MatooBlog
Pectus est quod disertos facit

Mardi 30 Septembre 2003

Matooyage Yarrow

Classé dans: Matooyage — @ 19:33:43

Hier, j’ai fait la connaissance de Yarrow. J’ai eu pas mal d’embûches pour arriver à bon port. En effet, le RER avait des blèmes et j’ai mis un temps fou à atteindre le 18ème où habite le monsieur en question. Donc je suis arrivé assez en retard, et j’avais dit à M. que je ne rentrerai pas trop tard, donc je ne voulais pas rester trop longtemps.

Et Yarrow qui a cru que je m’étais embêté en sa compagnie, pffff. C’est tout le contraire ! J’ai vachement accroché avec lui. C’est marrant parce qu’il est le premier mec appartenant concrètement à la communauté des blogueurs que je rencontre. C’est peut-être aussi parce qu’avant, je n’avais rencontré que des pédéblogueurs, arf arf. Il habite dans un quartier où j’ai eu un peu la trouille de pénétrer sans armes, mais au bout de quelques minutes on se fait à l’ambiance un peu spécial du coin. J’ai retrouvé mes habitudes comportementales de mon Cergy natal. Il a un appart très sympa dans lequel il a tout refait (c’est pas une tapiole ça !) et duquel on peut même voir les étoiles (et grimper sur le toit).

J’ai passé peu de temps chez lui, mais j’espère qu’on se reverra prochainement, je sens qu’on a beaucoup de choses à se dire et la conversation fut prolixe et agréable. Et puis, il est plutôt beau gosse, donc je ne rechigne jamais à converser avec ce type d’internaute, arf arf. Ce mec connaît et fréquente beaucoup de blogueurs que je lis ou connais de nom, cela me fait à chaque fois l’étrange impression de parler de potes qu’on a en commun, alors que je ne les connais finalement ni d’Eve ni d’Adam. Ma langue a fourché à plusieurs reprises quand on discutait car je me suis entendu dire « Ah ouai, je me souviens, tu m’avais parlé de ça… », alors que je l’avais lu sur son blog (comme potentiellement des milliers de personnes). Et à chaque fois, je corrigeais en disant « enfin je l’ai lu chez toi quoi… ». Du coup, cela créé une intimité au bout de très peu de temps, et comme le blog n’est souvent que l’esquisse d’une vie, la rencontre tangible permet d’aller plus loin et de concrétiser une relation quasi-épistolaire.

Je suis rentré vers 22h chez moi après un nouveau parcours du combattant dont je suis sorti victorieux (ouf).

Lundi 29 Septembre 2003

Cinéphage Pollock

Classé dans: Cinéphage — @ 12:05:25

Ed Harris est un extraordinaire Jackson Pollock, vraiment cet acteur a un talent dingue et incarne avec justesse et prouesse ce peintre complètement ouf. Marcia Gay Harden, qui joue le rôle de sa femme et qui est aussi peintre restée volontairement dans l’ombre, est époustouflante en incarnant impeccablement cette femme qui s’est sacrifiée pour que son mari réussisse tout en canalisant la folie créatrice de Pollock.

Le film échappe à l’hagiographie et à la mythologie hollywoodienne grâce à une mise en scène sobre et un traitement factuel d’une information purement biographique. Mais la réalisation devient virtuose quand il s’agit de filmer Pollock en train de créer, et là c’est génial car on assiste à de pures moments de création artistique qui frise la folie. On comprend Pollock dans le fond et la forme, c’est un film extraordinaire d’un point de vue pédagogique mais aussi dans une optique de dissection des mécanismes qui régissent (et submergent) les artistes. D’un point de vue plus global, on voit bien à quel point Pollock est complètement timbré et névrosé, et que c’est la peinture qui lui permet d’échapper à l’asile, ainsi que sa femme qui arrive à maîtriser son trop-plein d’affect. J’ai vraiment adoré cette facette du film qui décrit l’artiste dans toute sa démence et son déséquilibre psychologique et affectif, son rapport à l’alcool, aux femmes etc.

Enfin, le récit en lui-même est passionnant et haletant, j’ai découvert ce peintre que je ne connaissais que par quelques toiles dans des musées d’art moderne, je suis resté ébahi de la qualité de son œuvre globale et de l’énergie que recèle son travail. Son rapport avec sa femme est aussi spécial puisqu’elle est peintre mais qu’elle se met complètement au second plan derrière son mari, qu’elle soutient, encourage et supporte. Elle lui sauve littéralement la vie en le faisant se dépasser dans ses œuvres, et donner à sa peinture le meilleur de lui-même. Leur rapport est complexe entre passion amoureuse et combat contre une forme d’aliénation qui les conduit à se faire du mal (de vrais artistes quoi !).

La mise en scène est sobre et manque un peu de rythme parfois, d’où certaines longueurs. Mais je pense c’est du à ce parti pris de présenter la vie de Pollock sans ambages ni fioritures ou d’intrigues secondaires qui d’habitude donnent simplement plus de corps au film. Là on sent qu’on est dans le vrai et le tangible. Donc, la fin par exemple m’a un peu lassé car il ne se passe pas grand-chose de palpitant, et sa mort termine le film en eau de boudin. Il a un accident, il meurt, hop, générique. Fin. J’ai trouvé ça un peu direct et abrupte, alors que le début et le milieu du film sont beaucoup plus cadencé et trépidant.

Pollock

Matooyage Un PaCS hétérogène

Classé dans: Matooyage — @ 10:57:10

Samedi, je me suis levé assez tôt et pas mal en forme. J’ai invité M. à manger un morceau au Xtra Old Café, et puis j’ai filé à l’Arbre à Lettres (ma librairie favorite, rue du faubourg Saint-Antoine) faire le plein de lecture. Je me suis procuré le dernier Christophe Donner, que je suis pressé de commencer (quand j’aurais terminé le bouquin de SF que je relis actuellement).

Le soir, nous étions invité à la fête de PaCS de T., un ami d’enfance de M., et sa petite-amie S. Ma première fête de PaCS, et donc, conclu entre deux hétéros ! C’était un peu spécial car originellement, je savais que la raison de cette officialisation légale était financière. Il s’agissait en effet d’avoir la possibilité de lever des options sur des actions avant la date autorisée afin de réaliser une substantielle plus-value. Donc au début, il n’y avait pas vraiment d’échos à faire de cet événement, et puis, petit à petit, l’idée d’une fête a germé. Idée qui a donné lieu samedi soir à une quasi-célébration.

On ne savait pas trop comment gérer cela avec M. et surtout on se demandait dans quel état d’esprit aborder cette teuf. Finalement, on y est allé dans l’optique de fête seulement, bien sûr on s’est planté. Ils étaient tous super bien fringués et on se serait cru à un vrai mariage. Putain, la honte avec mon ticheurte Replay rouge pétasse et mes pompes Diesel. Rhalalalala. On savait qui était le couple pédé du jour au moins ! La famille était rassemblée et même les potes étaient sur leur trente-et-un. Heureusement, vers 22h, les gens invités à faire la fête sont arrivés en masse et nous nous sommes plus fondus dans le décor. La soirée était réussie, on a bien ri et dansé. J’ai laissé M. se rouler dans la fange avec ses potes jusqu’au bout de la nuit (parfois M. me fait penser à Marina Fois chantant « alcool »), et je suis rentré avec une copine J. qui a passé la nuit chez nous.

Dimanche, nous avons passé une journée tranquille. Brunch au « Pain Quotidien » rue Montorgueil avec F. et J., et puis cinéma (Pollock) avant de se rentrer sereinement et de passer une soirée calme à l’appart.

Matooyage Exploration des bas-fonds en groupe

Classé dans: Matooyage — @ 10:55:26

Vendredi soir, je suis donc allé voir Underworld avec Maniou, Turtle, Nabil et Cédric. M. devait venir mais finalement il est s’est engagé à passer la soirée avec son père, donc je n’ai pas encore pu le présenter. Bientôt on va croire que je me suis créé un petit ami virtuel. Non, M. n’est pas un tamagotchi, c’est bien un mec réel !

On a bien rigolé pendant le film comme je l’ai déjà précédemment évoqué. Je me suis aussi demandé comment un metteur en scène pouvait laisser passer des interprétations si bancales voire comiques alors qu’il s’agissait de répliques plutôt tragiques. Je crois que le pire carton rouge c’est pour le chef des vampires, le papounet de Kate Beckinsale. Ils auraient du récupérer Christopher Lee, ça c’est un prince des ténèbres qui y croit ! Et en tant que metteur en scène responsable, quand le mec scande un fébrile « Maieuuuh je t’ai toujours aimé comme ma propre Filleuuuuh ! », et bien on fait « Coupez. Marcel, tu me la refais celle-là, parce que c’est vraiment trop nul. » Mais comme me l’a souligné Nabil, ils en avaient peut-être déjà réalisé un certain nombre.

le dernier métro étant imminent, nous sommes tous rentrés dans nos pénates. Maniou, Turtle et moi habitant dans le même quartier, on a fait le chemin ensemble. Avec Maniou, on a même raccompagné le petit Turtle afin qu’il ne risque rien dans son coupe-gorge à cette heure indue. Dix minutes après, j’arrivais à petits petons dans mon fief où un M. m’attendait englué dans le canapé, je me suis à mon tour lové dans ses bras, et c’était bon.

Samedi 27 Septembre 2003

Cinéphage Underworld

Classé dans: Cinéphage — @ 18:19:06

Oh là là, le drame ce film ! L’avantage c’est qu’on y rigole aussi, même si à la base ce n’était certainement pas l’objectif du scénariste. Enfin ça se laisse regarder malgré quelques longueurs et un scénario assez tarabusté. Les vampires et les loups-garous sont en guerre d’extermination réciproque depuis 1000 ans.

L’héroïne est une Buffy vampiresse,tueuse de lycanthropes affreux affreux. Lors d’une altercation avec des lycans, elle remarque qu’ils suivaient un humain, elle décide de savoir pourquoi et tombe sous son charme, mais celui-ci s’est fait mordre par le chef des loups-garous. Ensuite on découvre un tas de vérités absolument incroyables et fascinantes, arf arf arf.

Les effets spéciaux tiennent la route mais la mise en scène est déplorable. Outre cela, il fait toujours nuit pendant tout le film, à croire que ça se passe dans « Dark City » et les acteurs en font des tonnes. Mein gott, qu’est-ce que c’est mal joué… Et les vampires qui passent leur temps sur leur mobile à appeler leurs potes, les loups-garous qui sont aussi bêtes que méchants et le seul humain qui ne rattrape pas le niveau !
:berk:

L’apothéose et le moment où on s’est vraiment marré, c’est quand le chef des vampire dit à l’héroïne ( à qui soit dit en passant, il a bouffé les parents y’a quelques centaines d’années) avec une voix de fausset émue : « Maieuuuh je t’ai toujours aimé comme ma propre Filleuuuuh ! ». Et puis hop, il lui décolle une baffe qui la balance à 15 mètres. Enfin son - nouveau – mec est là et devenu un hybride vampirolycanthrope il pète la tronche à tout le monde dans un final de bourpifs plus fracassants les uns que les autres. Waooow.

A voir en DVD un samedi soir de glandage entre potes.

Underworld

Vendredi 26 Septembre 2003

Outside Vincent est libéré

Classé dans: Outside — @ 20:17:55

Je viens de lire l’excellent post de Tyler à propos du décès/libération de Vincent.

Cela repose bien sûr la douloureuse et complexe question de l’euthanasie. Je crois que c’est un peu du cas par cas, mais au fond je pense que je suis pour. Dans le cas de ce jeune homme c’était simple, tristement et inexorablement simple. Aussi j’espère que sa maman ne sera pas poursuivie car cela a déjà du être une épreuve inimaginable pour elle. On a vu au JT sa famille soulagée qui peut enfin faire le deuil d’un jeune garçon qui avait déjà perdu la vie.

Matooyage De gustibus et coloribus non disputandum

Classé dans: Matooyage — @ 17:03:41

J’ai toujours été étonné de la manière dont les goûts se forment et se construisent ou bien se conditionnent. Qu’il s’agisse de goûts en matière de peinture, musique ou littérature, on ne peut pas se détacher des influences extérieures qui ont déclenché telle ou telle réaction. Ces influences sont sociales (la « mode » et les fashion-victimes, les élitismes aussi des communautés de goûts spéciaux en tout genre), familiales (éducation, milieu, référentiel), culturelles (les rencontres, les études, les influences amicales et les prescripteurs), économiques (si on veut lancer un produit culturel quelconque, avec un bon plan marketing on fait aimer à peu près ce qu’on veut) et conjoncturelles. Mais ce qui m’épate dans ces histoires de mode, c’est la manière avec laquelle une époque peut porter au pinacle un artiste, et la suivante l’oublier pour célébrer celui qui était auparavant inconnu ou même décrié. Il est aussi amusant de constater que l’avant-garde est souvent – justement – le signe d’un futur succès. Il faut parfois quelques générations pour s’imposer et ce qui fut la marque de l’anti-conformisme, du progrès, du choc des cultures ou du mauvais goût devient un standard de qualité et acquiert ses lettres de noblesse, en même temps qu’une reconnaissance globale.

En peinture, les impressionnistes étaient considérés comme de mauvais peintres en leur époque, ensuite ils ont eu la consécration, et maintenant qu’on en trouve sur toutes les boites de sucre, c’est plutôt has-been et de mauvais goût d’en avoir des reproductions chez soi. L’expressionniste a subi le même sort, sauf qu’on est encore dans le cas où avoir une reproduction de Kandinsky est tout juste tolérée (un peu trop grand public, il vaut mieux avoir un suprématiste à la Malévitch). Et si on pousse un peu le phénomène, De Vinci avait à son époque surpris en peignant une femme de face qui sourit au spectateur. Bien sûr, les ruptures complètes en matière de peinture ont été les plus difficiles à faire passer. Même si la photographie a confirmé l’inutilité de reproduire le vivant, et mis en exergue le besoin artistique de représentation de l’abstrait, aujourd’hui, on peut comprendre qu’on illustre un son par une couleur, alors que les gens du début du XXe siècle ont été choqués de ce genre de tentatives hérétiques.

En matière de musique en revanche, illustrer une couleur par un son n’est pas nouveau. En effet, la musique est par essence même un art fondé sur l’abstraction. On peut depuis des centaines d’années évoquer les saisons en jouant du violon. Mais dans ce domaine aussi, la musique contemporaine ou électroacoustique a du mal à percer, même si elle a réussi à développer de nouveaux outils de synthèse musicale et amené à repenser la notion d’harmonie. Certains ont essayé d’exploiter les dissonances et ont atteint un degré d’abstraction supplémentaire qui a été décrié par des générations de musiciens et mélomanes. Comme Riemann a étudié les principes d’une géométrie non-euclidienne où des règles et démonstrations fonctionnent dans un monde pas conforme à notre vision (qui n’est que surface des choses), on peut trouver des choses qui fonctionnent aussi dans l’agencement des dissonances.

On peut être complètement fan d’un écrivain très connu, et qui tombera aux oubliettes dans 20 ou 50 ans. Est-ce que cela change sa valeur ? Est-ce que la valeur d’un artiste est personnelle ou établie ?
Si on prend la liste des Goncourt par exemple, on se rend compte qu’on connaît certains classiques mais bon… parfois pas du tout certains auteurs. Je me souviens d’une réplique ironique dans Cyrano. C’était le bourgeois qui citait les noms des académiciens présents et qui s’enorgueillissait du fait que ces noms resteraient à jamais à la postérité. Il s’agissait d’une pure ironie de Rostand puisque déjà à son époque, ces noms étaient totalement inconnus. Il y a aussi ces écrivains qui furent célèbres car à la mode pendant une période, et qui n’ont pas résisté au temps qui passe. Ou bien on trouve aussi les femmes d’écrivains connus, qui ont complètement supplanté leurs maris. Je pense à Virginia Woolf ou bien Mary Shelley.

L’ironie du sort est un facteur déterminant chez les artistes. L’exemple le plus probant pour moi est celui de l’auteur de mon bouquin favori : John Kennedy Toole. Il a écrit un seul bouquin et certainement trop en avance sur son temps, s’est fait jeté de toutes les maisons d’édition. Il s’est suicidé en 1969 à 32 ans, car se croyait un écrivain raté. Sa mère à force de lutter contre les préjugés et surtout pour faire reconnaître le talent de son fils, a enfin réussi à le faire lire à un éditeur. Celui-lui comme toute la planète a crié au génie, et J. K. Toole a obtenu en 1981 le prix Pulitzer à titre posthume pour la « Conjurations des imbéciles ».

Faut-il penser avec sa sensibilité propre, en n’oubliant pas que chaque œuvre est jugée et jaugée pour soi et soi seul, sans peur d’être railler ou d’obéir à un instinct bassement grégaire ? Et même si une sensibilité se forme et évolue avec le temps (en art en musique ou en littérature, on apprécie souvent après avoir appris un minimum). Alors on peut dire qu’on aime ou on aime pas mais toujours par rapport à un référentiel, par rapport à tel ou tel critère, tel environnement social, historique, à l’âge aussi etc. Je ne crois pas qu’on puisse affirmer qu’un écrivain passera avec certitude à la postérité, comme on ne peut pas affirmer qu’un auteur est nul dans l’absolu.

Alors est-ce qu’on peut raisonnablement dire à quelqu’un qu’il a des goûts de chiotte, que les bouquins qu’il a aimé sont de la merde et qu’il devrait plutôt lire tel ou tel autre auteur ? (trois petits points et puis s’en vont…)

C’est compliqué parfois dans ma tête, je vous dis pas…

Allez, vouikènede ! :langue:

Jeudi 25 Septembre 2003

Magazinage 6 personnes relient 2 inconnus

Classé dans: Magazinage — @ 22:54:23

C’est un truc que je pensais être une légende urbaine, et finalement je l’ai lu ce matin dans La Recherche d’octobre. Une étude confirme le fait qu’entre deux personnes prises au hasard, il n’y a en moyenne que 6 personnes pour les relier de connaissances en connaissances.

L’usage du mail a pas mal illustré ce fait, puisque l’on s’aperçoit assez facilement quand on forwarde un e-mail qu’on a reçu, et qu’une semaine après, on reçoit ce même courrier d’une source distincte. En outre, en général, ces chaînes permettent de suivre qui connait qui et doit pouvoir plus facilement mettre nos réseaux de connaissances en exergue. De même qu’on peut recevoir de n sources, une même blague qui a fait le tour du monde ! (parfois on s’en passerait même)

6 personnes

Matooyage Leçon de propreté

Classé dans: Matooyage — @ 22:39:00

Les tracts de la CGT de ma boite me font toujours halluciner. Y’a régulièrement une bonne femme qui passe dans les bureaux et qui demandent “questions DP ?”. Et y’en a de toutes les couleurs ! Dire que toutes ces questions sont soumises aux ressources humaines !!

Notamment dans la série “hygiène”… (ça se passe de commentaires !)

Lecon de proprete

Mercredi 24 Septembre 2003

Outside Pourquoi pas ce soir…

Classé dans: Outside — @ 23:07:03

J’ai vu ce spectacle ce soir et c’est pas mal du tout. Christophe Guybet est bien le fil d’Henri Guybet, et d’ailleurs il commence son one-man show sur cette filiation. Il rend ça curieusement très drôle, ça commence bien pour un humoristique !

J’ai bien souris pendant une heure et parfois ri franchement. Je n’ai pas donc pas été totalement hilare tout du long, mais je trouve qu’il a une sacrée stature et beaucoup de talent. Notamment, il a une gestuelle précise, un bonne gestion de l’espace scénique, une expression faciale et corporelle excellente et une voix charmante et modulée. Pas mal de carrure donc et de charisme qui font qu’il est plutôt pas mal dans son genre.

J’ai donc passé un bon moment, sans en être devenu complètement fan. D’ailleurs c’est un domaine dans lequel nous sommes vraiment tous sensibles à des degrés totalement distincts. Pendant une heure, une nana juste à côté a passé son temps à hurler, crier, rire à gorge déployer, glousser, braire et feuler. La totale ! J’en étais presque gêné de rester coi de temps en temps.

Christophe Guybet - pourquoi pas ce soir

Cinéphage Jeux d’enfants

Classé dans: Cinéphage — @ 18:39:44

J’ai plutôt été déçu par ce film. Mais c’est peut-être parce que j’en attendais beaucoup plus, et surtout une forme plus originale. En effet, le côté Amélie Poulain dans la manière de tourner et d’utiliser des filtres est vraiment « too much ». Le style de récit, la mise en scène des « jeux » et les dialogues sont tout droit inspirés du film de Jeunet, et cela m’a vraiment agacé.

Le fond de l’histoire et de l’intrigue est beaucoup plus intéressant et fascinant, mais la perversité intrinsèque des deux personnages m’a glacé pendant tout le film. Du coup, j’ai pas mal bloqué sur l’histoire d’amour, qui elle, semble sincère et mythique à la Tristan et Iseult. Pendant trois quart d’heure on a deux enfants qui se lancent des défis chacun leur tour à coups de « cap, pas cap », et font les pires conneries. C’est drôle quand il s’agit de bêtises de gamins, c’est moins drôle quand cela inclut de se faire souffrir par simple challenge. On suit le douloureux apprentissage de l’âge adulte (et son refus à travers ces enfantillages) et leurs vies qui suivent deux chemins, mais pour mieux se retrouver par la suite. Et leur amour/haine implacable les amènent à détruire leurs familles par jeu, mais aussi quête de non-conformisme et de l’amour parfait.

Donc c’est bien joué, c’est rythmé mais vraiment je n’ai pas accroché aux valeurs développées par les personnages (même si Guillaume Canet est un canon de ouf), et à la manière dont est mise en scène cette relation perverse et nocive. Et on oscille pendant tout le film entre une déclaration sincère de leur passion névrotique, et ces paris qui les amènent à risquer leurs vies et mettrent sciemment en péril ceux qu’ils aiment. Et quant à la fin elliptique… ah oui non, faut jamais parler de la fin.

Jeux dEnfants

Cinéphage Depuis qu’Otar est parti…

Classé dans: Cinéphage — @ 18:37:38

Pour une fois que les critiques presse et du public sont également dithyrambiques, je me suis dit que je devais allez voir ce nouveau film franco-belge. En effet, c’était mérité, ce film est un petit bijou de comédie dramatique familiale.

Nous sommes en Géorgie (ex république d’URSS, c’est un état indépendant depuis 1991, frontalier avec la Turquie, l’Arménie, la Russie et l’Azerbaïdjan), dans une famille francophile où trois femmes de trois générations (la grand-mère, la mère et la fille) vivent seules. L’homme de la famille Otar, le fils de la grand-mère (donc le frère de la mère et oncle de la fille), a quitté le pays pour aller travailler en France et y obtenir un meilleur statut. Il tient informé sa famille par des coups de fil et surtout des lettres. La grand-mère est à l’affût du moindre signe de son fils, aidée dans la rédaction de ses lettres et en général par sa petite-fille, tandis que sa fille est plus acariâtre et peste allégrement sur la vie qu’elles mènent et sur son frère.

Un jour, la fille et sa mère apprenne qu’Otar est tombé d’un échafaudage où il travaillait et qu’il est mort. Epouvantées, elles se refusent à en parler à la grand-mère et décident de lui faire croire qu’il est toujours vivant. La fille lui écrit donc des lettres qu’elle invente en imitant l’écriture de son oncle, tandis qu’elle et sa mère se serrent la ceinture pour faire croire que rien n’a changé. Finalement la grand-mère ne tenant plus de n’avoir pas de nouvelles plus amples de son fils, décide de partir à Paris avec sa fille et petite-fille pour revoir Otar…

Ce film est une merveille de sensibilité et d’émotion à fleur de peau. L’histoire est vraiment bien menée et crédible, et les 3 actrices sont hallucinantes de sincérité et d’authenticité. C’est parfois drôle, souvent émouvant et bien sur dramatique sur le thème de fond, qui est celui de la perte d’un être et de la survie dans un milieu hostile. J’ai vraiment été pris de bout en bout, et n’ai pas perdu une miette de cette histoire d’amour familiale qui joue des non-dits pour se préserver, et qui rebondit pour mieux mettre en exergue l’affection que chacune des protagonistes se portent.

Ce n’est pas du tout un film intello, mais c’est une œuvre résolument indépendante et qui fait fi de toutes ficelles du cinéma « fast-food » pour émouvoir son audience. Outre cela, c’est le premier film de la réalisatrice, et il faut saluer un tel coup de maître.

Depuis quOtar est parti

Mardi 23 Septembre 2003

Boukinage Frictions

Classé dans: Boukinage — @ 10:51:03

Quand M. m’a filé ce bouquin, je me suis dit que le nom de l’auteur m’était très familier. Et je ne sais pas pourquoi je n’avais jamais lu de bouquin de Philippe Djian, célèbre auteur de “37°2 le matin”, il y a des écrivains comme ça, que « tout le monde a lu » et qui par hasard échappe à mon escarcelle.

Le livre a une forme un peu spéciale, à l’origine, il s’agit d’une nouvelle parue dans le Monde en juillet 2002. Un jeune garçon de 11 ans en est le narrateur. Djian livre dans cet ouvrage la suite des pérégrinations de ce garçon en jetant sur le papier cinq moments, comme cinq flashs de la vie du narrateur à des époques différentes et charnières de son existence. Ces cinq parties pourraient être considérées comme des nouvelles distinctes tant elles en possèdent l‘unité et l’autosuffisance et c’est bien les frictions produites par cette juxtaposition qui génèrent toute la magie de l’ouvrage.

Dans la première partie, le narrateur est un gamin qui se retrouve pris en étau entre une mère charismatique et castratrice, et un père prodigue qui a du mal à s’affirmer. C’est un pur récit d’enfance qui pose les jalons d’une histoire d’amour unique et ambiguë entre une mère, à la démonstration affective complexe, et un fils, qui en subit déjà les conséquences. C’est certainement le chapitre qui donne la vision la plus psy du bouquin puisque exposant la relation mère-fils à l’enfance.

La seconde partie se passe quand le narrateur est au début de la vingtaine, il a quitté le domicile familial et fait des photos homos (mais il est hétéro) pour gagner sa vie.
Ce passage m’a bien fait rire :

Je pense à elle [sa mère]. A tout ce que nous avons foiré ensemble au cours de ces dix dernières années – pour considérer les choses d’un point de vue général. Je pense à elle. J’essaye de me mettre à sa place. Elle me fait penser à un animal enragé. Alors un gars se met tout à coup à m’engueuler parce que je n’ai pas un regard assez humide ou une moue à tailler des pipes. Je lui souris en humectant mes lèvres pendant qu’il envoie des coups de flash au plafond.

Sa mère lui en veut, et ils conservent une relation complexe et énigmatique. Le garçon, notamment, va régulièrement récupérer sa mère, ivre morte, après qu’elle ait passé des nuits avec des hommes dont il ne sait rien. Sa mère rencontre un homme dont elle s’amourache, le narrateur intervient alors dans cette relation de manière aussi intrusive et malsaine qu’elle intervient dans celle de son fils.

Dans la troisième partie, le narrateur est marié à un mannequin et a l’air d’avoir tout pour être heureux. Sa mère est toujours dans ses pattes, et les relations avec la belle-fille vont s’envenimant jusqu’à un dénouement inattendu. Ensuite, dans un quatrième temps, il est seul et élève sa petite fille. Sa mère tombe amoureuse d’un sosie de son père, alcoolique et déliquescent. A son tour, le fils intervient dans la relation… Et enfin, dans la dernière partie, sa fille à 18 ans et on voit que la nature de la relation père-fille a de quoi tenir de celle du narrateur avec sa propre mère.

Le style de ce bouquin est superbe, c’est une écriture simple, limpide et directe, une écriture laconique qui touche directement. Et cette manière claire de s’exprimer et d’exprimer les sentiments est mise en abîme avec des non-dits et la description des éléments d’incommunicabilité qui lie tous les personnages. Aussi l’auteur donne les clefs pour comprendre l’épaisseur psychologique des personnages sans décrire directement un profil, mais plutôt en laissant cela à l’appréciation et la sensibilité des lecteurs. Au fur et à mesure de la lecture et donc de l’avancée chronologique dans la vie du narrateur, on est de plus en plus plongé dans cet imbroglio, mais avec une acuité nouvelle grâce aux preuves accumulées au long des chapitres/nouvelles. J’ai beaucoup aimé cette manière de procéder et l’atmosphère résultante qui se dégage de l’ouvrage.

Cette écriture rectiligne et concise ressemble pour moi énormément à une traduction d’un auteur anglo-saxons, aussi je me suis surpris à m’imaginer pendant ma lecture, toutes les scènes aux US. C’est dans la deuxième partie que j’ai réagi au fait que quand je visualisais ce que je lisais, je ne pouvais imaginer que des personnages et une intrigue américaine, et pas du tout française. Et singulièrement, cela est du autant à la forme (style donc que j’ai décrit comme très anglo-saxon) qu’au fond, puisque l’auteur décrit des gens qui pratiquent l’échangisme dans un milieu de mannequin et de mode sur fond de consommation de drogue etc. Ainsi qu’une « mise en scène » qui pour moi est très américaine (dans les rapports des personnages entre eux). Outre cela, à aucun moment il n’y a un élément qui indique que cela se passe en France (ni une marque de voiture ou une ville ou un aéroport…).

J’ai vraiment beaucoup aimé ce bouquin, j’ai hâte de m’en procurer un autre. En effet, j’ai envie de me faire une idée plus précise et ample sur cet auteur qui m’a vraiment intrigué par cette première lecture « découverte ».

Frictions - Philippe Djian

Lundi 22 Septembre 2003

Outside Flash informatique !

Classé dans: Outside — @ 19:13:30

Je sais qu’il existe pas mal de sites de vulgarisation d’info sur la toile, mais celui que je consulte régulièrement est particulièrement bon et pédagogue. En outre, il a plu aussi bien aux complets néophytes auxquels je l’ai conseillé, qu’aux gens qui voulaient simplement parfaire leurs connaissances dans un domaine précis.

Je l’ai encore consulté toute à l’heure sur un sujet que j’ignorais et vraiment c’est une source géniale. Si vous êtes un peu béotien en info ou simplement parce qu’on ne peut pas tout savoir, ce site est une mine d’or, et la communauté formée autour est plutôt simple et altruiste, c’est si rare et c’est bon à savoir !

Ce site c’est Comment ça marche?.

Matooyage Quoi ma gueule, qu’est-ce qu’elle a ma gueule ?

Classé dans: Matooyage — @ 18:59:56

J’ai reçu plusieurs mails depuis le nouveau layout du blog (si si si), pour me dire qu’on ne me voyait pas assez sur la minipic à droite, et aussi me disant de la changer régulièrement etc.

Donc je réponds en passant… d’abord c’est un lien vers une ribambelle de photos de moi (plutôt récentes, je crois que la plus vieille a un an) sur gayattitude, ensuite j’ai choisi cette vignette car j’aime beaucoup l’attitude de ce Matoo là. Je sais qu’elle date un peu maintenant puisqu’elle a été prise en 1998 (bon ouai ok, ça fait 5 ans lol), mais j’y tiens énormément car je trouve qu’elle me symbolise bien en un cliché. En fait, la copine qui m’a pris à ce moment, m’a photographié sans que je le sache. J’étais à une fête d’anniversaire et la teuf battait son plein, quand j’ai reçu un coup de fil, et après quelques dizaines de minutes sur le balcon, je suis revenu au cœur du tumulte, à la différence près que j’étais célibataire. Aaaaah, heureuse et insouciante époque où mon petit cœur faisait des hauts et des bats après de passionnelles intrigues de deux mois avec des hidalgos dont je tombais lôôôôôooove.

J’étais donc dans un état pitoyable après m’être fait larguer plus vite qu’Actarus dans Goldorak (et pourtant lui il fait même un “autolargue”) sur un balcon parisien, et j’étais de retour dans une fête complètement délirante et bruyante. Mais moi je n’y étais plus, j’étais comme désynchronisé et perdu dans une foule et une liesse à laquelle je ne pouvais plus adhérer. Personne ne me remarquait tant ils étaient occupés à danser, boire et vaquer à de festives occupations. Je me suis dit qu’il fallait que je me reprenne (j’avais tout de même des vues sur le grand brun là… faut pas non plus exagérer merde !), j’ai respiré un grand coup, j’ai baissé la tête pour faire le vide en moi. Je suis resté quelques secondes la tête en bas, à me dire qu’il s’agissait d’une nouvelle période qui commençait (totalement teubé le mec, vu qu’il s’agissait d’une rupture avec une pétasse mythomane qui m’avait même menti sur son prénom et avec lequel je sortais depuis un mois à peine). Alors que Sigmund Matoo reprenait ses quartiers dans mon esprit, une amie m’a aperçu et a halluciné sur ce qui se dégageait de moi à cet instant, et surtout du décalage que je reflétais dans la soirée. Clic Clac, ce fut dans la boite.

Ce cliché c’est donc le Matoo zen et réfléchis, au milieu des turpitudes de sa vie pas toujours cool, mais toujours pleine.

En bonus, une webcam de là, maintenant, tout de suite !

Le Matoo de maintenant tout de suite la

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