Monte là-dessus, tu verras Cassis
Lu dans un mail d’un collègue un peu fâché avec le français :
Ohé, ce projet là vous n’allez pas me le mettre aux calanques grecques !
J’ai ri.
Beaucoup.


Monte là-dessus, tu verras CassisLu dans un mail d’un collègue un peu fâché avec le français :
Ohé, ce projet là vous n’allez pas me le mettre aux calanques grecques !
J’ai ri.
Beaucoup.
Esgourdez rien qu’un instant……la goualante du pauvre Matoo !
Hier donc, j’étais un peu down et forcément dans ces cas-là, je sors la playlist de la mort et j’écoute du Radiohead, du Massive Attack, Morcheeba, Portishead pour bien me mettre dans un état proche de l’Ohio avec mes états d’âmes (Eric). Et je me suis dit, tiens si je prenais le temps de sélectionner de quoi faire une p’tite radioblog.
Et là, gros dilemme évidemment. Me viennent immédiatement les chansons les plus belles de l’univers… donc Björk, Portishead, Placebo, Radiohead… et puis je pense aussi à quelques standards qui me tiennent à cœur, qui résonnent en moi pour une raison ou une autre. Et là en fait, j’ai du élaguer et élaguer, mais je me retrouve tout de même avec un sacré patchwork qui reflète bien l’éclectisme de mes goûts musicaux. Car je ne pouvais pas zapper Luz Casal, tout comme Luis Prima ou Nina Simone. Ah et puis c’te thème de Donnie Darko qui me fait dresser les poils des bras, ou bien cette fabuleuse chanson de Joe Feliciano (My life is empty without you).
Mais ensuite, comment caser là-dedans les autres trucs que j’aime ? En chanson française par exemple ? Comment faire une liste de mes chansons fétiches sans Vive la fête, la Grande Sophie, Brel et d’autres que j’ai zappés : Piaf, Reggiani, Thiéfaine, Brigitte Fontaine… Donc j’ai composé avec, encore une fois, les quelques morceaux qui comptent dans des registres très différents. Et je n’ai même pas honte d’avoir Dion et Mauranne dans cette liste avec leur incroyable interprétation de Brel : « Quand on a que l’amour ». Une pincée d’années 80 avec ce qu’on a fait de très bien aussi à cette époque : « Soleil d’hiver » de Niagara.
Ah là là là là, mais que pourrais-je bien faire de Maria Callas, de Laurent Garnier et de Felix Da Housecat ???? Rhaaaa et Philip Glass évidemment !?
Enfin voilà, tout ça s’est résolu avec plus ou moins de bonheur par trois radios :
The UltiMatoo selection : des trucs qui me remuent gravement les méninges de la tête, du bide et du cœur.

The French Matooch : des trucs en français, et vachement bien selon mon goût à moi que j’ai.

MatooNawak : Mélanges improbables entre immortels classiques, merveilles électroniques, fusions musicales et délires auditifs.

(Je suis nul, je n’ai pas réussi à faire des pop-up :hum:)
Surtout, ne faites pas l’impasse sur le troisième morceaux : Pussy Tourette « I think he’s gay », y’a pas plus queer au monde !
Et en bonus, en hommage à ces oufs de l’émission radiophonique « Pouf pouf, parlez-vous pédé ? », un extrait d’une émission de France Culture d’il y a quelques années (Février 1998 si ma mémoire ne me trompe pas). Oui je suis certainement un des êtres bizarres qui peuplent cette planète et qui écoutent France Culture, et en particulier, j’aimais beaucoup à cette époque « Les nuits magnétiques ». Cette émission géniale (qui n’existe plus) évoquait les sujets les plus disparates, et j’aimais me pelotonner dans mon lit dans le noir, et écouter ces voix maladroites (France Culture n’a jamais joué sur la forme… ça c’est clair) qui dissertaient sur les mœurs des pâtissiers de La Rochelle en 1266 ou bien sur la fréquence de changement de sexe des grenouilles arboricoles du Zimbabwe (en passant par les Paysans de l’an Mil au lac de Paladru).
Or un soir, j’entends des bruits de chaînes et un drôle de jingle genre « visite des bas-fonds » et l’annonce : « Ce soir les nuits magnétiques explorent l’univers du sexe hard gay ». Je sursaute dans mon pieu, j’allume la lumière, je monte le son et j’écoute avidement. C’est génial d’entendre les voix des participants très sérieuses et posées, qui ont un vrai recul et une philosophie tout à fait intéressante, mais surtout le présentateur qui est toujours le même, et traite les sujets avec un professionnalisme identique et un flegme dingue. Au bout de quelques minutes, j’ai mis une cassette et j’ai enregistré ce que vous pouvez aujourd’hui écouter. Malheureusement, il n’y a pas la partie « live » en direct du QG où une lesbienne témoigne de son assuétude à fister les homos « tu comprends lorsque je sens son cœur en ayant la main dans son cul, c’est une sensation génial de domination et en même temps l’autre il se tortille de plaisir ! ».
[A écouter dans la MatooNawak radio en dernier morceau…]
Et les discours des gens ne sont vraiment pas idiots. Vous pouvez attendre tout ce que vous voulez d’une PinkTV, mais il n’y a que France Culture pour faire ça avec autant de probité et de qualité.
Et le tout servi avec des fonds Matoo© inédits !! Chouettes nan ?
In bed with MatooDepuis ce matin, je suis sans lit. Eh oui, plus de pieu ! Pfff. En fait, quand j’ai emménagé il y a (putain !!) sept mois, je n’avais que mon canapé futon qui me servait de lit lorsque j’habitais mon studio à Bastille. Et lorsque je suis arrivé à Goncourt, Arnaud, le meilleur pote de M., m’avait alors prêté un lit qui était entreposé dans la cave de M. Arnaud emménageait avec sa copine ce week-end, et ce matin il est passé pour récupérer son bien !
Je comptais rester quelques temps comme ça, à squatter sur mon futon, car je n’avais pas vraiment de quoi investir dans un pieu correct. Mais c’était sans compter sur mÔman et pÔpa, puisque quand je suis rentré hier midi pour voir ma cousine, ma maman m’a dit qu’elle m’emmenait d’abord au centre commercial.
« J’en ai parlé à ton père et il est d’accord. Je ne pouvais pas imaginer que tu puisses rester sans lit comme cela. Et comme je sais que c’est quelque chose de cher, on va te le payer. Ton père est ok pour en payer la moitié, et moi l’autre. »
Après la rédaction d’un joli chèque de 750 euros, me voilà donc propriétaire d’une couche toute neuve qu’on doit me livrer mardi prochain. Rhalalalalala, ils sont vraiment trop adorables mes parents, j’ai de la chance de les avoir ces deux-là.
Du coup, je n’ai passé que l’après-midi sur Cergy, et je suis reparti le soir-même. En rentrant, j’ai passé un coup de fil à Jeff qui m’a dit qu’il y avait un squat en perspective chez Sophie…. Hop Joe L’incruste, merci.
Et j’ai donc passé la soirée chez Sophie en merveilleuse compagnie avec Emeline, Jeff, François, Fabien et Olivier. Je me sentais bien, mais malgré tout je suis parti tôt car je savais que je devais me jeter du lit ce matin, et puis ce week-end a été bizarre, j’ai senti monter la déprime en moi dès vendredi, et je suis resté toute cette fin de semaine dans une sorte de torpeur auréolée de spleen.
Rien de terrible mais simplement le genre de truc qui arrive lorsque le temps est pourri, que les jours sont trop courts… et que l’on aurait envie de passer un dimanche blotti contre son homme au chaud à l’intérieur d’un appartement douillet. Eh oui, on me sent venir à trois kilomètres, mais en effet, je rumine sur mon célibat. Evidemment, le fait que j’ai appris que M. est en couple avec un gars, avec lequel ça a l’air de bien marcher, n’a sûrement pas aidé.
Il y a toujours ce truc avec les ex, et il est classique que lorsque l’un des deux se retrouve en couple, c’est forcément un peu difficile pour celui qui est sur la touche. Et puis, je me rends surtout compte que c’est la première fois que je suis célibataire depuis 4 ans, donc je réalise que j’aime bien être en couple.
Enfin, voilà… toutes ces petites turpitudes qui ne sont pas grand chose prises à part, mais qui m’ont suffisamment grevé ces derniers jours pour me placer dans cette drôle de langueur. Le côté positif, c’est que cela me donne des envies d’écrire de dingue, et que ma prose est inextinguible en ce moment. Manifestement, je ne m’épanche pas sur mon blog, mais c’est beaucoup plus plaisant et apaisant de recouvrer l’usage de l’encre et de la plume qui crisse sur le papier blanc.
Du coup, merci papa et maman de m’avoir acheté un lit. C’est la nouvelle la plus positive du moment.
Da Vinci codeJe l’ai donc lu ce best seller des best seller de Dan Brown, je voulais vraiment savoir ce qui avait séduit tant de monde en dehors d’une efficace campagne marketing et d’une jolie campagne virale. Et je comprends ce qui peut plaire dans ce livre, mais je comprends aussi pourquoi il n’aura du succès qu’en terme de ventes et qu’il est voué à devenir un carton hollywoodien mais rien d’autre. En effet, ce n’est pas tant un bouquin qu’un scénario « Ready-made », un peu comme les romans classiques de suspense amerloques dont les droit sont immédiatement achetés pour la télé ou le ciné.
Donc c’est aussi une qualité, ce livre, le Da Vinci code, est facile à lire. Il s’adresse vraiment à tout le monde, et dès les premières pages le film mental commence. Le texte est exactement calibré pour le cinéma, et la structure même du récit est d’une convention assez affligeante. Mais ça fonctionne et c’est agréable, l’intrigue est haletante, les personnages sont drôles et attachants, le thème du roman fait mouche puisqu’il s’agit d’ésotérisme, d’archéologie, de symbologie et le tout dans le plus bel écrin qui soit : le Louvre. Une intrigue millénaire dont les protagonistes sont Newton, Boticelli, Léonardo da Vinci et Victor Hugo. Oui, ça interpelle forcément.
Jacques Saunière, le conservateur du Louvre, est retrouvé assassiné pas très loin de la Joconde. Il a le temps de laisser un message pour Robert Langdon, un brillant chercheur en symbologie, et Sophie Neveu, une cryptographe de la PJ. Ces derniers vont alors partir dans une quête dont l’issue est une découverte à la fois historique, philosophique, théologique qui bouleverserait notre vision du monde. De symboles en symboles, de décryptages en décryptages, et tout en échappant aux méchants (dont l’Opus Dei) qui veulent les tuer, ils vont peu à peu comprendre à quel point ils n’ont pas été choisis au hasard.
Eh bien, tout cela fonctionne bien, car le rythme est soutenu (l’intrigue se déroule en 24 heures) et les explications historico-ésotériques sont charmantes et basées sur des faits réelles. En lisant ce bouquin, deux extrêmes me sont naturellement venus en mémoire. Très instinctivement, j’ai pensé à « Indiana Jones et la dernière Croisade » car on y retrouve les mêmes typologies de personnages et le soucis de l’action, avec ce côté exotique et grisant de la chasse au trésor et du passage secret caché dans la pierre. Evidemment, le Da Vinci code est plus élaboré que cela, et plus « sérieux » dans le fond. J’ai aussi pensé au « Pendule de Foucault » d’Umberto Ecco, mais qui, à mon avis, est carrément d’un autre niveau. De la même manière, il évoque les sociétés secrètes et les Templiers, mais avec un talent littéraire incommensurable et un déluge de références culturelles à couper le souffle (j’avais tout le temps de nez dans l’encyclopédie). Et là manifestement, Da Vinci code est bien en dessous du niveau.
D’un autre côté, il faut prendre ce bouquin pour ce qu’il est : un chouette divertissement qu’on peut attendre de voir au cinéma lorsque le film sera réalisé. Et dans cette discipline, il est très agréable à lire et à découvrir. Ce que je préfère dans ce bouquin, à part le pape mis au pilori, c’est que c’est une ode à la femme et un bouquin à la veine résolument féministe. Malgré quelques maladresses ou moments qui ne me plaisent pas dans la narration (pfff la fin… mouaif), je comprends que ce bouquin puisse plaire à beaucoup de gens qui ne lisent pas d’habitude (je connais au moins trois personnes dans mon entourage dont c’est le cas) . Et rien que pour ça, c’est cool !

BiblionappingJournée bizarre… Aujourd’hui, je reparle à un type que je connaissais de caramail il y a quelques années, et ce soir devant le ciné, je tombe sur monchien, un ex de cara aussi. Des gens d’un autre espace-temps, d’une certaine « période » plus ou moins révolue, du coup cela me procure d’étranges sensations et provoque l’incursion de drôles de souvenirs.
Sur les conseils de Nabil, je suis donc allé voir « Cellular » avec Paul-Henri. Ce dernier n’était pas très bien luné, mais le film l’a complètement achevé. Il m’a laissé en plan après le film et est rentré chez lui. Pfff. Tout ça à cause des faux films de Nabil. Eh bien merci hein, vingt(e) sur vingt(e) et Vive la France !!!
Et le fin du fin, pour terminer ce vendredi chelou, voilà que j’oublie mon bouquin sur mon siège en partant. Mais bon, pas de panique, je me dis que je vais le retrouver illico en retournant au ciné. Eh bien non, mon « Da Vinci Code » s’est fait la malle, et le mec du ciné m’a dit qu’il n’avait rien trouvé dans la salle quand les gens sont partis.
Il faut que j’aille me le racheter demain. Ce n’est pas tant que j’en sois devenu accroc, mais bon une fois qu’on le commence, on veut savoir le fin mot de l’histoire. C’est un peu comme si on me sortait du cinéma, au beau milieu d’un thriller. J’ai été surpris de ne pas le retrouver, je trouve toujours dingue qu’on puisse piquer un livre qui appartient à quelqu’un. Je l’avais corné, et au bout de quelques jours de métro, on ne peut pas dire qu’il avait l’air tout neuf. Et puis, c’est un livre et j’ai ce préjugé stupide de me dire qu’un voleur, ça n’aime pas lire. Mais il faut dire que le « Da Vinci Code », tout le monde le lit !!
Allez, je vais me coucher, il faut que cette étrange journée se termine.
CellularTiens c’est drôle ça rime bien avec nanard ce titre de film. Et cela tombe bien puisque c’en est un ! Mais bon, je ne pense pas qu’à la base ils se prenaient au sérieux en réalisant une daube pareille, j’ai vu une série B hollywoodienne très conventionnelle, assez bien rythmée et pas très correctement jouée.
L’histoire c’est que Kim Basinger est une mère de famille tout à fait banale, et un matin elle se fait kidnappée chez elle. Enfermée elle ne sait où, elle arrive à bidouiller un téléphone cassé et à joindre un type au hasard sur son mobile. Ce mec, Chris Evans, est le californien classique qui vient de se faire larguer car il est superficiel, puéril et égoïste. Arf arf. Il vient au secours de la vieille Kim, en suivant ses instructions et surtout en faisant tout pour la garder au bout du fil.
Le scénario est cousu de fil blanc, on sait exactement ce qui va se passer et quand. Donc on se laisse simplement porter par ce téléfilm « Hollywood night » qu’on peut tout à fait voir à la télévision un dimanche soir de pluie. Ou même ne pas le voir du tout, je ne pense pas que ce soit une insulte au 7ème Art.

Branle-bas de combatJe viens de lire ce troublant post d’Elrond (attention pas lisible avec IE, le blog d’Elrond n’est pas compatible avec). Il répond à un questionnaire tout à fait fourni et précis sur ce sujet si tabou et dont toute la terre est si curieuse : la masturbation.
Elrond l’onaniste nous apprend alors quand, comment, combien de fois, de temps, avec quoi il se tripote le machin ! Et c’est une étrange sensation que me donne la lecture de ce banal questionnaire… entre gêne et excitation. L’embarras vient certainement du fait que moi-même je ne pourrais pas me livrer comme cela. Et pourtant, je suis un grand bonhomme pas vraiment pudique à ce niveau, mais lorsque je me suis dit « tiens si j’y répondais à mon tour ? », eh bien je n’avais pas du tout envie de rendre compte « publiquement » de cela.
Toutefois, je suis un branleur comme un autre, et j’aime beaucoup cela.
Quoique la dernière fois que j’en ai parlé je me souviens que c’était à table un midi avec mes collègues. On avait évoqué les films pornos et je disais que c’était bon dix minutes le temps de se branler mais que sinon c’était irregardable. J’avais alors eu les regards étonnés et circonspects de mes collègues nanas, tandis que les mecs regardaient leurs assiettes et toussotaient innocemment. Et puis, on a vite changé de sujet, et j’avais dit : « Ah bon mais la branlette ça vous gêne ? » en rigolant.
Il faut dire que la masturbation est tout de même une activité dont on a jamais entendu parler (ou alors dans des plaisanteries verbales) avant de l’expérimenter. Ce n’est pas le genre de trucs dont on parle avec ses parents, et pas vraiment non plus avec ses potes (et encore moins copines). Et aujourd’hui, on sait bien qu’on ne doit pas en avoir honte, et que tout le monde la pratique. Malgré tout, c’est encore un bon gros tabou de société.
Alors qui répondra ? Hein qui ??
The IncrediblesAh là là, je préfère le titre en anglais, je n’aime pas trop cette traduction : « Les Indestructibles ». Littéralement « Les Incroyables » ou « Les Extraordinaires » auraient été beaucoup plus adaptés je trouve.
Mais sinon j’ai trouvé ça excellent !!! Vraiment c’est encore un très bel opus de Pixar. Déjà d’un point de vue image de synthèse, il n’y a rien à dire tant c’est superbe, mais là en plus, ils se permettent d’y greffer un style graphique tout à fait innovant et efficace. Les personnages sont très bédés des années 50/60, un peu à la SuperMan avec des corps disproportionnés et des tronches taillées à la serpe (ça fait aussi penser au « Hercule » de Disney). La bande sonore ajoute aussi à cette ambiance jazzy, un peu Chicago des années 50.
Robert Parr est un super héros, ainsi que sa femme Helen et ses enfants qui sont tous dotés de pouvoirs extraordinaires. Mais l’âge d’or de l’héroïsme est passé (à cause de procès « made in USA » de dommages et intérêts, l’anecdote est très drôle), et les super héros se voient contraints à s’intégrer, à travailler comme tout le monde et à cacher leurs particularités au commun des mortels. Bob a trop de mal à ne plus être un héros, et quand il est contacté par une agence gouvernementale, il n’hésite pas à rempiler.
L’intrigue rebondit toutes les dix secondes et le thème du super héros permet bien sûr les fantaisies les plus comiques avec une galerie de personnages bien hétéroclites et hauts en couleur. Et puis, des personnages secondaires qui sont assez croustillants. Notamment, un personnage clef qui est Edna Mode, la styliste italienne dans toute sa splendeur. Nous étions deux (pédés) à vraiment rire sur ces scènes, et je sais que les homos seront sensibles à ces répliques particulièrement queer qui font mouche à chaque échange. Edna est doublée par Brad Bird en personne (le réalisateur), et je pense que les français ont fait très fort en prenant Amanda Lear pour la VF (j’ai super envie de voir ce que ça donne, rien que pour cela).
Bah et bien sûr, la morale est disneyienne au possible, mais bon, pas stupide non plus. Cela reste un film à regarder avec ses n degrés d’humour, qui n’a certainement pas la même qualité graphique et le même souffle que Némo, mais qui est un divertissement drôlement réussi.

Coulez mes larmes, dit le policierVoilà bien un titre de roman bien digne de Philip K. Dick, il adorait donner ce genre d’intitulé à rallonge comme pour le bouquin qui a inspiré le film « Blade Runner » : « Do Androids Dream of Electric Sheeps ? » (Est-ce que les Androïdes Rêvent de Moutons Electriques ? certes un peu plus original non ?).
Il s’agit d’un roman bien classique dans le style et les thèmes chers à K. Dick, mais habituellement cela n’aurait donné lieu qu’à une nouvelle. Aussi je trouve que l’intérêt majeur de cet œuvre est d’en avoir finalement tiré un véritable roman, donc un peu plus de place pour une expression romanesque plus étoffé qu’à l’habitude.
On suit donc l’histoire de Jason Taverner qui est un célèbre animateur de talk-show, et qui fort de ses 30 millions de spectateurs se la coule douce dans une société complètement fliquée, où l’on est envoyé en camp de travail à vie pour ne pas avoir ses papiers sur soi. Et puis Jason a une autre particularité, il est un « six », le résultat d’une ancienne expérience génétique ayant pour but de créer des êtres supérieurs physiquement et intellectuellement. Or, un jour il se réveille la gueule de bois dans un hôtel et sa vie n’est plus la même. Il n’existe plus dans cette espèce de monde parallèle ou rien n’a changé sauf ce simple fait annihilant toute trace de lui. Aussi, il se retrouve rapidement dans la panade puisqu’il y a des contrôles de police tous les 50 mètres, et que s’il ne récupère pas rapidement des papiers d’identité, il risque de se faire tuer sans sommation.
Comme je disais, du K. Dick classique dans la chute d’une personne dans un monde parallèle ou dans une réalité altérée. Et en fin de compte, cette réalité ne serait-elle pas simplement un mauvais trip sous acide de Jason ? Ou bien est-ce au contraire que Jason vient de se réveiller à la réalité tangible d’une longue montée de drogue, et que sa vraie vie est celle d’un minable anonyme ? Ou pire… le trip d’une autre personne qui projette Jason dans sa propre défonce ?
Le roman délivre peu à peu des indices, et est beaucoup plus précis et détaillé que d’habitude sur les personnalités des différents personnages, ainsi que sur les intrigues amoureuses secondaires. Ce n’est certainement pas un livre majeur dans l’œuvre de K. Dick, mais toujours aussi efficace et plaisant à lire.

TarnationEtymology: alteration of darnation, euphemism for damnation
: DAMNATION — often used as an interjection or intensive; often used with in “tarnation strike me — James Joyce”, “where in tarnation you from? — Jessamyn West”
(Mais le titre du film est tiré du nom d’un groupe de Rock.)
Imaginez un gamin un peu perturbé qui dès l’âge de 11 ans se met à se filmer avec une caméra, à s’enregistrer et à fixer son image et celle de son entourage sur tous les supports. Et c’est vrai que plus les années s’égrainent et plus il est possible de trouver des gens dont l’existence a pu potentiellement être filmée depuis les premières échographie « en live » et pendant toutes les périodes de la vie. Pour le réalisateur-producteur-scénariste-acteur de cette œuvre biographique extraordinaire c’est une démarche un peu moins banale puisqu’il a trente ans et un an, et qu’il s’est approprié une caméra pour se filmer lui-même tout môme dès 1983.
Il s’agit donc d’un OVNI cinématographique qu’on se prend en pleine poire, et j’y ai été particulièrement sensible. Tout commence par un plan sur ce mec, Jonathan Caouette, une espèce de beau mec avec un air à la Robbie Williams (et à la JP), qui se filme dans un moment de déprime et de crise d’angoisse car sa mère ne va pas bien. On comprend qu’elle souffre d’une maladie psychiatrique assez grave. Le mec de Jonathan lui fait un câlin pour le consoler (ah il est homo ?!), et Jonathan entreprend de raconter son histoire à travers ses images.
On trouve alors un patchwork d’images, de photos, de vidéos, de messages de répondeur, d’une bande-son d’une foisonnante richesse (très rock, il faut que folkfurieuse en parle !!) qui forment au final un ensemble extrêmement homogène. Cette œuvre aurait autant pu être dans une expo à Beaubourg qu’à l’UGC tant la recherche artistique sur la forme est extraordinaire. Quand on voit que les producteurs exécutifs sont Gus Van Sant et le brillant John Cameron Mitchell (auteur de mon fétiche : « Hedwig and the angry inch »), on comprend bien ce qui a pu les motiver dans ce projet. En effet, « Tarnation » est à la fois un délire queer et fantaisiste mais aussi une fable adolescente à fleur de peau, et un opéra rock dramatique.
L’histoire débute par l’annonce de l’overdose au lithium de sa mère, et donc par là, le récit de l’histoire de Jonathan… celle de la rencontre de ses grands-parents, de la naissance de sa mère et de ses premiers problèmes psychologiques qui ont été « soignés » par des électrochocs qui l’ont rendu encore plus malade des années durant. Et puis, vers l’âge de 11 ans, Jonathan commence à se filmer, et comme tous les mômes il se met à jouer devant ce miroir rémanent, ou bien à shooter sa famille et à ainsi conserver des bribes de vie familiale. On perçoit tout de suite la fragilité de l’enfant, et en même temps son talent incroyable (la première « scène » qu’il interprète m’a scotché à mon siège), on ressent son besoin de capturer le réel pour mieux l’apprivoiser.
Le film prend alors une tournure très biographique, puisqu’il raconte son histoire au travers de ses essais de vidéastes amateurs, en même temps qu’il raconte en voix off quelques moments de son existence (notamment lorsqu’il a été placé dans des familles d’accueil). L’homosexualité n’y est pas largement évoquée, mais elle tient une part importante malgré tout dans le récit, puisqu’il l’évoque dès l’adolescence en tant qu’élément majeur de son développement.
Mais surtout Jonathan Caouette évoque sa mère et son rapport avec elle. Elle est de plus en plus déphasée et en décalage avec sa personnalité originelle, et cela affecte aussi beaucoup son fils. L’amour (réciproque) qu’il lui voue est un des sentiments qui passent le plus limpidement dans ce film. Il évoque aussi ses propres problèmes psychologiques, entre la maladie de sa mère, ses névroses liées à son éducation et aux épreuves qu’il a traversées, mais aussi une affection psychiatrique réelle. En effet, Jonathan a fumé deux joints à 11 ans avec non seulement de la marijuana, mais aussi une molécule (genre LSD) qui lui a bousillé un peu les méninges, de sorte qu’il vit (et voit) sa vie comme dans un rêve, et est incapable de se concentrer. On comprend alors aussi mieux la manière dont il réalise son film.
J’ai été touché par cette œuvre troublante à plusieurs niveaux. D’abord c’est un récit poignant dans le fond et autant singulier que superbe dans la forme. Et puis, l’homosexualité et la famille névrotique sont forcément des notions qui me parlent. A un moment, il se pose aussi un problème que moi-même j’ai ressassé dans le rapport à la folie. En fait, il se demande s’il va devenir fou, et s’il va lui aussi perdre complètement la boule. Il y a cette angoisse qui l’étreint, comme j’ai cette sourde crainte de devoir aussi un jour faire face à ces démons familiaux qui font que deux tantes, un oncle et mon père sont mabouls.
Jonathan se pose aussi l’intéressante question de son propre travail et de sa démarche, et j’ai trouvé cela particulièrement intelligent et pertinent. Est-ce que c’est complètement dingue de s’être filmé comme cela pendant des années et d’en faire un film ? Ou bien est-ce que c’est au contraire ce qui l’a sauvé de la folie ?
Ce support de ses névroses est-il une catharsis ou une camisole ?
Bon, inutile de dire qu’il faut que vous alliez le voir… Vous comprenez aisément que j’ai adoré.
J’y suis allé seul, et ça m’a plongé dans un drôle de cocon tout le dimanche soir. D’ailleurs je suis rentré à pied, et je ne me suis même pas rendu compte du trajet, j’ai avancé comme un zombie sur ce chemin que je connais par cœur. C’est ce même soir que j’ai écouté « Vive la fête » en boucle. Humm, tiens ce n’était pas innocent ça finalement (mais l’ai-je cru un moment ?).

Vive la FêteJ’adore vraiment ce groupe depuis un certain temps. Ce sont des belges complètement déjantés qui produisent une musique encore plus dingue. Une fois qu’on y a plongé, c’est difficile de ne pas y succomber tant leur approche musicale est revigorante et singulière.
Malheureusement, je ne les ai jamais vu en concert, j’ai toujours eu des empêchements mais je ne désespère pas de les voir en live un jour. J’étais complètement jaloux de voir que d’autres ne s’en étaient pas privés.
Pourquoi j’en parle aujourd’hui, moi qui n’évoque que très rarement mon rapport à la musique ? Eh bien parce que je me suis réécouté tous les morceaux que j’ai d’eux dimanche soir, et que j’ai été surpris de constater que c’est certainement le seul groupe dont les chansons arrivent à me faire passer par tant de sensations. En effet, ça me rend heureux ou mélancolique, ça me fout la pêche ou ça me déprime d’un morceau à l’autre, avec le même « bonheur » auditif !
Et juste quand je tape cela, je vais voir si je peux donner les références d’une des radios de Freaky car je me souviens qu’il en a. Or je me rends compte que comme pour mieux illustrer ce que je viens de dire, il a justement sélectionné trois morceaux géniaux de Vive la Fête sur trois de ses radios « thèmatiques ». A écouter sans modération.
A chopper sur le menu « Radios » de la colonne de droite de son freakyblog.
Shake ! : Maquillage
Night : Noir Désir
Morning : BM Double V
Addendum : Et SuperBorgo a même une radio dédiée !!!!! Il a décidément beaucoup de qualités ce garçon !
Bloody flightJ’ai réussi à dormir deux bonnes heures dans l’avion hier soir. Je me suis réveillé la tête dans le cul à un point assez extraordinaire avec mes bouchons dans les oreilles et mon masque sur les yeux. J’ai voulu me redresser et par réflexe, plutôt que de relever le siège automatique, je me suis appuyé sur mes mains. Je n’ai pas fait gaffe mais ma main gauche a pris appui sur le côté et a ripé sur le bord du siège dont les mécanismes sont plus ou moins apparents. Résultat, je me suis ouvert le poignet, et plutôt profondément. Comme m’a dit Diego aujourd’hui, si j’étais américain, j’aurais déjà demandé un million de dollars de dommages et intérêts, mais moi dans l’immédiat je voulais un pansement. Donc je me suis levé un peu pataud, et j’ai filé voir les hôtesses pour leur demander de quoi me désinfecter.
En fait, ça pissait carrément le sang, et ça coulait allégrement le long de mon avant-bras. J’arrive en face des hôtesses dont la plupart étaient en train de manger, et je leur fais un gros sourire, puis j’indique mon poignet blessé en le levant. Alors non seulement, du sang en couvrait toute la largueur, mais en plus des gouttes ont commencé à tomber sur la joli moquette immaculée. Elles ont vraiment du croire que j’avais essayé de me tuer avec mon couteau en plastique, parce qu’elles m’ont toutes regardé comme un extraterrestre quand j’ai dit en rigolant : « Sorry, an other failed suicide » . Ayant peur qu’elles comprennent autant l’anglais que les réceptionnistes des hôtels, j’ai donc expliqué le coup du fauteuil contondant, et elles étaient à trois pour me désinfecter et me poser un magnifique pansement.
Regardez mon pauv’ bobo :

J’ai une envie d’aller me pieuter là… vous n’imaginez pas. Mais il faut que je tienne bon. Hier soir, j’ai réussi à aller au lit à 1h du matin, donc c’est comme si j’avais fait une bonne nuit blanche (il était donc 9h du matin au Japon), et du coup je me suis levé ce matin à 10h, frais comme un gardon.
N. m’avait envoyé un sms hier soir pour me proposer d’aller au ciné avec Vincent et son copain, O. Je me suis dit que c’était une bonne idée que de voir du monde pour m’empêcher de dormir. Evidemment, un film chinois qui dure deux plombes, ce n’est pas forcément idéal, mais au final, je n’ai pas fermé l’œil une seule fois. Ensuite, nous allés manger un bout au Loup Blanc dans le quartier Montorgueil.
Cela fait quatre ans que Vincent et O. sont ensembles, et ils m’ont bien fait rire dans leur manière de communiquer en se conspuant dans un show ubuesque pour mieux se dire qu’ils s’aiment. C’est chou ! Et puis, apparemment voilà un couple de deux mecs qui restent indépendants. Ils ont des leurs amis communs mais aussi leurs potes qu’ils voient seuls, et des vies qui tout en étant largement partagées, ne sont pas totalement fusionnées ce qui leur donne certainement beaucoup d’oxygène et de manière de se ressourcer. Comme le disait O. : « Il faut bien que j’ai des moments et des amis pour dire à quel point Vincent est chiant !!! ».
Et moi je me suis entendu dire des « ah oui, avec mon ex justement… » à plusieurs reprises, ce qui me renvoie la triste image de cette relation caduque à laquelle je tenais tant. Je réalise surtout que nous partagions avec M. une certaine philosophie de la vie à deux, que j’aurais certainement du mal à retrouver avec quelqu’un d’autre. Rhaaa, mais de toute façon, on ne « refait » pas la même chose avec un autre, on reconstruit forcément de nouvelles règles, et un nouvel équilibre, original et singulier. Mais disons que celui instinctivement établi avec M. me donnait beaucoup de satisfactions.
Et malgré tout, lorsque je me remets en mémoire les choses positives qui me font me manquer M. Me viennent aussi instantanément, toutes ces raisons pour lesquelles je suis mieux sans lui aujourd’hui. ‘tain vivement, qu’un bel hidalgo vienne faire chavirer mon petit cœur de midinette.
Le secret des poignards volantsDans la famille « Tigre et Dragon », ce film en est un rejeton bien digne. Ils ont mis la totale dans les costumes, décors et paysages, chorégraphies des combats et souffle poétique du tout. L’effet global est plutôt réussi, même si certains épisodes de mièvrerie ou de préciosité toute chinoise sont un peu mal gérés. On rigole même parfois à certaines scènes quasi-bollywoodienne. Et quelques longueurs aussi viennent alourdir un peu le film sans pour autant servir la poésie des images.
En tout cas, Zhang Ziyi dans le rôle principal est toujours aussi belle et troublante. Les comédiens au global sont aussi assez bons, et l’intrigue nourrit de bons échanges entre eux. L’histoire c’est qu’en des temps lointains et à une époque assez sombre, deux policiers gradés cherchent à détruire un clan de bandits en servant de la fille aveugle du chef. Un des deux capitaines se fait alors passer pour un cavalier errant et essaie de la charmer. Finalement, son cœur succombe réellement au charme de la demoiselle. Mais il y a beaucoup de retournements de situation qui font que les personnages changent pas mal de camps dans la dernière demi-heure du film.
J’ai surtout aimé deux moments assez intenses et différents du film. Au début dans le bordel, à la décoration somptueuse, quand Zhang Ziyi danse avec un costume incroyable et des manches immenses. La chorégraphie est superbe et impressionnante, et il y a une harmonie incroyable entre la tension de la scène, la virtuosité de la danse et le rythme musical. J’ai aussi été fasciné par la scène de poursuite et de combat avec une kyrielle de gardes dans la forêt de bambous, avec les lances qui fusent dans ce décor vert de toute beauté.

Myra Breckinridge et MyronJe m’étais déjà dit que Gore Vidal avait écrit le plus dingue et le plus queer des romans avec « En direct du Golgotha », mais j’avais tort. C’est celui-ci qui remporte assurément la palme. Ce bouquin est un délire à l’état pur, mais tellement agréable à lire, avec des personnages et des situations irrésistibles, et surtout, une intrigue qui finalement rentre dans l’ordre, tout en restant complètement décalée. Incroyable !
Deux parties relativement distinctes font qu’à un moment, en lisant la seconde, on devient vite persuadé qu’elles n’ont presque rien à voir l’une avec l’autre, et dans les dernières pages, on réalise à quel point c’est tout le contraire.
Myra Breckinridge est une femme qui impressionne tout le monde, une femme avec un charisme et un orgueil gonflé comme un zeppelin, une ambitieuse et une dévoreuse. Elle débarque à Hollywood et va trouver l’oncle de son défunt mari (Myron) qui tient une sorte « d’Actor’s studio », afin d’en récupérer une partie en tant qu’héritière (l’école devait revenir en partie à la mère de Myron). En attendant que l’oncle fasse quelques recherches pour vérifier les dires de cette bonne femme qui débarque de nulle part, il lui propose d’enseigner pendant quelques temps un cours « d’empathie » et de « maintien ».
Myra devient vite à la fois la coqueluche des étudiants, et en même un dragon redoutable et redouté. En fait, l’oncle découvre qu’elle n’est autre que son neveu qui a subi une opération de changement de sexe !!! Cela n’empêche pas Myra d’être plus femme fatale que jamais, et un brin amazone sur les bords. Cette partie du récit est hilarante, vraiment cet auteur a un donc pour l’irrévérence et l’humour queer le plus potache. Myra finit d’ailleurs par sodomiser une espèce de Marlon Brando en puissance, tandis qu’elle arrive à ses fins en charmant la petite amie de ce même garçon. Cela aboutit à un retournement de situation des plus burlesques puisque Myra en tombe sincèrement amoureux, et redevient Myron.
La seconde partie est de la pure science-fiction qui, on le découvre à la fin, fait partie d’une trame toute à fait logique et cohérente. Myron (Myra qui est redevenu Myron) se retrouve pris au piège du tournage d’un film de la Métro de 1948 (La Sirène de Babylone). Il est condamné avec plusieurs personnes (qui débarquent depuis plusieurs périodes temporelles) à revivre ces huit semaines de tournage, encore et encore. Et là encore plus étrangement, Myra ressurgit comme une double personnalité de Myron. Chacun prend tour à tour le pas sur l’autre, et le contrôle du corps. Myra veut alors se débarrasser de son nouveau pénis, et retrouver sa poitrine siliconée, tandis que Myron lutte pour conserver son intégrité retrouvé. Et dans tout cela, le tournage a lieu avec cette population particulière, perdue dans l’espace et le temps, et dont l’influence sur le tournage n’est pas si bénigne.
Je ne peux pas en dire plus, sinon c’est du gâchis. Mais sachez que Myra finit tout de même dans le lit de Jean-Pierre Aumont, à vouloir vasectomiser un pauvre figurant, ou à transsexualiser un rouquin viril à grosse bite. Elle a un plan et se bat pour que les Etats-Unis aillent mieux, ne fassent plus la guerre et soient moins peuplés pour que les gens soient plus heureux.
Voilà un bouquin qui est un feu d’artifice d’inventions et de fantaisies. Gore Vidal est un histrion qui a aussi une plume aiguisée, et qui en filigrane égratigne qui de droit, et véhicule comme cela son opinion avec beaucoup d’efficacité. J’y souscris avec beaucoup d’énergie et d’alacrité*.
Je viens de voir qu’un film existe sur le roman. Celui qui a ça et qui est dans le coin, il faut absolument qu’on s’arrange !!
*Juste pour toi mon Olichou.

DodgeballVous imaginez à quel point je n’avais rien à voir sur ce fichu rafiot des airs (avec une place en business à 6700 euros, arf) pour voir ce film. Mais comme la programmation est la même que la semaine passée, et que j’avais déjà testé toutes les daubes, je suis allé encore plus loin dans l’expérimentation.
Me voilà donc en face de la dernière chiure de Ben Stiller. Je me suis dit que j’allais tenir dix minutes, que du coup j’en serais contraint à mater des DivX sur mon portable, mais contre toute attente je l’ai regardé jusqu’au bout.
Ce film est sexiste, raciste, misogyne, homophobe, lesbophobe, caricatural, débile et inconsistant. Mais j’ai ri, parce que certaines scènes sont vraiment drôles et que les personnages réussissent à faire mouche de temps en temps, sur un dialogue ou une scène. La loufoquerie va tellement loin et le manque de sérieux manifeste de cette production font que l’on peut aisément regarder ce film, et franchement se poiler pour certains sketchs. Je pense que cela vient principalement de l’effet de surprise de certaines « chutes » (au propre comme au figuré) et le énième degré qui est mis derrière. Et puis, la morale de l’histoire est vraiment marrante et positive. C’est donc le film pour ados amerloques de base, avec les acteurs qu’on a vu jouer dans des rôles standards du même acabit dans des productions « teen-agers » similaires.
Le scénario… arf arf, alors il s’agit de deux clubs de gym, l’un tenu par White Goodman (Ben Stiller), Globo, qui est un endroit où l’on est coaché comme un dingue, et où le culte de la beauté est ultime. L’autre club c’est « Average Joe » où justement son boss, le mec humain et sympathique par excellence, qui n’emploie que des freaks, prône le droit à la différence et l’acceptation de soi-même. Or, l’entreprise capitaliste Globo est en passe de racheter Average Joe qui a, évidemment, des difficultés financières. Au final, Average Joe décide de se mettre au Dodgeball et de concourir à un tournoi à Las Vegas pour gagner de quoi s’en sortir. Ben Stiller décide d’y aller rien que pour les humilier.
Après c’est du Police Academy quoi… ils sont super nuls et certains éléments déclenchent des réactions qui les font gagner peu à peu. Classique. Le lycéen mal dans sa peau qui finit par se tirer la cheerleader, le gros timide qui devient un fighter, etc.
Donc complètement con, mais à regarder avec des potes et des copines en bouffant des pizzas un soir de loose ou de nawak.

Powered by WordPress