MatooBlog
Pectus est quod disertos facit

Mercredi 29 Juin 2005

» Une nouvelle aventure de Michel à SF, cette fois un croustillant quiproquo à la salle de gym… on le prend pour une star du porno, et il adore ça. :mrgreen: (3)

Ecoutage Matooyage Le droit d’aimer

Classé dans: Ecoutage, Matooyage — @ 17:15:07

En pensant à ces canadiens qui ont maintenant le droit de se dire oui, et aussi à Laurent et son chéri. Tu vois Eolas, ils ont le droit et le Droit. ;-)

A la face des hommes,
Au mépris de leurs lois,
Jamais rien ni personne
M’empêchera d’aimer.

A souhaiter des noces
Comme celles des gosses
En âge de l’amour
Je l’ai voulu, ce droit !
Par des matins d’ivresse
Et des nuits de détresse,
Luttant pour cet amour,
Je l’ai conquis, ce droit !
Par la peur de tout perdre,
Au risque de me perdre,
Pour que vive l’amour,
Je l’ai payé, ce droit !


Dans un genre similaire et qui me touche aussi beaucoup, j’ai découvert (Via GuiM ;-)) un article sur Hubertine Auclerc (1848-1914), une féministe des origines du mouvement (lors de la Commune). Une suffragette du onzième qui a lutté toute sa vie durant pour l’égalité et les droits des femmes.

Elle dit :

« Sachez-le citoyens, ce n’est que sur l’égalité de tous les êtres que vous pouvez vous appuyer pour être fondés à réclamer votre avènement à la liberté… Nous, femmes, ce que nous voulons, c’est tuer le privilège… Toutes les femmes sont dupes dans l’association humaine… La question des femmes est le nœud gordien qui, une fois tranché, permettra de résoudre la question sociale… »

Et encore cela qui m’a beaucoup fait sourire, ça devait être une sacrée bonne femme comme j’aime :

Elle se retrouve en prison pour avoir refusé de payer ses impôts, invoquant que « puisqu’une femme n’a pas de droit, elle n’a pas de devoir. »

Pourtant tout est écrit depuis plus de deux cents ans, simplement et sans équivoque, dans la devise de la France : Liberté, Egalité, Fraternité.

Bref, vive l’amûûûûûûûûûr. :love:

Mardi 28 Juin 2005

» A consulter d’urgence, les conseils avisés de Juju sur le massage prostatique. ;-) Et comme le rappelle Pascal, n’oublions pas les accessoires. (8)

Matooyage Proud to be me

Classé dans: Matooyage — @ 19:33:07

Je prends un peu de temps pour revenir sur ce week-end avant de complètement tout oublier ! Donc week-end de GAY PRIDE !! Bah désolé, mais je n’arrive vraiment pas à dire la marche des fiertés, ou à la LGBT Pride. Il parait même que pour tout englober, cela devrait devenir la LGBTQ (Q pour Queer !). Bref, j’ai dit que j’y allais, donc j’y suis allé. ;-)

On était un bon petit groupe, et j’ai encore croisé pas mal de personnes… des ex, des potes, des connaissances, des accointances, des connus de vue (merci dialh, rezog, GA…). Mais avant tout, avec Marie, Lisa, Séb, Xavier, PH, Jeff, Olivier, Nicolas, nous avons suivi le défilé et avons bien remué nos popotins en rythme, et beaucoup ri. Il faut dire que la Gay Pride est l’endroit unique, et une fois dans l’année, où l’on voit des homos de tous les genres, tous les styles, toutes les obédiences, et qu’on n’a jamais vu ailleurs (alors qu’on pense le milieu gay si petit). Donc avec Séb en particulier, nous avons taillé des costards comme de bonnes vieilles maquerelles à tous les passants. Arf arf. Et il y avait de jolis énergumènes à plumes ou à poils, mais aussi plein de jeunes hommes bien comme il faut, et pas mal pas bien comme il faut, mais bien quand même. :-)

***DIGRESSION***

Et j’entends encore les mêmes controverses et les mêmes histoires sur la nécessité ou pas de faire la marche, sur la visibilité, sur c’te putain de bonne image, sur d’autres sujets même qui remettent sur le devant de la scène des propos que je pensais pourtant dans les limbes. Eh bien non, je lis des gens qui pensent que les pédés sont des gens à fort pouvoir d’achat, qui font la teuf tous les jours, qui ont un quartier super chouette rien qu’à eux (ouéééé génial le ghetto !!!) etc.

Alors je voudrais simplement dire qu’aujourd’hui, on me traite encore de pédé dans la rue (et sans mon ticheurte d’hier). Simplement parce que je n’arrive pas à le cacher, mais oui c’est écrit sur ma tronche et dans mes gestes, et dans mes intonations, je suis pédé. Et vous voyez ce que j’ose dire moi-même ? « je n’arrive pas à le cacher ». Oh putain, je l’avoue en plus. J’ai essayé de cacher, gommer, effacer, enfouir pendant des années les stigmates de cette orientation sexuelle différente de la majorité. J’avoue que maintenant, à presque trente balais, je m’en branle totalement la nouille. Mais j’essaie de bouger de moins possible lorsque je prends le métro ou le RER dans des coins craignos (comme simplement d’où je viens et où je suis né, Cergy), car si des cailleras me repèrent, je sais que je peux me faire agresser. Et puis, quand je suis au travail aussi, je me tiens, je fais attention à comment je m’exprime pour que ça ne se voit pas, sinon ça pourrait chauffer pour mon matricule. De toute façon, si cela se voyait, je n’aurais certainement pas été embauché, pas le genre de la maison. Avec mon copain, on ne se donne pas la main dans la rue, même si on en a envie, non, non. C’est trop dangereux selon les quartiers. Il n’y a que dans le ghetto qu’on peut le faire, où l’on est relativement à l’abri des quolibets selon les jours. On ne s’embrasse pas non plus, on ne s’enlace pas non plus. Bah non, trop dangereux. On se ferait frapper par des racailles, insulter, voire vilipender par d’autres si on faisait cela devant des enfants. Bah oui, les pauvres, ça pourrait les choquer les enfants de voir deux hommes se manifester de l’affection. Un enfant, ça le perturberait carrément de voir deux hommes se faire un bisou, ouh là là, ça fouttrait en l’air tous ses fragiles repères de normalité. Faudrait pas qu’il devienne pédé le poupin !! D’ailleurs, les pédés ont du trop voir d’hommes s’emballer quand ils étaient petits.

Et puis pour la majorité des homos en France, c’est le placard. La famille ne supporterait pas. La honte, le déshonneur, la violence même ! Certains ont légitimement peur des réactions homophobes de leurs parents, de leurs proches, de leurs amis. Mes parents sont des gens très ouverts et adorables. Oh oui. Ma mère ne dit pas que je suis pédé, elle a encore honte de moi je pense. Honte de ce que les gens penseraient d’elle, et de l’éducation qu’elle m’a donnée certainement. Mais donc elle l’omet, elle ne parle de que des choses qui font bien à dire. Et de la copine de mon frère, mais pas de mon copain.

Il ne m’arrive pas une semaine sans avoir peur, sans ressentir la peur d’être découvert et de savoir que si tel est le cas, je risquerais alors ma peau. Littéralement, concrètement, tangiblement.

Je devrais peut-être rester dans le ghetto.

Mais non, ce n’est pas moi. Et je lutte encore contre mes propres inhibitions et mes peurs. Je n’y suis pas encore arrivé, mais je continue. Alors non, ce n’est pas la panacée d’être gay, c’est juste moi, et je suis presque fier de ce que je suis. Tous les ans, ça va mieux. Et j’ai encore envie que ça s’améliore.

*** fin de DIGRESSION***

Mon post de 2003 sur la Gay Pride reste bien valable pour moi. Et ne serait-ce que pour cela, ou pour le traitement global dans les médias, je trouve ça très bien. Sinon la marche est de plus en plus occupée par de (très) jeunes hétéros qui sont là pour faire la fête. Cela donne une impression un peu ambiguë. D’un côté, je suis content que cette génération soit si innocente et désinhibée qu’elle puisse comme cela aller à la Gay Pride et faire sciemment la teuf avec les pédés et les goudous. D’un autre côté, je pense que les homos sont un peu lassés de cette manifestation, et tout naturellement j’ai trouvé l’ambiance un peu molle et moins festive que les autres années. Mais bon, je deviens peut-être aussi un vieux con. :-) Les gens étaient manifestement au rendez-vous, et je garde en mémoire cette femme à son balcon le long du boulevard Saint-Michel avec son parapluie « rainbow » à qui nous avons fait une ovation. Elle mettait toute sa fougue et son énergie à nous saluer, à nous soutenir et elle levait le poing en signe de ralliement. Et puis tous ces couples hétéros, certains avec des mômes, ces badauds qui viennent par curiosité mais pas forcément mal placée, c’est un bon signe.

Nous sommes restés entre les chars du Pulp et du Banana qui diffusaient encore la meilleure musique pour moi ! Allez donc voir les photos thématiques de Garf pour vous confirmer la bienséance de la manifestation ! :mrgreen: Je ne vais pas rajouter mes photos, vous en avez déjà bien été abreuvés à droite et à gauche (celles du Capitaine sont vraiment très belles).

Le soir, je suis allé à la soirée des 10 ans de Têtu à l’Olympia, et j’ai été passablement déçu. Déçu par la musique surtout que je n’ai pas du tout trouvé inventive et originale, les DJs n’étaient carrément pas des pointures et ont servi une techno bien froide et chirurgicale. Dire que le prix était de 25 euros (sans conso) avec des boissons plutôt onéreuses, pas vraiment de déco, pas de show qui décoiffe, une bagnole sur la scène (so glamourous !), pfff. Par contre, un point très positif : les gens à la soirée. Vraiment une chouette population malgré un côté un peu clone (assez jolis gars, bien foutus, en polos et plutôt casual) de gens pas hautains, pas méprisants, pas trop « stars ». Donc une bonne atmosphère où l’on sentait qu’on pouvait se sourire et échanger quelques mots avec simplicité et bonne humeur.

L’année prochaine, j’irai certainement défiler avec les tordu(e)s aussi. J’aime beaucoup ce mouvement, entre naWak et vrai pavé dans la mare. En attendant, Michel parle aussi d’une autre sorte de particularité gay dont on n’est pas forcément fier, en effet…

Outside Dilemme gandiesque

Classé dans: Outside — @ 16:44:43

Reçu ce matin…

Renouvellement de mon nom de domaine chez Gandi

Bon bah, je fais quoi moi maintenant ? C’est que je suis client depuis des années !!

Pour ceux qui n’ont pas suivi l’affaire Gandi, bah… vous ne lisez pas assez de blog !! :mrgreen:

Lundi 27 Juin 2005

Matooyage Goûts de chiotte

Classé dans: Matooyage — @ 20:18:45

Ce week-end, j’ai profité des premières soldes pour m’acheter un super beau ticheurte de la mort qui tue. Un joli ticheurte violet avec des pois verts et une bonne femme en train de fumer un oinje étalée sur une chaise. Trop cool que j’me suis dit !

Quoi de mieux pour étrenner un aussi chouette vêtement qu’un premier jour de semaine au boulot. Allez, la vie sera moins morne et moins triste avec mon super ticheurte ! Egayons-nous donc au travail !!

J’arrive au boulot, je bipe mon badge et passe le portillon automatique, et je me dirige vers les escaliers. La porte ainsi que le mur est comme un miroir, donc tous les matins je me vois avant de m’embringuer dans les escaliers. Et là, que vois-je ???

Aaaaaaaaaah ! Mon dieu, Mein gott, elle n’est pas assise sur une chaise la meuf avec son oinje ! J’avais pas vuuuuuuuuu !

Elle est assise sur des chiottes !!!

:croa:

En fait, cela ne se voit que de loin et si on fait un peu gaffe. En fait, y’en a plein qui y ont fait gaffe aujourd’hui. :gene:

Puisque le ridicule ne peut décemment plus me tuer, je m’achève en m’exhibant sous le regard hilare de la collègue qui a bien voulu me prendre en photo avec mon mobile :

Mon zoli ticheurte !!!

Dimanche 26 Juin 2005

Matooyage Je kiffe ma race avec Spontex

Classé dans: Matooyage — @ 17:11:18

Je kiffe ma race avec Spontex !

Hein, alors, alors, ça ne se voit pas que je la kiffe ma race avec Spontex ??

Il s’agit même d’un tout nouveau produit révolutionnaire : le solide vaisselle ! Un bout de machin dur sur votre évier qui tient bien en place grâce à une judicieuse ventouse, vous passez votre éponge dessus, et hop c’est du produit vaiselle ! Fantastique non ?

Léa, 27 ans, a testé et a eu beaucoup de plaisir à utiliser ce produit innovant (ouai bon, d’accord elle est toulounaise…). Un produit qui aura indéniablement un jour sa place dans les astucieuses Missions Prix des Magasins U !

Cette avancée technologique sans précédent n’aurait jamais vu le jour et ne serait pas ce fleuron extraordinaire de l’entreprise française si une ingénieuse ingénieure chimiste n’en avait pas testé jour après jour, nuit après nuit, les caractéristiques et la durabilité. Nous connaissons tous cette femme et lui rendons hommage aujourd’hui.

Donc bande de pas gentils de chez Spontex, arrêtez de l’exploiter, et proposez lui un job !

Des explications plus concrètes et moins fumeuses (désolé lendemain de Gay Pride…) chez la Fée Blogueuse et le Blondinet.

PS: Non, non, le FCUK de mon ticheurte ne veut pas dire que j’encule Spontex ou que mon solide vaisselle aurait des utilisations frauduleuses… Tiens mais j’y pense… du gel lubrifiant solide… hummm… on l’accroche avec une ventouse à la table de nuit, et hop un petit coup de main ou de capote et bam, du gel comme il faut… ergonomique, économique, écologique ! :mrgreen: Allez c’est bon, Mouche, je t’ai trouvé du boulot ! Chez Durex !!!

Samedi 25 Juin 2005

Matooyage A vos talons, tapioles !

Classé dans: Matooyage — @ 11:52:21

Gay Pride !

Dans quelques heures, c’est la Gay Pride. Nous irons battre le pavé, et danser, et nous marrer entre potes, et nous dandiner sur des musiques stupides ! Nous allons juste nous montrer, montrer que nous existons que nous sommes tous différents et tous unis dans cette volonté de reconnaissance, d’émancipation et d’égalité. Je sais que j’en fais beaucoup, et que ça doit en faire sourire plus d’un ou une, mais je suis vraiment comme ça.

J’ai trop injustement souffert de cet ostracisme et de l’homophobie pour l’oublier parce que je suis parisien et que je ne risque plus trop (relativement) de choses. J’ai la chance d’avoir une famille adorable et un taf dans lequel les gens s’en foutent (en majorité car si d’autres l’apprenaient, cela ne se passerait plus aussi bien). Mais plus nous montrons le bout de notre nez et plus les fachos de tout bord se renforcent, dans leur visibilité, leur affirmation et leurs actions méphitiques. Encore une fois, allez donc écouter les morceaux du documentaire des mariés de Bègles chez Freaky pour vous en convaincre.

J’emmerde les modèles normatifs qui disent qu’on devrait être de gentils pédés tout proprets, je fais ce que je veux avec mes cheveux. Si j’ai envie d’être un bucheron canadien, une folle hurlante, un cadre dynamique, un hippie à dreadlocks ou de me faire poser des implants imammaires 90D, ce n’est pas à la société de juger mon choix de vie et ma nature propre. Il suffit de parcourir un peu les différents pédéblogs pour se rassurer sur la diversité des tapioles qui sévissent par ce média. Freaky, Coco, Neimad, Garoo, Gvgvsse, XIII, Athaldir, Nabiloo, Coxx* guys and dolls, Tenner, Bleu du Ciel, Embruns, Paumé, Pacabête, Roncier, Mélismes, Finis Africae, Diabiolito, Inside, Tiggers, Batims, Juju, Kitt, Népomucène etc. Tous différents, tous pédés, tous parfaits ! ;-)

We’re here, we’re queer ! Get used to it !

Vendredi 24 Juin 2005

» Deux posts à la suite d’une de mes starblogs, et deux textes brillants, comme lui seul sait les pondre. Rien à branler des controverses, j’adore ce qu’il écrit. (0)

Matooyage Mes mains ont la parole

Classé dans: Matooyage — @ 18:44:00

Cet aprème, j’ai eu mon premier cours de langage des signes. ‘tain j’en ai mal aux doigts, je n’imaginais pas que cela sollicitait autant les articulations, et qu’il faut avoir une sacrée mobilité digitale pour bien « parler ». En tout cas, c’est passionnant et vraiment la pénétration dans un monde nouveau. Le prof est sourd-muet et donc nous ne communiquons que par les gestes, et pas encore par les signes. Le gars a donc commencé le plus simplement du monde en jouant les Mime Marceau et en nous inculquant les premiers signes de base ainsi que l’alphabet. Il était plutôt comique de nous voir en un silence éloquent entrecoupé de ricanements nerveux devant l’ironie de certaines situations.

« Ah mais là c’est bonjour ? »
« Ah mais, merci c’est la même chose ? »

« ‘tain j’entrave queudddd’ ! » (ça c’est moi qui parle)

Et ma première phrase épelée en langage des signes qui a fait beaucoup rire mon prof mais pas les collègues de la grossbouâte qui sont plutôt restés interdits.

Ma première phrase en langage des signes

(Ca déchire sa race ce keutru !)

Je suis content de cette initiative de mon entreprise qui s’inscrit dans un programme plus large de sensibilisation au handicap dont j’avais déjà fait mention un autre jour. J’avais justement rencontré un sourd un jour, et j’étais tout honteux de ne pouvoir même pas communiquer avec lui, ou même échanger quelques politesses pour montrer que je n’étais pas un sauvageon. En plus, il était vachement sexy ce con, et j’ai même pas pu savoir s’il était pédé, même si mon gaydar crépitait de toute ses cellules sensibles (mais bon parfois, il y a des interférences avec mon taux de testostérone).

J’ai toujours été fasciné par ce moyen de communication « sans parole » qui a l’air de permettre des conversations tout à fait fluides et rapides entre deux personnes. En outre, les gestes exprimant l’intégralité des éléments du discours, les sourds ont alors recours à une gamme d’expressions que nous délaissons complètement. Alors que nous nous concentrions sur nos doigts endoloris, le prof nous a subtilement fait comprendre que les expressions du corps et du visage sont finalement la ponctuation, les tons et tous les éléments métalinguistiques qui ajoutent de la vie à un dialogue. En effet, la mobilité de son visage est épatante, et il ajoutait à son parler « manuel » des kyrielles de clignements, sourires et subtils regards qui paraissaient comme autant de nuances qu’un habile rhétoriqueur.

J’ai eu ce déclic quant à la communication entre les êtres lorsque mon père m’avait fait partager il y a des années sa passion pour un film d’exception : Miracle en Alabama. Ce film de 1962, avec Anne Bancroft, raconte l’histoire vraie d’Helen Keller, une petite fille née sourde, muette et aveugle. Cette gamine qui ne communique donc que par l’odorat, le toucher et l’ouie, est une sauvageonne plus ou moins maîtrisée par des parents impuissants. Une éducatrice va lui tenter de lui inculquer le langage des signes (en lui faisant des signes dans le creux de la main et se servant du toucher). Mais tout le combat consistera à faire comprendre à la fille le lien entre ces signes et ce qu’ils signifient vraiment (alors qu’on ne peut rien lui expliquer, qu’elle ne sait pas ce qu’est une lettre de l’alphabet etc.). Il s’agit d’un monument du cinéma qui n’est pas assez connu, et qui ne peut laisser indifférent. Surtout quand on sait que la même Helen Keller obtint son diplôme universitaire avec honneurs en 1904…

Tiens, puisqu’on parle de main, figurez-vous que j’ai réagi hier soir… au lit avec un mec, un gaucher. Je crois que plus des trois-quarts des mecs avec lesquels je suis sorti sont des gauchers ! C’est drôle ça non, en tout cas une sacrée surreprésentation ? A moins qu’il n’y ait pas mal de gauchers chez les pédés ?

Moi au lit avec un mec ? J’ai dit ça ? Naaaaan. :mrgreen:

Jeudi 23 Juin 2005

» La question du jour par Bamf. :mrgreen: (1)

Ecoutage Matooyage Intraduisible

Classé dans: Ecoutage, Matooyage — @ 02:03:36

C’est comme ça que je me sens là. Zarbe, opaque et transparent… Bien, pas bien. Content, pas content. Courant alternatif, différence de potentiel. Frustrations, surmenage, pas assez de sommeil, trop de questions. Immobilisme, bougeotte. Bandant, impuissant.

Deux heures du mat, envie de dormir, trop chaud, envie de sortir. Scotchage d’écran. Cervelle en sauce blanche. A quoi sert le cœur sans la tête ?

J’écoute cet album, et bam, la solution en musique. La musique est vraiment l’art abstrait par excellence, capable de traduire avec une acuité redoutable le sentiment le plus éthéré, le plus crypté, le plus intangible.

Voilà, cette nuit, je suis intraduisible.



[Untranslated][Lab 7] – Télépopmusik – Genetic World

Mercredi 22 Juin 2005

» Une certaine vision des rencontres sur internet. Sagace, perspicace, drôle, bien écrit, un peu déprimant aussi, plutôt réaliste au final (même si je suis plus optimiste sur le sujet). (2)

» Allez… aidez Nabiloo le Wishmaster ! Répondez à ses questions sinon il va être obligé d’exaucer le voeux de Farf, seul candidat en lice. :mrgreen: (0)

» Un article du Guardian extrêmement intéressant sur la notion de brevet logiciel. L’auteur y explique plus exactement pourquoi il est pour le “copyright” et contre le “brevet”. Jolie métaphore filée sur le sujet en prenant la littérature comme exemple. Rapporté par O. sur son blog. (1)

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