MatooBlog
Pectus est quod disertos facit

Vendredi 31 Octobre 2003

Matooyage Montpellier c’est bôôôôô !

Classé dans: Matooyage — @ 19:15:48

J’avais pris cette journée de congé (ouai Teurteul en plus je prends des congés !! je te retiens toi d’ailleurs… Je ne suis pas la Lara Croft ni le Terminator du clavier, mais comme je l’ai déjà expliqué la Wonder Woman du blog ! Si si si) car j’avais décidé de partir à Montpellier ce week-end afin de rejoindre ma douce Virginie. Ainsi, j’ai pris le TGV à Gare de Lyon à 13h24, et là ça fait deux heures que je déambule au gré des rues.

Je ne connaissais pas du tout cette ville, et je pense que j’en aurais une encore meilleure idée demain avec Virginie, mais j’ai vraiment flashé sur tout le centre qui regorge de petites rues sinueuses avec des immeubles dotés d’un joli cachet, avec des places charmantes qui se découvrent au dernier moment, des monuments bien entretenus et qui donnent un charme très historique au tout. Ah oui, j’oubliais ! Des mecs pas mal aussi et manifestement de la confrérie se baladent et ne sont pas du tout farouches ! J’ai halluciné ! (je narrerai ça plus tard… arfarf)

Enfin, là, après deux heures, je suis sur les rotules. J’attends Virginie près de la Place de la Comédie où elle termine dans une demi-heure son job. Ensuite, que le week-end commence !!! Je suis hyper content d’être là. C’est comme un changement d’univers, ça me donne toujours l’impression de partir au moins une semaine. En outre, c’est la première fois que je lui rends visite, donc je sais qu’elle a beaucoup à me montrer (dont son cher et tendre), et surtout on a énormément à se raconter.

Bon allez ! Je ne vais pas rester scotché sur le net, je ne suis pas là pour ça…

:petard:

Jeudi 30 Octobre 2003

Matooyage Adoptez, qu’ils disaient !

Classé dans: Matooyage — @ 23:11:05

Hier soir, Jeff et Fred sont venus dîner à l’appart. Ce fut le branle-bas de combat (elle est chelou c’t expression tout de même) pour tout préparer. Et M. ayant eu un problème au boulot, il n’a pas pu finalement rentrer avant 20h15 pour me filer un coup de main.

Donc, je suis rentré vers 19h. J’ai posé mes affaires. Il y avait la vaisselle à laver, les courses à faire, le salon et la cuisine à ranger, mais surtout on avait des merdes dans l’entrée à mettre devant l’immeuble pour que les monstres les emportent le lendemain matin. Notre cave est en travaux et on a du la vider grossièrement avant-hier en montant temporairement des « choses » (des vieux pots de peinture et autres cartons pleins de déchets polymorphes inidentifiables) encombrant l’appart. L’heure était donc grave, il fallait agir, vite et bien ! J’ai donc tourné sur moi-même et tin tin tin tintintintintin !! Wonder Womaaaaan, Wonder Womaaaaaaan ! Avec ma grande culotte à étoile et mon super serre-tête dorée ! Ainsi j’ai fait les courses, la vaisselles, rangé grossièrement, descendu les daubes et me suis un peu rafraîchi en attendant mes invités et mon baby.

Ensuite, M. a fait la bouffe, et les invités ont pointé leurs nez. Nous avons passé une soirée vraiment sympa. Il faut dire que Fred et Jeff sont deux potes que j’aime beaucoup et pour lesquels j’ai énormément de considération. Fred est en couple depuis autant que moi et M., et avec un type qu’il a aussi rencontré sur Yarps à la même période. Jeff, je le connais depuis plusieurs années, et originellement c’est un carapote. Nous avons évoqué pas mal de sujets, et M. tenait particulièrement à nous faire partager certaines conversations qu’il avait eu avec un collègue au sujet de l’adoption pour les gays.

Son collègue expliquait qu’à l’heure actuelle, il était déjà quasi-impossible d’adopter un enfant en France, car, d’une part, les conditions sont extrêmement drastiques. Et d’autre part, il y a un tel nombre de demandes pour un enfant, que le choix de l’administration se porte sur – objectivement et assez rationnellement – sur le meilleur candidat. Or on sait que des célibataires sont en mesure d’adopter en France, mais on imagine aisément que le meilleur candidat dans tous les cas est inévitablement un couple hétéro. Je dis « inévitablement » car si on demande à des gens de faire un choix impartial, en jaugeant avec les critères les plus équitables, on peut présager que ce n’est pas le couple homo qui apparaîtra, malgré tout, le plus idoine. On se demandait donc quel pourrait bien être l’intérêt d’avoir le droit d’adopter dans ces conditions.

Ensuite, M. nous expliquait avec beaucoup de justesse et perspicacité (amoureux moi ?) que l’adoption changerait, plus qu’on ne peut croire de prime abord, notre mode de vie et notre place dans la société. En effet, si nous avons comme les hétéros ce moyen de pérenniser le couple qu’est l’enfant, cela nous place dans cette même obligation morale de fixer le couple et de fonder une famille soudée. De ce fait, la société nous considèrerait aussi différemment, puisque ce qui les ennuie aussi terriblement c’est justement ce mode de vie à part, un mode de vie hédoniste et foncièrement égoïste. D’ailleurs, je ne comprends pas vraiment s’il s’agit d’une expression de rejet fondée sur une intolérance institutionnalisée ou de simple jalousie (d’être eux coincés avec des mômes et dans un cadre morne). Mais donc avec l’adoption, je ne doute pas que les parents s’empresseraient de nous prendre grave la tête pour nous caser et avoir un gamin, juste comme ils le font avec leurs enfants hétéros. Et cela créerait certainement des couples homos beaucoup plus conformes, et finalement dans un système de valeurs qui convergerait rapidement.

En conclusion, si les conservateurs de droite et autres rabat-joie voulaient nous normaliser, ils devraient plutôt nous donner des gamins à élever. Ce serait le moyen le plus efficace de nous rendre aussi traditionnels que possible ! Drôle non ?

Mercredi 29 Octobre 2003

Matooyage Favoriblogométrie

Classé dans: Matooyage — @ 17:12:02

Toute à l’heure, un pote m’appelle. Il me dit en rigolant qu’il est allé sur mon blog et a surfé sur les blogs liés. Il a été très surpris et me dit avec ironie que, en gros, je ne référençais que des homos. En jetant, suspicieusement, un coup d’œil rapide à ma liste de favoriblogs (pas vraiment à jour, il faut que j’y remédie), je me rends compte d’une segmentation bien orientée. Moi qui me fait le chantre de la tolérance et de l’ouverture d’esprit, voilà que je fais face à ma propre démagogie !

En effet en considérant la liste actuelle des 39 blogs référencés (j’en browse quotidiennement plus que ça), je me rends compte que j’ai 94,8% d’homme. Et si je regarde un peu les gens dont je connais l’orientation sexuelle, il y a alors 77% de gay, 10% de bi et 13% d’indéterminé (enfin dont j’ignore les préférences, je suppose qu’ils en ont !).

On peut donc facilement déduire de cela que je suis misogyne et hétérophobe ?!! Merde alors ! Or je pense et revendique être tout le contraire de cela. Je recherche dans le principe du blog une certaine part d’échange et de communication, il est donc manifeste que je suis attiré par correspondre plus avec des homos que des hétéros. Pourtant je ne cherche pas à me caser. Mais c’est vrai que je pense que la pédésexualité me rapproche « culturellement » de mes congénères, même si ce n’est pas suffisant (arf !) pour lier une quelconque relation (enfin si, mais bon… allez non, on va dire NON, lol). En outre, étant donné que je ponds des élucubrations sur des thèmes plutôt orientés, je me dis que des homos sont peut-être plus intéressés ou concernés par ce que mon esprit malade et torturé est en mesure d’engendrer. Et puis je me suis souvenu de ce post de fielin. Je crois que nous sommes sur la même longueur d’onde ! :langue:

Je donne donc un crédit tout particulier aux blogs que je lis sans même savoir ce qu’ils font de leur fesses (c’est pas que ça ne m’intéresserait pas mais bon…). Je me rends compte que chacun de ces quatre sites évoquent des thèmes qui m’intéressent particulièrement et que je trouve chez le blogueur un charme (intellectuel) dingue dans l’écriture et le propos. Il y a O. de C’est chez nous ! qui a une jolie plume bien aiguisée quand il s’agit des relations israélo-palestiniennes (sujet qui me tient à cœur), et qui est foncièrement anti-libertarisme. Netlex aussi est un blogueur fou qui produit des posts qui sont de véritables études et le fruit d’une réflexion et une documentation hallucinante. A se demander quelle peut bien être sa motivation pour se donner autant de mal ! En tout cas, je lis avec beaucoup d’attention ses articles qui sont aussi coruscants* qu’éclectiques. Il y a aussi un parangon de la blogosphère qui est cité sur tous les blogs et qui le mérite grandement. C’est Brain Not Found, j’adore le lire car il mélange avec subtilité un humour décapant et une réflexion à la fois sensée et irrévérencieuse. Il a le doigté zygomatique d’un PacaBête en version hétéro et plus sérieuse (tout de même). Enfin, j’estime beaucoup Hou-Hou Blog rédigé par Houssein qui est un tunisien à Montréal et dont j’aime le ton posé et les références culturelles.

Ensuite on peut considérer aussi les cas particuliers de quelques blogs que je lis mais qui ne racontent pas particulièrement leur vie privée ou sans rapport avec la pédésexualité. Il s’agit des deux excellents : navire.net et padawan.info. Ils ne nient pas leur préférence sexuelle mais n’en font pas un étendard (tout à leur honneur d’ailleurs, il faudrait que j’en prenne de la graine) sauf quand l’actualité s’en mêle. Il y a aussi La fille aux gants et Hippocampe qui sont les deux seules femmes de mon aire.

*oui j’ai fait exprès d’utiliser ce mot qui est très joli et qui, en plus, fait une chouette sonorité avec le suivant

Outside Fan d’Hélène Ségara et hétérosexualité

Classé dans: Outside — @ 13:09:11

Comme la fille aux gants le faisait remarquer, on peut être fan de Madonna ou de Mylène sans être pédé. Oui oui oui oui.

De même, la preuve sur un forum gayvoxien, on peut aussi être fan d’Hélène Segara et complètement hétéro ! Si si si si.

***mort de rire***

Je suis fan d'Helene Segara, suis-je homo ?

Mardi 28 Octobre 2003

Matooyage Phobie des faux-bis

Classé dans: Matooyage — @ 19:23:53

Depuis 1997 que je traîne mes guêtres sur le net, j’ai chatté avec des centaines d’internautes (pédés lol), mais j’en ai aussi rencontré pléthore « en vrai » que ce soit en boite ou en soirées entre amis. Et il y a un facteur commun à beaucoup de jeunes ou de personnes qui s’assument difficilement : ils se disent bi !

Je dénonce un peu cette attitude de tartuffe et je la comprends à la fois. Il est compliqué de porter un jugement définitif là-dessus. En effet, ce terme de « bi » peut être tout à fait justifié quand concrètement on a affaire à un type qui est à voile et à vapeur (on peut dire multiprise aussi, j’aime bien cette expression). Néanmoins, on est souvent en présence soit de jeunes gens encore indécis, soit de personnes qui trop immatures encore dans une orientation homosexuelle n’osent pas se proclamer gay, soit même des mecs qui préfèrent dire bi pour ne pas être considérés comme folles, et l’extrême qui consiste à se dire bi pour draguer plus efficacement. Après, on est dans un autre registre… et oui certaines bécasses se disent même carrément hétéros pour ajouter encore à une virilité mise en figure de proue.

Souvent, des copains, du net ou d’ailleurs, ont abandonné cette dénomination après quelques années d’homosexualité galopante et remportant tous les suffrages à la majorité absolue. Moi-même, je me souviens que pour la forme j’avais dit cela à quelques amis. C’est drôle, parce que à présent, je considère que ce n’est pas moins grave d’être bi, ou que ça ne laisse pas du tout un minimum d’honorabilité hétérosexuelle sur soi. Je me rappelle aussi avoir rassuré ma maman en lui assurant, à tout juste 19 ans, qu’à l’instant t j’étais sorti avec bien plus de filles que de garçons. Et on s’est bien esclaffé en se remémorant cela quelques années après, quand j’ai avoué rougissant qu’en effet je ne pouvais largement plus tenir un tel discours. :mrgreen:

Et dernièrement en faisant une recherche sur AnnuBlog, oh pardon, Blogonautes je veux dire ! J’ai trouvé une poignée de blogs gay tenus par des jeunots de 16 ou 17 ans. Et bien dans la majorité des cas, ils se définissent comme bi, ou bien l’exposent comme une éventualité (même pour les fans inconditionnels de Mylène et Madonna). Or, c’est pour quelques uns, manifestement, une éventualité des plus incertaines ! Mais je connais aussi certaines personnes qui s’accrochent désespérément et qui n’arrivant pas à se dire pédés, ne peuvent que se dire bis, même s’ils ne sortent qu’avec des mecs depuis des années. C’est une manière d’exorciser une conduite qu’ils n’arrivent pas à accepter au fond (pas de jeu de mot s’il vous plait, je ne me le suis même pas permis !).

J’espère tout de même que l’amélioration de la visibilité et surtout de l’opinion publique a tendance a réduire de phénomène. Mais dans le domaine de la drague, je crois qu’il est plus vivace que jamais. « Prétendre » est l’une des activités favorites des homos, et le net n’a fait qu’avaliser ce phénomène, en donnant tous les outils pour se mouvoir avec dextérité dans cet univers de faux-semblants. En tout cas, un des résultats d’une meilleure acceptation est que depuis un an ou deux, j’ai fait la connaissance de véritables bis, qui s’assument et revendiquent ce choix, ainsi que les difficultés afférentes à celui-ci. Ce sont des personnes qui vivent donc la relation amoureuse et sexuelle avec les deux sexes et relativement indifféremment.

J’avoue que ça me ferait un peu flipper de commencer une relation intime avec l’un des membres de cette tribu. Oh ouai, j’aurais trop le sentiment de ne pas apporter exactement ce qu’il faut à son épanouissement, et que le manque de nana soit trop fort. Et étant monogame de base, je lui couperais les couilles plutôt que de le laisser gambader et folâtrer avec des collègues de la – fort respectée même si sexuellement abhorrée – gente féminine. A priori, je vois que la notion de couple libre fonctionne plutôt bien et est une norme assez répandue chez les bisexuels. Du coup, le couple bi est une expérience qui peut être concluante, chacun ayant la liberté sexuelle de frayer avec d’autres partenaires (du sexe opposé à leur conjoint évidemment) pour rétablir l’équilibre de son alter ego, dans le respect du couple. Et d’autres plus classiquement, insistent sur le fait d’avoir la capacité d’être en couple et fidèle, et simplement de se laisser un flou artistique sur le sexe de leur prochaines moitiés. L’inconcevable pour moi, c’est toujours et encore le « mec marié bi » qui veut se trouver un amant fidèle et régulier pour rencontres furtives, entre la fin du boulot et les enfants à la garderie.

Outside Un cadeau original

Classé dans: Outside — @ 12:52:57

Dans la rubrique bric-à-brac lubrique de Matoo (je vous ai dit que j’aimais les allitérations ?) : Vous voulez garder un bon souvenir de votre ex ?

Et bien, trouvé chez Stéphane, cette idée danoise qui fera, je n’en doute pas, des émules en France ! Vu que parfois c’est la seule chose qu’on regrette chez un mec… :mrgreen: Ce kit, à la façon DIY (Do It Yourself), permettra de figer dans la meilleure (et adéquate) des postures l’objet de tous les désirs. Et vous voilà outillé pour affronter les périodes de disette et de vide « sentimental » avec la partie préférée de l’ex bien rangée dans le deuxième tiroir de la table de chevet pour toujours. En plus, plus besoin de se payer sa conversation insipide ni les stratagèmes pour l’amener dans la chambre à coucher, ou la solution pour le faire déguerpir au plus vite.

Arf ! En fait, je trouve ça glauquissime, mais bon ça m’a bien fait rire. Ca doit plutôt être un truc d’hétéro fier de sa queue qui veut en faire cadeau !! Une queue sans mec, à quoi ça sert, en plastique en plus ? Beuuuuuarrrrrk ! Et puis la diversité c’est cool, mais enfin si on est tombé sur la teube du siècle et bien il s’agit de bien en user pour ne pas l’oublier de sitôt.

Make your own !

Lundi 27 Octobre 2003

Magazinage We’re already in the Matrix !

Classé dans: Magazinage — @ 20:41:09

J’ai lu cet article édifiant sur “Le Monde Informatique” de la semaine passée. Je pensais pourtant que le « Privacy Act » était une institution aux US, défendue par leurs bataillons de lobbies, et que sur ce point nos amis outre-atlantique étaient des champions. Et bien, tout se perd, voilà
qu’ils se font blouser comme tout le monde. On remplace un système de flicage national (TIA) dénoncé par le « Privacy Act » par un système privé sous financement public (une assoce) et hop, le tour est joué ! De surcroît, ils ont nommé le système : MATRIX, de quoi donner la chair de
poule.

Néo, viens nous (me) sauver !!!!!
(nan pas Morphéus, j’ai dit : Néo. Putain c’est pas compliqué. Néo ! N, E, O ! Et vous avisez pas de me ramener Tinity non plus, ça ne m’intéresse PAS !!!)

La liberte dans la Matrix

Matooyage Nuit d’ivresse, nuit d’allégresse

Classé dans: Matooyage — @ 17:44:25

Samedi soir, nous étions invités à fêter l’anniversaire de S., d’une des meilleures amies de M., dont c’était les 30 ans ! Son copain avait goupillé, avec l’aide de potes donc M., une soirée surprise au Bombay Café (en face du Café de la musique en fait, au métro Porte de Pantin). J’ai bien aimé le concept, très cool, en fait ils louent des salles plutôt vastes pour y faire la teuf jusqu’à 3 heures, et avec pour seul coût le prix des repas (25 euros par personne). Du coup, ce n’est pas très onéreux et c’est un bon calcul pour les deux. Dans mon taf, on appelle ça du Win-Win partnership, arf ! En fait, les gens sont amenés à consommer plus au bar, et le proprio est gagnant sur toute la ligne. En outre, l’équipe était vraiment très très sympa et arrangeante. Nous avons redisposé la salle à notre goût, installé une sono avec notre matériel et à chaque fois qu’on demandait un truc, nous avions immédiatement satisfaction et avec le sourire (plutôt rare de mon expérience). Donc, un très bon esprit qui a distillé beaucoup de bonne humeur et a bien contribué à la réussite de la fête.

Ce fut une soirée très arrosée comme ce groupe de potes sait le faire. Moi, évidemment, j’ai assisté impassible à la montée orgiaque et progressive du niveau éthylique moyen de l’échantillon qui était en mon laboratoire. Ah ah ah. Parce que vous savez que c’est souvent que je suis le seul et unique péquenaud sobre à certaines soirées, et plutôt que de me faire chier à ne plus rien comprendre, j’expérimente au contraire sur mes congénères les plus marrantes des expériences de sciences naturelles. Déjà je les fais parler et avouer les pires de leurs secrets pour mieux les amadouer par la suite. J’aime les lendemains avec des « tu te souviens ce que tu m’as dit hier sur un tel ? » suivi d’un ricanement sardonique. Ou bien il s’agit aussi de livrer à leur sagacité déclinante des problèmes épineux, sur lesquels on peut alors digresser pendant des heures (ça me permet de passer le temps, et c’est parfois follement comique). Et bien sûr, samedi la problématique ardue du moment était : le changement d’heure. Il suffit de s’approcher délicatement d’un groupe de joyeux drilles en train de palabrer autour de quelques flûtes, et en une phrase subrepticement glissée au détour d’une conversation, je demande : « au fait, c’est cette nuit qu’on change d’heure ? Je sais jamais… il faut avancer ou reculer nos montres ? Là il est trois heures ancienne heure, du coup il est deux ou quatre heures nouvelle heure ? Au fait, on gagne une heure ou on perd une heure ? ». Et là c’est spectacle garanti, je me suis grave bidonné puisqu’on a réussi à disserter une heure et demie sur le sujet, sans résoudre l’énigme temporelle.

J’ai évité le plus possible M, histoire de ne pas me retrouver avec une main dans le sleup devant tous ses potes (ouai il est très amoureux en public en général dans ces cas là), et l’ai laissé gambader à droite et à gauche avec tous ses amis. Il a été adorable en tout cas, et on s’est bien amusé. Je suis arrivé sans voiture et suis reparti avec une chouette Polo, donc je suis plutôt vernis. En effet, JB n’était pas vraiment en état de prendre le volant, et comme je voulais rentrer (je pensais à Gauguin le lendemain midi), il m’a confié son véhicule, tout en partant se restaurer avec les autres dans un lieu différent. M. est resté interdit… Il ne comprenait pas où tout le monde était parti, pourquoi je conduisais la voiture de JB, et était partagé entre circonspection et alacrité de rentrer à l’appart dans cette caisse. Du coup, il ne parlait plus et était plongé dans une grande réflexion méditative. Nous sommes finalement rentrés à bon port et nous sommes honnêtement couchés.

Le lendemain, avec une heure de rab grâce au décalage horaire, je me suis extirpé de la couche conjugale avec difficulté et dégoût de l’humanité entière. J’ai réussi à se faire lever un M. un peu fébrile. Je n’avais qu’une envie c’était de faire des câlins au lit, mais comme on avait des places réservées à une heure précise, l’envie de ne pas perdre 10 euros a été plus forte. M. n’était vraiment pas en état, donc j’ai pris mon mp3player avec une ch’tite sélection sympa et suis courageusement parti pour le Grand Palais vers de nouvelles aventures.

Matooyage Mais que font-ils dans la vie ?

Classé dans: Matooyage — @ 16:39:06

Vendredi soir, je suis allé au cinéma avec PH. On est allé voir Elephant, qui a plus autant à l’un qu’à l’autre. Ensuite on est allé dîner au « Bistrot Coquillière » dans la rue du même nom. C’est pas cher et pas très bon, donc ça va, c’est tout à fait honnête ! Je me demande ce que Pierre Tchernia faisait là d’ailleurs !

On a de nouveau bien tchatché avec PH. Je l’aime beaucoup ce garçon, c’est vraiment un mec bien. Il ne lui manque plus que de trouver un type, comme à pas mal de gens à Paris d’ailleurs ! Arf ! Nous avons beaucoup parlé de lui et j’ai aimé sa sensibilité et sa retenue. Je suis parfois tellement sans tact ni modération moi !

On a quitté le resto vers minuit, et je me suis dirigé vers le RER pour rentrer au domicile conjugal. Sur le bord de la voie, alors que le quai de RER était blindé, comme à l’accoutumé, de racailles et autres olibrius du vendredi soir, j’ai remarqué sur ma droite un drôle de personnage. C’était un black plutôt malingre et enveloppé dans une sorte de pashmina à motifs Kenzo, les cheveux blonds, des clips dorés aux oreilles, un énorme sac à main en cuir Vuitton et des chaussures italiennes à talons. Ce n’était pas non plus vraiment un travelo, il était plutôt complètement efféminé avec une allure plutôt masculine (pas maquillé, pas de cheveux longs, pas d’ongles manucurés etc.). J’ai été vraiment surpris de voir ce mec là. Il était certainement attifée comme une bourgeoise, mais tout en ayant une dégaine de mec, et dans le RER à minuit et demi aux Halles !!!!

Enfin, on en voit couramment des gens de ce type, des marginaux ou autres OVNI des rues parisiennes, et les concernant je me demandais quel peut bien être leur job. Quand on sort dans le milieu homo, on voit toutes sortes d’épouvantails vivants et autres créatures dont on imagine parfaitement qu’il s’agit dans leur cas d’un déguisement. Et il est aussi simple d’endosser son costume et sa personnalité pour la nuit, que de les laisser au placard le matin et d’enfiler son costard cravate. Mais dans certains cas, c’est tellement prééminent qu’ils ne peuvent certainement pas le cacher la journée (mais je me trompe peut-être). En conséquence, je me demande bien ce qu’ils font pour gagner leur vie. Parfois en virée nocturne, on est amené à rencontrer des folles tordues de 50 ans ou bien des mecs cuirs et piercing en laisse, des gens dont on ignore si leur vie est l’exemple même d’une existence en dichotomie. Et dans le cas contraire, que sont-ils ? Des artistes ? Oui peut-être pour une partie… Des gens de la nuit, voire des prostitués ou bien des métiers où leur apparence ne compte pas. Mais bon, ils ne peuvent pas tous être coiffeurs dans le marais (d’autant plus que j’en connais des plus masculins et straight-acting) ou vendeur de piercing, ou bien commerciaux au bois de Boulogne ?

L’hypothèse la plus crédible est donc celle d’une vie scindée, une vie compartimentée entre le jour, sous le joug de la norme, et la nuit, dans la folie de la liberté. Je ne fustige pas cette attitude, car elle est aussi, dans une certaine mesure, notre lot à tous. Je considère complètement normal d’avoir une vie privée qui soit distincte d’une vie professionnelle, et d’ailleurs dans ce cas là, le port d’un costume ou d’un uniforme (hummm oh oui, mets ton uniforme chéri…) aide encore plus à changer d’univers, et à revêtir son autre soi. C’est malheureux, lorsque l’on en vient à rencontrer de bons pères de famille au Dépôt le samedi soir, ou à lire sur certaines annonces : « mec marié cherche soumission avec un homme mûr et viril pour pénétration sauvage et humiliation ». Enfin je dis ça, mais après tout ce n’est peut-être pas si triste que ça, il s’agit peut-être d’une forme d’équilibre de sa vie intime. Who knows ?

Dimanche 26 Octobre 2003

Exposage Gauguin – Tahiti, l’atelier des Tropiques

Classé dans: Exposage — @ 19:44:10

C’était la première fois que je voyais une exposition consacrée à Gauguin, que je n’avais vu en gros auparavant qu’à Orsay. J’ai toujours été très ému par sa peinture, par son traitement de la couleur et les postures de ses tahitiennes. Cette exposition se focalise justement sur ces peintures, et sur la manière dont il a essayé de rendre l’atmosphère, les couleurs, la lumières et les odeurs.

On est en gros retenu par deux choses : il a peint des visions de l’Eden sur Terre et il a vu beaucoup de femmes que d’hommes en Polynésie !! C’est marrant de voir que tous ses sujets sont quasiment des femmes ! Mais en lisant les extraits de bio tout au long de l’expo, on se rend compte qu’il avait des maîtresses extrêmement jeunes (14 ans même) et qu’il devait beaucoup aimer la compagnie des femmes qu’il dépeint admirablement dans ses œuvres.

L’exposition est très riche et plutôt bien organisée, avec pléthore de tableaux de Gauguin bien sûr, mais aussi des sculptures, gravures et autres supports ; ainsi que des éléments qui resituent l’homme dans son contexte à l’aide de photographies de l’époque et des œuvres traditionnelles maories et polynésiennes. L’exposition se déroule selon la chronologie même des voyages du peintre, avec en interlude son retour à Paris, et sa fin de vie aux Marquises. Chaque période est brièvement résumée à l’entrée de chaque salle et est ensuite étayée par ces peintures vraiment belles et pleine d’évocations. Gauguin est un peintre encore complètement figuratif, mais on prend conscience des balbutiements de l’abstraction à travers son œuvre par le traitement irréaliste mais transcendant des couleurs et des formes. Evidemment, ce n’est pas une peinture fidèle à la réalité physique, mais résolument authentique dans les émotions et sensations que les images de Gauguin évoquent. C’est dans cette impression tangible que je reconnais ce glissement de l’art vers l’abstrait et le monde de la couleur et des formes en tant qu’émotion pure.

C’est vraiment une exposition où quantité et qualité sont de mise, et donne vraiment envie de s’enfuir à Tahiti. Par contre, j’y suis allé aujourd’hui et c’était concrètement un drame. En effet, même si j’avais réservé, c’était blindé de monde. Je pense que les gens qui avaient à faire la queue en ont eu pour au moins une heure et demie avant de pénétrer dans des salles surpeuplées, et parfois dans des conditions de visite vraiment limites (avec des mômes qui gambadent et qui crient… des vieilles qui chouinent, la totale quoi !) . Cela a vraiment gâché mon plaisir, mais bon j’aurais peut-être du attendre un peu avant d’y aller. Cela m’a rendu en tout cas plus misanthrope que jamais ! :)

Gauguin – Tahiti, l’atelier des Tropiques au Grand Palais

Cinéphage Elephant

Classé dans: Cinéphage — @ 19:09:40

Après Ken Park, on essaie de voir dans Elephant une filiation quelconque ou bien un rapprochement quant aux thèmes abordés. En fait, Ken Park est un peu la version « cliché » et « concentrée » d’un Elephant, qui est le regard objectif et froid du documentaire. Ce film est une fiction plus qu’animée d’un souffle authentique, puisqu’il s’agit d’un épisode de la réalité. Elephant est le récit circonstancié à travers la narration de plusieurs protagonistes tout au long de cette fatale journée où la folie de Columbine a eu lieu.

La mise en scène nous donne à regarder le film comme un documentaire, comme l’émission « strip-tease », un simple exposé de séquences qui illustrent bout à bout une série d’événements. Mais là où Gus Van Sant va plus loin, c’est justement dans cette impression de récit froid d’une réalité objective qui est pourtant tout à fait réglé au cordeau pour livrer une telle impression globale. En effet, la manière dont les personnages ont été choisis et interprétés, le montage, la musique distillée tout au long du film et cette incursion dans l’intimité de l’école (un monde complexe de souffrance et d’initiation) sont gérés avec une minutie et une précision redoutables. Ainsi, le film déroule cette journée en empruntant le regard d’une poignée d’élèves (dont les deux tueurs), et nous dévoile les dessous de l’affaire en quelques regards, dialogues, plans, qui nous plongent dans un univers complexe. Car les tueurs ne sont pas deux êtres diaboliques et psychopathes par l’opération du saint-esprit, et tous les adolescents américains ne sont pas non plus les êtres névrosés et borderline de Ken Park ou Kids.

Les protagonistes ont l’air d’être un peu piochés au hasard, mais évidemment il n’en est rien. On suit les pérégrinations de chacun et on ressent les frustrations, les blocages, les humiliations et aussi leurs raisons de vivre et d’espérer, en définitive la démonstration même de la vie adolescente ici ou ailleurs. La différence résidant peut-être dans la manière dont l’éducation entre en jeux, aussi bien celle des parents que celle dispensée à l’école, ainsi que la façon dont on peut se procurer des armes – tout simplement. Certains moments sont filmés un peu à la manière de Jackie Brown, on suit les points de vue de différents personnages sur une même scène et dans un même intervalle de temps. Ce subtile effet met en abîme avec habileté les acteurs dans leur environnement, et souligne la tension qui grandit et un dénouement qu’on sent imminent.

La musique vient aussi souligner certaines scènes avec beaucoup de virtuosité et d’intensité. Le jeu de ces classiques de Beethoven rend certains instants surréalistes et créé une puissante émotion. La caméra glisse sur les personnages et ne tient pas à nous expliquer le fond des choses, simplement à montrer avec dextérité, la triste réalité. On sent que Gus Van Sant ne propose pas une explication complète et argumentée de cette journée, mais veut seulement faire partager les différentes hypothèses qu’on peut ébaucher à partir de ce film-témoin. Et surtout, comme on sait dès le début qu’on est dans une recopie d’un moment passé, on est encore plus sous le choc. Cette sobriété de traitement contribue d’ailleurs à renforcer cette impression de documentaire, et elle place parfois les spectateurs dans un état d’inertie et de prostration incroyable. A certains moments, on a le souffle coupé et dans la salle un même silence d’incompréhension et d’impéritie inonde littéralement l’atmosphère.

J’ai vraiment trouvé que c’était un excellent film, qui a déjà le mérite de raconter cette histoire avec et par les yeux des adolescents (qui sont excellents comédiens) à la fois victimes et bourreaux, proies et prédateurs. En outre, je me dis qu’une fiction qui relaterait ce genre d’événements aurait été considérée comme irréaliste et grossière, et certainement même censurée. Cela ne fait que plus entériner le malaise et faire réfléchir sur la manière dont on doit prendre en considération l’adolescence et ses souffrances, ainsi que la responsabilité de chacun face à ce genre d’actes qui échappent à toute raison humaine.

Elephant

Vendredi 24 Octobre 2003

Boukinage Le maître du haut-château

Classé dans: Boukinage — @ 18:36:00

Encore un K. Dick de plus dans mon escarcelle, et je suis complètement accroc. Dans celui-ci toutefois, on sombre dans un scripte qui me fait incroyablement penser à David Lynch. C’est-à-dire qu’on démarre sur des bases plutôt concrètes et familières, avec un déroulement complètement logique et rationnel, mais à un moment précis on passe de l’autre côté du miroir, et l’auteur nous fait passer vers ses dénouements les plus tortueux. On retrouve alors des métaphores récurrentes à ses bouquins avec une réalité qui se fond de manière hétérogène avec un monde onirique et fantasmagorique.

Le scénario de base est extraordinaire, et c’est la lecture du quatrième de couverture qui m’a poussé à m’acheter le bouquin. Nous sommes dans les années 60 seulement le monde a un visage bien étranger, en effet, en 1947 les alliés ont perdu la guerre. Le Japon et l’Allemagne se sont partagés le monde et le dirige selon leurs thèses plus ou moins adoptées par l’humanité. En gros, l’est du monde est sous domination allemande, tandis que l’ouest (avec les USA) est régenté par les japonais.

A partir de ce postulat, K. Dick imagine le monde tel qu’il serait avec une hallucinante précision (qui fait froid dans le dos) à coup de mélange entre événements réels et conséquences différentes de celles que nous connaissons. Toute cette mise en scène m’a plongé dans une stupeur où je me régalais de l’intelligence et de la sagacité de l’auteur, tout en étant bien immergé dans le récit qui se construit peu à peu. La société américaine a été complètement remodelée selon les critères et la philosophie nipponne, changeant fondamentalement les rapports sociaux et nous plongeant dans une nouvelle Amérique de l’après-guerre.

Dans ce contexte singulier, un auteur de SF a sorti un bouquin (interdit en Allemagne) qui a un succès fou malgré la censure. En effet, ce bouquin décrit l’histoire du monde en postulant que les alliés aient bien gagné la guerre en 1945.

C’est difficile de décrire plus le contenu du livre sans trop en dire. Une galerie de personnages plus ou moins liés les uns aux autres font partis de la narration et permettent de mettre en place le décor et la nouvelle donne historique. On y voit des juifs qui changent leurs noms et se font modifier chirurgicalement pour changer certains attributs physiques considérés comme trahissant une appartenance (l’horreur !). Une bonne partie du bouquin tourne autour du Yi-King, le livre des Transformations. Ce livre chinois sacré et millénaire sert d’oracle à une grande partie de la population, et est un des apports les plus importants du Japon aux Etats-Unis. C’est l’usage de ce livre qui va amener des personnages à enquêter sur ce mystérieux écrivains et à peut-être percer le secret de sa clairvoyance (pour nous) concernant la seconde guerre mondiale.

Le maitre du haut chateau - Philip K Dick

Cinéphage Les invasions barbares

Classé dans: Cinéphage — @ 18:35:00

A l’origine, j’étais un peu dubitatif aux vues des diverses critiques qui étaient soit dithyrambiques, soit médiocres, mais je me suis décidé et quel plaisir j’ai eu à regarder ce film. Il est fabuleux, il virevolte et oscille allègrement entre humour magistral et émotions pures sans mièvrerie aucune. Pendant ce film, on passe par tous les sentiments et avec une virtuosité et une sensibilité absolument authentiques.

L’intrigue est simple, il s’agit d’un homme dans la cinquantaine qui est atteint d’un cancer et qui va mourir. C’est un épicurien, un vrai hédoniste totalement gauchiste et intello, doté d’une rare truculence et verve. Mais le personnage est aussi un salaud qui a facétieusement trompé sa femme à maintes reprises, ne s’entend pas avec son fils avec lequel il s’engueule au bout de trente secondes. Et justement ce dernier vient au chevet de son père, appelé par sa mère, et il se rend compte qu’il doit faire tout ce qu’il peut pour le soulager et l’aider à mourir dans les meilleures conditions, et surtout pour lui prouver son amour. Le lien père-fils est constamment évoqué avec beaucoup de finesse et, quand en particulier, on est un fils soi-même, on est directement touché.

Le jeu des acteurs est fabuleux, ils redoublent tous d’énergie et d’un œil qui pétille, ils rebondissent de répliques en répliques et nourris d’une irrévérence irrésistible. Chacun est abordé avec beaucoup d’acuité, en quelques plans, quelques regards, une larme. On sent le poids des années, l’alacrité des souvenirs et la fatalité du présent qui les rassemble. L’histoire ne sombre jamais dans la morosité, et pourtant la narration aborde des situations vraiment tristes et que tout le monde a vécu (la perte d’un être cher). L’accent québécois est génial et contribue vraiment à mettre du piquant à des dialogues déjà finement ciselés.

Le seul bémol est peut-être dans la figure, au final, un peu conventionnelle du film, et dans la réplique manquant un brin de spontanéité. Mais je pardonne vraiment ces défauts, parce que le but ultime va au-delà d’une forme imparfaite, et il avait besoin d’être exactement comme ça pour distiller autant d’énergie, d’émotions et d’humanisme dans ces relations amicales, amoureuses, filiales et tout bonnement affectives.

Les invasions barbares

Outside Guerre économique ?

Classé dans: Outside — @ 16:10:28

Une publicité russe pour un journal traitant de finances apparemment… C’est pas encore bon pour nos relations diplomatiques avec les US ça !! :mrgreen:

Drole de pub russe pour un journal financier

Jeudi 23 Octobre 2003

Matooyage Tombé dans les « paume »

Classé dans: Matooyage — @ 18:21:14

Arf. Après avoir vu Cécilia, je suis rentré sur Nation où j’avais donné rendez-vous à paumé. En effet, ce dernier et moi habitons à moins de 50m l’un de l’autre. J’étais vraiment très content de le rencontrer car j’aime beaucoup son blog et je voulais vraiment mettre un visage sur ces posts. Je ne considère pas connaître quelqu’un en lisant son blog, par contre je pense qu’un blog peut largement me donner envie de faire connaissance de son propriétaire ! Et paumé écrit ce genre de blog un peu (ou beaucoup, veuillez cocher la case idoine) controversé au contact duquel on ne reste pas de marbre (j’ai failli mettre « marmoréen » car j’aime beaucoup cet adjectif qui veut scrupuleusement dire la même chose, mais après on me dit que j’abuse sur le vocabulaire).

Je veux laisser le mystère entier et donc je n’en dirais pas trop. J’ai passé un excellent moment en sa compagnie. Il se révèle être un mec charmant et terriblement « scorpion ». Dieu sait que je ne suis pas enclin à faire des généralités astrologiques, mais mon côté Femme actuelle mâtiné de OK Podium (si ce magazine n’existe plus, je vais vraiment passer pour une vieille) me pousse à croire que les scorpions sont vraiment des scorpions. En fait, je leur trouve fréquemment pas mal de traits de comportement communs, et j’en fréquente beaucoup, à la fois en tant qu’amis (notamment Virginie) et boyfriend (notamment M.). Et l’apprendre, en plus de ce que j’ai lu et de ce qu’il m’a dit hier, me confirme encore ce préjugé stupide et éculé.

Nous avons notamment commenté les divers blogs que nous lisions (c’est apparemment le truc de base quand deux blogueurs se rencontrent), moi avec avidité et délectation, lui avec plus de détachement m’a avoué trouvé que lire les blogs c’était chiant et notoirement inintéressant. J’ai eu en prime des infos sur ce qu’il y a autour et entre ses posts (et réciproquement sur les miens), et cela m’a fait plaisir de pouvoir échanger avec ce charismatique et mystérieux garçon (donc forcément attirant).

Et même s’il matait le mec derrière lui avec insistance, je ne lui en veux pas, c’est vrai qu’il était pas mal du tout. :langue:

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