MatooBlog
Pectus est quod disertos facit

Jeudi 31 Mars 2005

Matooyage Cautère sur jambe de bois

Classé dans: Matooyage — @ 15:31:31

L’explication est donc là :

Ma belle attelle ! :o)

Arf arf.

Ouai bon je sais ce n’est pas très seyant mais avec un peu d’imagination, je me dis que c’est un morceau de mon armure de Chevalier du Matoo que je viens de recevoir par la poste. Mais c’est comme pour les Editions Atlas, je n’ai reçu que le Numéro 1 avec sa jambe articulée (option raide pour moi) pour la somme exceptionnelle de 149 euros (pas bien remboursée du tout) !

Bah voilà, j’ai tout de même tenu à voir un médecin hier malgré une douleur qui s’était considérablement atténuée. Or j’ai une entorse du ligament latéral inférieur du genou gauche, ce qui n’est pas grand-chose mais qu’il faut correctement faire cicatriser.

Je continue donc mes aventures à la montagne sans faire de ski. Boaaaa ça va quand même, je suis en vacances, je me repose bien c’est déjà ça ! Et du coup, j’en profite pour écrire pas mal, et puis lire, ne rien faire, méditer, penser… Finalement on a peu le temps d’être seul et de n’avoir vraiment rien à faire. En général quand c’est le cas, je me mets sur le net ou bien je vais au ciné, je prends un bouquin, un magazine, je sors me balader. Mais là, pas vraiment de web, je marche comme un éclopé (que je suis), et puis je ne vais pas non plus lire ou écrire pendant six heures d’affilée. Du coup, je regarde par la fenêtre et je laisse mon esprit divaguer.

Je rêve éveillé comme cela, je pense à moi, à nous, à vous, à eux, je bilanise à tout va et j’essaie de mettre un peu en perspective ce que je suis, et ce que je deviens. Bref, je ratiocine à donf ! :mrgreen:

Mardi 29 Mars 2005

Matooyage (Big) Wounded Knee

Classé dans: Matooyage — @ 22:39:57

Rhalalalala, imaginez que je suis drôlement bien entouré. Une vrai star je vous dis ! J’ai mon directeur de la sécurité (Jérôme, mon frère, dont c’est le job), ma pharmacienne (Virginie) et mon médecin personnel (Benoît, le copain de Virg) sur les pistes. Eh bien malgré cet entourage VIP, je me suis gamellé la tronche hier, et j’ai chuté comme une grosse merde. Une bosse un peu forte, une petite faiblesse, un ski gauche qui passe sur le droit, et hop ! Le ski gauche qui oblique à 90° vers la gauche et entraîne mon sinistre genou dans une posture équivalente, avant un petit crac et le déchaussage de rigueur. Et badaboum la gueule dans la neige, et mes belles lunettes D&G en vrac.

Aïe, une douleur cuisante au genou qui a vrillé dans l’accident. Mais bon, je suis encore chaud, et je reprends la piste. J’ai senti plus tard dans l’après-midi que je commençais à souffrir un peu plus sérieusement, et j’ai décidé de rentrer seul au chalet pour y voir un peu plus clair, et surtout profiter de mes dernières forces pour tenir le coup pendant les trois quarts d’heure dont j’avais besoin pour rejoindre MontChavin.

Une fois rentré, Donato, qui ne skiait pas, a joué les mammas italiennes et m’a gentiment préparé de la neige tassée pour soulager mon genou endolori. Mais la douleur latérale est cuisante, et quand Benoît et Virginie rentrent mon équipe médicale prend le relais. Virginie l’apothicaire me dégote une pommade, tandis que Benoît « Doug Ross » demande à ausculter mon genou.

Telle une jeune fille effarouchée, je montre mon genou en dézippant une des jambes de mon pantalon de ski. Et là stupéfaction des deux docteurs : « Oooooh mais il est énoooorme, il est tout gonflé !!! ». Dubitatif et déjà profondément blessé, je remonte immédiatement l’autre jambe pour découvrir un autre genou aussi obèse.

Benoît et Virginie sont donc soulagés de voir que mon genou n’est pas gonflé, mais aussi un peu gênés et surtout terriblement hilares. Et comme je suis parti d’un éclat de rire assez faramineux, j’ai vite été rejoint par toutes la troupe. J’en ai alors rajouté en faisant mon dramaturge en me plaignant que non seulement j’avais été victime d’un grave accident, mais qu’en plus je me retrouvais avec une paire de genoux naturellement pachydermiques !!! :mrgreen:

Mais bon le volet un peu folichon de cette histoire, c’est que demain matin, je vais certainement aller rendre mon matos au loueur. Aujourd’hui, je me sens pourtant mieux, mais j’ai toujours mal quand je marche, et je ne me sens pas prêt à remonter sur des skis maintenant. Donc la saison de ski 2005 est certainement finie pour moi, au bout de deux petits jours.
:pleure:

Heureusement, j’ai amené mon portable et je vais pouvoir sévir à nouveau sur Word, bosser sur un petit montage des vidéos que j’ai faites à Nagoya, mater des dvd etc. Bref, il faut que je m’occupe !

Matooyage « MontChavin 2 » : introducing the skiing rocket

Classé dans: Matooyage — @ 17:30:18

Je ne poste pas beaucoup mais c’est normal car je ne suis pas vraiment revenu sur Paris. En effet, je suis rentré du Japon mercredi dernier, et j’étais de repos jeudi et vendredi, pour mieux repartir à la montagne dès samedi. En fait, nous sommes même partis d’Osny avec mon frère Jérôme et mon pote Donato dans la nuit de vendredi à samedi, histoire d’éviter le trafic du week-end de Pâques.

Me voilà de retour à MontChavin où j’avais déjà passé une semaine l’année dernière à la même époque. Sainte Môman a encore loué pour une semaine ce joli chalet pour sa progéniture et leurs accointances. La neige n’est pas autant au rendez-vous que la dernière fois, mais c’est suffisant pour bien skier et s’éclater au grand air. On a eu peur dimanche car le temps était plutôt maussade, avec des nuages et beaucoup de brouillard. Depuis hier par contre, nous avons un temps magnifique et des conditions estivales pour glisser. :mrgreen:

Comme je poste avec mon mobile relié à mon ordi en GPRS, les photos de Kyoto attendront mon retour… ;-)

Donato n’est resté que le week-end, et nous l’avons ramené hier à la gare. Nous avons directement retrouvé au chalet dès samedi Virginie et son nouveau mec. Yeaaaah. Il s’appelle Benoît et il est hot hot hot. Sans déc, je le trouve craquant, sexy, sympa, intelligent, tout ça, tout ça. Et puis il émane de lui une sorte de bonté que je trouve chou, en outre il a l’air d’être hyper :love: de Virginie, donc c’est génial ! Tout ce petit monde s’accorde bien et nous passons de bons moments.

MontChavin - La Plagne MontChavin - La Plagne

Nous décidons à peine d’où nous allons aller que Virginie est déjà dans les starting-blocks, et dévale à fond les ballons bille en tête les pentes les plus bossues et vertigineuses. Je l’appelle donc « Virginie la Fusée » ou bien la « skiing rocket ». Moi je fais mon papi et je m’arrête pour prendre des photos et humer l’air des montagnes. :cool:

Pour ceux qui suivent depuis quelques temps la MatooSitcom, ils doivent subodorer qu’une chose est un peu étrange et singulière pour moi. Si cette année Virginie et Benoît forment le nouveau petit couple adorable, l’année dernière moi et M. formions le couple en déclin, le couple moribond, qui n’avait que quelques jours devant lui. Juste avant de partir je savais que la fin était proche, et quand il avait commencé à me faire des trucs chelous en arrivant, je lui avait clairement dit que je voulais que cette semaine soit parfaite. Je voulais passer de bonnes vacances, et je pensais surtout à Diego et mon frère à l’époque. Aussi je me souviens je lui avais dit en substance : « Ok c’est fini, mais je m’en fous, pendant sept jours encore je t’aime et tu m’aimes, et tout va bien. Ensuite, on rentre à Paris et on règle les comptes. ». Il avait alors accepté et nous avions passé une semaine bien space où bizarrement tout le monde pensait que tout allait pour le mieux. Et M. et moi ayons évacué le stress de l’indécision nous étions naturellement rapproché. La couche était glaciale évidemment, mais nous avions eu quelques moment de complicité, d’intimité et de tendresse qui mit cette semaine entre parenthèses dans notre drame amoureux.

Et du coup, en rentrant la situation était encore plus particulière puisque nous rentrions d’une semaine de concorde plutôt satisfaisante. J’avais encore eu à faire mon Actarus (« Goldorak Autolargueuuuuuh ») et allumer la mèche. Vous connaissez partiellement la suite. ;-)

Et là nous sommes dans le même chalet, avec les mêmes pistes, les mêmes restos d’altitude, ce panorama de folie… Un an est passé, et je sais bien que l’adage est galvaudé mais le temps finit bien par recouvrir (je n’ai pas dit combler) les vides les plus abyssaux.

Dimanche 27 Mars 2005

Cinéphage Year One In The North

Classé dans: Cinéphage — @ 22:47:36

J’ai l”impression, peut-être biaisée, que les productions japonaises ont très souvent pour sujet des morceaux de leur histoire, ou bien que le cadre de leurs intrigues se passent très fréquemment dans le passé. Là encore, il s’agit d’un récit qui s’inspire de faits réels. C’est une réelle superproduction et un long film de presque trois heures qui raconte l’histoire d’un clan au passage de l’ère Edo à l’ère Meiji, dont 500 partisans sont envoyés sur l’île Hokkaido aux conditions de vies très rudes.

Ces samouraïs, leurs femmes et enfants résistent comme ils peuvent à un climat très rigoureux et à une précarité qui les gagne rapidement. Le film se focalise sur une famille, un samouraï nommé Hidéaki, sa femme Shino et leur fille Tae. Ce dernier résiste avec un courage exemplaire car il attend que leur seigneur les rejoigne et leur redonne espoir. Mais tout ce qu’ils apprennent c’est que le bouleversement politique implique aussi la dissolution de leur clan, alors ces samouraïs décident de rester là, et de demeurer les paysans et villageois qu’ils étaient finalement sur le point de devenir. Sur ce, Hidéaki quitte le village pour chercher des graines de riz adaptées au froid de l’île. Six années plus tard, il n’est toujours pas revenu, mais sa femme croit à son retour et surtout à sa probité. Elle doit lutter contre les mauvaises langues et garder espoir, surtout pour sa fille.

Le film a une construction et une réalisation plutôt classique pour les films de ce genre historique nippon. Ainsi, on vit encore avec beaucoup de réalisme les notions d’honneur et de déshonneur, des relations de couples aussi codifiées et rationalisées, un régime féodal assez proche de la loi du Talion etc. L’originalité réside vraiment dans le choix de cette histoire vraie qui colle parfaitement à un scénario de film. La vie pour ces colons sur Hokkaido est vraiment insoutenable, et surtout pour ces notables qui avaient l’habitude d’un autre type d’existence citadine. J’ai vraiment été happé par l’histoire et par les personnages. Le film est posé certes, mais pas trop long, simplement correctement déroulé sur plusieurs années, et rythmé par les saisons dont la succession est un cycle particulièrement important pour une île au climat si rude.

Je ne sais pas s’il sortira en France, mais j’ai vraiment beaucoup aimé. Je trouve qu’il a beaucoup de qualités, et je crois qu’il trouverait facilement un public. Une belle surprise aérienne ! ;-)

Year One In The North

Samedi 26 Mars 2005

Cinéphage Princess Diaries 2

Classé dans: Cinéphage — @ 22:53:25

Je vais tâcher d’oublier le plus vite possible cette bouse qui m’a bien fait rire par son imbécillité (malgré tout).

Princess Diaries 2

Jeudi 24 Mars 2005

Matooyage Palabres universelles

Classé dans: Matooyage — @ 19:30:14

J’aurais aussi pu nommer ce post : « Un sommet de la francophonie entre Fujigaoka et Fushimi » ou bien commencer comme dans une bonne blague par « Deux français, un malgache, un djiboutien, un gabonais et un habitant de Sao Tomé-et-Principe (y’a un nom pour ces autochtones ?) sont dans un wagon ».

J’ai passé une semaine dans ce contexte d’Exposition Universelle et voilà exactement le genre de rencontres que l’on peut faire. J’aurais adoré rester juste pour vivre cette fabuleuse expérience d’un endroit où tous les pays de la planète se côtoient pendant six mois. Le midi on déjeunait avec le staff, et on était alors assis à côté de gens de toutes les couleurs et habits du monde. Tous les styles, toutes les dégaines, toutes les langues mais surtout tous les sourires. C’est ce que j’ai adoré dans ce truc, les gens sont là pour s’amuser, et pour faire preuve d’une certaine concorde mondiale. Aussi, tout le monde se marre, se sourit et fait l’échange de ce geste œcuménique.

Evidemment, la langue est importante et même si tout le monde balbutie l’anglais, on a entendu beaucoup de français vers le Canada et surtout dans l’Afrique. Or, un soir justement en rentrant en métro dans le centre de Nagoya, nous sommes entrés en trombe dans une rame que nous allions rater. C’est alors que j’entends l’accent africain le plus chantant et rigolard : « Oh je te parie que ceux-là ce sont des français ! ».

Marc et moi nous retournons surpris, et je dis en rigolant « Hey sérieux ? On a des tronches de français ? ». Et voilà qu’un des africains se présente et présente ses comparses. Le djiboutien volubile nous informe que nous sommes avec un gabonais, un malgache et un habitant de Sao Tomé qui donc parle plutôt portugais (mais très bien français aussi). Et nous voilà parti à faire beaucoup de bruit, à jacasser sur tout et rien, et à rigoler comme si nous étions potes.

C’est surtout celui de Djibouti qui s’exprimait et celui de Madagascar, ils nous expliquaient que la langue française était un truc très important pour eux, et que cela leur faisait chaud au cœur de nous entendre nous exprimer avec notre accent parigot. Les autres acquiescèrent, et nous avons alors échangé sur plein de sujets. Marc et moi n’aurions jamais imaginé d’ailleurs que des africains pouvaient suivre avec autant d’acuité l’actualité française.

Ils avaient tous fait leurs études à Paris, et travaillaient pour des offices de tourisme de leurs pays respectifs. C’était drôle de sentir leur amour de la francophonie, mais tout en étant bien clair qu’ils sont aussi extrêmement fiers de leur nation. J’ai eu l’impression qu’aujourd’hui, après des années d’indépendance, nous avions peu à peu gommé les stigmates de la colonisation, et ces personnes ne gardaient de nous qu’une part culturelle qu’ils avaient envie de conserver. L’un d’eux l’a très bien exprimé, en disant que nous étions de la même famille (éloignée), et que lorsqu’il était à Paris, il se sentait aussi français que nous : « Tu sais nos ancêtres les gaulois quoi !? ». Et hop, tout le monde se marre (évidemment de la part d’un black) ! Et c’est maintenant que l’on fait parti de pays différents, que l’on est sur un pied d’égalité (en théorie puisque la néocolonisation n’est pas un phénomène que je minimise) on peut vraiment communiquer avec une amitié nourrie sur une culture commune.

Ensuite c’est parti en vrille. C’était très marrant de voir les deux personnalités qui s’opposaient entre le djiboutien de gauche un peu laxiste, et le malgache plus libérale et « business ». Nous avons évoqué les 35 heures, la constitution européenne, le passage à l’euro, la cherté de la vie, le pouvoir d’achat des français etc. Incroyable ! Le djiboutien a même dit que lorsqu’il pensait que les 35 heures c’était bien, ce n’était pas pour les nantis mais bien pour les petits « Besancenots ». :mrgreen:

Et puis il y eut consensus sur les USA… conspués par tous malgré le fait que comme pour tout « il y a du bon et du mauvais ». Et la conclusion apportée par le djiboutien loquace qui dit « mais tout de même ils nous ont pris une chose, ah oui ils ont copié une chose sur les africains. ». Là, tout le monde s’est tu et l’a écouté car nous nous demandions ce qu’il allait sortir. Et il rajoute : « La fraude électorale ! Ils font aussi bien que nous ces cons là !!! ». Un dernier éclat de rire, et nous sommes arrivés à notre station. Nous les avons salué et avons quitté la rame. Nous sommes rentrés à l’hôtel tout rassérénés et heureux de ce genre de rencontre complètement inattendue, et si fantastique.

Mercredi 23 Mars 2005

Matooyage Nipponeries

Classé dans: Matooyage — @ 23:23:07

Au début on a cru qu’on échapperait à la marée humaine japonaise qu’on croise dans tous les films et toutes les images qu’on connaît des villes nippones vu qu’on arrivait avant la date officielle de démarrage de l’expo. Mais c’était sans compter le week-end dernier et une pré-ouverture exceptionnelle au public. Du coup, nous avons pu nous rendre compte des moyens humains et matériels mis en œuvre pour gérer de tels flux de population. Ce qui est génial c’est que les japonais sont hyper pliés à l’ordre et aux files d’attente. Le premier jour, tous les emplacements pour les billets et l’accès au train étaient complètement vide. Voilà ce que ça donnait samedi matin à 9h.

File d’attente Linimo pour Aichi 2005

Une particularité de la société japonaise qui frappe d’emblée c’est le nombre de personnes employés pour tout et rien. Là où en France on installe des machines, des pancartes, des systèmes pour fluidifier des foules, au Japon on installe exactement la même chose mais… on ajoute une personne derrière chaque machine, à chaque virage de chaque file, derrière chaque écriteau, chaque guichet de métro etc. La présence humaine est frappante tant elle est ubiquitaire dans cette société. Du coup c’est parfois drôle car on rencontre des personnes dont la seule et unique fonction est de tenir une pancarte, raide comme un as de pique et sérieux comme un gardes de Buckingham. Nous les avons appelé ironiquement avec mon collègue Marc du « mobilier humain ». Ainsi on a des gens partout qui sont là pour guider les foules, et dont le rôle est le crier des instructions à grand renfort de politesses toute japonaises : « Gozaimassssss ! Sumimasen ! O kudasaiiiiiii ! ».

Dans le métro ou bien dans l’Expo, les hommes-signalétiques sont légion, on en voit partout ! Ils ont en général un bel uniforme, ce qui les investit, on le voit bien, d’une mission officielle et importante, et une mission dont ils s’acquittent avec le plus grand zèle. Je n’ai jamais vu tant de types avec des casquettes et des insignes que là ! :mrgreen:

Garde guide file d’attente Chef des gardes guides file d’attente Garde en uniforme - Expo 2005 Aichi
Homme Signalétique

On voit aussi des femmes-poubelles très efficaces, qui circulent dans toute la zone de l’Expo et qui s’occupent avec beaucoup de sollicitude des déchets que l’on porte à la main en proposant naturellement de vous en soulager. Un service incroyable pour nous ! Chaque fois qu’un banc (il y en a tout le long de la « boucle » de l’Expo) est libéré, des nettoyeurs de bancs filent le briquer avant de laisser la place à d’autres postérieurs de visiteurs.

Du coup, on se demande presque pourquoi ils investissent tant dans les automates et les machines puisqu’ils sont si férus de leurs contacts humains. Et là notamment, j’ai bien rigolé quand j’ai vu à l’entrée de superbes robots comme cela, qui sont une des attractions de l’Expo. Ce sont des hôtesses automates qui parlent et répondent aux questions des gens. En effet, on les démarre avec un Konichiwa ou un Hello, et elles répliquent alors dans le bon idiome. Ensuite, on pose des questions et elles y répondent… quand elles ne buguent pas ! ;-) Evidemment, vous avez deux « meubles humains » par automate pour vérifier que les gens savent lui parler, et au cas où ils aient besoin d’aide ! :ok:

Hôtesse Automate

Je suis ironique avec cela, mais je reconnais et apprécie beaucoup cette manière de faire japonaise. En effet, il est extrêmement agréable d’avoir toujours une personne à proximité à qui demander une information. Et même si aucun d’eux ne parle anglais (des rudiments encore plus embryonnaires qu’en France), chaque employé met toute sa mansuétude et son dévouement à essayer de répondre et de guider. Cette présence humaine par conséquent se révèle rassurante, efficace et agréable. Donc c’est une qualité, même si je m’inquiète un peu de savoir combien peuvent gagner ces gens là, et dans quel genre de précarité professionnelles ils se trouvent en exerçant de tels métiers (à l’extérieur de l’Expo, car dedans je comprends que cela soit un besoin, mais donc temporaire).

Sinon en terme de curiosité et de différences interculturelles, je crois que les masques des japonais sont vraiment un phénomène chelou de chez chelou. Je ne sais pas trop si l’utilisation est si courante par soucis de garder ses microbes pour soi (donc pour le bien d’autrui) ou bien par peur des miasmes des autres ? En tout cas, tout le monde en utilise et une personne sur quatre en porte, ce qui fait beaucoup et ce qui parait très étrange pour nous.

Femme japonaise masquée

Le mélange traditionnel et fashion d’aujourd’hui se traduit parfois aussi par des scènes d’un saisissant contraste. On voit parfois des couples habillés de manière hyper tradi, ce qui parait complètement obsolète et suranné pour nous. Mais il faut imaginer que ce n’est qu’une manière de correctement d’habiller, comme de porter un costume pour une occasion pour nous. Les femmes sont superbes dans leur kimono et on voit couramment dans les rues ou le métro.

Couple en habits traditionnels devant le Pavillon d’Or

Mais comme je disais, parfois cela donne des visions assez contrastées au quotidien…

Contraste entre femmes tradis et fashions

Nous avons été rassuré par le fait que les nippons sont des gens comme les autres avec un couple qui nous a fait mourir de rire, ce samedi matin où il y avait tant de monde. Je les ai surnommé les SuperGrugeurs Masqués. En effet, ils portaient tous les deux un masque, et ont grugé les gens au maximum dans les files, les escalators et le train afin de gagner quelques mètres ou de s’asseoir dans les rames (où ils n’ont pas laissé leur place à des personnes âgées). Ils étaient vraiment très drôles à filouter discrètement comme cela, et à faire comme si de rien n’était derrière leurs masques blancs.

Bon sinon, la bouffe est toujours aussi space. On mange plutôt bien, mais nous avons des différences culinaires vraiment trop importantes. La texture compte plus que le goût pour eux, et moi le sushi de seiche ou de ventouses de poulpes : eurkkk. Donc on se fait facilement avoir quand on commande un plat de sashimis mixtes avec un quart de l’assiette seulement qui apparaît comme comestible. Mais bon tout est question d’ouverture d’esprit, et donc je goûte à tout ! :langue:

Exemple de bouffe dégueue japonaise

Il y a une chose tout de même qui me choque, mais c’est vrai que c’est un sujet sur lequel la France peut se targuer d’être en avance. J’ai été choqué dans maintes et maintes villes au Japon et dans d’autres pays. En effet, d’un côté on a cela :

Temple japonais de Kyoto

Et d’un autre, les ruelles les plus typiques, mignonnes, charmantes et ancestrales seront pavés de cela :

Réseau électrique nippon

Le réseau électrique est un drame. Je suis certain que mon père n’aurait pas pu s’empêcher de monter à tous les poteaux pour les aider à réparer leur installation (le syndrome Agent EDF). Mais c’est surtout que c’est laid et dangereux, horriblement défigurant dans un pays à l’urbanisme déjà pas terrible. On se rend compte d’ailleurs de la chance d’habiter dans un pays où il y a un minimum de soucis d’urbanisation, et où d’un point de vue légal on ne peut pas construire n’importe quel bâtiment n’importe où et n’importe comment.

Allez, je me suis assez moqué des japonais. Moi j’ai fait très fort encore une fois. J’avais emmené tout mon barda de pompes, costumes et ceinture pour faire mon cador, mais sur place je me suis rendu compte que j’avais simplement oublié de prendre les chemises que j’avais préparées exprès pour cela. Je me suis retrouvé donc dans la mouise. Mon collègue Marc m’en a prêté une des siennes, mais il se trouve que c’en était une à boutons de manchette, que je n’avais pas non plus évidemment.

Avant de pouvoir m’acheter une chemise dans un magasin, j’ai donc du bricoler un truc de clodo. Je me suis ainsi pointé le premier jour avec une belle chemise dont les boutons de manchette était artisanalement fabriqués à partir de la ficelle élastique des charlottes (le truc que les gonzesses se mettent sur la tête pour pas mouiller leur cheveux sous la douche) en plastoc du Hilton. Soooooooo chic darling ! J’ai surtout fait gaffe à bien camoufler mes poignets, mais je craignais à tout moment que ça pète et qu’un de mes boutons de manchette maison n’atterrisse dans le corsage d’une minette du Pavillon. :mrgreen:

Enfin, du Matoo classique quoi… :boulet:

Exposage Matooyage Pavillonage Universel

Classé dans: Exposage, Matooyage — @ 20:44:19

Vendredi et samedi dernier principalement, nous avons eu le temps et l’opportunité de visiter quelques pavillons. La majorité des endroits est d’une médiocrité assez affligeante, puisqu’on y trouve un simulacre de décor qui rappelle le pays en question et quelques simili prospectus d’agences de voyage.

Malheureusement, je n’ai pas pu visiter les pavillons scandinaves ni l’anglais qui parait-il sont très bien et très intelligemment pensés. La plupart des pays à la nature luxuriante et généreuse ont parfois trop axé leur expo sur leur patrimoine sans trop penser à ce qu’ils voulaient démontrer, du coup cela reste un peu fade, une belle vitrine sans plus (Indonésie). D’autres ont développé un thème pareil mais avec une qualité de finition du pavillon et quelques messages qui m’ont vraiment conquis (Cambodge avec les ruines d’Angkor). Certains pavillons de grands pays ont complètement raté le coche et sont absolument à chier (USA, Allemagne). Evidemment pas la peine de me fustiger, je ne donne que mon avis que je partage avec moi-même dans mon for intérieur que j’ai dans ma tête avec mon libre-arbitre. C’est clair ? :mrgreen:

Une petite revue dans l’ordre de visite :

Pavillon Allemand :
La gémellité assumée du pavillon franco-allemand a fait que c’est le premier que nous avons visité après le nôtre. Aïe. On imaginait un pavillon « made in Germany » avec tous les poncifs que vous pouvez imaginer : efficace, en avance, mécanique huilée, robustesse, intelligence pratique et démonstration didactique. Eh bien il n’en n’est rien pour la simple et bonne raison que le pavillon est grave à la bourre. D’ailleurs, ils ont à peine ouvert à la presse, et je pense qu’ils auraient du s’en passer.

Le concept teuton est un voyage dans une goutte d’eau qui illustre différents aspects du développement durable en passant dans divers tableaux de l’Allemagne. En réalité, la goutte d’eau est un wagonnet de manège grossier qui fait un boucan du diable, et qui est attelé à des rails. Cette troïka grinçante et cahotante mais pas vraiment aqueuse nous transporte dans tout le pavillon avec difficulté, et délivre des messages dont je ne comprends toujours pas la teneur. Surtout à certains moments, on dirait qu’ils n’ont pas terminé les décors, on passe devant des images de l’Allemagne qui sont bâclées. Au final, certains comprendront peut-être mon analogie, je me suis cru dans la visite du Gargantua de Mirapolis ! La sortie du manège préhistorique débouche sur une salle qui promet un peu plus par son aspect, mais qui malheureusement en était à son installation primaire. Quelques éléments de décor, quelques écrans à peine sortis de leur emballage… Ils ont jusqu’au 25 pour y arriver, espérons que l’on me fasse vite démentir cette visite catastrophe !

Les japonais ayant visité en masse leur propres pavillons, il y avait des queues importantes pour y pénétrer (pas de jeu de mot siouplé :-)). Mais grâce à ma caméra Sony semi-pro et l’appareil photo de mon collègue Marc, nous avons sans difficulté shunté tout le monde en nous faisant passer pour de la presse. Ce n’est pas ma faute mais en faisant la queue pour Toyota, un type nous a vu et nous a dit : « Press ? Come here, come here !». Alors nous sommes venus où il a dit, et il se trouve que c’était une file bien plus courte et séduisante. A partir de ce moment là, nous sommes allés voir à chaque fois l’espace presse, et je me suis présenté comme « Matoo E-Television Broadcast ». Quoi ?? Nous français ? :mrgreen:

Pavillon Hitachi et Toyota - Expo 2005 Aichi

Toyota :
Il s’agit déjà d’un bien joli pavillon, et l’étendard de la société qui a payé son Expo. En effet, Aichi c’est à côté de Toyota City, un peu comme si Peugeot s’était débrouillé pour que l’Expo Universelle ait lieu à Sochaux. Vous imaginez donc que cela entraîne pas mal de polémiques au niveau de l’état japonais (Toyota y a gagné un aéroport, un train, une autoroute etc.).

Les pavillons japonais et ceux des grandes entreprises japonaises sont très beaux, et ce qu’on y a vu démontre l’excellence du Japon dans tous les domaines technologiques. Toyota a choisi de présenter ses robots dans un superbe spectacle où se mêlent musique, danse et effets spéciaux. Dans un ballet mixte entre hommes et robots, une chorégraphie somptueuse et rythmée vient démontrer la qualité de la robotique de Toyota tout en produisant un spectacle de qualité sur le thème de la Nature. Le résultat est bon, c’est vraiment beau et impressionnant. Les robots surtout sont bluffant de réalisme « humain ». On imagine aisément la difficulté de reproduire avec tant de naturel la démarche et la position statique d’un homme, encore plus d’en faire un trompettiste. C’est pourtant exactement ce qui est montré là. On peut saisir les mouvements des doigts sur les instruments et des gestes qui font croire que c’est un homme déguisé en robot et pas un automate si perfectionné.

Pavillon Toyota - spectacle de robots - Aichi 2005 Pavillon Toyota - spectacle de robots - Aichi 2005 Pavillon Toyota - spectacle de robots - Aichi 2005

Hitachi :
Le bâtiment en lui-même était prometteur mais souvent dans ce type de manifestation, un joli écrin signifie un contenu médiocre. Ce n’est pas du tout le cas. Hitachi a bien négocié son pavillon en démontrant sa puissance technologique tout en collant au thème de l’Expo. Leur objectif est de montrer l’importance de l’informatique et de l’électronique dans notre quotidien, mais aussi l’intérêt que cela peut revêtir pour l’éducation et la préservation de la connaissance. Aussi, le visiteur est d’abord équipé d’une sorte de gameboy qui lui permet lorsqu’il l’approche d’une borne d’avoir des informations diverses sur des animaux en voie de disparition (habitat, nourriture, spécifications, vidéos) dont on voit la forme dans une imitation de leurs environnements naturels. Ensuite, le visiteur est équipé de lunette binoculaire et prend place dans un petit circuit virtuel. Là, en 3D il peut voir des animaux dans leur habitat, et interagir avec eux grâce à un bracelet placé dans la paume de la main (on se retrouve à manipuler en 3D un animal de son choix par un simple mouvement des doigts, c’est vraiment comme si l’animal était sur la paume). Le pavillon est très pédagogique et les mômes vont certainement adorer cet endroit, plein de bestioles virtuelles en 3D et très colorées, bruyantes…

Cascade Pavillon Hitachi - Aichi 2005

Espagne :
Certainement un des meilleurs pavillons que j’ai vu avec la France. Le pavillon espagnol était surtout complètement fini et fignolé pour le jour de la presse. De plus, l’aménagement intérieur du bâtiment est remarquable. Un grand hall central circulaire avec diverses projections à 360° qui ouvre sur différentes salles qui couvrent tous les thèmes abordés. Ensuite, dans le fond, c’est un peu moins « pertinent » mais très très beau et esthétique. On parle de sport, de littérature, de protection de l’environnement etc. Tous ces thèmes sont étayés par des exemples relatifs à l’Espagne (Cervantès pour la littérature, histoire de faire original…) dans des salles richement équipés tant en terme de matériel audiovisuel que de décoration.

Italie :
Un décor dans les bleus, une dominante liée à l’eau et à la mer qui fonctionne bien. On trouve aussi une sorte de sphère au centre de laquelle une statue émerge avec des morceaux d’opéra. Mouaif bof. Sinon rien de transcendant, un exposé miniature des régions d’Italie vient faire la promotion du pays sans aucun lien avec le thème de l’expo. Ce n’est pas homogène, ça manque de charme. Ca craint.

Grèce :
Dans le genre cliché, c’est le summum. On y voit de la pub pour de l’huile d’olive et les temples antiques. Aucun intérêt. A chier.

Bulgarie :
Rien que la façade kitschissime mérite le détour. Mais pas la peine d’entrer, il n’y a rien à l’intérieur. Quelques photos, une vidéo promotionelle… Ok, on a compris.

façade Pavillon Bulgarie - Aichi 2005

Egypte :
Même combat que la Bulgarie, une façade aisément reconnaissable. Imaginez autant de carton pâte à l’intérieur, et le tout à l’effigie des pharaons. Deux écrans qui se battent en duel. Eurk.

Pavillon Egytpte - Aichi 2005

Afrique :
Les pays d’Afrique se sont rassemblés dans un gigantesque pavillon qui rassemble dont beaucoup de nations, qui prennent plus ou moins de place selon leur taille. Clairement, tout est basé sur le tourisme, et ce sont d’ailleurs les offices de tourisme qui sont détachés pour l’Expo. Quelques pays ont en revanche de très jolis décors, mais c’est pour mieux attirer le chaland. Pas mal pour faire son choix de destination si l’on veut partir en vacances en Afrique.

Pavillon de l\'Afrique - Aichi 2005

Indonésie :
Un très joli décor avec de l’eau, des arbres, des bruits d’oiseaux. Toute la communication est basée sur les richesses naturelles du pays mais l’on en apprend pas plus sur le développement durable ou sur la sagesse de la nature, sur la préservation de l’écosystème. Il y a juste quelques films qui diffusent des sortes documentaires sur la faune ou la flore. L’intérêt reste très moyen pour un pavillon relativement grand dans la zone asiatique.

Thaïlande :
La très bonne surprise de l’Asie, c’est indéniablement le plus intéressant des pavillons. La décoration et la scénographie sont très soignés, et un effort particulier a été déployé pour coller au thème de l’Expo. Non seulement, la Thaïlande évoque ses richesses naturelles, mais aussi ses programmes de développement, ses idées et sa philosophie en la matière en tant que nation responsable. En outre, il y a une partie qui est consacré au tsunami et aux leçons que cela a donné à l’homme quand on parle de « sagesse de la Nature ». Le ton est juste et touchant. Pour moi, ils ont tapé dans le mille. Ils ont aussi une partie restauration, et on y a vraiment très bien mangé. De plus, les hôtes thaïs se sont révélés les plus polis, sympathiques et souriants de l’Expo.

Vietnam :
Une plaquette touristique et un salon de l’artisanat local.

Cambodge :
Tout est basé sur Angkor, donc on pourrait se dire que cela se résume à un cliché touristique, mais en fait c’est plus subtil que cela. En effet, le décor est superbe et immense. On se croirait dans une partie du temple qui a été reconstitué avec pas mal de moyens. Ce qui sauve le tout, c’est que l’axe de communication principal est le « tourisme durable » et les techniques de préservation de leur patrimoine. L’information est intéressante et pertinente. Il y a bien ensuite un peu d’artisanat et la boutique, mais vraiment cela est intelligemment présenté.

Malaisie :
Aucun intérêt.

Iles du Pacifique :
Plaquette touristique. Ils sont tous ensemble, cela donne un peu de charme.

Sultanat de Brunei :
Ok, il y a de la thune pour le décor.

Inde :
Fermé ce jour-là.

Népal :
Le grand magasin de l’artisanat népalais.

Amérique centrale :
Les pays d’Amérique Centrale sont donc ensemble pour faire la promotion de cette région. Leur communication est principalement basée sur leur patrimoine naturel et la préservation qu’ils en font. Cela reste tout de même très touristique, même si ce sont les seuls à avoir sur place des plantes vivantes de leurs pays.

USA :
Mon immense déception de la journée est pour ce gigantesque pavillon de ce gigantesque pays. Il s’agit d’un spectacle en deux moments, le premier est un petit film où Benjamin Franklin parle de sa vie, de ses inventions, de la déclaration de l’Indépendance… Tout ce qu’on comprend c’est que les USA sont le pays de la paix et de la liberté, où il fait bon vivre et que ça c’est bien pour le monde entier. Quel rapport avec l’Expo ? Bah aucun ! Et puis, il expose avec une crasse hypocrisie le fait que nous vivons dans un monde meilleur aujourd’hui, et que c’est génial la vie. Vive l’amour, la liberté et les US. Ensuite on passe dans une salle assise où on assiste à un minable spectacle audiovisuel avec effets spéciaux réels pourris (y’a du vent dans le film, on te colle un coup de ventilo, y’a de l’eau, on te colle le tuyau d’arrosage, ça tremble, et ta chaise vibrouille…). Le discours ? On retrouve encore ce cher Benjamin qui nous explique que le siècle d’où il vient est très triste. On y fait la guerre et on est mauvais avec la nature. Il scande phrases après phrases qu’il nous envie de vivre dans un monde si beau, écologique, en paix et équilibré. Bref, c’est nul, fade et tartuffe. Beuaaaark.

Argentine :
Fermé ce jour-là. Ils ont en attraction principale un spectacle de tango. J’aurais juste aimer savoir le rapport avec la « sagesse de la Nature ».

Croix Rouge / Croissant Rouge :
Un beau pavillon rouge et blanc. Quelques explications sur les activités de l’organisation. Surtout un film qui dure une dizaine de minutes qui vaut la peine d’être vu. C’est aux antipodes des USA évidemment. La Croix Rouge présente sans duplicité la réalité de la situation : la famine, la maladie et surtout la guerre (qui entraîne tous les fléaux possibles). Le film n’est pas non plus pathétique mais assez juste et plein d’espoir. Très bon !

UN :
Le pavillon des Nations-Unis a quatre espaces intérieurs. Il y a une agora centrale avec des projections sur tous les côtés d’images très touchantes de nature mais aussi de guerre. C’est un joli jeu de contraste entre ce que l’homme peut produire de merveilleux et de terrible. Tous le côté droit du bâtiment est consacré aux résultats d’un concours de photographie qui est fantastique pour qui apprécie un peu la photo. Sur le thème de la nature notamment mais aussi sur des sujets un peu plus globaux, on peut voir des photos excellentes et très émouvantes. Au fond du pavillon, on trouve une zone où l’on a des informations sur le corps humain et le vieillissement. Comment préserver sa santé, comment vivre longtemps et « durablement » ? Il s’agit d’une autre manière de concevoir la sagesse de la nature, humaine cette fois-ci. Enfin sur le côté opposé au concours de photographie, il y a un écran qui diffuse un documentaire à propos du patrimoine artistique des Nations-Unis. Ce n’est pas un pavillon très funky mais qui relève bien le défi de l’Expo, et dans un consensus qui révèle bien leur fibre plus que jamais « universelle ».

Pavillon des Nations Unis - Aichi 2005

En fin de compte, il était plus facile pour moi de juger le Pavillon de la France et d’affirmer qu’on peut être fier de notre pays sur ce coup. Pas une agence de tourisme, pas de faux messages pour déguiser de la propagande, mais un pavillon impliqué et ambitieux qui essaie de présenter des projets de développement durable concrets sous une forme artistique engagée. On y trouve aussi un bon équilibre entre des installations contemporaines qui pourraient un peu déstabiliser les visiteurs (Vuitton que les japonais attendaient certainement avec des sacs à main), mais une beauté formelle des objet qui parait la plus universelle possible. Ensuite j’espère que les visiteurs seront touchés par les messages, mais ils restent tellement peu de temps dans les pavillons… Ce qui fonctionne d’ores et déjà très bien et qui a reçu des couvertures de journaux au Japon c’est ce dont je parlais déjà le premier jour : le Théâtre Immersif. Ce cube de 18 mètres d’arrête avec des projections sur toutes les faces, une musique magnifique, des phrases inscrites et scandées remporte tous les suffrages des visiteurs. Alors que le pavillon escomptait une visite de quelques minutes tout au plus, l’ouverture du public le week-end dernier a démontré que les gens y restaient le quart d’heure entier que dure le film. Les japonais en ressortent bouleversés, émerveillés, en pleur, fascinés etc. Il faut dire que le ton de ce film est d’une justesse confondante et ne peut vraiment laisser personne indifférent. Le pavillon est donc en train d’adapter la scénographie intérieure afin de rendre le plus fluide possible l’attente des visiteurs, et de prendre en compte cet engouement (que je salue).

Matooyage Fini le Japon

Classé dans: Matooyage — @ 19:17:00

Me voilà de retour, plus de layout spécial qui ne m’a décidément jamais plu. Je suis un peu décalqué, mais dans ce sens là c’est plus facile. Je ne dois pas m’endormir trop tôt, mais ça devrait aller, X. a promis qu’il saurait me tenir éveillé. :love:

Hummm une semaine sans lui, humm. :love:

Désolé, j’ai donc du pain sur la planche. Mouarf.

En attendant, je vais poster quelques infos sur l’Expo et d’autres petites choses que j’ai concoctées dans l’avion. J’ai encore fait long, mais je me suis fait plaisir en l’écrivant, c’est ce qui compte non ? ;-)

Je suis en congés demain et après-demain, mais surtout une semaine de vacances va rapidement venir achever mon périple nippon. Waaaah c’est cool ! :cool:

Mardi 22 Mars 2005

Matooyage La nuit et le jour

Classé dans: Matooyage — @ 00:23:21

Me voilà donc prêt à partir bosser (il est 8h15), et je suppose que vous êtes sur le pas du lit. ;-)

Je sais que j’insiste, mais ce décalage me fascine. On est tellement connecté aujourd’hui, que je suis avec à peu près la même acuité ce qui se passe à Paris au niveau professionnel mais aussi familial ou amical. Du coup, je fais vachement attention à l’heure en France et je visualise tous les gens que je connais dans telle ou telle période du jour ou de la nuit. Comme mon ordi est à l’heure gauloise, quand je tchate sur msn par exemple, je communique tout à fait comme à Paris, mais je leur mets 8 heures d’avance dans la vue. Une sorte de don de prédestination quoi ! :cool:

Heureusement que le week-end a été très ensoleillé car Aujourd’hui, le temps est maussade on dirait. Allez, en route pour ma dernière journée de boulot à l’Expo. :mrgreen:

Nagoya By Day

Lundi 21 Mars 2005

Matooyage Le jour et la nuit

Classé dans: Matooyage — @ 12:16:25

Il est donc midi en France, et 20h ici. Voilà la bucolique vue de ma chambre d’hôtel… il fait bel et bien nuit, je ne vais pas tarder à aller dîner alors que vous vous préparez certainement à déjeuner. :mrgreen:

Difficile de revenir à la réalité de cet urbanisme vainqueur après avoir passé deux jours à Kyoto et avoir eu mon saoul de temples, de jardins et de bouddhas. Fabuleux ! Les photos sont à suivre, ainsi que le reste des pays de l’expo, mais en plus concis cette fois ! ;-)

Nagoya By night

Dimanche 20 Mars 2005

Exposage Matooyage Le Pavillon de la France à Aichi : le Développement Durable

Classé dans: Exposage, Matooyage — @ 16:19:19

Le premier point important concernant ce pavillon c’est que la France n’y est pas seule. En effet, c’est un joli symbole que l’Allemagne et la France aient décidé de faire leurs deux pavillons dans un seul très grand bâtiment. Ainsi, la façade du pavillon est bicéphale, on a à droite l’Allemagne et à gauche la France. Et pour figurer, avec beaucoup de talent, à la fois l’unité et les différences des deux nations, tout en utilisant l’image de la Nature, un photographe a réalisé deux panoramas gigantesques des rives du Rhin vues des deux côtés de la frontière. On peut avoir une idée de ce travail en allant sur la home du site du pavillon.

Façade Pavillon France-Allemagne EXPO 2005 Aichi

Ayant vu vraiment une bonne partie des autres pavillons, je peux un peu qualifier ce qu’a produit le pavillon français « par rapport » aux autres et au thème. La France avait choisi de traiter le sujet du Développement Durable dans son espace, et pour cela elle a créé des installations qui évoquent justement ce sujet, et plus concrètement, à travers des exemples prosaïques, la manière dont les français appréhendent cette philosophie. Si les autres pavillons font parfois penser à la Villette ou bien au Palais de la Découverte, d’autres feraient plutôt dans la Foire (Inter)nationale bien chauvine en parlant d’abord d’eux et en essayant de se rattraper aux branches pour coller au thème d’Aichi. Le pire ce sont les pays qui ont pris l’expo pour une vitrine d’agence de voyages (et pas mal sont dans ce cas)… Disons que dans cette dialectique, la France c’est le Centre Georges Pompidou. :mrgreen:

Certains seront ravis je pense que ce parti pris extrêmement courageux et noble, avec des installations entièrement conçues par des artistes contemporains, plasticiens, photographes. D’autres n’y verront qu’une expression supplémentaire de snobisme et une présentation brouillonne et obscure toute française et avant-gardiste, certainement aussi pour camoufler certaines failles de l’ensemble. Evidemment, vous me connaissez, ce n’est pas tout faux et ce n’est pas tout juste non plus.

Après avoir visité des pavillons minables, je suis drôlement fier du pavillon gaulois. Mais en effet, je trouve que certaines installations sont merdiques, et d’autres m’ont ému comme rarement j’avais pu l’être dans un cadre similaire. Et puis, je comprendrais si les gens sont un peu déçus de ne pas trouver un peu de glam et des spécificités françaises classiquement reconnues. En effet, on trouve dans le pavillon deux installations « indépendantes », trois espaces dédiés à des villes et pas des plus sexy : Châlons-sur-Saône, Dunkerque et Angers. Enfin trois autres avec des entreprises : l’usine verte Toyota de Valenciennes, Louis Vuitton et Dassault Systèmes (qui ne fait pas des avions, mais des logiciels de simulation et conception en 3D).
Cliquez pour lire la suite

Samedi 19 Mars 2005

Exposage Matooyage EXPO 2005 Aichi : la découverte

Classé dans: Exposage, Matooyage — @ 16:46:58

Je suis arrivé Jeudi aprème, et depuis je n’ai pas arrêté une seconde. Là pour moi, il est minuit et quelques samedi soir (donc dimanche en réalité…). Je me suis couché tard car les japonais du boulot nous ont invité à dîner, et hier on a fini de bosser tard pour donner quelques news à la France. Du coup, deux jours avec moins de cinq heures de sommeil, en plus du décalage horaire… n’imaginez même pas la décomposition avancée de ma face. :mrgreen: Ceci explique certainement les lapsus calami en nombre (Coxx ? arf) et certainement un peu plus de fautes que d’habitude. Bon, mais ce n’est pas tout, que s’est-il donc passé de beau…

Avant-hier (jeudi) on est allé dès l’arrivée à l’hôtel dans le centre de Nagoya, Hilton (dire que je donne comme cela de la thune à cette courge de Paris !), à Aichi. Mais c’est à une bonne heure en métro et Linimo (monorail magnétique) de Nagoya, donc on a finalement réussi à accéder l’enceinte vers 16h30. Nous n’étions pas encore en possession des accréditations nécessaire pour toute la durée du séjour. Des gardes nous ont donc stoppé dans notre progression, et évidemment, ils ne savaient dire que « gozaïmasse, o kudasai sumimasen, itashimatshite », le tout entrecoupé avec d’autres mots dont j’ignore évidemment la signification. Je savais donc seulement qu’ils étaient très polis comme tous les japonais, très obséquieux comme tous les gens qui sont là pour rendre service, et très décidés à ne pas nous laisser rentrer. Mais à force de palabres, nous avons fini par leur faire contacter le pavillon, qui les a en retour persuadé de nous laisser rentrer.

Nous avons alors découvert et parcouru l’espace de l’exposition universelle. La vue d’ensemble d’un tel événement n’est pas extraordinairement original. Cela ressemble en gros à un parc d’attraction ou un parc à thèmes, mais là disons que c’est une installation particulièrement soignée et remarquablement finie. Rien n’a été laissé au hasard, et la mécanique apparaît déjà quasiment bien huilée pour l’ouverture le 25 mars. Le thème d’Aichi étant « la sagesse de la Nature », le site est entièrement placé sous le signe de l’écologie et de la sauvegarde de l’environnement.

Panorama Expo 2005 Aichi

On aperçoit donc des pavillons classiques dont les constructions sont bêtement parallélépipédiques avec une décoration de façade plus ou moins belle. On voit en outre beaucoup d’eau et d’arbre, une vraie bouffée d’oxygène qui aère la zone entière de l’exposition, avec aussi beaucoup de bâtiments et d’éléments de construction en bois. Mais l’idée qui permet une circulation encore plus aérée et aérienne à et qui m’a séduite, c’est cette boucle qui couvre tout la partie centrale de l’expo.

Boucle Expo 2005 Aichi

En effet, comme on le voit sur l’image, on peut parcourir les différentes zones d’Aichi en circulant sur cette piste en bois qui est surélevée et qui permet de rejoindre tous les pavillons centraux. C’est un moyen génial pour permettre une circulation plus fluide et plus pratique pour les visiteurs, mais cela donne aussi de très beaux points de vue pour les différents spectacles et les constructions. Du coup, on flotte dans cette bulle de verdure, d’eau et de culture, on peut s’arrêter à l’endroit qui nous convient, ou bien continuer… descendre, remonter… se restaurer, prendre un tram etc. Cela de ne fait pas du tout route vu que c’est en bois et que c’est ainsi suspendu dans les airs.

On trouve des pavillons à la géométrie toute euclidienne, mais aussi d’autres constructions beaucoup plus singulières et tape à l’œil. C’est le cas pour le magnifique bâtiment Hitachi, parmi d’autres trublions du même genre.

Pavillon Hitachi - Expo 2005 Aichi

Une cascade d’eau qui fend la structure qu’on dirait en roc. Waaah, ça tape carrément, surtout quand l’eau se déverse frénétiquement vers le bas. Je reviendrai sur le contenu du pavillon qui colle impeccablement au thème dans la forme donc, mais aussi dans le fond.

Jeudi 17 Mars 2005

Cinéphage Capitaine Sky et le monde de demain

Classé dans: Cinéphage — @ 17:41:47

J’avais beaucoup aimé les « confessions d’un automate mangeur d’opium » pour ce côté « rétro-anticipation » (le néologisme est de moi, pardon !) c’est-à-dire les œuvres qui font de la science-fiction tout en évoquant le passé. Elles figurent, comme Jules Verne l’avait fait en son temps (mais lui en véritable anticipation), des univers passés, dont on a donc une connaissance historique parfaite, qui sont mélangés à des inventions ou des projections futuristes qui auraient été possibles avec beaucoup d’imagination. Ainsi dans le roman que je citais, on est dans le Paris de 1900 qui regorge d’automates plus perfectionnés que nos robots d’aujourd’hui, et dont le ciel fourmille de machines volantes qui carbure à un « éther » mystérieux. Au cinéma, « La ligue des gentlemen extraordinaires » jouaient aussi un peu sur ce registre avec un ton et des personnages résolument passés, mais dans un environnement futuriste tel qu’on aurait pu le figurer une cinquantaine d’années avant.

Donc Captain Sky est un pur produit esthétique du cinéma des années 30/40 américain. Il en a tout le charme avec des tenues et des équipements d’époque, un charme aussi désuet dans la musique ou la pellicule faussement vieillie et abîmée. Néanmoins, on est dans un monde bouleversé par la guerre et qui laisse toute la place à des génies fous dangereux aux noms à la consonance teutonne. Le côté « anticipé » vient des méchants qui contrôlent des hordes de robots mécanisés volants et équipés de terribles lasers, mais aussi d’une étrange ennemie aux pouvoirs fascinants. Les gentils ne sont pas en reste puisque le Capitaine Sky ainsi que la RAF ont des zingues incroyables, des engins autant virevoltant qu’amphibies, des porte-avions gigantesques qui flottent dans les airs grâce à des hélices etc. Je dis bien la « RAF » parce que, et c’est un des trucs qui ont du m’échapper (je n’avais pas les sous-titres), l’histoire se passe à New York mais à la fin on voit les drapeaux anglais sur les engins volants…

Le scénario est affligeant, mais ce n’est pas trop l’intérêt de ce film. C’est un film d’aventures et d’action. Une sorte d’Indiana Jones dans la RAF qui sauve le monde grâce à son intelligence et son courage. Le tout est saupoudré d’un subtil humour et flegme britannique. Le Capitaine c’est le beau Jude Law qui sied parfaitement à ce rôle. Son alter ego féminin est une journaliste curieuse et rebelle (et amoureuse évidemment) qui se retrouve mêlée à cette affaire. Gwyneth Paltrow donne donc la réplique à Jude Law. Ajoutez à cela une Angélina Jolie en gradée, borgne et légèrement SM.

Les membres d’une ancienne équipe de scientifiques disparaissent les uns après les autres (enlevés ou tués ?), et le dernier fait alors appel à Polly Perkins (Gwyneth Paltrow) pour l’aider. Cette dernière intervient trop tard, et une attaque des robots géants a commencé sur New York. Elle est sauvée in extremis par le Capitaine Sky, et ils se mettent à enquêter tous les deux sur le génie maléfique qui dirige ces robots, et sur son sombre dessein pour le monde.

L’esthétique noir et blanc neigeuse et saturée passe plutôt bien, même si cela fatigue de temps en temps. Cela donne un côté « guerre des mondes » qui rend assez crédible les années 40 en même temps que le volet de science-fiction. Il ne faut d’ailleurs pas minimiser la superbe réalisation des effets spéciaux. Bien sûr, l’intrigue est linéaire et prévisible, mais ce n’est pas comme si ils essayaient de prétendre à autre chose. On ne peut pas dire que c’est un film extraordinaire, mais c’est une distraction très honorable, et un bon moment de cinéma dans ce genre.

Capitaine Sky et le monde de demain

Cinéphage Ray

Classé dans: Cinéphage — @ 17:39:26

Je suis assez circonspect avec ce film, je lui trouve un tas de qualités mais aussi pas mal de défauts. Mais d’abord, s’il y a un élément saillant c’est dans la performance de Jamie Foxx. Il est terrible ! Vraiment je trouve qu’il a mérité sa récompense au Oscar, et il m’a bluffé du début à la fin.

Parlons-en du début… mouai… pendant la moitié du film j’ai eu l’impression de regarder des épisodes mis bout à bout de Hollywood Stories. Avec les quelques séquences de flash-back que je n’ai pas toujours trouvé très finement amené, et cette figure tutélaire de la mère qui aurait pu être plus habilement incorporé à l’histoire. Et du coup, le film pèche par un scénario qui s’étiole rapidement et se borne à raconter comme dans un résumé de Télé 7 jours : la vie-merveilleuse-et-tragique-du-génie tralala.

Mais il y a un truc dingue qui évidemment sauve tout. Cette musique !!! Ah là là ! Quand il enchaîne les tubes et qu’on écoute, qu’on voit, qu’on ressent, qu’on éprouve « en direct » ses interprétations, on succombe immédiatement. Je sais que c’est facile, que c’est la méthode la plus blafarde qui soit mais ça fonctionne incroyablement bien. Ces titres mythiques et géniaux m’ont fait dresser les poils sur les avant-bras et cela fait un bien fou.

Petit à petit, le scénario s’étoffe un peu, et on arrive à mieux percevoir l’envers du décor. Un décor pas si reluisant composé d’aventures extraconjugales assumées et surtout une assuétude à l’héroïne de plus en plus criante. Donc le film reprend un peu du poil de la bête, mais là encore cela manque de substance pour me conquérir complètement. On reste dans le superficiel et dans l’anecdote, alors qu’il y avait certainement matière à en faire un film plus intéressant.

Heureusement, encore et toujours, les moments musicaux viennent scander une réalisation plutôt pépère et conventionnelle pour donner du peps et un rythme endiablé durant ces séquences. En outre, j’ai malgré tout appris des choses sur la vie Ray Charles, que je connaissais surtout par les disques 33T de mes parents. Je perçois mieux ses influences, l’évolution de sa musique, et sa petite histoire « à l’américaine » dans l’art et le business. Donc pas une œuvre majeure, mais un joli tribut à cet artiste talentueux, coriace et battant.

Ray

Page suivante »

Powered by WordPress