J’écris cela tout en regardant quelques épisodes de « Sex and the City », pour changer… Mein gott, j’ai vu n fois toutes les saisons et je recommence encore et encore. Et je ne m’en lasse pas, je ris toujours autant aux répliques et tribulations amoureuses des unes et des autres. Et puis, il n’y a pas à dire, on s’identifie parfois même plus qu’on ne le voudrait…
Vendredi soir, j’ai dîné avec une chouette bande de comparses, en attendant Virginie qui arrivait de Montpellier vers 23h. Nous sommes d’abord allés boire un pot au Coeur Couronné avec Jeff, PH, Vincent et Nicolas. Puis François, Fabien et Olivier nous ont rejoint et on a filé manger un morceau dans un japonais du Marais.
Virginie est arrivée chez moi à l’heure dite, et on a pu bien parler des trucs qu’on avait, elle et moi sur le coeur ces derniers temps. C’est cool de pouvoir se parler au téléphone, mais c’est vrai que ça ne remplace pas une bonne conversation entre copines au coeur de la nuit. Le lendemain, un déjeuner était programmé avec Diego et Donato, donc nous avons essayé de ne pas nous pieuter trop tard.
Samedi, journée superbe en compagnie de mes amis les plus chers. Que demande le peuple ? (à part une constitution européenne ?) Moi j’étais comblé. Ce qu’il me fallait pour entamer ma semaine de vacances : un déjeuner en terrasse parisienne à l’ambiance estivale avec mes proches. Ainsi, nous étions au Féria Café : Virginie, Donato, Diego et moi, ou plutôt devrais-je dire : Charlotte, Miranda, Samanthan et Carrie.
Nous avons gaiement devisé toute l’après-midi de nos hommes, de nos emmerdes et des beaux petits culs environnant. Après avoir grignoté, nous sommes allés nous balader dans un Paris qui resplendissait sous le soleil et la chaleur. Les pantacourts ont refait leur apparition et ce n’est pas pour me déplaire.
Nous avons même poussé le vice à aller acheter des cornets de glaces Berthillon sur l’île Saint-Louis pour le dessert. Nous sommes revenus en marchant tranquillement dans le Marais, et finalement nous avons pris un verre au Trésor. La fin de l’après-midi s’annonçant, Virginie et moi sommes rentrés pour nous préparer à la migration parentale du week-end. Back to the Ninety-Five !
A chaque fois que je prends le RER pour aller chez mes parents, on peut être sûr que je vais croiser d’anciennes têtes. Là ce fut un vrai déluge entre un vieil ami de maternelle, un mec du lycée et un pote de mon frère !! Nous avons même taillé le bout de gras avec le type du lycée dont Virginie et moi nous rappelions très bien. Conclusion de Virginie : « On a quand même vachement bien vieilli nous non ? ».
La soirée et le dimanche se sont vraiment bien passés avec mes parents. C’est rassurant quelques fois d’avoir encore de bons moments avec eux. On a bien mangé, bien ri, regardé des trucs à la téloche, passé du temps dans le jardin. Enfin, c’était chouette quoi ! Comme nous sommes tous fans de tennis, on s’est laissé absorber par Rolland Garros. Et puis, ma mère avait prévu un gâteau afin de célébrer mon anniversaire un peu en avance (c’est mardi prochain). Ma Tante était là aussi, et nous avons cueilli des cerises dans l’arbre tous les quatre. Mon frangin qui a grimpé et moi qui était sur l’échelle, avec mon père pour la tenir (ils me connaissent bien), et ma mère avec son panier à récupérer les fruits. Les cerises sont hyper bonnes, et dans l’arbre c’est encore meilleur.
La veille, nous avions un peu discuté de la constitution. Mon père et ma mère étaient résolus à voter « non ». Ils m’ont écouté et ont bien compris mes arguments. Ma mère surtout était la plus intéressée, et j’ai senti que cela lui faisait du bien d’entendre un autre son de cloche, et des arguments plutôt simples et rationnels. Mon père est égal à lui-même. Mon père c’est un peu Robespierre époque « La Terreur », il veut que les choses changent radicalement, il attend une Révolution Française bis dans le sang et la douleur. Donc partant de là, nous nous respectons dans nos choix différents. Je le trouve égal à lui-même et droit dans ses bottes, tandis qu’il apprécie ma réflexion, ma démarche et mon point de vue (même s’il le désapprouve).
Du coup, quand je me suis levé ce midi, ma mère m’a dit qu’elle avait finalement voté « oui » car ce que j’avais dit l’avait bien fait réfléchir. Dommage, qu’il n’y en ait pas eu plus…
Et puis, comme toujours, le retour par le RER, mon sempiternel voyage ferroviaire avec ses cailleras et ses relous, mon bouquin et mon pauvre ticheurte par moins cinq sous la flotte ! 
Un week-end sans folie et sans décibel, mais qui m’a laissé dans de bonnes dispositions pour la période qui s’annonce. J’avais besoin de passer un peu de temps avec Virginie, Donato et Diego comme cela, ce fut une bénédiction par une journée pareille. Ensuite, ces quelques moments sympas en famille ont achevé de me donner confiance en la suite des épisodes. We’ll see…
PS : Je suis célibataire depuis quatre jours.