris plus de 250 000 et a constitué à partir de là une gigantesque collection dans des albums chronologiques qui retrace les images de toute sa vie. En plus de cela, il donnait une grande importance à l’écriture (dans ses journaux intimes et en légendant ses albums) et fut un peintre reconnu. Apparemment, la photo, l’écriture et la peinture étaient une seule et même expression de soi qui lui était essentielle. Sa vie était placée sous le signe du bonheur, de l’insouciance, d’un optimisme acharné et de toutes les découvertes techniques qui ont révolutionné le monde comme l’aviation ou l’automobile. Il a pris en photos pas mal de célébrités de l’époque simplement parce qu’il les fréquentait (Yvonne Printemps et Sacha Guitry notamment), des sportifs, des acteurs, il a photographié des matchs de tennis, des tournage de cinéma etc. Ce qui est hallucinant, c’est qu’il soit resté amateur jusqu’en 1963 où le Museum of Modern Art (MoMA) de New-York lui consacre une exposition. A ce moment il est découvert dans le monde entier et vite considéré comme un génie du genre.

L’exposition commence par le commencement en reproduisant cette première exposition du MoMA à New-York. On découvre alors les photos de jeunesse de Lartigue, ce sont des photographies de famille et on remarque déjà sa manière de capturer l’instant et surtout le geste en suspens, les gens qui sautent et sont statufiés dans les airs. Ensuite, sont chronologiquement exposés tous les albums du photographe, de sa naissance à sa mort. Certains journaux intimes sont aussi présentés, ainsi que des photographies en stéréoscopie (très vieux procédé consistant à prendre deux photos d’un même sujet puis de les mettre en place dans un système de manière à rendre l’illusion du relief) et surtout, toutes les photos sont illustrées de ses pensées et des extraits forts éloquents de ses journaux.

J’ai vraiment adoré ce moment passé à Beaubourg. La mise en scène de l’expo est excellente et la manière dont elle est organisée et expliquée est claire, sagace et passionnante. En outre, certains tirages photos étant fragiles, la luminosité ambiante est inférieure à 50 lux ce qui produit une atmosphère intimiste particulièrement propice à regarder des albums de photos (album de famille avant tout), et plaçant le visiteur au cœur de cet univers en noir et blanc. Cette collection couvre des décennies d’une richesse incroyable et l’œil de Lartigue a tout capté et consciencieusement catalogué. L’intérêt est autant dans la curiosité qu’on a de découvrir des époques, des tendances, des styles que dans la qualité et la teneur artistique intrinsèque de ces clichés. On passe des dames bourgeoises de l’avenue du bois en 1911 aux séries sur les minijupes avec des photos de gambettes dénudées des années 60. On suit la vie intense et fascinante de ce personnage qu’on voit traverser les époques avec une même candeur et un optimisme à toute épreuve.

Cet homme prône le bonheur et nous expose le sien avec beaucoup de passion, ainsi que ses pensées qui sont pratiquement des aphorismes et qui fleurissent sur les murs. On comprend bien d’ailleurs ses raisons, il passe son temps à faire des photos de sa famille, ses loisirs, ses voyages, tandis qu’il fréquente les gens du « monde » et semble totalement détaché des réalités. C’est l’approche la plus négative que je peux développé à son sujet. D’ailleurs il en parle lui-même en expliquant qu’il est dans une sphère de bonheur et qu’il ne veut pas en sortir. On ne peut pas lui en vouloir en effet. Mais je ne peux m’empêcher de réagir quand je vois toutes ces photos qui passent tout le 20ème siècle sans une anicroche ou un cliché un peu plus nuancé ou affecté. Et notamment, il est choquant de constater la vacuité des photos dans les périodes de guerre, ou bien la manière absolue de présenter les choses de manière un peu candide et résolument optimiste. Il a retenu de la guerre le 14 juillet et la libération… un peu juste comme illustration. Il photographie quelques étudiants en train de faire une banderole en mai 68… mouai. « Peut mieux faire ». Donc on assiste tout de même à une exposition qui retrace la vie d’un nanti, à l’abri dans un cocon familial bien solide, et qui par la suite reste engoncé dans les mêmes schémas normatifs.

Je ne pouvais pas être complètement positif sur l’expo qui est parfaite dans sa forme, sinon je pense que j’aurais été berné de croire que le monde fut si beau et parfait, vu ce que moi j’en vois depuis une vingtaine d’années. Mais il n’en reste pas moins que ce Jacques-Henri Lartigue a vécu une vie superbe et artistiquement colossale, qu’il a pris des photos incroyables, et que passer une heure et demie à se balader dans sa vision du 20ème siècle est plutôt bon pour le moral.

Jeudi 21 Août 2003

Boukinage L’ange sur le pont

Classé dans: Boukinage — @ 00:50:38

C’est encore un bouquin de la collection Motifs du Serpent à Plumes avec une couverture géniale, mais je n’ai pas trouvé ça transcendant. John Cheever est à la base chroniqueur au New Yorker et il signe là un recueil de 16 nouvelles qui tournent autour du thème de l’identité et de la place de l’individu au sein de la société bourgeoise américaine.

Dans les nouvelles, je suis particulièrement sensible à ce don qu’ont certains écrivains de pouvoir narrer en quelques pages une histoire en construisant une intrigue et en arrivant à mettre en place tout un univers, comme on penserait seulement possible en quelques centaines de feuillets. C’est le cas ici, les personnages sont très bien dépeints et avec pas mal d’acuité et d’ironie. En outre, le milieu bourgeois décrit au vitriol est plutôt propice à des histoires pleines de frustrations, de non-dits et de drames.

Les nouvelles ont une composition identique à un récit structuré avec une situation initiale, une perturbation puis une narration jusqu’au dénouement (une situation finale qui souvent revient à la situation initiale). Mais ce que j’aime dans les nouvelles habituellement, c’est la chute. La fin de la nouvelle doit être percutante, doit prendre au dépourvue ou doit surprendre le lecteur. En général, on reste sur le cul sur les trois dernières lignes. Et là ce qui m’a gêné et déplu, c’est qu’il ne se passe pas grand chose. Et pourtant, certaines histoires m’ont vraiment intrigué et je voulais découvrir le fin mot. Or arrivé au dernier paragraphe, je ne comprenais pas vraiment la clôture de la nouvelle ou bien je n’y trouvais… pas grand chose. Il y a bien le côté fataliste du milieu bourgeois et le fait que les personnages sont tellement engoncés dans leur environnement et leurs valeurs, que finalement ils n’en sortent pas, et même la fin de l’aventure ne conclut sur aucun changement majeur.

Donc je n’ai pas vraiment accroché sur ce livre… c’est dommage car les éléments sont là, mais il me manque une truculence qu’on sent pourtant dans le caractère de ce bonhomme. Mais je vous recopie un passage qui m’a bien fait rire tout de même (humour noir) :

[…]
- Tu ne comprends rien de rien, répliqua-t-elle.
- Parce qu’il y a du neuf ? demanda McGowen.
- Lois Mitchell vient d’appeler. Harry s’est saoulé et a mis le chaton dans le mixeur.
- Est-ce qu’elle va se pointer ici ?
- Bien sûr. »

La sonnette retentit. Une femme hirsute et dépenaillée, les joues luisantes de larmes, entra.
« Oh, c’était atroce, s’exclama-t-elle. Les enfants ont tout vu. C’était leur petit chaton et ils l’adoraient. Ca ne m’aurait pas autant dérangée si les enfants n’avaient pas tout vu. »

L'ange sur le pont _ John Cheever

Mercredi 20 Août 2003

Matooyage Traque sur la Matoosphère

Classé dans: Matooyage — @ 16:42:52

A force de me placarder sur les murs du web à tort et à travers, je finis par en récolter les fruits/la tempête (rayer les mentions inutiles). Mais à la base, si je le fais c’est que ça me plait pas mal, et notamment le fait qu’on puisse me trouver et me contacter facilement ici ou ailleurs. Je vois notamment dans les requêtes qui ont menées ici de plus en plus de « matoo blog » ce qui tendrait à prouver qu’on me cherche… et qu’on me trouve ! Enfin, il ne faut pas exagérer, j’ai des stats ridicules (lol) et c’est très bien ainsi, mais c’est amusant de constater que sur l’immensité de l’univers cybernétique, on peut « par hasard » tomber sur une connaissance.

Ainsi, un mec que je connaissais au lycée m’a laissé un mail en me disant qu’il avait atterris sur ma page de pics de unefoisdanslavie.org et qu’il en profitait pour prendre de mes nouvelles. Il y a quelques temps aussi, je suis tombé sur un autre copain de lycée mais sur gayvox cette fois-ci (Aaaaah mais tu es pédé alors toi aussi !!).

Et nouvelle assez stupéfiante pour moi, j’ai reçu ce matin un mail d’un ex petit-copain qui me dit me lire depuis plusieurs semaines, mais n’ayant pas osé poster. Ce dernier a aussi un blog (j’ai par curiosité testé le nom de domaine de son mail) que je me suis empressé d’aller découvrir. JP est le mec avec qui je suis sorti peu de temps (genre un mois) juste avant M. Je l’aimais vraiment bien, et ça m’a grave cassé les burnes de comprendre que ça ne fonctionnait pas de son côté. Il était vraiment jeune (20 ans) et plutôt inexpérimenté en matière de relation, aussi j’ai du rompre contre mon gré me rendant compte que c’était tout ce qu’il y avait à faire (alors qu’il fuyait, n’osant m’affronter arf arf arf). Depuis (un an et demi) on ne s’était plus revu ni contacté.

Je suis vraiment très content qu’il m’ait écrit. Je reste persuadé que c’est un mec génial, et comme il a l’air d’avoir trouvé chaussure à son pied, cela me rend encore plus heureux. Outre cela, c’est un garçon très intelligent et avec lequel je partageais ma passion pour le cinéma, j’ai déjà parcouru son blog et je le trouve excellent. J’ai l’impression en le lisant de le redécouvrir. C’est super agréable.

May the force be with you young JayPee.

Matooyage Un blogueur angélique

Classé dans: Matooyage — @ 16:13:39

Hier, j’ai pris un verre et dîner avec Sébastien du Seblog. J’ai passé une charmante soirée en sa compagnie. Au début c’est toujours un peu délicat, car on ne sait jamais sur qui on va vraiment tomber. Mais on s’est trouvé assez naturellement à discuter de tout de rien, de nous, de blogs. ;) Je ne suis pas du genre à rester en chiens de faïence et lui non plus, donc nous avons simplement entrepris d’en apprendre plus l’un de l’autre. Et quand on ne se connaît pas, ça laisse un large champs d’investigation. Du coup, nous avons migré de l’Okhawa à un resto pour continuer nos pérégrinations verbales.

J’ai aimé le fait qu’on a beaucoup échangé et que c’était une véritable communication bidirectionnelle. Je rencontre tellement de personnes qui te racontent leur life sans rien te demander en retour. En outre, j’étais vraiment ravis de faire sa connaissance, car je le lis depuis plusieurs mois et avec un plaisir grandissant.

En plus, pour ne rien gâcher, c’est un joli brin de petit brun, doté d’un regard d’une incroyable intensité, des yeux tout noirs et francs, un large sourire fringant et pas mal d’espièglerie. On a parlé de bouquins, de nos vies, de nos mecs, etc. Et on a daubé à fond sur les blogueurs, arf arf. J’espère qu’on se fera autre chose bientôt, ce serait bien cool.

Mardi 19 Août 2003

Outside Vidéo témoin

Classé dans: Outside — @ 14:51:11

Hier, j’ai reçu un mail pas gentil-gentil où un monsieur me dit des choses pas belles du tout !

Mais je reçois aussi des encouragements… comme dans la vidéo suivante (les insultes sont vraies ! lol). ;)

Vidéo témoin

Page suivante »

Powered by WordPress