MatooBlog
Pectus est quod disertos facit

Mardi 31 Mai 2005

Matooyage Starck et Microsoft m’offrent un cadeau !!

Classé dans: Matooyage — @ 13:40:49

Première impression de ma première journée de ma 29ème année, elle est auditive. 9h30 TOC TOC TOC ! Hein ? Quoi ?! Qui, qui, qui me réveille en frappant à ma porte alors que je dors comme un bienheureux ?!

Je mets mon peignoir vite fait et je vais ouvrir la porte en essayant de chasser sur mon visage cette tronche de cul matinale. Oooh, un monsieur coliposteur ! Oh un colis ! Chic, chic, chic, un cadeau pour mon anniversaire ! Je referme la porte et je me jette sur le carton qui ne cède pas facilement malgré mes assauts. Waaaaaaaah !

Souris Starck

Mais bizarre, pas une carte, pas un mot… Je regarde de plus près, il y a une feuille imprimée en dessous. Cela dit : « Vous avez gagné à notre grand jeu Souris Starck sur notre site internet. Nous vous en félicitons et avons le plaisir de vous adresser l’Optimal Mouse by Starck. ».

Eh bien, moi qui suis un gros nul qui ne gagne jamais rien, c’est vrai qu’il y a des mois de cela, j’avais joué à un machin en flash où il fallait récupérer des p’tites souris je ne sais plus trop comment, et ensuite on était tiré au sort pour gagner une souris Starck. Bah voilà, j’ai reçu mon prix !

Elle est très belle et a l’air d’être plutôt de bonne facture et de bonne qualité. Je l’ai branchée et mise en liberté, elle s’est tout de suite mise à courir sur la moquette. Je crois qu’elle va bien s’acclimater à mon appartement. Heureusement qu’elle a un fil, comme ça je n’ai pas trop à la surveiller. Avec sa ch’tite loupiote orange, elle est trop chou ma souris.

Souris Starck en liberté :o)

Matooyage 29

Classé dans: Matooyage — @ 03:56:59

Allez je communautarise à donf. Je pense à tous ces pédéblogueurs de 1976 qui ont fêté ou fêteront leurs 29 ans cette année. Heu… j’en connais 2 !! Hey, c’est déjà pas mal. Il y a Garoo qui me précède toujours de quelques mois, et Vincent qui me succèdera à son tour. Ce blog a déjà vu passer un billet pour les 27 et les 28, et c’est le bon moment pour les relire je crois.

Les 27 étaient sous le signe du M., je me rappelle une soirée à l’image de cette relation avec les seuls hauts et bas que recèle une bonne relation passionnelle. Les 28 me voyaient tout juste sorti de ma relation avec M., avec qui je couchais encore allègrement et accessoirement achevait de me cramer les plumes. Les 29 me prennent encore plus au dépourvu, alors que je viens de mettre fin à ma relation de ces six derniers mois avec X.

Me voilà donc célibataire, parce que je ne le sentais plus, et que je ne savais pas trop comment verbaliser cela, mais je n’avais vraiment plus envie de continuer. En tout cas, j’ai joué plus que jamais les fucked-up autant dans le fond que dans la forme. Ce fut quelque chose de brutal pour X. et je le regrette, mais j’ai essayé d’être le plus honnête et sincère possible. Comme je n’arrivais pas à le dire, j’ai décidé d’envoyer un email pour expliquer que je voulais rompre. Bon, première connerie qui a résonné comme « He broke up on a post-it !!!! » alors que j’avais simplement besoin de cela pour déclencher le truc et pour se parler, reflet de ma lâcheté du moment.

Et puis, je me révèle alors le plus froid des interlocuteurs, car comme je l’ai dit et répété, je suis plutôt quelqu’un qui rationalise et intellectualise les choses. Dès que je suis touché ou que je ressens quelque chose, ma carapace consiste en ce filtre de « rationalisation » qui me permet de traiter toute information comme factuelle alors même qu’elle devrait toucher des centres névralgiques bien plus instinctifs et primitifs. Et lors d’une rupture, le pire moment pour moi est juste avant, car c’est le moment où l’on ne contrôle plus rien. Dès lors que le sort en est jeté, tout va mieux. Non pas parce que je me sens mieux, mais simplement parce que je connais exactement le chemin. La route est balisée et que je peux de nouveau mettre mes émotions sous cloche. Je le disais aussi à l’époque :

[…] la vraie douleur de la rupture, elle vient avant même de rompre. Elle vient juste avant la fin, dans cette période d’angoisse qui vous tient au ventre, dans cette période d’incertitude où tous les scénarii sont envisagés, fantasmés, sublimés et où la réalité prend son visage le plus funeste. Ensuite, quand c’est fini, c’est finalement une certaine libération de l’esprit. Et je suis relativement adepte du Stoïcisme de Marc-Aurèle dans ce cas là. Je me soucie de ce qui dépend de moi seulement, pour ce qui ne dépend pas de moi, cela ne sert simplement à rien, donc autant ne pas être atteint par des choses inutiles et en dehors de son arbitre. En conséquence, je conserve mes sentiments mais ce qui dépend de moi, ce sur quoi je peux agir, c’est demain, et non hier. Cela explique en partie la manière zen avec laquelle j’ai toujours géré la fin de mes relations, même lorsque cela me pesait énormément.

Je sais que c’est vraiment difficile à supporter, et je me déteste d’être aussi sclérosé et handicapé de l’émotion. Je n’en suis pourtant pas avare lorsque tout va bien.

Là, je suis dans une sorte de torpeur depuis quelques jours. Je baigne dans une sorte de pale neutralité. Soulagé d’avoir écouté mon cœur et ma raison, dans le regret des douleurs que j’inflige et le manque de X., dans ces quelques jours de congés qui me laissent face à moi-même, le mec bien, et le mec beaucoup moins propret et droit.

Mais bon, je suis un fataliste optimiste c’est-à-dire que je crois qu’inexorablement tout se terminera très bien pour tout le monde. Au bout du compte, c’est le bonheur qui nous attend. :mrgreen: Alors, je peux entamer sereinement ma déprime post-rupture, et cette putain de vingt-neuvième année !

Lundi 30 Mai 2005

» Une bonne nouvelle malgré tout ! Le coming-out réussi et sans heurt de ce cher petit Batims. Cela fait plaisir à lire. Bien ouèje !! (4)

Matooyage La cerise sur le gâteau

Classé dans: Matooyage — @ 00:38:09

J’écris cela tout en regardant quelques épisodes de « Sex and the City », pour changer… Mein gott, j’ai vu n fois toutes les saisons et je recommence encore et encore. Et je ne m’en lasse pas, je ris toujours autant aux répliques et tribulations amoureuses des unes et des autres. Et puis, il n’y a pas à dire, on s’identifie parfois même plus qu’on ne le voudrait… ;-)

Vendredi soir, j’ai dîné avec une chouette bande de comparses, en attendant Virginie qui arrivait de Montpellier vers 23h. Nous sommes d’abord allés boire un pot au Cœur Couronné avec Jeff, PH, Vincent et Nicolas. Puis François, Fabien et Olivier nous ont rejoint et on a filé manger un morceau dans un japonais du Marais.

Virginie est arrivée chez moi à l’heure dite, et on a pu bien parler des trucs qu’on avait, elle et moi sur le cœur ces derniers temps. C’est cool de pouvoir se parler au téléphone, mais c’est vrai que ça ne remplace pas une bonne conversation entre copines au cœur de la nuit. Le lendemain, un déjeuner était programmé avec Diego et Donato, donc nous avons essayé de ne pas nous pieuter trop tard.

Samedi, journée superbe en compagnie de mes amis les plus chers. Que demande le peuple ? (à part une constitution européenne ?) Moi j’étais comblé. Ce qu’il me fallait pour entamer ma semaine de vacances : un déjeuner en terrasse parisienne à l’ambiance estivale avec mes proches. Ainsi, nous étions au Féria Café : Virginie, Donato, Diego et moi, ou plutôt devrais-je dire : Charlotte, Miranda, Samanthan et Carrie. :mrgreen: Nous avons gaiement devisé toute l’après-midi de nos hommes, de nos emmerdes et des beaux petits culs environnant. Après avoir grignoté, nous sommes allés nous balader dans un Paris qui resplendissait sous le soleil et la chaleur. Les pantacourts ont refait leur apparition et ce n’est pas pour me déplaire.

Nous avons même poussé le vice à aller acheter des cornets de glaces Berthillon sur l’île Saint-Louis pour le dessert. Nous sommes revenus en marchant tranquillement dans le Marais, et finalement nous avons pris un verre au Trésor. La fin de l’après-midi s’annonçant, Virginie et moi sommes rentrés pour nous préparer à la migration parentale du week-end. Back to the Ninety-Five !

A chaque fois que je prends le RER pour aller chez mes parents, on peut être sûr que je vais croiser d’anciennes têtes. Là ce fut un vrai déluge entre un vieil ami de maternelle, un mec du lycée et un pote de mon frère !! Nous avons même taillé le bout de gras avec le type du lycée dont Virginie et moi nous rappelions très bien. Conclusion de Virginie : « On a quand même vachement bien vieilli nous non ? ».

La soirée et le dimanche se sont vraiment bien passés avec mes parents. C’est rassurant quelques fois d’avoir encore de bons moments avec eux. On a bien mangé, bien ri, regardé des trucs à la téloche, passé du temps dans le jardin. Enfin, c’était chouette quoi ! Comme nous sommes tous fans de tennis, on s’est laissé absorber par Rolland Garros. Et puis, ma mère avait prévu un gâteau afin de célébrer mon anniversaire un peu en avance (c’est mardi prochain). Ma Tante était là aussi, et nous avons cueilli des cerises dans l’arbre tous les quatre. Mon frangin qui a grimpé et moi qui était sur l’échelle, avec mon père pour la tenir (ils me connaissent bien), et ma mère avec son panier à récupérer les fruits. Les cerises sont hyper bonnes, et dans l’arbre c’est encore meilleur.

Cerises du jardin ! Le chat du jardin !!

La veille, nous avions un peu discuté de la constitution. Mon père et ma mère étaient résolus à voter « non ». Ils m’ont écouté et ont bien compris mes arguments. Ma mère surtout était la plus intéressée, et j’ai senti que cela lui faisait du bien d’entendre un autre son de cloche, et des arguments plutôt simples et rationnels. Mon père est égal à lui-même. Mon père c’est un peu Robespierre époque « La Terreur », il veut que les choses changent radicalement, il attend une Révolution Française bis dans le sang et la douleur. Donc partant de là, nous nous respectons dans nos choix différents. Je le trouve égal à lui-même et droit dans ses bottes, tandis qu’il apprécie ma réflexion, ma démarche et mon point de vue (même s’il le désapprouve).

Du coup, quand je me suis levé ce midi, ma mère m’a dit qu’elle avait finalement voté « oui » car ce que j’avais dit l’avait bien fait réfléchir. Dommage, qu’il n’y en ait pas eu plus…

Et puis, comme toujours, le retour par le RER, mon sempiternel voyage ferroviaire avec ses cailleras et ses relous, mon bouquin et mon pauvre ticheurte par moins cinq sous la flotte ! :-)

Un week-end sans folie et sans décibel, mais qui m’a laissé dans de bonnes dispositions pour la période qui s’annonce. J’avais besoin de passer un peu de temps avec Virginie, Donato et Diego comme cela, ce fut une bénédiction par une journée pareille. Ensuite, ces quelques moments sympas en famille ont achevé de me donner confiance en la suite des épisodes. We’ll see…

PS : Je suis célibataire depuis quatre jours.

Vendredi 27 Mai 2005

Linkage Outside Made in China

Classé dans: Linkage, Outside — @ 19:36:57

布鲁塞尔

Ouai je sais c’est dur… mais c’est que j’ai trouvé dans mes référers, récemment. Il s’agit donc d’un blogueur chinois ou d’une blogueuse chinoise qui me lie, et peut-être me lit ( ?). J’étais bien emmerdé, déjà pour savoir si c’était vraiment du chinois, et heureusement je fais traduire le site en chinois en ce moment. :mrgreen:

Donc ma charmante Wei a été adorable, et elle m’a confirmé qu’il s’agissait bien d’un site chinois mais que, contre toute attente, le nom sous lequel mon lien apparaît est : Bruxelles. Que de mystères donc…

:croa:

» Quant à ma décision pour dimanche, ce blogueur a tout dit pour moi. En quelques lignes, alors que j’en aurais encore tartiné des pages, il résume exactement ce que je pense, et prédit mon attitude de dans deux jours. Pour les mêmes raisons et avec la même (non) conviction. (11)

Cinéphage Pas assez de volume (notes sur l’OMC)

Classé dans: Cinéphage — @ 16:29:45

Hier soir, je suis allé voir ce film qui a déjà un an, mais qui était spécialement programmé au Cinéma des Cinéastes vers Place de Clicly. Il s’agit d’un film d’un jeune réalisateur engagé, Vincent Glenn, qui a joué les Michael Moore français et a tenté d’expliquer l’OMC tout en mettant en exergue ses contradictions.

Le film part plutôt d’un bon sentiment, mais il a été reprogrammé en prévision du referendum, et en définitive c’est un documentaire qui est complètement à charge contre l’OMC. Et c’est un procès d’intention tellement énorme que ça frise la tartuferie et parfois le poujadisme de bas étage. Pourtant la plupart des arguments sont valides et les intervenants sont intéressants et crédibles. Mais il n’y a personne en face des responsables d’ATTAC et autres ONG « anti » sinon le directeur de l’OMC dont les propos sont montés de manière surréaliste pour mieux le mettre en défaut.

Ainsi tout est mis en œuvre dans la forme pour mettre d’une part le côté obscur de la Force, et de l’autre le bon côté. Séparer le bon grain de l’ivraie n’a jamais été plus simple ! Il y a des musiques et des cadrages qui visent à diaboliser les gens de l’OMC, et tout le contraire pour les altermondialistes. Eh bien cela ne contribue pas à me donner confiance en eux. On ressort plutôt avec une étrange impression de bonnet blanc et blanc bonnet entre deux factions que tout oppose, symétriquement.

Malgré tout, certaines explications du directeur de l’OMC valent leur pesant de cacahouètes, et on hallucine à maintes reprises sur des déclarations aussi énormes. On en apprend aussi beaucoup sur cette organisation, et sur des détails que j’ignorais carrément.

La seconde partie qui se focalise sur l’AGCS, l’Accord Général sur le Commerce des Services, est beaucoup plus intéressante. Il s’agit de la partie de l’OMC qui s’occupe de la dérégulation des services publiques, autrement dit de la libéralisation et de la privatisation des secteurs de santé, éducation, audiovisuel, énergie, télécom etc. On comprend bien à quelle sauce on va être mangé, et cela fait très très peur.

Les témoignages des africains sont particulièrement intéressants et ne laissent pas indifférents. Vincent Glenn interviewe des hommes et femmes qui témoignent de la manière dont l’exploitation de leurs ressources et leurs peuples n’a pas diminué, mais prend au contraire des dimensions effrayantes. On retrouve dans cela des échos très prégnants du magnifique et terrible « Cauchemar de Darwin ». Ils évoquent aussi la manière dont les services publiques africains ont été bradés à des entreprises (françaises très souvent) qui commercialisent aujourd’hui l’électricité ou les télécoms plus chers qu’en France. Il est très simple d’imaginer pareille dérégulation en France avec la manière dont l’énergie et les transports sont en train de se faire privatiser, et qui me font redouter le pire.

La contradiction pure entre les valeurs prônées par l’OMC et les résultats sur le terrain prend alors toute sa valeur, et donne un fort impact à cette partie du documentaire. Outre cela, un documentaire de deux heures et demi, c’est long. Et là clairement, c’est trop long, malgré l’intérêt manifeste que j’ai pu y porter.

Pas assez de volume (notes sur l\'OMC)

» Olivier me fait remarquer cette astucieuse campagne de marketing viral. A voir donc d’abord ceci, puis à lire cela. (0)

Jeudi 26 Mai 2005

Matooyage Attention, une bite ne peut en cacher une autre

Classé dans: Matooyage — @ 10:41:02

Vous ne vous êtes jamais dit cela en regardant un film de cul ? Eh bien moi oui, pas plus tard qu’hier soir. Je flânais innocemment sur XXL… Rhaaa nan ce n’est pas crédible, il faut d’abord rentrer un code à quatre chiffres pour accéder à la chaîne, et après grâce à la merveilleuse FreeBox j’ai accès à 14 jours de programmes simultanés. Donc je zappe et je remonte pour trouver mon fugace et intense bonheur… -3, -4,…, -7 ! Ah il y a sept jours, le film gay, un truc pas mal kiffant à base d’exhibs amateurs, de « fantasmes » de pédés dans des voitures, des endroits isolés ou des appartements.

Je tombe sur une scène d’un gros plan de la bite d’un mec, que son comparse est en train de goulûment dévorer. Rien que de très banal me direz-vous… Mais voilà que cette bite me fait une drôle de sensation de « déjà vu » (« déjà-fuck » dirait Samantha !)… Mais, mais, mais, mais, est-ce possible ? Je connais cette teube !!!!!!! Car si les empreintes digitales permettent de distinguer tous les êtres humains du monde entier, une bite est aussi une signature unique ! Y’en a pas deux pareilles !

Le temps que je réconcilie les informations de ma base de données interne avec l’image que je voyais, la caméra grimpe et montre le visage réjoui et langoureux du vigoureux « comédien ».

Aheum… je suis donc en train de regarder un ex copain en train de baiser dans un film de boules.

La-men-table ! :mrgreen:

Du coup, ça m’a tout décontenancé. Mais j’ai évidemment continué à regarder, et j’ai encore halluciné sur les surprises que pouvait réserver l’insondable vivier de mes exs. Ce n’est pas tant que j’en ai beaucoup, mais plutôt que je m’en suis fait de sacrés fucked-up ! Et de sa part, ça m’a à peine étonné. En effet, j’avais déjà évoqué ce mec et les photos que j’avais trouvées de lui sur le web (clichés de film déjà). En fait, en 1998, jamais je n’aurais pu imaginer pareille chose de ce petit gars (de 1m92) tout chou.

Au fur et à mesure des mois puis des années, j’ai découvert un envers de décor pas des plus reluisants. Un mythomane de première qui m’avait blousé sur à peu près toute son histoire, son âge, ses origines. Un mec chelou qui avait l’air de plus en plus défoncé et paumé à chaque fois que je le revoyais ou croisait dans Paris. Je m’étais même dit il y a quelques mois en l’apercevant qu’il avait bien la dégaine du micheton à la dope. Espérons donc que ce ne soit vraiment qu’un trip de cul avec son mec (ça a l’air d’être le cas en fait dans la scène). Si cela lui convient c’est tant mieux, mais j’ai peur que ce ne soit qu’un pas de plus vers une dérive entamée il y a bien des années.

En tout cas, quand on ne s’y attend pas, ça fait un choc. :-)

Donc, je n’ai évidemment pas résisté, je suis allé faire un tour à J-8 cette nuit. Et j’ai enregistré ! Hu hu hu.

Alors je vous le demande : comment oublier cela ?

Mais je ne sais pas si finalement le pire ne vient pas de ça :

Il est manifestement avec un mec qui a Tintin et Milou tatoués sur le cul… :gene:

Mercredi 25 Mai 2005

Matage Outside Et là j’ai ri

Classé dans: Matage, Outside — @ 19:33:30

Oh oui, je me suis bien marré. ;-)


Matooyage 1002

Classé dans: Matooyage — @ 11:39:38

C’est mon mille-deuxième post.

Waow. :mrgreen:

Mardi 24 Mai 2005

Ecoutage Le sourire du jour

Classé dans: Ecoutage — @ 17:46:09

Me levant la tête dans le cul, je vois qu’on m’a envoyé un mp3 par mail. Oh yeah, ça m’a donné la pêche. Ecoutez moi ça ! Most refreshing, comme on dit. ;-)


Matooyage L’aube aux doigts de Rose

Classé dans: Matooyage — @ 10:07:00

Bon, c’est comme si j’étais matinal, mais en fait c’est le contraire, je vais me coucher. Ca y est ! Je suis libéré, c’te putain d’annonce est passée, cette putain de version peut se vendre sans moi. J’ai déjà passé tout mon week-end à bosser, et là c’est l’apothéose. Mais bon, je devrais peut-être aussi un peu mieux planifier mon boulot. Arf. « Viendez faire du oueb qui dizaient » c’est vachement fun et tout et tout. Et je ne suis pas le seul à avoir eu les mains dans le cambouis d’un gros switch. Mais lui c’est un grand chef, alors que moi je suis un petit rien du tout. ;-)

C’est marrant car il me restait pas mal de boulot, mais je me suis dit que je serais mieux chez moi, je suis donc rentré hier soir. Mes collègues et mon boss ont fait de même, et nous étions tous avec nos ordi, notre messagerie instantanée, à bosser sur des serveurs distants avec de bonnes connections ADSL et un VPN. Et en fait, on a bossé à peu près comme au boulot, sauf qu’on était chez nous. Je me dis que cela présage de plus en plus fortement un proche avenir où le télétravail sera une généralité, et changera certainement profondément nos mœurs en terme de boulot, de collègues et de relation à l’emploi.

Pour la peine, je leur ai fait (faire) une déclinaison des plus originale. Tout rose, nah ! Ouai, l’été sera Pink ! :mrgreen: J’entends déjà les remarques perfides qui poindront sur ces choix esthétiques, mais bon ce ne sera pas la première fois qu’on défraiera la chronique dans ma boite !

Je remercie solennellement Sébastien car sa légendaire playlist, que j’ai subtilisée un soir de beuverie parmi d’autres, m’a bien accompagné cette nuit. Un bon concentré de plus de cinq heures de pétasseries en tout genre et une sélection des plus hasardeuses et stochastiques (ce mot ne sert à rien, il est juste joli) qui m’a tenu éveillé le temps qu’il fallait !

Drôle de sensation que de voir progressivement la nuit devenir moins sombre, puis le jour poindre, entendre les oiseaux, et finalement écouter l’immeuble entier qui s’éveille.

Il y a quelques jours Diego a reçu un mail d’un fâcheux qui lui a servi un drôle de discours qui disait en substance : « c bien toi le D. du Mat, du Matoblog? bande de pédales!!!! vous creverez en enfer ». Mon pauv’ Diegito, ça l’a choqué. Je comprends car c’était un peu la première fois qu’il recevait un truc pareil, et ce n’est jamais très agréable. Et surtout c’est très étrange. Pourquoi l’appeler D. (alors que je l’appelle Diego depuis des mois sur mon blog), comment a-t-il pu trouver son mail, et pourquoi ne pas me l’envoyer à moi ? Et une personne qui voudrait qu’on « crève en enfer » serait assez assidue pour avoir compris qui nous étions et donc me lire a priori avec pas mal d’attention. Ce n’est pas très crédible. Et comme l’adresse mail du malotru est invalide, je crois que c’est plus un canular qu’autre chose.

Et puis d’un autre côté, de vraies menaces j’en ai aussi reçues, et elles étaient beaucoup plus précises. Je me souviens notamment d’une série de mail qui déclinaient mon identité et mon adresse (pas bien difficile à trouver) en détaillant par le menu les tortures que je serais amené à subir si je continuais mon engeance de blog et surtout le péché d’éprouver un certain bien-être tout en étant pédé. Bah je suis toujours là. :-) Mais un jour, peut-être serais-je la victime d’un ouf pédéphobe et sanguinaire !!!

Désolé pour le post brouillon et décousu, je n’ai plus vraiment les yeux en face des trous. Il vaut mieux que j’aille sous la couette dormir un brin. :langue:

Samedi 21 Mai 2005

» Oli nous apprend que le J.O. vient de déterminer une drôle de dénomination pour les blogs. Ils appellent cela un “bloc-note” (abrégé en “bloc”) et la définition est pourtant bien conforme au blog, au carnet ou au joueb. Sacrés eux va ! (10)

Boukinage Au fond des ténèbres

Classé dans: Boukinage — @ 22:25:49

Le titre complet de ce livre de Gitta Sereny est : « De l’euthanasie à l’assassinat de masse : un examen de conscience ». Il s’agit d’un livre basé sur les entretiens que la journaliste Gitta Sereny eut avec Franz Stangl, ancien commandant des camps d’extermination de Sobidor et Treblinka en Pologne. Elle l’a interrogé en 1971 et Stangl est mort quelques heures après leur dernière rencontre, d’une crise cardiaque.

Apparemment on ne peut plus trouver ce bouquin, sinon en occasion, et c’est bien dommage car c’est un témoignage unique et extraordinaire dans ce domaine singulier qui est transcrit là. C’est une commentatrice assidue « Alice » qui me l’a envoyé, après mon post sur Eichmann, alors que j’avais été bien secoué par ce film qui, à travers le procès de ce logisticien de la mort, m’avait fait entrevoir la complexité de ces événements d’horreurs. Qu’elle en soit mille fois remerciée, car j’ai adoré lire ce bouquin, aussi difficile soit-il de se plonger dans des faits pareils.

L’originalité de ces entretiens et du récit qu’en a tiré l’auteur est de présenter les faits historiques que l’on connaît tous plus ou moins, mais de les mettre en perspective avec les états d’esprits et les sentiments de leurs protagonistes. Elle a ainsi interrogé Stangl sur son enfance, sa relation à sa famille, son histoire personnelle et comment il a pu être amené à endosser la responsabilité de centaines de milliers de meurtres. Mais on y lit aussi les récits circonstanciés de la femme et des enfants de Stangl, d’anciens SS, de victimes rescapées des camps, de personnes du voisinages de ces camps de la mort et d’autres témoins.

L’ouvrage commence d’ailleurs par ce malentendu entre Stangle et la journaliste, puisqu’il commence à lui parler comme à son procès. Au bout de la matinée, elle lui explique clairement son objectif, et contre toute attente, il accepte.

« Je dis que je savais déjà par cœur tout ce qu’il venait de me dire ; tout cela avait déjà été dit et redit par des centaines d’autres. Je ne souhaitais pas argumenter sur le bien ou le mal fondé de ces points ; à mes yeux ça n’aurait aucun sens. C’était pour tout autre chose que j’étais venue : pour l’entendre me parler vraiment de lui : de l’enfant, du petit garçon, de l’adolescent, de l’homme qu’il avait été ; de son père, de sa mère, de ses amis, de sa femme et de ses enfants ; pour apprendre non ce qu’il avait fait ou n’avait pas fait, mais ce qu’il avait aimé et ce qu’il avait détesté, et ce qu’il éprouvait à propos des épisodes de sa vie qui l’avaient conduit dans la pièce où il se trouvait actuellement. S’il ne voulait pas le faire, s’il préférait poursuivre le genre de récitatif de la matinée, alors je l’écouterais, lui dis-je, jusqu’à la fin de l’après-midi et je retournerais en Angleterre y écrire un petit quelque chose sur notre entretien et c’en serait fini. Mais si, après avoir réfléchi, il décidait de m’aider à pénétrer plus profond dans le passé (son passé à lui car c’est à lui et en lui qu’étaient arrivées des choses que presque personne d’autre n’avait connues), alors nous pourrions peut-être découvrir ensemble une vérité ; une vérité neuve qui jetterait un éclair unique dans un domaine jusqu’alors incompréhensible. »

Cela vous donne le ton et l’ambition de cette femme dont l’écriture, l’intelligence et la finesse m’ont rapidement conquis. En effet, ce bouquin est différent d’un manuel d’histoire ou d’un récit factuel sur les horreurs de la guerre. Nous rentrons dans l’intimité d’un criminel nazi, d’un homme qui dirigeait un endroit où l’on gazait et supprimait les corps de milliers de femmes, d’enfants et d’hommes, en grande majorité parce qu’ils étaient juifs.

Comme pour « La Chute », on est donc amené à donner un peu de réalité et d’humanité à ces hommes qu’on a eu pour habitude de considérer globalement pour des bourreaux sans âmes, des tueurs sanguinaires, des barbares sans émotions et sans pitié. Or à mon avis, cela ne contribue pas du tout à racheter leurs crimes mais au contraire les rend encore plus prégnants et menaçants. En effet, lorsqu’on en fait des Super Vilains, et qu’on met en face les Super Héros de la résistance ou des Alliés, on est vraiment dans un univers de bédés et de « mythes ». Du coup, après des dizaines d’années, on a vraiment tendance à trouver que c’est très loin de nous, et qu’aujourd’hui un truc aussi énorme ne pourrait pas arriver ou alors seulement dans Star wars. Tandis qu’après avoir lu, vu, entendu ces témoignages, je comprends mieux le caractère ordinaire de certaines personnes, et je comprends à quel point ce fut possible, et qu’on trouverait encore aujourd’hui des Eichmann et des Stangl pour faire ces mêmes exactions.

Evidemment, il y a eut des fous et des nazis aussi cruels et tyranniques que décrits dans les films et les bouquins, certains sont d’ailleurs cités dans le livre. Mais le bouquin a le mérite de montrer qu’un tel génocide a aussi été possible avec le concours de gens que rien ne prédisposait à une telle barbarie. Stangl n’est pas non plus dédouané de ses fautes, et d’ailleurs il ne nie pas ses activités. D’autre part, l’auteur met en exergue à plusieurs reprises les doutes quant aux dires de l’officier SS, et certains faits troublants sur l’exercice de son libre-arbitre dans une situation pareille. Et il y a cet argument que l’on trouvait déjà développé chez Eichmann : ils ne faisaient que leur travail, obéissaient aux ordres sinon ils auraient été fusillés et leurs familles mises en camps, ils n’étaient en rien responsables, n’ont jamais tué quiconque de leur main propre etc.

Et la journaliste de glisser en aparté :

« Cet argument bien sûr, nous le retrouvons tout le long de l’histoire de Stangl ; c’est la question essentielle sur laquelle, toujours et encore, j’au buté dans nos entretiens. Quand je parlais avec lui, je ne savais pas et je ne sais toujours pas maintenant, à quel moment un être humain peut décider pour un autre moralement qu’il aurait dû avoir le courage de risquer la mort. »

Le bouquin se lit vraiment comme une narration chronologique avec Stangl qui raconte son histoire. On apprend donc par petites touches à reconstituer un portrait, mais aussi certaines aptitudes ou caractéristiques psychologiques. Ce mec est à la base un flic autrichien dont l’enfance n’a pas été heureuse avec un père très violent. Il est amoureux fou de sa femme qu’il n’a cessé de protéger et de traiter avec tous les égards. Et puis, il y a la conquête de l’Autriche et le nazisme qui gagne son pays. Il s’arrange alors pour ne pas faire partie des gens qui contestaient le parti afin de sauver sa vie, contre ses principes (à ce qu’il dit…). Mais ensuite, sa vie apparaît comme une continuité d’obéissance aveugle à des ordres, et de pressions psychologiques pour l’amener à faire son travail avec l’attitude la plus schizophrénique possible. Il dit tout le temps sa peur d’être fusillé ou déporté, et sa peur pour sa famille.

Puis, commence le programme d’euthanasie dans lequel il est embrigadé. Ce fameux programme dont j’avais entendu parlé dans mes cours d’école. Le revivre presque en direct dans ces récits et les investigations de Gitta Sereny est hallucinant. Entre 1939 et 1941, Hitler donne le signal de départ pour un programme qui vise à supprimer les handicapés physiques et mentaux selon certains barèmes. Des formulaires furent envoyés dans tout le pays, et selon leur étude, les personnes étaient ensuite envoyées dans des hôpitaux spécialisés puis tuées. Evidemment, les cas n’étaient pas vraiment discutés, et les décisions étaient rapidement prises pour l’élimination de ces « bouches inutiles ». Lorsque le programme fut arrêté en 1941, on disait que c’était à cause d’un sermon et des réactions de l’Eglise, mais à priori le programme était presque achevé, et « on a avait plus ou moins fini avec tout ceux qu’on avait eu l’intention de tuer ».

On considère que cette manœuvre fut une sorte de test pour le génocide des juifs à venir. Les malades étaient aussi gazés et brûlés dans des fours crématoires. Et pourtant cela fut moins moralement répréhensible pour Stangl car il considérait, et il dit que c’était un sentiment général, qu’ils agissaient alors pour le bien de ces personnes et dans un souci de Santé Publique. Néanmoins, il décrit aussi le malaise des personnes engagées dans ce processus, et qui buvaient pour ne plus avoir à penser à ce qu’ils faisaient. Là encore, Stangl était « uniquement » chargé du maintien de l’ordre.

Lorsque par la suite, il est envoyé pour s’occuper des camps de Sobidor puis Treblinka, les récits deviennent plus forts, poignants et parfois insupportables. Stangl essaie encore de minimiser ses fonctions à des histoires de logistiques et de maintien de l’ordre, mais il est de plus en plus difficile d’argumenter alors qu’on a été commandant et qu’on a vu les trains aller et venir, les tortures se faire et les gens mourir par centaines de milliers. On apprend que l’extermination était connue des gens du voisinage qui venaient piller les juifs en leur vendant à prix d’or de la nourriture ou de l’eau. On revit par les récits des rescapés, des anciens SS ou de Stangl lui-même les traitements inhumains, les humiliations, les actes de cruautés et de barbarie qu’on faisait subir aux gens. Et toutes ces techniques pour les dépouiller, pour les amener à traverser tous ces couloirs jusqu’à la mort, et ces corps à mettre dans les fours, et ces cheminées qui fonctionnaient jour et nuit…

Stangl raconte sa peur de mourir, et le fait qu’il buvait, que tous étaient alcooliques, pour supporter cette situation. Mais à côté des témoignages des rescapés qui racontent les gens dans les wagons, l’arrivée au camp et les quelques uns qui étaient choisis pour travailler, tandis que les autres partaient directement « à la douche ». Et puis toute cette organisation dans le camp avec un fric dingue qui était drainé par le pillage des juifs qui arrivaient là. Du coup, on se demande comment un tel système a pu fonctionner avec une telle efficacité, comment une telle chose a pu être possible. Et surtout, comment cet homme peut-il encore vivre avec cela sur la conscience ?

Les rescapés qui ont témoigné sont ceux qui étaient choisis pour travailler pour telle ou telle raison, et donc étrangement ce sont des gens qui ont le plus « collaboré » avec Stangl et ses pairs. Ces personnes ont du trouver un moyen pour survivre, et ils racontent comment certains se faisaient tuer parce qu’il était malade, ou par jeu ou bien parce qu’il ne plaisait plus à l’un qu’il reste en vie. Ils s’occupaient aussi beaucoup de recycler les affaires des juifs qui étaient exterminés, et notamment il y a le récit irréel d’un jeune ferronnier qui travaillait l’or pour les allemands. L’arrivée des wagons signifiait de la nourriture et des denrées, c’était donc la vie pour eux, et la mort pour les autres. Mais dans leur instinct de survie, voilà justement ce que dit un témoin juif rescapé lorsque les convois se sont arrêtés pendant quelques semaines.

« Notre moral était justement au plus bas quand, un jour de la fin mars, Kurtz Franz a pénétré dans nos baraques, le visage tout réjoui : « A partir de demain, les convois recommencent. » Et savez-vous ce que nous avons fait ? Nous avons crié : « Hurrah ! Hurrah ! ». Ca semble incroyable aujourd’hui. Chaque fois que j’y pense, j’éprouve comme une petite mort ; mais c’est la vérité. C’est ce que nous avons fait, nous en étions là. Effectivement, le matin suivant, ils sont arrivés. Nous avions passé toute la soirée précédente dans un état d’excitation et d’attente ; cela signifiait la vie – comprenez-vous – être sauvés et vivants. Le fait que c’était la mort des autres, quels qu’ils soient, qui signifiait notre vie, n’était plus en question ; nous étions au-delà de ça, c’était un conflit dont nous avions débattu encore et encore. L’important pour nous c’était de savoir d’où ils venaient ? Seraient-ils riches ou pauvres ? Auraient-ils de la nourriture ou non ?

Je pourrais encore en faire des pages et des pages, mais je vous conseille de vous procurer plutôt ce bouquin. Il y a encore un dernier passage et une histoire que je voudrais mentionner. Gitta Sereny a aussi rencontré un homme qui avait été recruté autour de Treblinka et qui était responsable des chambres à gaz. « Une partie de son travail consistait à se tenir à la porte des chambres à gaz et à pousser les gens dedans. Il avait un fouet naturellement. » Cet homme s’appelle Gustav Münzberger, l’auteur a pu le rencontrer (il purgé sa peine de prison et est retourné auprès de sa femme et ses enfants). Il dit comme les autres qu’il buvait tout le temps pour oublier, et qu’il n’avait pas le choix. Surtout, elle discute après avec leur fils : Horst. Ce dernier a l’air très intelligent et sensé. Il exprime avec beaucoup de distance et de sagacité qu’il ne pouvait pas laisser ses parents surtout à leurs âges, et il raconte avec beaucoup moins d’euphémisme (que sa mère) ce dont il se souvient de cette Pologne antisémite et du boulot de son père.

« Le pire, continua Horst, ce sont les enfants. Voyez-vous ma femme et moi nous savons très bien qu’un jour, pas très lointain maintenant, Christian (l’aîné des garçons) nous posera des questions ; il a huit ans. Vers dix ans, il se mettra à l’histoire moderne à l’école. Je ne sais pas comment l’école leur apprend ça – mais ils ne peuvent pas faire silence sur ces horreurs. Et alors – vous savez comment c’est dans les villages – un autre gosse lui dira forcément : « Eh Christian, ton grand-père en était. ». Et il rentrera à la maison et nous demandera : « Qu’est-ce que grand-père a fait là-dedans ? » C’est ce dont ma femme et moi nous voulions vous parler. C’est ce que nous voulions vous demander : comment le dire à mon fils ? »

Bon inutile de préciser que les gens me regardaient dans le métro avec mon bouquin, et surtout voyaient mon visage se décomposer à mesure que je progressais dans la lecture. Sensible comme je suis, j’ai pris en pleine face certains récits et cela m’a hanté pendant des jours. Ce livre ne peut décidément pas laisser froid, pas la peine d’en rajouter, ce simple récit des faits en plus des témoignages non seulement de ce qu’il s’est passé mais aussi de qu’ils avaient tous dans la tête et le cœur est un élément indispensable du devoir de mémoire.

Au fond des ténèbres - Gitta Sereny

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