MatooBlog
Pectus est quod disertos facit

Dimanche 29 Février 2004

Matooyage Sacerdoce

Classé dans: Matooyage — @ 23:41:40

Rentré à 23hdu montage. Chuis naze… dire que je vais taffer demain matin.
Ô misère ! On a même pas eu le temps de tout finir.

En tout cas, M. est de retour dans mon aire, c’est cool !

Pas le courage d’écrire plus… pfff. Au moins aujourd’hui et hier, j’ai rempli mon objectif de concision. :mrgreen:

Samedi 28 Février 2004

Matooyage C’est dans la boite !

Classé dans: Matooyage — @ 20:42:15

Pouh ! Je viens juste de rentrer de Bruxelles. Bon je n’ai rien vu de Bruxelles, à part le fait que Richard habite aux abords du parc du Cinquantenaire et que c’est un très joli quartier.

Ce fut une longue journée mais bien efficace donc c’est cool. On a refait les bons plans et avec une qualité qui nous convient tout à fait.

Là, je suis naze. Ca va être tranquille-pépère-maison ce soir.

Demain, rendez-vous à 14h pour le montage…

Vendredi 27 Février 2004

Matooyage Vidéaste en détresse

Classé dans: Matooyage — @ 18:38:30

Certains l’ont peut-être remarqué, vu que j’ai posté un commentaire en rentrant, mais j’ai eu une très longue journée de boulot hier ! Je suis depuis quelques temps responsable notamment d’un projet de vidéo pour présenter une nouvelle version de logiciel par un des pontes du marketing de ma boite. Le type du marketing est américain, et nous mettions en face de lui un acteur/journaliste anglais avec qui nous avions déjà travaillé pour d’autres contenus. Ce dernier, Richard, est génial, c’est un homme d’une cinquantaine balbutiante, doté d’un flegme britannique irrésistible et capable d’endosser n’importe quel rôle.

Les délais sont évidemment super serrés, et hier, nous tournions la vidéo dans les locaux mêmes. Nous avons donc investi un bureau et l’équipe de tournage a monté un vrai petit studio pour notre projet. J’adore ce genre d’opération marketing où j’ai l’opportunité d’organiser la réalisation de l’initiative ,du concept à la livraison en passant par l’écriture d’un story-board puis d’un scripte et d’un speaker-text, la coordination des équipes internes et externes et puis la supervision du tournage en lui-même. Et pour un si petit machin, il s’agit de 8 à 10 minutes de vidéo au final, nous avions un réalisateur, un assistant, une maquilleuse, les deux chefs de projet de l’agence, trois caméras, un fond noir drappé, et tout un arsenal de lampes, rampes, retours vidéos, console, table de mixage, …

Le tournage s’est vraiment bien passé. Nous avions prévu trois heures mais deux ont suffi, le réalisateur était content du résultat et le mec du marketing aussi. Du coup, nous avons rendu le matos directement à Paris, et j’ai suivi mes acolytes pour commencer au plus tôt le dérushage puis le montage.

Et là… bam ! Les plans de l’invité sont fabuleux, juste comme on voulait, pour obtenir un bon niveau de compression et ne pas souffrir de la taille réduite de l’image, l’idée était de réaliser des gros plans avec un fond noir et une atmosphère bleutée de confidence. En l’occurrence, on se retrouve avec une vidéo quasi bicolore (bleu et noir) qui reste d’une excellente qualité (autant le fond que la forme) même streamée en 200 pixels de large. Mais ceux de Richard sont sombres comme les ténèbres… personne ne s’en est rendu compte sur les retours, mais c’est total foiré et ça reste un grand mystère technique. On ne peut pas non plus le zapper car la réalisation n’était vraiment pas préparée à cela, même s’il ne représente que 15% du temps global.

Bon, il faut donc reshooter… Mais Richard est un homme occupé, et qui habite à Bruxelles. J’appelle Richard, sa femme n’est pas là ce week-end, donc il est coincé chez lui avec ses enfants, ensuite il est pris jusqu’à, au moins, Mardi. Après maintes tergiversations, nous avons conclu que s’il ne venait pas à Lagardère, alors Lagardère devait aller à lui. Et voilà comment, je me retrouve embarqué demain dans une joyeuse équipée vers la Belgique !

Nous avons tout de même terminé le montage sonore et globalement la vidéo (donc jusqu’à 2h et quelques du mat) afin de n’avoir plus qu’à intégrer les plans de demain, et surtout finaliser le montage et la post-prod de l’ensemble dans la journée de dimanche. Je passe les merdes techniques du genre connecter un Mac à un réseau windows (merci Aquoibon pour le tip !)…

Inutile aussi de préciser que M. est en Bretagne ce week-end, que je devais aller avec lui, et que je commence un peu à fatiguer nerveusement. Mais bon, c’est drôle au fond ces petites turpitudes, j’ai une vie professionnelle palpitante en ce moment !

Mercredi 25 Février 2004

Matooyage La Quadrature du Tram

Classé dans: Matooyage — @ 23:19:55

Je prends le T2 tous les soirs pour gagner la Défense, hier un peu plus tard que d’habitude. Même si je suis plongé tous les soirs dans mon bouquin, il n’en reste pas moins que l’une de mes activités favorites consiste à mater mes congénères. En effet, j’adore regarder les gens et m’imaginer tout un tas de bêtises sur eux.

Adidas PrajnaHier soir, je suis rentré un peu tard, je me suis dirigé cahin-caha vers Suresnes-Longchamps. J’ai été doublé dans mon ascension d’un terrible escalier de pierre par un grand échalas peroxydé plutôt jeune et fashionisé, certainement une copine… En ce moment, je vois de plus en plus de mecs en pompes Adidas montantes vraiment affreuses, mais bon je ne critique pas trop, si ça se répand je vais en mettre et trouver ça génial. Arf.

Peroxydé tourne la tête, elle me mate la rouée ! Quand je vous dis que c’est écrit sur ma gueule que je suis de la maison. Ensuite, elle se débrouille, très ostensiblement, pour monter par la même entrée que moi dans le Tram. J’ouvre mon bouquin et me plonge dans mon nouvel opus des aventures de Nicolas LeFloch. Peroxydé se met à côté de moi, en fait je suis collé contre un montant en métal près de la porte, et lui se positionne simplement de l’autre côté du même montant (à gauche de moi). Ainsi, nos flancs sont légèrement en contact. Contact que je sens de plus en plus ferme depuis quelques temps, avec un bras qui s’attarde étrangement sur la barre. Moi je fais ma pétasse, je ne réagis pas… ni oui, ni non. Un simple rictus me déride et je suis bien distrait de ma lecture. Sacré Peroxydé !

Et puis, d’un seul coup : un cri sur ma droite ! « Ooooooooh Chériiiiiie ! Vieeeens je t’ai gardé une place !! » Aheum… une autre pédale a investi les lieux et se fait remarquer à renforts de jappements et autres couinements dévirilisés. Un peu Gucci-Prada sur les bords, je me souviens de cet homo que je vois assez souvent dans les transports. Il raconte toujours ses soirées à sa meilleure copine, et accessoirement à toute la voiture qui ne peut pas en rater une miette. Et puis, je me prépare à continuer mon bouquin mais je jette d’abord un regard circulaire. Et voilà que j’en repère un autre juste en face de moi (près de la porte aussi mais diamétralement opposé) !!! Un blondinet pas mal de sa personne, et aussi affublé d’un roman.

Attention, la suite devient complexe. C’est là, en une minute, que nous sommes entrés dans la quatrième dimension.

Je jette un coup d’œil à Peroxydé, je le vois qui mate Blondinet. Je regarde Blondinet, il est en train de jeter un œil à Gucci-Prada. Gucci-Prada lui rend son regard. Blondinet, du coup, tourne la tête vers moi. Je suis gêné, je tourne à mon tour mon regard vers Gucci-Prada, qui me repère alors aussi. Je le vois qui décale légèrement son regard, et hop, c’est Peroxydé qui entre dans sa ligne de mire.

Blondinet et moi finissons par nous regarder, il regarde à sa droite, à sa gauche, je jette un coup d’œil à ma droite, à ma gauche. Nous nous faisons un sourire complice et narquois. Il se replonge dans son bouquin, je me replonge dans le mien.

Pendant cette minuscule période de quelques dizaines de secondes, le temps s’est comme suspendu et j’ai sur le moment pensé que nous étions très indiscrets. Mais en fait, personne n’a rien remarqué. Ce ne furent que des coups d’œil fugaces, échangés entre quatre personnes qui se sont tour à tour repérées. Le plus drôle c’est que nous formions une brochette de pédés complètement disparate, mais que cela n’a pas du tout empêché que l’on se repère avec beaucoup d’acuité.

Mardi 24 Février 2004

Matooyage ‘tain de chiotte !

Classé dans: Matooyage — @ 20:12:30

J’aime pas quand j’ai pas le temps de bloguer, alors que j’en ai envie. C’est frustrant au possible. Mais là, pas le choix, une date de lancement de produit ce n’est pas flexible, et le taf me sollicite à 150% cette semaine. Du coup, je n’ai pas une minute pour cela la journée, et je rentre aussi trop tard pour faire autre chose que squatter le canapé dans les bras de mon p’tit homme (d’1m83 lol*).

Que vais-je donc faire de ma verve foisonnante ?

Hé hé hé… M. va souffrir ce soir… :mrgreen:

*rappel : je suis un nabot de 1m68.

Dimanche 22 Février 2004

Matooyage Délicate rémanence du blog

Classé dans: Matooyage — @ 02:43:38

Je reviens d’un dîner organisé par des amis en banlieue, à Taverny dans le 95 plus exactement. C’était une soirée très agréable avec des gens que j’aime vraiment beaucoup. En fait, de cette période de l’IUT qui représente déjà six années d’écoulées, étaient rassemblés ce soir les gens qui sont devenus des amis depuis. Cécilia (la Cici dont j’ai été le témoin au mariage et qui s’occupe de « Proverbe » avec son homme) et Nicolas (donc le mari de Cici !) étaient là, mais aussi Nadine et Stéfan (qui nous invitaient), Alassane et son amie, et puis Joris et Aurore.

A chaque soirée, on évoque ces souvenirs post-bac qui furent des moments de déconnades inoubliables, une période faste et festive qui reste ancrée comme la genèse de quelques robustes amitiés. Et nous voilà, à présent, avec Nadine brillante commerciale enceinte de 6 mois, Cici et Jo ingénieurs, Alou qui bosse dans les études de marché internationales… ah là là ! Je suis content de constater, pour l’instant du moins, que nous gardons la même candeur lors de nos rencontres que lorsque nous délirions dans les cafètes de Fac, que rien n’a vraiment changé, sinon notre cadre de vie et nos moyens, que nous conservons nos personnalités simplement un peu plus affirmées et affermies.

Aurore est la copine de Jo, mais aussi la meilleure amie de Nico, qui est un de mes ex qui comptent le plus, du moins celui avec lequel j’ai vécu « ma » grande passion amoureuse déchirante et lyrique. Je suis vraiment content qu’ils soient ensemble ces deux-là, je ne sais combien de fois j’avais évoqué cela à Jo lorsque nous nous fréquentions beaucoup et que je sortais avec Nico. En fait, c’est Jo qui nous avait présenté. A l’époque, il connaissait deux pédés et ne les avait jamais présentés. Donc un week-end, il a profité d’une soirée et m’a intronisé dans son groupe d’amis où le Nico en question était un des galopins. Je crois n’avoir jamais éprouvé un tel coup de foudre, et je ne reviens encore pas d’une telle réciprocité. Toujours est-il que nous étions ensemble à la fin de la soirée !

Je me suis fait largué quelques mois après avec pertes et fracas, mais je ne regrette vraiment pas aux vues de ces poignées d’instants ineffables de bonheur pur. Ce soir, j’ai raconté à Aurore mes déboires récents avec le même Nico concernant mon blog. En effet, il y a quelques temps, j’envoie un mail à mon ex (nous sommes régulièrement en contact par mail) et j’évoque notamment mon blog. Or il y a un vieux post que je ne voulais pas vraiment qu’il lise, mais je suis tranquille car je sais que Nico ou même Mériadec sont trop de vieilles feignasses pour se fatiguer à les éplucher.

Quelques jours après, je reçois un mail de Nico qui me prévient qu’il a envoyé l’adresse à son mec Alex, et que son mec, lui, a lu mon blog de A à Z. Ah !? Et son mec est tombé sur « le » post… ce post où je parle de Nico, une rencontre en avril où j’ai été troublé, mais comme je le serai toujours je pense. Et surtout, j’évoque la fois où j’ai recouché avec lui tandis qu’il était avec ce même mec !! Aaaaarggggh. (En fait ils étaient en break.) Du coup, on devait se voir, mais il a depuis interdiction de me rencontrer seul, ce que je comprends (et le post l’a beaucoup flatté lol). Et ce, même si Nico et moi c’est bien de l’histoire ancienne et qui ne me plait que dans les souvenirs qu’elle y a laissé. Souvenirs de joies immenses, comme de peines insondables d’ailleurs.

Je suis cool là, au pieu chez mes parents avec mon piti chat qui ronronne à mes pied, l’ordi sur les cuisses et cliclicliclic.

Clic.

Vendredi 20 Février 2004

Boukinage Vite, vite, lent

Classé dans: Boukinage — @ 23:51:06

Gekko Hopman, il faut retenir le nom de cet auteur et lire ce bouquin que je viens de finir. J’ai adoré ce livre ! Vraiment il possède tout ce que j’aime dans un bon roman : des intrigues emboîtées et emberlificotées qui mêlent histoires d’amour, d’attirance, souvenirs refoulés, vengeances, vendettas, personnages hauts en couleur, une verve succulente, quelques tournures et images irrésistibles, un vocabulaire précis (un peu précieux parfois mais j’aime bien) et nuancé, quelques macchabées pour épicer un peu le récit et nous entraîner dans une affaire policière, sociale, ethno, psycho… indéfinissable ! Et pour couronner le tout des protagonistes un peu, voire beaucoup, pédés sur les bords ! Ce n’est pas un bouquin qui traite directement d’homosexualité, mais on sent que l’auteur maîtrise le sujet, et ça fait plaisir de lire des relations simplement assumées et racontées avec autant de fraîcheur et d’authenticité.

« Vite, vite, lent » c’est le rythme du tango, ce rythme sexuel et envoûtant, c’est aussi celui de cet ouvrage qui remue les sangs et les sens. A la base, il y a Ludovic qui a trente ans, qui est venu, il y a quelques années, s’enterrer à Fin-de-Terre-lès-Marais, un village paumé, en tant que pharmacien. Il mate les apprentis du garagiste en train de se tripoter et tripe aussi un peu de son côté. Il repousse du mieux qu’il peut les avances du fils du Maire, Alexandre, 15 ans, qui va jusqu’à s’exhiber nu pour l’asticoter. Ludovic est une personnalité extrêmement secrète et mystérieuse… On ne sait pas pourquoi il est là, mais on sent une raison, on sent un sens caché à sa présence et à la haine qu’il nourrit pour un village et des habitants qu’il ne connaît pas vraiment. Du coup, il les assomme d’anti-dépresseurs et use de son influence d’apothicaire et de ses molécules omnipotentes pour les amener vers une assuétude vénéneuse. Quelques souvenirs et flash-back nous découvrent peu à peu la complexité de la personnalité du pharmacien, ses blessures et des plans brumeux.

Mais voilà, des cadavres commencent à fleurir à Fin-de-Terre-lès-Marais, et Ludovic n’en est pas responsable. Alors d’autres intrigues se mêlent à la sienne, cela aurait été trop simple sinon, vous savez ce genre d’intrigues qui se nourrissent des secrets et des fautes inavouées et refoulées qu’on ne trouve que dans ces contrées reculées. Et le récit n’en devient que plus palpitant et haletant. Drames après drames, le mystère s’épaissit et les langues se délient, les personnalités se révèlent pour finalement nous laisser pantois.

Et quelle écriture ! Un style enlevé et d’une grande qualité, une écriture fluide et ensorceleuse qui sert un récit inventif et original. Au début, on pourrait croire à un simple roman policier, puis enrichi bien vite d’une passionnante peinture de mœurs, et puis des personnalités à la psychologie subtile qui donnent une tournure toute autre à ce roman initiatique. Le côté pédé m’a plu dans la façon dont j’ai pu plus facilement m’identifier aux personnages, mais surtout dans la manière dont l’homosexualité est abordée, qui est très proche de ce que je ressens.

Vite, vite, lent - Gekko Hopman

Jeudi 19 Février 2004

Boukinage Boy

Classé dans: Boukinage — @ 19:34:34

J’ai lu ce bouquin, « Boy », de James Hanley qui fut interdit par la censure anglaise lorsqu’il est sorti en 1931. En effet, il était considéré comme obscène, malgré la défense qu’il reçu de personnalités telles que E.M. Forster ou H.G. Wells. Donc je me suis dit que ça valait le coup d’y jeter un œil.

C’est un bon bouquin mais qui souffre un peu de son genre : du réalisme irlandais des années 20. On y trouve une pauvreté et une misère omniprésente, des personnages qui vont de Charybde en Scylla et dont la souffrance est porté au pinacle jusqu’à une fin forcément tragique. Wow. Dur. Et la pire des configurations est évidemment lorsqu’un traitement pareil est appliqué sur un personnage enfant. On obtient alors un Oliver Twist puissance 10 dans le désoeuvrement et les péripéties malheureuses.

Pour faire court, Arthur Fearon a 13 ans. Il aime l’école et peut même avoir une bourse pour continuer ses études, mais ses parents l’émancipe avant même l’âge obligatoire (14 ans) afin qu’il travaille avec son père sur un chantier naval. Ses parents sont violents et le forcent à aller travailler dans des conditions miséreuses (riveter des chaudières à 100°C dans le noir, ou écoper l’eau pleine de rats et de déchets nauséabonds des cales de bateau en rade etc.) afin de joindre les deux bouts. Arthur décide de s’enfuir, il trouve refuge sur un bateau en partance pour l’étranger en tant que clandestin. Il pense devenir matelot, et s’en sortir ainsi. En fait, il devient l’esclave attitré de tout le bateau en tant que mousse, et pour couronner le tout, subit les agressions sexuelles de plusieurs marins. Bien sûr, il meurt comme un chien à la fin, à même pas quinze ans (dans des conditions… oh là là). Wow. Dur.

Ce bouquin m’a filé le bourdon pendant quelques jours, mais je dois avouer qu’il est plutôt bien écrit, et que les personnages sont vraiment inspirés. Le récit se lit facilement, et les intrigues sont assez simples et linéaires. Ce n’est pas vraiment un immense roman, et j’imagine que sans le scandale qui l’a auréolé d’une certaine légende, il ne serait certainement pas passé à la postérité. Mais ça n’en reste pas moins le genre de bouquins qui aurait du sortir à son époque, car, comme Zola l’a fait en France en son temps, ces livres sont aussi des témoignages d’une force extraordinaire, et un véritable levier politique. On imagine en lisant ce roman tragique et poignant, la vie des enfants pauvres de l’époque et c’est vraiment à donner des frissons dans le dos, autant dans ce qui arrive à Arthur, que dans les réflexions que nourrissent les adultes de l’histoire.

Boy - James Hanley

Cinéphage Podium

Classé dans: Cinéphage — @ 17:19:25

Je vais encore faire le rabat-joie, non pas que j’ai détesté ce film, mais je n’ai vraiment pas trouvé que c’était si bien que cela.

Ce n’est pas vraiment aussi drôle que cela pour le considérer comme une comédie burlesque, et le scénario ne m’a pas non plus paru assez étoffé pour vraiment tenir la route jusqu’au bout. Ce film m’a procuré ce sentiment mitigé d’avoir plutôt passé un bon moment, d’avoir ri à quelques scènes cocasses, quelques réparties bien senties que n’aurait pas renier un Audiard et aussi des seconds rôles efficaces, mais aussi celui d’avoir attendu un peu plus de rebondissements, un peu plus de folies ou bien finalement plus d’épaisseur.

Benoît Poelvoorde est extraordinaire et porte tout le film sur ses épaules. Il est terriblement drôle et pathétique dans ce rôle où il excelle vraiment, et a l’air de jubiler autant qu’il se donne. Tout le comique repose sur lui et Jean-Paul Rouve, en Michel Polnareff qui est plus que crédible, qui forment un duo tonitruant. Mais en définitive, j’ai plus souri que ri.

Je crois que le grief majeur que je perçois est vraiment basée sur ma propre perception des choses, peut-être biaisée en fait. La majorité des blagues de Poelvoorde et le personnage lui-même sont misogynes, et j’ai un gros problème : ça me frustre et me braque au lieu de me faire rigoler. Je sais bien que c’est dans l’esprit même de Claude François qui n’avait pas beaucoup de considérations pour ses danseuses et les femmes, et était considéré comme un véritable enfoiré. Mais du coup, soit on en faisait un film sérieux et cela aurait pu passer comme un vrai pastiche, soit c’est une bouffonnerie et ça ne me fait pas rire. Et les images sur la dépendance du personnage à Claude François ou d’autres messages subliminaux ne sont conséquemment pas passés.

Je pense que le summum pour moi est le fait que Poelvoorde trompe sa femme, Julie Depardieu, qui le découvre en train de prendre un bain avec une autre. Il arrive alors encore à lui dire qu’elle devrait être contente de ne pas être la femme de n’importe qui, et que tous les grands hommes ont eu des maîtresses, etc. Evidemment, elle le largue. Il la récupère en lui chantant une chanson à la fin… et hop, c’est dans la poche. Par rapport à ce qu’il lui avait dit, je ne sais pas pourquoi mais cela m’a vraiment choqué. Je dois être féministe sans le savoir !

Podium

Mercredi 18 Février 2004

Matooyage Du virtuel au réel

Classé dans: Matooyage — @ 19:36:45

Depuis les années que je « suis sur le web » comme on dit, ce qui déjà préfigure une notion d’appartenance assez étrange pour certains, je remarque que selon le degré d’intégration et de contribution à ce média, les gens y ont plus ou moins une personnalité fluctuante. Je ne crois pas que ce soit vraiment le web qui rend les gens schizophrène mais c’est vrai que cela leur en donne la liberté. Je vois plus cela comme lorsque l’on est au boulot ou entre amis. On est alors pas foncièrement le même, on ne développe pas forcément la même personnalité, car on fréquente des gens différents, dans un contexte autre et dans un environnement où l’on peut désirer endosser un rôle distinct. Je pense qu’il n’y a pas beaucoup de gens qui sont Dr Jeckyll et Mr Hyde entre le taf et la vie privée (mais je sais que cela existe).

De la même façon, sur le web, on a l’occasion de (dé)montrer une autre partie de soi, d’utiliser les qualités de cet outil de communication pour mettre en exergue un talent qui serait moins utile dans les rencontres de tous les jours. Par exemple, dans un cadre romanesque, j’ai vu beaucoup de belles relations qui sont nées par le web, notamment par le fait que les gens ne se basent pas uniquement sur le physique, contrairement à la bonne vieille réalité.

Si l’écrit est un élément qui change beaucoup la manière de communiquer (et un facteur essentiel du net), l’humour est une donnée très importante sur Internet, comme elle l’est aussi en dehors. Mais on n’est pas forcément drôle ou sagace sur le web si on l’est en live, et réciproquement. Qui n’a pas rencontré une personne hyper bavarde et perspicace, par chat ou mail, qui se révèle complètement prostrée en réalité ? Ou bien un individu à la plume irrévérencieuse et pétante de rire qui se tient coi en face de vous ?

C’est pareil avec les blogueurs, parfois en plus impressionnant, puisqu’on a la sensation de bien les connaître et les cerner. Quelle douce hérésie ! Il faut évidemment se rendre à l’évidence que le blogueur ne raconte que ce qu’il veut, que ce qu’il narre passe la censure de son esprit d’Homo Sapiens Sapiens, et que l’écrit peut révéler chez les plus timides, une propension ahurissante au narcissisme et à l’ego dilaté. Ce n’est d’ailleurs pas l’apanage des grandes gueules, mais stupidement on croit le timide modeste et humble.

Lundi soir, j’ai fait la connaissance de Mr Peer (mein gott ! un hétéro !) dont je lis le blogue depuis quelques mois. Je dois confesser ma surprise, déjà au téléphone et ensuite de visu, en effet, je m’attendais à un jeune drille à l’assurance bien établie et la volubilité épanouie. En fait, c’était tout autre. Bien sûr, je ne suis pas non plus tombé sur l’opposé mais simplement un garçon un peu plus nuancé que je l’aurais imaginé (je suis tellement bécasse quand je veux moi alors !). On ne peut pas dire qu’il soit timide, mais plutôt réservé et pas un type qui ne parle pour ne rien dire, simplement pour se donner une consistance (moâââââââ ?? Naaaaaan !). Il n’a que 20 ans, et est assurément beaucoup plus mature en réalité (surtout au vue de son parcours). J’ai beaucoup aimé ce petit regard moqueur et espiègle à mon égard, et finalement on a bien tchatché. Je me dis qu’il a certainement été autant surpris de moi, que moi de lui. Du coup, il fallait tout de même que je lui file la téhon en partant, alors je lui ai claqué la bise comme à un homme. Arf ! :langue:

Mardi 17 Février 2004

Matooyage Où l’on entretient les bonnes relations de voisinage

Classé dans: Matooyage — @ 19:51:00

Samedi soir, j’étais invité à l’anniversaire d’Ana, la meilleure amie de Diego, et depuis quelques années une amie à moi aussi. Le gros avantage de cette fête c’est qu’Ana habite à 500 mètres de chez moi, et que c’est donc un vrai bonheur de sortir lorsqu’on sait qu’en dix minutes à peine on peut être rentré chez soi.

Les trente ans furent solennellement célébrés à renforts de bouteilles de champagne, qui a coulé à flots cette nuit-là, par les pochetrons ainsi rassemblés. Nous étions relativement peu, une petite dizaine, mais dans une forme proche de l’hystérie, aussi nous avons fait du boucan de tous les dieux. Ana nous avait prévenu que les voisins du dessous faisaient aussi une teuf, elle avait vu un papier dans le hall qui l’évoquait. En effet, on sentait à travers le plancher les BPM qui martelaient fortement, et scandaient encore plus nos reprises de Dalida.

La musique fut des plus diverses : Madonna, Dalida, répertoire des années 80 en passant de Jeanne Mas (la « grande » Jeanne) à Jackie Quartz (« la copine qui s’tire en rââââlant ») et…. encore Madonna (Ana est terriblement fan). A une heure dépassant la limite éthylique autorisée pour même marcher dans les rues sans être accompagnés, nous avons joué à un petit jeu coutumier qui me fait à chaque fois mourir de rire. Il s’agit de mettre une chanson en anglais que tout le monde connaît… au hasard… Madonna ! Et ensuite de traduire en français, tout en chantant à tue-tête avec sa hargne de StarAcadémicien.

Cela donne à peu près :
« Gelé, tu es gelé … quand ton coeur n’est pas ouvert.
Tu es ainsi consommé par combien tu obtiens,
Tu t’oblige a perdre ton temps avec la haine et les regrets,
Tu es cassé quand ton coeur n’est pas ouvert.
Mmm..Mmm..Mmm..Si je pouvais rencontrer ton coeur,
Mmm..Mmm..Mmm..Nous ne serions jamais aussi distant,
Mmm..Mmm..Mmm..Donnes toi à moi,
Mmm..Mmm..Mmm..tu…as pris..la clé. »

Plus tard, des voisins se sont plaints de la musique et du bruit, mais un peu gêné par il était difficile de juger qui faisait mieux (pire) entre nous et ceux d’en dessous. Nous avons fini par sortir en même temps que nos égrillards voisins, et ces sympathiques gens nous ont invité à nous joindre à eux. Merveilleux ! Nous n’avions plus de champagne !

Nous avons donc fini la soirée avec une brochette de joyeux drilles très sympas. Par le plus grand des hasards, il s’agissait d’un couple de pédé (le 11e un repère de pédés naaaaan ?) qui invitait. Nous sommes donc restés la majorité sexuelle de la soirée, ce qui ne fut pas pour déplaire à Olivier qui a ainsi multiplié ses chances auprès du voisinage féminin.

Outside Hiéroglyphe apocryphe ?

Classé dans: Outside — @ 12:03:17

Un de mes collègues rentre d’Egypte, il nous a montré ses photos et celle-ci a – évidemment – retenu mon attention. Après vérification, c’est bien un hiéroglyphe, et c’est bien une bite (si si).

Richard, mon collègue et égyptologue amateur, a vérifié dans le « Petit Champollion Illustré » (de Christian Jacq). Il s’agit donc d’un hiéroglyphe en forme de teube qui signifie bêtement cela, et par extension les autres « tuyaux » ou vaisseaux internes du corps humain.

Apparemment, ce pictogramme est assez commun. Les égyptiens, portés sur la bite ? Naaaaaaan ! :mrgreen:

Ceci est une bite égytienne, litérale et abstraite

Lundi 16 Février 2004

Matooyage Le post où M. devint Mériadec

Classé dans: Matooyage — @ 19:15:06

Allez ouai, je vais révéler le secret de polichinelle. Oui j’avoue… je sors avec un mec qui se prénomme Mériadec. Oui, celui qui commente ici même et ailleurs sous le doux pseudonyme de SariMarien. Non ce n’est pas un prénom bordelais, c’est même breton !

Je dis ça maintenant car, dans un premier temps, peu de gens l’ignorent, et ensuite, je voulais mettre en ligne mon message d’amûûûûr diffusé dans Paris hier et avant-hier. En fait, j’avais conservé ce « M. » qui, nimbé de mystères, me paraissait bien correspondre à mon chéri. Et puis, plus concrètement je m’étais dit « Putain avec un prénom pareil, si y’a un pédé qui me lit et qui a fucké avec, je vais grave en entendre parler, et ça va grave me gaver ». Alors je le proclame : « oui, si vous avez un jour fucké avec un Mériadec, c’est sûrement avec le mien ». :langue:

Et bien : gardez-le pour vous, car il est à moi ! (syllogisme ?)

Evidemment, en ce jour de St Valentin, nous nous sommes engueulés et j’ai grave fait la gueule. Et me voilà en train de vouloir lui faire des reproches, et lui dire ceci et cela et scrogneugneu et tralala. Et puis samedi, en me barrant vers une teuf, seul, je suis passé par Nation pour voir mon message pour le fun. J’ai eu de la chance, j’ai attendu trente secondes et il s’est affiché. J’ai lu. J’ai souri.

J’ai compris que je lui en voulais exactement pour les raisons qui m’ont fait écrire ce putain de message. On a tendance à vouloir changer les gens, à vouloir les faire adhérer à ses propres volontés, or ça ne fonctionne pas comme ça une relation. Et dans le fond, malgré toutes mes réprimandes (oui je sais je suis une chieuse mais parfois c’est justifié), je le trouve vachement bien comme il faut mon keum. Et oui, juste comme il est.

Message Saint-Valentin

Matooyage PolyDating

Classé dans: Matooyage — @ 14:48:07

Vendredi soir, nous étions invités chez Christine, une copine de M. (en fait l’ex du meilleur ami de M.), qui organisait un dîner avec quelques potes. Nous avons passé une excellente soirée à vraiment bien plaisanter et discuter. L’ambiance était hyper amicale, et je me suis rendu compte que je me sentais de plus en plus intégré à l’environnement intime de M. (au bout de presque deux ans c’est cool mais ce n’est parfois pas évident). Nous sommes partis un peu tôt (vers 2h), et nous nous sommes bien faits tancés par les autres, mais M. était bien naze et il devait aller bosser ce week-end, donc il préférait rentrer (Rhaâaaaââââ lovely en rentrant des plus mémorables !)

Cette soirée fut aussi l’occasion de rencontrer Jean-Philippe qui est le nouveau copain de Christine. Cette dernière a un peu galéré pour se dégoter un petit-ami, et sa soeur ainsi qu’une copine l’avaient inscrite, il y a quelques mois, à son insu à une séance de speed-dating. Elle s’y était finalement rendue, et évidemment, par le plus grand des hasards, elle avait passé une excellente soirée, croisé plein de gens marrants, et surtout avait fait une vraie rencontre qui s’était concrétisée par la suite. Je l’avais aperçu par hasard dans le métro il y a quelques mois, et elle m’avait confié en avant-première sa verte relation avec un type, et les modalités de leur rencontre. C’est toujours gênant de dire cela, mais elle me l’avait dit en rigolant et avec la légèreté qui lui est propre, en se disant que ça valait le coup d’essayer ! Elle savait de toute façon que M. et moi nous étions rencontrés par le biais d’un site web, et que, moi-même, je militais avec ferveur pour l’utilisation de tous les moyens pour copuler (ce n’est pas le verbe idoine pour dire « se mettre en couple » ????).

Et, en effet, le Jean-Philippe en question s’est révélé un mec adorable, plutôt mignon, paraissant attentionné et pas complètement déglingué. C’est surtout tellement cool de voir Chris aussi épanouie et heureuse, que je me dis : le jeu en vaut bien la chandelle !

Donc, je persiste et signe sur le fait qu’il n’y a pas de bons ou mauvais endroits pour rencontrer l’amûûûûûûûr !

D’ailleurs, quand je pense à quelques potes qui sont restés plusieurs années avec des mecs rencontrés au sauna ou dans un bordel ! Mouaaarf ! Après tout, si tout le monde y va, c’est qu’on peut forcément y rencontrer des gens aussi bien que soi.

Vendredi 13 Février 2004

Outside Présences 2004

Classé dans: Outside — @ 17:32:55

Nabiloo m’avait parlé de ce festival qui se tient tous les ans à la maison de Radio France, et qui offre des concerts de musique contemporaine gratuits tous les jours. Hier, Nab ne pouvait s’y rendre, mais Cédrick et moi étions bien branchés, donc on s’est donné rendez-vous pour chopper les billets.

Je ne connais pas grand-chose en musique contemporaine, mais j’aime quelques trucs (Philip Glass, Pierre Henry ou Messiaen que j’écoute avec plaisir), et surtout je suis très curieux de ce genre d’œuvres que j’ai peu l’occasion (et c’est un euphémisme) d’écouter en concert live. Et là, c’est du space de chez space pour moi puisqu’il s’agissait de compositeurs nordiques dont les œuvres requerraient un accordéoniste, le tout sous l’égide d’un compositeur français, apparemment une star de la musique contemporaine (aïe, je n’en avais jamais entendu parler) : Philippe Hersant.

Nous fûmes donc immergés dans ce monde musical moderne pendant presque deux heures, avec une impression finale très positive, même si je n’ai pas tout aimé. En tout cas, cela m’a procuré un sentiment de découverte très stimulant et motivant pour continuer à m’intéresser à ces olibrius. L’accordéon en tant qu’instrument soliste m’a vraiment troublé, au début j’en rigolais presque dans ma barbe, et finalement j’ai trouvé que les compositeurs en avaient vraiment utilisé un registre résolument nouveau et intéressant. Il n’en reste pas moins que le blondinet suédois, Frode Haltli, même s’il est un talentueux accordéoniste, m’a bien fait rire avec ses expressions d’extase et de tensions émotionnelles qui le submergeaient alors qu’il faisait littéralement l’amour avec son instrument.

On a eu droit à deux solos (un auteur islandais et un autre finlandais) auxquels je n’ai vraiment pas accroché, des litanies, sorte de logorrhées musicales à base de hennissements ou de meuglements humanoïdes qu’il arrivait à miraculeusement tirer de son piano à bretelles, tandis qu’il était parfois parcouru d’un spasme qui réanimait son accordéon l’espace d’un électrochoc (”NFS, chimie, iono et scan crâne !”). Donc, pour tout dire, je n’ai pas bien compris ce qui m’arrivait…

J’ai été fortement impressionné par une pièce d’une norvégienne (« l’enfant terrible de la musique contemporaine norvégienne » titrait le programme, arf) : Maja Solveig Kjelstrup RATKJE (née en 1973). Il s’agit d’une œuvre où l’on retrouvait notre suédois pianoteur et un quatuor à cordes connus (arghh) : le quatuor Renoir. Et là, je n’ai pas été distrait une seconde. En effet, elle instille une vivacité incroyable dans sa musique, et j’ai été pris dans le tourbillon provoqué par les instruments, et au cœur de cette énergie, l’accordéon apparaissait alors comme une voix dans la tourmente. Il s’agissait finalement de l’élément humain de l’ensemble, presque la note organique d’une composition minérale. Vraiment j’ai été bluffé par ce morceau.

Et puis la fin était consacrée à Philippe Hersant, avec deux œuvres, la première avec le quatuor Renoir, et pour la seconde il s’agissait de nouveau du quatuor avec le blondinet suédois, un mignon clarinettiste, et une vieille pianiste. Le type de musique contemporaine est là beaucoup plus conforme et « classique », moins tonitruante et dissonante. Cette dernière œuvre est très riche de par l’utilisation de tant d’instruments, mais se perd parfois dans des brouillards où je me suis lassé. Toutefois, il instaure à un moment un dialogue absolument génial entre chaque musicien, et cela crée une unité bluffante entre des sonorités très différentes.

Presences 2004 - Radio France

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