MatooBlog
Pectus est quod disertos facit

Samedi 31 Juillet 2004

Boukinage Le cadeau

Classé dans: Boukinage — @ 23:41:30

Ce bouquin de David Flusfeder est une sympathique comédie de mœurs anglaise mais sans plus. Sans plus car j’ai peut-être un peu trop l’habitude de lire ce genre de romans, et que je m’en suis lassé. Pourtant, les personnages sont sympas et l’histoire plutôt cocasse et grinçante à la fois. C’est aussi éventuellement ce côté trop classique d’humour anglais décalé et noir qui manque finalement un peu d’originalité et de piquant.

Pourtant cela commençait bien, on a un couple d’anglais CSP+, Philip et Alice, qui est heureux et épanoui en apparence avec leurs deux petites jumelles. Mais en fait, on sent et on constate rapidement tout un tas de fêlures et craquelures qui vont se révéler au fur et à mesure du bouquin.

Le couple a un couple d’amis qui leur pose, et surtout à Philip, un énorme problème de conscience. Ce couple gay, Barry et Sean (gravement richissimes), leur offre à chaque fois des cadeaux complètement démesurés (en prix, qualité et marque d’estime), et Philip fait de son mieux mais n’arrive vraiment pas à leur rendre la pareille, ce qui le plonge dans des affres absolument ridicules.

Ces saynètes de distribution de cadeaux m’ont bien fait rire, mais cela ne suffit pas à nourrir une intrigue qui tourne un peu en rond, ou ne rime pas à grand-chose. Il y a bien quelques tentatives dans les scènes d’amour tantriques entre Philip et Alice, ou bien les lubies de Philip (100% excentricité anglais) qui donnent lieux à quelques répliques cinglantes et bien senties.

Mais la fin du bouquin sonne un peu creux, et je suis un peu resté sur ma faim. Ce n’est pas un mauvais roman, mais plutôt mineur dans ce genre, qu’habituellement, je révère particulièrement.

Le cadeau - David Flusfeder

Jeudi 29 Juillet 2004

Cinéphage I, Robot

Classé dans: Cinéphage — Tags: @ 20:10:37

C’est marrant car le film porte le nom du premier recueil d’Isaac Asimov consacré aux robots et à l’histoire de la robotique. Il s’agit une grande saga qui est sensée raconter l’évolution des androïdes dans notre société anticipée de quelques dizaines voire centaines d’années. Or, pour moi ce film est plutôt un assemblage assez bien ficelé de plusieurs scénarii de nouvelles ou romans du maître de la SF, ainsi on retrouve le robot Elvex de la nouvelle du recueil « Le robot qui rêvait » qui se retrouve là le protagoniste cybernétique vedette. L’histoire, elle, me fait pas mal penser à deux romans avec les mêmes héros. Il s’agit de : « Les cavernes d’acier » où un policier robophobe doit s’associer avec un androïde pour enquêter, et « Face aux feux du soleil » où nos deux héros partenaires (et à présent amis) enquêtent sur un assassinat sur une planète aux mœurs particulières. Un crime étrange car le principal suspect est un robot !

Voilà donc ce qui m’est venu en terme de rapprochement avec Asimov quand j’ai vu « I, Robot ». Et j’ai trouvé que l’intrigue en terme de « robotique asimovienne » était plutôt bien menée et habilement alambiquée. Oui, c’est plutôt réussi de ce côté-là. Nous sommes donc en 2035, et les robots de la USR (US Robotics) sont omniprésents, et en phase de prendre encore plus d’importance dans la société avec le lancement des nouveaux NS-5 hyper perfectionnés. Un professeur de la firme (fondateur d’USR) se suicide mystérieusement en semant quelques preuves pour un flic qu’il connaissait pour lui avoir sauvé la vie, Will Smith évidemment ! Ce dernier enquête car il trouve cette mort suspecte, et avec l’aide de la Robopsychologue Susan Calvin (personnage d’Asimov omniprésente dans la saga littéraire), il débusque un robot qui parait être le suspect idéal. On découvre vite que ce robot n’est pas comme les autres, il a l’air d’avoir des émotions qui lui permettent d’échapper aux règles de la robotique qui doivent régir chaque robot.

Mais l’histoire n’est pas aussi simple que cela, et d’autres rebondissements viennent rendre le tout plus intéressant. Car j’ai vraiment été outré pendant la première heure du film, tant j’ai trouvé que le scénario était basique, mais surtout que la réalisation et le jeu des acteurs étaient plutôt merdiques.

Evidemment les effets spéciaux sont incroyables, il n’y a rien à dire à ce sujet, sinon : « Waow ». Mais alors Will Smith est encore engoncé dans un rôle à la « Independance Day ». A se demander si ce n’est pas lui qui décrédibilise complètement la narration (?). Il joue le personnage du flic indépendant et sur la sellette qui hait les robots, et surtout le black qui se la joue avec des blagues à deux balles, dragouillent les minettes et est trooooop cool. Bref, ils nous l’ont quasiment joué film ethnique avec un Will Smith qu’on voit sous la douche comme un rugbyman du Stade Français et qui fanfaronne pendant tout le film. Tellement « Wild wild west », tellement « Men in black »… pouaaah. Rajoutez à cela sa grand-mère qui lui prépare des tartes et qui lui fout une beigne quand il jure etc. Et puis aussi la pub pour ses « Converses année 2004 » (si si, ils ont osé), je n’avais jamais vu des plans publicitaires pareils pour des pompes. Et puis, mais là on a plus l’habitude, les plans langoureux et surenjolivés de l’Audi futuriste avec les logos ça et là… Pffff.

Ils ne sont pas trop pris la tête pour les décors et le ton général, puisque c’est entendu depuis quelques temps, le futur ressemble à « Minority Reports ». Voilà, c’est identique, mêmes bâtiments, voitures, couleurs, ambiances…

Sinon le volet « divertissement » du film est évidemment le plus fourni et vraiment réussi. On ne s’ennuie pas une seconde, les animations des robots sont impeccables, et le personnage de Sonny (le robot qui rêve) est assez dérangeant et attachant à la fois. Ils ont vraiment soigné et réussi le design de ces robots qui ont l’air à la fois synthétiques et diablement humains ! Les divers rebondissements scénaristiques arrivent à point pour redonner un peu de punch à une intrigue qui paraissait un peu sclérosée, et on se prend à l’histoire et à ses circonvolutions métaphysiques. En effet, dans Asimov la philosophie des nouvelles repose souvent sur la manière dont, lors d’une situation donnée, un robot a interprété les lois de la robotique et a alors agi d’une manière qui a surpris les humains.

C’est simplement dommage qu’on en ait pas fait un film plus sérieux, plus SF en fait. On sent que tous les éléments sont là, les intrigues sont sympas, les personnages crédibles et un certain respect de l’esprit de l’auteur. Mais c’est comme si dans un si bel écrin on avait voulu faire rentrer toute cette sauce hollywoodienne qui finalement donne au film un côté lassant de déjà-vu et de moralisation outrancière.

I, Robot

Mercredi 28 Juillet 2004

Matooyage Le portrait de Dorian Gay

Classé dans: Matooyage — @ 19:02:40

Je l’ai dit et répété, je suis un baroudeur du net depuis 1998. Aussi, j’en ai éprouvé les facéties et vicissitudes à maintes reprises. J’ai donc connu des mythomanes de tous les genres, soit des hétéros qui jouaient les homos, des meufs en mecs ou des vieux en jeunes. Ce dernier exemple est souvent le plus répandu de la communauté homo, puisque la jeunesse est un des facteurs clef de succès pour baiser dans ce monde cruel.

Il n’est pas rare de voir des messieurs se rajeunir pour rester dans la course pénienne, et ainsi cette fatidique trentième année est rarement atteinte, voire jamais dépassée. C’est tellement classique de tchater avec un type, et d’arriver chez lui pour se rendre compte sur le pas de la porte que le gars a abusé de la machine virtuelle à remonter le temps de cinq, dix ou même quinze ans !!! Le plus drôle c’est de constater que pour certains c’est un simple piège psychologique : « il est trop tard pour que le gars retourne chasser, donc pour ne pas rentrer bredouille, il me sautera ! ». Et tandis que d’autres sont sincèrement persuadés de faire moins âgés et vous le disent, demandant même votre approbation : « Mes amis me donnent toujours dix ans de moins, donc je me suis dit que je pouvais me rajeunir sans vraiment mentir au final hein ? ».

:croa:

La dernière fois que cela m’est arrivé, je n’ai pas pu m’empêcher de répondre à ce quarantenaire que 28 ans, c’était un peu beaucoup, et qu’il ne fallait pas abuser de la gentillesse de ses amis. Et je suis rentré bredouille, car s’il y a vraiment un truc qui me gave, c’est cette manie de ne pas assumer son âge. Si on a plus de trente ans, et qu’on fait moins, mais tant mieux, c’est génial. Cela ne sert à rien de mentir pour sauter des bécasses qui n’auraient théoriquement pas daigné posé les yeux sur l’Anchise que vous êtes pour elles. Quant à utiliser ce mensonge comme stratagème pour baiser, eh bien, certains potes me disent que ça marche. Apparemment, les mecs ont trop la flemme de repartir chez eux, et trop envie de baiser, donc ils sauteraient n’importe quoi ! Mouaaaarf.

J’ai donc 28 ans, et on m’a dit que je faisais moins ces derniers temps. Bon ok, ça fait toujours plaisir à entendre, c’est cool. Jamais je ne pourrais tricher sur mon âge (aujourd’hui en tout cas car fontaine je ne boirais pas…) car je serais vraiment trop mal ensuite en face de la personne à lui expliquer avec beaucoup de candeur et de confiance en moi que comme je fais moins (hein dis dis dis, c’est vrai hein ?!), je n’ai pas hésité à lui mentir. Ou alors je serais mégagonflé et je dirais : « En fait j’avais tellement envie de te sauter que j’ai dit ce que tu voulais entendre. Bon, on baise maintenant ou tu rentres pécho ton dernier RER pour Cergy ? ». Ah ouai tiens, ça je pourrais le faire ! :mrgreen:

Un extraordinaire phénomène spatiotemporel de nature à même perturber le continuum Espace-Temps m’est d’ailleurs arrivé hier. Je surfais innocemment et candidement sur rezog, quand je vois la fiche d’un type que je connais depuis CyberMathusalem (Caramail - 1999). D’ailleurs LeCapitan et Jeff, mes compagnons de fortune de l’époque, le connaissent aussi… Quand j’ai débarqué avec mes 22 printemps qui fleuraient bon la verte jeunesse, ce mec en question avait 25 ans. J’ai ensuite appris qu’il en avait plus, déjà presque 30 à l’époque. Mais c’est vrai, par contre, qu’il faisait beaucoup moins.

Ensuite, il est resté kéblo à 25 ans pendant quelques années, et aujourd’hui il en a 27 (ah tout de même !). Ce qui me trouble c’est que du coup il est plus JEUNE que moi !!!!!!!! Wow, Dorian Gray existe, et il est sur rezog !

Mardi 27 Juillet 2004

Boukinage Le langage perdu des grues

Classé dans: Boukinage — @ 19:21:02

Quand j’ai reçu ce bouquin de David Leavitt, je savais bien que ça me rappelait quelque chose, et j’ai vite vérifié qu’en effet j’avais déjà lu avec beaucoup de plaisir : « Quelques pas de danses en famille » et « L’art de la dissertation » du même auteur.

Ce roman-ci est encore meilleur, car c’est un roman plus conséquent du fait même de sa forme (« quelques pas de danses en famille » est un recueil de nouvelles), mais aussi de l’intrigue qui m’a particulièrement captivée. Et cet auteur est tellement agréable à lire, que c’était une délectation de plonger ainsi dans cet univers familial complexe, et avec des personnages auxquels on a le temps de s’identifier.

Le bouquin narre l’histoire d’une foyer new-yorkais bobo traditionnel, et d’une double implosion thermonucléaire familiale lorsque l’homosexualité du fils, puis du père est avouée et assumée. Le fils, Philip, est un homo tout ce qu’il y a de classique, un jeune mec qui bosse dans l’édition et tombe de Charybde en Scylla en terme de conquêtes amoureuses, sans même voir le petit mec qui l’attend sous son nez. Il rencontre un type dont il tombe éperdument amoureux, et même s’il se fait larguer, il décide d’arrêter l’hypocrisie et de révéler à ses parents son homosexualité. Cela colle un sérieux coup dans la tronche du père, qui vit ses fantasmes homos en douce depuis des années en traînant dans des cinés pornos glauques, et qui ignore son fils depuis belle lurette tant il a des problèmes avec lui-même. Rajoutez à cela une mère « femme-forte » qui doit assumer la double-culpabilité et alterne entre incompréhension et colère.

Il y a un côté « Loin du paradis » dans la manière dont on perçoit le couple de parents, et on comprend bien le mari qui a refoulé toute sa vie, a fini par épouser une femme et faire un enfant, et puis a peu à peu cédé à ses impulsions lors de ces « dimanches » où les deux partenaires vaquaient en solitaire. Le désespoir et la souffrance du père est alors rendu avec beaucoup d’acuité, à la fois en tant que père qui n’a pas compris son fils, mais aussi en tant que mari envers sa femme, et simplement en tant qu’homme qui ne s’est jamais épanoui. Et puis, il y a aussi le fils qui doit gérer tout cela, entre sa mère qui le rejette dans le premier temps du coming-out, le père qui pète un boulon et se confie à son fils, sa vie privée qui fait les montagnes russes…

Bref, un excellent roman familial un peu grinçant et doux-amer sur les non-dits et les faux-semblants familiaux que nous usons tous, et dont nous nous grimons tous les jours pour que le bateau tienne le cap. Mais lorsque la nature et la vérité reprennent le dessus, il faut alors assumer le bonheur d’être dans le vrai, l’honnête et le loyal, mais aussi les difficultés et avanies que cela engendre forcément.

Le langage perdu des grues - David Leavitt

Lundi 26 Juillet 2004

Matooyage Stockholm, suite et fin !

Classé dans: Matooyage — @ 21:37:31

Samedi soir, sur les conseils des suédois rencontrés précédemment, nous avions décidé d’aller faire un tour à une soirée qui s’appelle « Monika ». Apparemment, c’était là où nous devions rencontrer des mecs « mecs ». Mouaaaaaaaaaarf, tu parles !

Nous sommes arrivés dans une sorte de complexe avec une boite différente par étage, le genre d’endroit complètement industriel du style nightclubbing à la chaîne. Et le club en question, non seulement avec un nom débile, s’est révélé être quasiment vide et surtout occupé par des lesbiennes et des folles hurlantes. Nous avons tout de même retrouvé au bout de la boite nos deux italiens transis qui nous attendaient de pied ferme. Ces derniers étaient venus là alors qu’ils repartaient la nuit même pour Rome.

Un peu plus tard, nous avons aussi vu Chris et Hans qui étaient un peu déçu et nous ont dit qu’ils iraient certainement au « Lino’s » plus tard. On s’était donné une limite de temps avec Diego, et puis on irait alors aussi là-bas. En attendant, la boite a tout de même fini par se remplir… il y avait un mec qui ressemblait à Prédator ainsi qu’un minet blondinet aux yeux bleuets (genre le chat dans Shrek 2, à côté il serait à peine attendrissant) avec une kalachnikov tatouée à l’intérieur de l’avant-bras. Ah ouaiiii, c’est ça les mecs « mecs » évidemment. :langue: Remarquez, la veille j’avais été assez surpris par le barman qui avait un gigantesque microphone tatoué sur tout le bras. On l’imaginait en train de nous confier : « Ouaiii parce que tu vois, moi chuis barman, mais je ne dois pas oublier que mon but dans la vie, ça reste quand même la StarAc ».

Nous nous sommes aussi faits accoster par une bombe nucléaire (qui s’est révélée être mi-panaméen, mi suédois) qui a fini par nous expliquer que nous n’étions pas au bon endroit pour trouver de belles nanas. Nous avons alors du lui dire qu’il se trouvait lui-même dans une boite de tafiole. Cela l’a interloqué quelques secondes (ah ces boites à étages…), et puis il a essayé alors de nous dégoter les noms des endroits gays qu’il connaissait. Vive la Suède !! Une chouette rencontre aussi avec une iranienne aux grands yeux et cils interminables absolument charmante et extravagante avec qui j’ai pas mal conversé.

Bon mais à minuit et demi, on a pété un plomb et on s’est cassé ailleurs. On se doutait qu’il devait bien y avoir un lieu à Stockholm où le samedi soir les pédés faisaient la teuf. Direction Gamla Stan et le Lino’s sur le bord de mer, à deux pas du magnifique City Hall. Quelle bonne idée nous avions eu ! Nous sommes tombés sur LA soirée ! Cette boite est comme un immense appartement avec plusieurs pièces et ambiances musicales et un lounge en extérieur vraiment sympa. L’endroit était complètement blindé et les gens plutôt sympatoches. Nous avons croisé un autre italien que nous avions vu le jour même dans un bar et avec lequel nous avions échangé pas mal de coups d’œil. Nous étions clairement dans une soirée type « Queen ». Plutôt beautiful people, bien fagotée et dotée d’une atmosphère festive et avinée comme les suédois savent le concocter. Et putain tout de même, 50 beaux mecs à la seconde !

On se rend rapidement compte qu’il n’y pas énormément d’habitants à Stockholm, et conséquemment un milieu pédé assez réduit, car en sortant trois nuits, on reconnaissait déjà plein de gens (tiens le costaricain du premier jour !), et on s’est aussi fait remarquer ou saluer par d’autres. On a même retrouvé les relous de la veille qu’on a évité comme on a pu. Par contre, on s’est fait alpaguer par deux ivrognes qu’on a eu beaucoup de mal à semer. En définitive, c’était vraiment une très bonne soirée !

Hier, nous avons encore pas mal marché, mais nous voulions surtout profiter du beau temps pour aller un peu flâner sur les bords de mer et aller sur une île que nous ne connaissions pas. Par le plus grand des hasards, il se trouve que notre petit plan gay nous a indiqué une plage homo dans le coin… comment résister quand le hasard fait si bien les choses ? :mrgreen:

Donc on débarque plein nord, sur un bord de mer très joli avec plein de gigantesques rocs noyés dans une dense végétation. Evidemment, ça grouillait de mecs en recherche de stupre. Mais bon, rien de transcendant, des ieuves et des folles. Tiens, l’italien est encore là. Cette fois-ci on échange deux mots :
Moi : You ? Again ? (avé le MatooSmile©)
Lui : My god, you are following me !!
Moi : Yes indeed. (avé le MatooSmile©)

Ce qui est dangereux avec ce lieu, c’est qu’au détour d’un rocher, on peut tomber sur un monstre difforme à oilpé et qui remue extatiquement un femtopénis. Brrrrr ça fait peur !

Finalement, on s’est reposé au soleil et dans la nature. On est ensuite, allé tout au sud de Stockholm pour choper une autre plage, et on s’est baladé pendant des heures le long de l’eau. Vraiment le fait que cette ville soit composée d’îles est absolument fantastique, cela lui donne un côté forcément très nature et écolo.

Le soir, pour notre dernier soir, nous avions ouï dire d’une excellente soirée sur un bateau le « Patricia ». Déçu par Monika, nous avions donc mis tous nos espoir dans Patricia. Nous avons été comblé puisque cette boite est sans conteste la meilleure que nous avons connu là-bas. Le fait que ce soit sur un vrai bateau est déjà extraordinaire en soit (pas une péniche, un vrai grand bateau avec des ponts et des poutrelles), mais en plus comme nous étions dimanche soir, il n’y avait que des suédois et plutôt des clubbers. Plein de beaux gosses ! Mais bon évidemment, il faut aimer le genre… grand, blond, yeux bleus, assez bien foutus et lookés uniformément (et rarement la virilité incarnée). Je suis déjà un nabot en France, mais alors là, je suis tout juste à la hauteur des gonzesses. :hum:

Hey, on recroise l’italien. Cette fois, il vient nous saluer avec un sourire, et une main caressante dans le dos. ;-) A bientôt…

Nous avons bien dansé sur une bonne house avec un rythme plutôt tech et cool. On était un peu déçu sur la fin car le mix suintait un peu trop l’eurodance anglaise. On est pas rentré trop tard, car il fallait se lever ce matin pour se préparer au départ.

Diego est parti dans la matinée à la gare pour sa prochaine étape (Malmö dans le sud de la Suède), et moi j’ai traînassé dans un cyber-café vu que le temps est absolument pourri depuis que nous nous sommes levés. J’ai pris mon bus pour l’aéroport, me suis maté un DivX en bouffant. Et puis, me voilà dans l’avion où je viens de finir un super roman (merci Laurent d’ailleurs, un lecteur mystérieux qui me l’a envoyé). Et je tapote cette dernière ligne inutile qui décrit exactement ce que je suis en train de faire, alors que je suis en train de le faire. J’écris. Putain c’est beau la synchronicité.

PS: Ouioui, toujours pas de musée à l’horizon. Dieg et moi sommes transis de honte. :mrgreen:

Ecrit dans l’avion entre 18h34 et 19h09.

Samedi 24 Juillet 2004

Matooyage Moulti-Pass

Classé dans: Matooyage — @ 20:06:35

Nous avons continué notre périple avec Dieg, et avons parcouru île après île toute la ville de Stockholm. On en a plein les pattes, mais aussi plein les mirettes. Je trouve que cette ville est vraiment magnifique, et puis on a de la chance d’errer depuis jeudi en ticheurte sous un soleil agréable et avec des températures clémentes jusque tard dans la nuit.

Le fait que Stockholm soit un chapelet d’îles lui donne un charme particulier. C’est comme si la cité était parcourue de gigantesques fleuves qui lui donnent un côté balnéaire en été particulièrement saisissant, et en même temps l’architecture « vieille Europe » et l’empreinte monarchique révèlent tout leur potentiel et beauté.

C’est bien connu, lorsqu’on part à l’étranger, on rencontre des tas d’autres visiteurs étrangers et très peu d’autochtones. Hier soir, nous sommes d’abord allés dans un bar appelé « Tre Kungar » (kungstensgatan, heum, oui oui c’est le nom de la rue) pas très loin de l’hôtel et à côté de la boite où nous allions ensuite. On a cru qu’on avait interrompu une teuf parce qu’il y avait un grand buffet en plein milieu de la salle avec des tables autour et des gens en train de se restaurer. Nous avons immédiatement été la cible de tous les regards d’une vingtaine de tapioles sur le retour et de leurs amis. :mrgreen: Rhaaaa, quand on choisit un bar comme ça sur une carte, on ne sait jamais où l’on va atterrir !

Nous nous sommes dirigés très fières et distinguées vers le bar, et le barman nous a expliqué que c’était open-buffet ce soir jusqu’à 23h. Diego est alors allé se servir, tandis que j’ai fait un mégablocage. Impossible d’aller me chercher à bouffer et ensuite manger devant tous ces gens. Je suis alors resté kéblo, et me suis contenté de boire mon verre. Ouai je sais, je suis taré parfois !

Ensuite, une folle hurlante avec un chapeau, la chapelière-folle je l’ai surnommée, est entrée en trombe et a jeté son dévolu sur Diego et moi. Elle titubait et nous parlait en suédois apparemment, ne comprenant pas que nous ne pipions mot à son galimatias. Et puis se faisant un peu trop insistante, nous avons pris le parti de l’ignorer (et pourtant on parlait français bien fort pour qu’elle comprenne). On s’est vite rendu compte que le barman ne la supportait pas plus, et elle s’est mis à danser, faire des allers-retours entre l’entrée et le bar… bizarre… Enfin, encore une belle tranche de rigolade. Et puis, nous nous sommes faits accoster par un type super étrange qui n’arrêtait pas de rire. Top chelou. Il finit par nous dire qu’il est vénézuélien et nous demande si nous parlons espagnol. Même Diego a nié connaître un seul mot en ibérique. :langue:

Dans la journée, nous étions retournés au Chokladkoppen sur Stortorget (île de la vieille ville sur Gamla Stan) où nous avions revus le serveur canadien sympa, Chris, et un autre jeune mec pas mal qui a grave maté Diegito. Et dans ce bar glauque, voilà que Chris débarque avec le mec en question et un autre gars. Le jeune gars (« ticheurte rouge ») a réussi à se présenter et à nous parler en allant au bar (il s’appelle Hans). Un peu saoulé, nous sommes finalement allés au Tip-Top (Sveavagen) vers 23h.

On débarque là-dedans, et l’ambiance n’est pas trop mal, mais vite fait nous tombons d’accord avec Dieg pour trouver potables les deux mecs du fond. Du coup, on prend un verre et on s’assoit éhontément à côté d’eux. Nous comprenons rapidement qu’il s’agit de deux italiens, et c’est cool, Diego et moi trouvons chacun l’un des deux à notre goût. Et d’ailleurs, par chance, cela semble réciproque. Nous faisons donc connaissance, et puis la soirée s’est rapidement précipitée. Chris, Hans et des amis (américains et suédois) à eux ont débarqué et nous avons tous passés une chouette soirée ensemble.

La boite est assez grande avec un lounge, deux pistes de danse et une backroom. Et ça parle donc italien, anglais, suédois et espagnol (Hans est moitié espagnol, moitié suédois, je ne vous dis pas le bon mélange que cela donne) dans une plus grande confusion et joviale atmosphère.

Et en fait, ce soir, nous nous sommes donnés rendez-vous avec nos nouveaux comparses dans une autre boite, le Mondo à Medborgarplatsen, où un des suédois, Nicolas, nous a promis une soirée avec des « mecs mecs ». :mrgreen:

Heu… si je ne parle pas de musée, ne vous inquiétez pas, on en a pas encore visité un seul ! On marche des heures et des heures en flânant au gré de nos envies. On se perd, on passe d’île en île, dans la nature, dans la ville, sur les bords de mer, dans les bois, on s’assoit à des terrasses, on boit des cafés et on mange du cheesecake. ;-)

Vendredi 23 Juillet 2004

Matooyage Tack Babette

Classé dans: Matooyage — @ 19:17:23

Deuxième jour à Stockholm avec Diego, et me voilà déjà à me connecter au net par GPRS avec mon portable. Il n’y a plus aucun espoir pour moi je crois… :mrgreen:

Nous sommes donc arrivés hier après-midi pour débuter mon week-end prolongé en Suède, tandis que Diego commence un périple plus étendu (ensuite il se fait Copenhague, Hambourg, Munich, Cologne, Bruxelles) pour ses vacances d’été.

On a beaucoup marché depuis hier et nous avons parcouru la ville en long, en large et en travers. Il faut dire que le confort de l’hôtel « Elite » change pas mal de nos habitudes bourgeoises du SwissÔtel de Berlin, on se fait tellement facilement au luxe. Mouaaarf. Non mais ça reste très bien !!

Le suédois est absolument incompréhensible pour moi et Diego. Nous entendons vaguement des « schrrrrrrlalafraaaaleufreuleu » avec plein d’angström. Heureusement que le moindre péquin parle un anglais vraiment courant, cela facilite grandement le séjour. Je me sers aussi de mon film cultissime : Le Festin de Babette. Bon, d’un autre côté c’est du Danois, mais bon on va pas faire le difficile. Donc je me débrouille avec « oune franks meeter » (un dîner français), « ti tousand franks » ( 10 000 francs), « heuleu breude » (la soupe de pain), et le fin du fin, on arrête pas de dire « Tack Babette » (merci Babette) pour dire « merci » dans les bars et restos, ce qui nous fait beaucoup rire.

Evidemment, nos errements dans la ville ont été légèrement guidés par la recherche des lieux gais de la capitale suédoise. D’ailleurs en passant, les suédois sont vraiment tous blonds, aux yeux bleus, et avec une moyenne de mecs vraiment bien foutus et pas mal du tout. Nous avons donc marché des heures dans cette ville qui est vraiment très belle et agréable. En outre, nous avons un soleil radieux depuis hier, et on se balade en ticheurte, c’est un vrai bonheur.

En terme de lieux gays, clairement ce n’est pas l’extase, mais il y a un petit « marais » plutôt cool dans la vieille ville (Gamla Stan) avec quelques bars et cafés sympathiques. Notamment, un serveur canadien adorable (avec des yeux incroyables) nous a donné une carte du gay Stockholm qui nous permet d’écumer la cité. Nous avons aussi rencontré un costaricain dans un bar avec lequel nous avons traîné le reste de la journée et la soirée, qui connaît déjà bien la ville et nous a donné des conseils. Du coup, hier soir, on s’est retrouvé à une soirée « TradGarden » pour une soirée où nous étions les seuls étrangers (elle n’était pas sur la carte) et fréquentée par des homos, hétéros, mecs et nanas, en partie en plein air, en partie dans une salle, avec des styles musicaux vraiment originaux et des gens totalement « easy going ».

Ce soir, on se fait un classique du vendredi soir suédois gay : le Tip-Top. :langue:

Mardi 20 Juillet 2004

Matooyage J’ai le cafard

Classé dans: Matooyage — @ 18:32:41

Ouai mais alors énooooooooorme !! Le truc horrible avec des pattes et tout brun marronnasse et des antennes qui bougent. Et cette putain de boite de désinsectisation qui doit passer dans l’immeuble ! Ce matin, j’ai appelé le Syndic et j’ai poussé une gueulante.

Pouuuuu ! C’est affreux, je suis un garçon propre moi en plus, je fais consciencieusement mon ménage et ma vaisselle, et je passe l’aspirateur et je nettoie le carrelage à la Javelle et tout. Pfff. Chuis dégoûté. C’est ça d’être une pauvresse, voilà après tu habites avec des cafards. La version optimiste c’est que… les pauvres bêtes, elles habitaient dehors, et il faisait froid et tout. Alors forcément, mon petit chez moi douillet et accueillant… ‘tain mais comment résister ? Je ne peux pas leur jeter la pierre ! Alors je les asperge de RAID et je les regarde crever sur le dos en remuant fébrilement leurs pattes, et pis après j’abrège leur valse épileptique avec mon Télérama de la semaine passée. Hop poubelle !

Et pour aller au bout de l’humiliation, puisque mon blog est tout de même un reality-blog, je vais même raconter ma soirée d’hier, et vous allez vite comprendre le lien avec les insectes susnommés.

Hier donc, j’étais bien naze de mon week-end mais j’ai tenu bon car j’avais invité des amis à dîner. Olivier n’était justement jamais venu chez moi, et donc je l’avais convié avec Séb (oui c’est un MatooV.I.P.), Paul-Henri, Nabil, Maryline mon ex-locataire et le p’tit nouveau pédéblogueur facheune : Solal.

La soirée battait son plein lorsque Paul-Henri trouve qu’il a un drôle de truc dans la bouche. Bon oui, ok, il a avalé un cafard…. Ouaiiii bon on va pas en faire tout un plat, merde ! Il a juste sucé un cafard imbibé de pinard, c’est pas la mort. En plus l’alcool avait du assez endormir la bestiole, et même l’avoir désinfecté, qui sait !?

Et puis, c’était p’tet un fantasme après tout, quelqu’un a déjà sucé un cafard ici ? Hein nan ? Bon ben, vous voyez ? :mrgreen:

Bon je fanfaronne mais je n’en menais pas large hier, j’avais l’impression d’avoir invité mes potes dans un taudis. Ensuite, on en a retrouvé un sur le bord de la fenêtre à qui on a clairement indiqué l’irrégularité de séjour en territoire matooien. Mais bon, y’a un autre sans-papiers qui est venu me narguer quand tout le monde est parti… misèèèèèère ! Jamais je n’avais subi pareille attaque de front, ma réputation est tombée en lambeaux.
:pleure:

Heu sinon, on a malgré tout bien ri, et les répliques ont fusé pendant toute la soirée avec des bonimenteurs particulièrement en verve ce soir-là ! Mais bon j’ai honte. J’invite plus personne chez moi.

Ce soir, je décape l’appartement, je déclare le génocide ouvert ! Sus aux cafards (et j’ai pas écrit « suce » PH !!!) !!

Matooyage Cocktail savonnant

Classé dans: Matooyage — @ 16:31:28

Dire que je vais avec Diego à Stockholm jeudi pour le week-end… :mrgreen:
Je ferai attention à mon verre !

De jeunes Suédois se saoûlent avec le savon des toilettes
De jeunes Suédois se saoûlent avec le savon des toilettes

[source : Yahoo!]

Cinéphage Spider-Man 2

Classé dans: Cinéphage — @ 16:22:27

Sam Raimi a de nouveau signé un joli opus de l’homme-araignée avec cette suite qui tient carrément la route. Les effets spéciaux sont époustouflants, et à vrai dire, il n’y a quasiment pas de bourdes (un tout petit peu de couacs dans certains détourages mais que dalle…). Au contraire, c’est beau, fluide, leste et dynamique, ça bouge dans tous les coins avec une caméra qui file le vertige lorsque le super-héros vole de building en building. Et puis, le scénario est viable… avec un super-vilain mythique : Docteur Octopus, encore une victime qui tourne mal. L’animation de ses bras mécaniques est superbe, et très conforme à mes souvenirs de la bédé.

La qualité des films, et qui tient beaucoup dans une certaine fidélité aux comics, réside dans la fragilité du personnage principal. Et puis le fait d’avoir choisi cette bombe de Tobey McGuire, qui n’est tout de même qu’une mignonne crevette aux yeux bleus, donne aussi beaucoup de mordant au héros qui n’est pas une tonne de muscle mais plutôt un pauvre adolescent qui est extrêmement mal dans sa peau. Et dans le deuxième épisode, il a beau endossé son costard de héros, cela ne le rend pas plus confiant. Il est à fleur de peau et psychologiquement bien barré.

Tellement attendrissant le pauvre chou avec tous ses problèmes de conscience ! La culpabilité pour la mort de son oncle, sa meuf qu’il ne peut pas conquérir, sa tante qu’il n’arrive pas à soutenir, ses cours qu’il n’a pas le temps de suivre assidûment et tout cela pour être Spider-Man, un héros descendu en flèche par Jameson (endosse le rôle à merveille), qui du coup ne jouit même pas des fruits de sa bravoure, et même se met dans la panade. Donc petite baisse de forme le chouchou dans ce deuxième film… tout se barre en couille, et il finit même par nous pondre une maladie psychosomatique qui annihile ses pouvoirs arachnéens en plein survol de New York !

Bien sûr, tout se finit bien et rentre dans l’ordre. J’ai d’ailleurs simplement regretté cela, je trouve que ça se termine de manière un peu tarabiscotée. J’aurais préféré qu’il enchaîne moins sur le troisième épisode, et puis surtout pas que ce soit aussi « too much » avec MJ sur la fin. Mais bon… Sinon autre point négatif, Kirsten Dunst est vraiment pas bien maquillée, ou alors super fatiguée mais je lui ai trouvé une sale gueule, alors qu’elle était si belle dans le premier film.

Et sinon, tout le monde a remarqué le clin d’œil aux pédésexuels avec la saynète dans l’ascenseur (lorsque Spider perd son pouvoir se retrouve coincé en haut d’un immeuble) entre Tobey McGuire et Hal Sparks (le Michael de « Queer As Folk » version US) et ce dernier qui commente avec un sourire malicieux : « joli costume ». Quand on sait que justement dans la série, Hal Sparks est fan de comics et que vraiment le regard espiègle qu’il lance n’a pas l’air anodin. Mais bon je me trompe peut-être…

Spider-Man 2

Lundi 19 Juillet 2004

Matooyage Post hyperlié

Classé dans: Matooyage — @ 16:43:26

Le résumé du week-end me donne le vertige. Moi qui voulait me reposer, je me suis concocté un agenda de ministre avec moult péripéties et émotions.

Tout a commencé vendredi soir par un modeste dîner chez l’ange étrange (mouvement circulaire diffus de la main gauche, puis mouvement de balayage circulaire inverse de la main droite… en prenant sa voix la plus profonde et chaude et ânonnant dans un souffle rauque mylénien : ââââange étraâââânge :mrgreen:). Il nous avait préparé un poulet de la mort-qui-tue au gingembre, sa race, sa mère, c’était trop bon ! Et puis, j’étais content de faire la rencontre d’Antoine aka Mr Fox qui était un blogueur que j’aimais bien, et dont j’avais déjà rencontré le mec, Olivier, lors de la soirée de Gay Pride.

Après que Jeff et Fzael nous aient faussé compagnie, mais que les amis de Séb aient répondu présent à l’appel, nous sommes allés en groupe et avinés au Tango (à peu près la seule manière d’appréhender ce sympathique endroit). Nous étions neuf zouaves si je me souviens correctement, j’étais donc avec Séb, Diego, Aurélie, Claire, Claire, Olivier, Antoine et Thomas.

Je n’étais pas allé au Tango depuis des lustres, et quand même ce n’est pas le pied. La musique est vraiment navrante de temps en temps, et surtout le son est pourri. On se croirait un peu dans la maison de quelqu’un avec une vieille platine qu’on pousserait à fond les ballons. Du coup la musique n’est vraiment pas assez forte, et on a toujours l’impression de ne pas être en rythme. Les disques sont passés les uns après les autres en étant à peine enchaînés, la table de mixage doit être effleurée toutes les dix minutes… Mais le truc positif c’est l’ambiance bon enfant et bien cool. Les mecs ne sont pas tops, mais au moins ce ne sont pas des bécasses vantardes et qui fanfaronnent en gonflant leur jabot toute la soirée. On sent qu’on peut parler à n’importe qui et sourire à tout va en ayant du répondant, ce qui est très agréable et rare dans le milieu pédé. Et puis surtout, je scrutais l’horizon car Deubeuliou m’avait dit qu’il viendrait ce soir à ma rencontre. Waaaaaaaaaaaaaah l’angoisse ! Si si si si, Deubeuliou, j’vous juuuuuure madame ! (Ne Jurez pas Marie Thérèse !)

Du coup, on a parlé, parlé, parlé. J’ai zappé tout le monde, et au bout d’un moment, on est sorti faire un tour. Il devait déjà être 4h du matin et l’air de Paris était toujours aussi chaud. On a enfourché son destrier pétaradeur et on est allé papoter sur les bords de Seine. Soooo romantic ! :langue:

Samedi, j’ai traîné toute la journée, et finalement j’ai trouvé la force de m’habiller. En effet, le soir Séb devait me rejoindre pour qu’on aille tous les deux au Resto Gayattitude dans le 3ème. J’ai été très agréablement surpris par cette soirée, avec 26 participants. Ce qui est marrant c’est qu’il s’agissait principalement de gayattitublogueurs, et que cela crée forcément une connivence plus forte, même entre des personnes qui se connaissent peu. J’ai rencontré avec beaucoup de plaisir la plupart des gens dont j’avais envie de faire la connaissance comme Ricroel, Matt-dk ou bien Nico_paris_12 (que je connaissais déjà en fait). Et puis, nous avons eu l’apparition de Diabolito, avec son Bibi et Manu, qui nous a tous bluffé par son courage à venir affronter les 26 convives à la fois. Jonathan a été absolument charmant et je sais que c’était un sacré effort de sa part de montrer patte blanche à cette soirée. En tout cas, on était d’accord avec Séb, son mec c’est une bombe atomique ! :langue:

J’étais aussi ravi de revoir Matthieux. C’est un mec que je rencontre régulièrement depuis une soirée de potes de potes de potes, d’il y a quelques années. Et puis Paul est passé aussi en fin de soirée, et nous a gentiment proposé de squatter son studio pour ceux qui voulaient. Ainsi nous nous sommes rendus à une dizaine de tapioles chez lui, et avons consciencieusement vidé son bar en écoutant les élucubrations des uns et des autres. Mais surtout celles de Jérôme parce qu’il est vraiment balèze ! :mrgreen:

Alors voyons voir si j’arrive à citer tout le monde… Paul, Séb, Antoine, Olivier, Christophe, Papageno, Frsic, Ernie, Pierem, Etasseureuh, Nico, Bip76, Arashino. Bon j’espère que je n’ai oublié personne…

Dimanche je suis allé bruncher au Charbon avec Deubeuliou. Et puis, il a passé l’après-midi chez moi, et on a encore plus parlé… ouuuuuh là là, mais qu’est-ce qu’on a parlé…tellement qu’on a du finir par se trouver une meilleure occupation.

Le soir, j’avais un dîner avec un gayvoxien à la voix de sentor. Nous avons dînés en compagnie de Jack Lang (je lui ai décoché mon sourire de la mort, du coup il m’a répondu avec beaucoup de distinction mouarf) dans un resto chinois très bon à Saint-Michel. J’ai passé une très bonne soirée et puis je suis rentré.

Ouf le week-end était terminé, je pouvais enfin me reposer avant de commencer la semaine sur les chapeaux de roue.

Dimanche 18 Juillet 2004

Matooyage Oyez oyez

Classé dans: Matooyage — @ 23:41:45

Saluons le retour du Nico-Blog !

Il est revenu plus en forme que jamais… avec son Nutella, ses névroses et son manque de confiance légendaire !!! Mais aussi avec sa bouille adorable et ses lubies ! :mrgreen:

Le Nico fantasque et lunaire qui nous promet une saison II mouvementée…

Vendredi 16 Juillet 2004

Boukinage Le pire est avenir

Classé dans: Boukinage — @ 19:51:19

Maïa Mazaurette n’est plus à présenter en tant que (célébrissime) blogueuse, mais c’est aussi un écrivain talentueux qui vient de sortir son second bouquin. Un bouquin que j’ai lu avec un plaisir énorme, tant il est bien écrit mais surtout dont l’histoire m’a happée dès les premières pages.

Pour poser simplement le décor, disons qu’il y a eu une révolution, mais non pas basée sur des critères ethniques ou politiques (quoique), une révolution des jeunes contre les vieux. Et pas une simple manif ou une révolte à la mai 68, non non, les jeunes se sont mis à tuer, assassiner, rigoureusement exécuter les plus de 25 ans. Nous voilà donc dans une ville en proie à la panique et à l’horreur où des bandes de jeunes et de vieux combattent et se massacrent (avec le sang qui gicle et tout) à tire-larigot pour conquérir des territoires et aller jusqu’au bout de leur plan d’élimination.

Dans ce no man’s land aux allures de charnier post-nucléaire, l’attention est placée sur deux personnages, deux jeunes à la fonction bien particulière. Ce sont des snipers, des francs-tireurs, des tueurs d’élite qui se postent en solitaire sur des immeubles et dégomment tout ce qui bouge… et est vieux. Ils sont célèbres car ils sont très bons comme « l’Immortel » voire mythique car nimbé du mystère le plus opaque comme « Silence », dont on ignore même le sexe. L’Immortel cherche Silence et cristallise complètement sur ce dernier au point d’en presque perdre la raison. D’ailleurs il dit bien que si c’est une femme, il en tombera amoureux immédiatement, et si c’est un homme, il deviendra pédé. Le livre est basé sur l’alternance de chapitre qui donne la parole à ces deux personnages centraux, et en plus intercalé à une grand-mère qui tente de survivre dans une zone de vieux, et qui envoie des lettres à un de ses petits-enfants. Chaque chapitre égraine un nombre de jours qui correspond à une sorte d’ultimatum avant une grande attaque des vieux, une sorte de jour du jugement dernier où l’on comprend que des armements seront utilisés pour stopper net la guerre.

On comprend peu à peu ce qui s’est passé pour en arriver là, et Maïa a élaboré un scénario des plus inquiétants… de par son funeste déroulement mais aussi par sa clairvoyance. Par chacun des protagonistes, on rentre dans cette société, qui est la notre, et où les limites de tolérance ont été atteintes en terme de conflits intergénérationnels. Alors on comprend avec effroi les aspirations idéologiques et politiques des deux groupes, avec cette suite logique qu’est le massacre systématique d’autrui. Bien sûr, tout cela est rendu possible par un contexte actuel qui aide : l’ignorance des vieux (et de leurs décès) pendant la canicule, le syndrome de Peter Pan, la traîtrise et le mensonge des soixante-huitards… et puis aussi la simple et impulsive peur de mourir, comme de pourrir vivant, pour un jeune. Tout cela est écrit avec une impressionnante maîtrise du verbe et du monologue, et on rentre dans les esprits des personnages avec une facilité déconcertante.

La première partie du bouquin décrit l’environnement et pose les bases de l’intrigue entre les deux snipers. On y lit donc beaucoup de descriptions de groupes de gens. Les bandes de jeunes qui se forment ressemblent beaucoup aux mêmes groupuscules que l’on trouvait dans « Le voyage d’Anna Blume ». Et j’y aussi beaucoup pensé dans la description des lieux et la psychologie de groupe qui règnent dans ces rassemblements thématiques parfois très ésotériques. Ces jeunes se basent sur certains symboles et l’instinct grégaire fait le reste. On trouve alors les « Narcisses » qui sont d’anciens top-modèles ou bien les « Amazones » qui sont des femmes guerrières, ou bien même d’autres qui sont des suicidaires.

Pendant ce temps là, Immortel cherche Silence, et ce dernier l’en dissuade et fuit, même si inexorablement, ils sont amenés l’un vers l’autre. Une seconde partie du livre décrit plus l’évolution de l’organisation des jeunes, en même temps que l’on sent la rencontre entre les deux snipers irrémédiable. Un groupe, l’Armée, rassemble les autres, et surtout, se structure et se hiérarchise alors que de telles notions, considérées comme « vieilles », étaient caduques dans cette société nouvelle. Ainsi l’Armée intègre peu à peu de gré ou de force les jeunes, et met en place des règlements et une autorité. En fait, c’est du fascisme pur avec des condamnations à mort expéditives pour qui contrevient aux lois, ou simplement de bon vouloir des chefs. Quelques jeunes prennent le pouvoir, et hop, on reprend les habitudes des adultes. Comme dans la « Ferme des animaux » de Georges Orwell, où on vire les fermiers pour installer une société des Animaux parfaite et utopique, les cochons finissent par inventer un système totalitaire encore plus inégal. Et les opprimés deviennent oppresseurs en quelques semaines.

La dernière partie (j’évoque des parties mais le roman n’est pas découpé ainsi) se penche plus sur la relation entre Silence et l’Immortel. D’ailleurs, à tel point que je me suis cogné contre la vitre de l’abri du tramway à Suresnes, et un mur de la station Goncourt (quand je suis dans un bouquin, j’ai du mal à le fermer…).

Ce bouquin est passionnant, vraiment haletant et très bien écrit. L’histoire et la narration tiennent en haleine du début à la fin du roman (ouf, ce n’est qu’un roman, c’est que je suis vieux moi !!). Ce n’est pas un livre qui laisse indifférent, au contraire il permet de réfléchir à ce conflit et cette évolution des générations avec un regard d’anticipation incroyablement osé et gonflé. Cela fait un bien fou !

Le pire est avenir - Maïa Mazaurette

Jeudi 15 Juillet 2004

Matooyage La tête dans les étoiles

Classé dans: Matooyage — @ 22:38:14

Je suis rentré du boulot éreinté. Je me suis étendu quelques minutes sur mon lit, et plouf, sans même le réaliser, je m’étais assoupi comme un bébé.

C’est alors que j’ai rêvé. Un rêve dingue, un mec qui s’appelait Deubeuliou me propose de venir habiter avec lui à Boston. Et je dis oui. Je largue mon boulot et ma vie parisienne pour rejoindre ce mec. Le pire c’est que l’amour m’a déjà fait faire tellement d’énormités que je ne trouvais pas cela si énorme.

Au contraire même, je crois que plus le sacrifice était grand et fou et déraisonnable, et plus je me sentais vivre pleinement. Pleinement et sereinement.

Apparemment, j’avais même trouvé un boulot pour enseigner le français là-bas à nos amis ricains. Et juste quand je devais annoncer ma décision à Deubeuliou, le téléphone sonne. Dans mon rêve et dans la réalité. Dring. Réveil semi-comateux. Je me lève la tête dans le cul et je décroche. Bien entendu, c’était Claire Fontaine qui voulait me refourguer ses fenêtres sur mesure (ils passent dans mon quartier qu’ils disent…). Après quelques paroles polies, non je ne suis pas propriétaire, merci mademoiselle, au revoir et bon courage pour la suite. Je raccroche.

Et je retombe en arrière sur mon lit, la tête dans les étoiles.

Matooyage Raté

Classé dans: Matooyage — @ 13:45:02

Cela faisait longtemps que je n’avais pas écrit de quoi poster un jour de semaine. Alors dorénavant, le 14 juillet, en plus d’être férié pour tous, est un jour chômé pour mon blog. Et le 15, un jour de post laconique, on va dire.

Je ne vais pas bien ??!

Comment avez-vous deviné ? :mrgreen:

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