MatooBlog
Pectus est quod disertos facit

Dimanche 31 Juillet 2005

Linkage Podcasts d’Or de la langue Française

Classé dans: Linkage — @ 19:38:47

Guillaume propose d’élire les Podcasts d’Or de la langue Française. Je ne connais quasiment pas le concept, ou disons que je ne trouve pas cela d’une innovation confondante, mais je vais un peu écouter cela de plus près pour me faire une opinion. Le post de François sur le sujet m’a beaucoup fait marrer !

Vendredi 29 Juillet 2005

Exposage D.DAY, le design aujourd’hui

Classé dans: Exposage — @ 23:45:28

Cette exposition du Centre Georges Pompidou est fondée sur une idée assez intéressante qui est de s’interroger sur l’importance du design et des designers dans tous les éléments de notre quotidien. Ainsi, on y voit une rétrospective assez complète de ce qui fait le design dans des domaines extrêmement diversifiés.

Mais autant les objets, concepts, inventions présentés sont impressionnants, beaux, enthousiasmants ou captivants, autant les différents textes explicatifs sont pompeux, verbeux, obscurs et élitistes. Au bout de quelques minutes, on comprend que le monde ne tournerait pas droit si les designers n’étaient pas là, ce qui est tout de même une assertion un peu osée et manquant quelque peu d’humilité. En outre, certaines descriptions d’œuvre sont écrites d’un vocabulaire mercatique digne des meilleurs publicistes. A grands renforts d’adjectifs et de circonvolutions verbales, ils font dans tout sauf la simplicité et la concision. Cela va parfois jusqu’au foutage de gueule intégral, quand cela n’est pas littéralement imbitable et illisible. Et pour que je le signale, moi qui aime bien quand les artistes coupent les cheveux en quatre pour parler de leurs œuvres, c’est que vraiment c’était frappant et choquant.

Malgré cela, l’exposition est très bien faite et recèle beaucoup de qualités. Elle est divisée en plusieurs salles qui se concentrent sur des aspects différents du design dans la vie des gens. Le premier thème « Sur le terrain » est très intéressant puisqu’il présente les aspects du design innovant pour les pays du tiers-monde tels que des fours solaires, des radios sans accus ou bien un étonnant et fascinant système de fabrication de méthane à partir des déjections animales et humaines (donnant assez de gaz pour faire vivre une famille en autarcie !). On voit alors une facette du design qui n’est pas forcément évidente, mais qui manifestement n’est pas anodine.

De même les parties « Enjeux politiques » (design de logement social ou bien de machines à voter) ou « Développement durable » (respect de l’écologie et création de nouvelles normes) démontre un intérêt redoublé pour les sujets sociaux et « humains ». On peut vraiment se rendre compte de l’importance de ces créateurs qui, dans des démarches de projet ponctuel, arrivent à peu à peu modifier dans le bon sens des pratiques industrielles plus globales.

J’ai plutôt été insensible à la partie « Scénarios critiques » qui fait beaucoup plus art contemporain ou expérimentations artistiques très avant-gardistes. Une sombre histoire de poupées masculines coloriées et des discours de femmes sur leur sexualité libérée… Mouai… Par contre « Sens » est une salle centrale dans l’exposition qui ne laisse pas indifférent. Il s’agit de présenter des designers qui explorent les cinq sens et leurs mélanges pour s’exprimer mieux, plus et différemment. Des mobiles construits à partir de flacons de parfum tentent par exemple de figurer des odeurs à partir de leurs mouvements pendulaires et rythmiques, tandis qu’un type invente de nouveaux goûts et plats en jouant sur les plus étonnantes transformations culinaires.

« Imaginaires technologiques », « Mutations graphiques » et « Imaginaires portables » sont moins palpitants. Pour le premier, on retrouve d’anciens objets au design désuet dans des mises en situation plutôt ironiques et parfois absconses. Ensuite, et c’est assez drôle de le réaliser là, on peut découvrir ce qui a changé dans l’univers des designers, et surtout des graphistes, après l’arrivée de l’ordinateur et de la PAO. La fin est placée sous le signe du téléphone portable et traite avec plus ou moins de bonheur ce sujet. On ne peut pas dire que Motorola soit le meilleur exemple de design de mobile…

Mon opinion est donc en demi-teinte, je suis un peu déçu par le manque de modestie et de simplicité de certaines explications, mais j’ai apprécié la scénographie globale et les projets présentés. Si quelqu’un comprend le bulldozer qui déplace et modèle la terre en forme de marches, je suis preneur. Je n’ai compris ni l’invention, le dispositif, la finalité et pas un mot de l’explication !! Mais bon, je ne dis pas que je suis assez intelligent pour comprendre tout cela, je manque manifestement d’une certaine érudition en la matière.

D.DAY, le design aujourd\'hui

D.DAY, le design aujourd\'hui

Cinéphage Shaun of the dead

Classé dans: Cinéphage — @ 02:23:26

Imaginez une parodie des films de zombie mais à l’anglaise, un truc mais typiquement britannique, le machin UK de chez UK jusqu’au bout des ongles ! Cela donne un film qui est un OVNI complet, un délire hystérique et dopé à l’excentricité, et donc un véritable petit bijou d’humour et de folie.

A la base, il y a Shaun qui est un peu un looser de base. Il habite avec son pote Ed qui est très fort pour imiter les orangs-outangs, et ne sort jamais sans lui. Shaun a une petite copine, Liz, qui en a sa claque d’aller au pub, le Winchester, tous les soirs, et elle le largue. Shaun doit aller voir sa maman, et déteste son beau-père. Petit à petit, une maladie étrange atteint les londoniens, et ils se changent tous peu à peu en zombies. Shaun ne remarque rien tant il est englué dans son quotidien, et quand il réalise ce qu’il se passe, il met un plan en branle pour sauver ses proches. Il récupère Liz, des amis à elle, Ed, sa mère, et le groupe essaie de survivre dans la ville des mort-vivants.

Ajoutez à ce scénario classique de ces films à deux balles, des accents londoniens bien prononcés, des tronches d’anglais bien spaces, des calembours et dialogues irrésistibles et surtout un sens de la dérision parodique qui parfois fait mourir de rire. Et ils éclatent les macchabées à coups de battes de cricket, de tubes en métal, de pelles, de clubs de golf, et ça pisse le sang, ça éclate les entrailles. Mais évidemment, le tout se passe avec cet enrobage flegmatique d’outre-manche qui fait mouche à chaque scène, et qui me fait énormément rire. Aussi quand ils se font passer pour des zombies pour tromper des derniers, et que la mère n’a pas beaucoup d’efforts à faire pour en avoir l’air, c’est l’hilarité garantie.

L’intégration des émissions de télévisions dans le film était aussi un rappel d’anciens films, mais les images finales et les extraits des reportages de l’après-drame sont un vrai moment d’anthologie, digne des morceaux télévisuels déjantés de Robocop. On trouve un tas de trouvailles et de trucs vraiment gonflés dans ce film. Une inventivité, une créativité et une désinhibition qui font un bien fou à côté des blockbusters aseptisés qu’on nous sert à longueur d’année.

Shaun of the dead

Cinéphage La Main de fer

Classé dans: Cinéphage — @ 01:56:31

Voilà le film qui a lancé la mode des films de Kung-Fu en occident. Sorti en 1973 aux US et en Europe, il a fait un carton absolument partout et cela contre toute attente.

Ce film est assurément un film de genre, il possède à peu près tous les clichés les plus éculés du genre. Nous sommes dans la pure production hongkongaise kitschissime avec combats en veux-tu en voilà entre écoles d’arts martiaux concurrentes sur fond de Chine ancestrale.

Et en effet, c’est parfait de bout en bout, le héros gentil est mutique à souhait, et très brave et très doué, il encaisse sans rien dire, et vlan il se met en rogne et défonce tout sur son passage (beau gosse le comédien chinois d’ailleurs). Sa copine est très belle et très innocente, elle rit en hoquetant comme une bécasse et en se cachant la bouche. Elle est la fille de son vieux et vénérable maître… Les méchants sont hyper méchants et facilement reconnaissables. Ils se fringuent comme des ploucs (alors que les gentils écoliers en kung-fu ont leurs chouettes tenues et le brushing toujours impeccable), ils ont la mine patibulaire, l’œil torve et la lippe pendouillante. En plus, ils fument des clopes du bout de leurs lèvres incurvées vers le bas.

Le pire des méchants, cela reste évidemment les japonais. Ces derniers sont vraiment comiques tant les chinois les caricaturent au maximum : en tong en bois avec des perruques immondes et des cheveux raides qui leur tombent sur les yeux. Et ils grognent plus qu’ils ne s’expriment, c’est vachement et hargneux et fourbe le japonais.

L’histoire est assez élaborée et se termine en espèce de drame shakespearien auquel on ne s’attend pas forcément (pas jusque là en tout cas !). Le gentil élève est envoyé chez un maître plus jeune encore plus dur et doué qui doit permettre de révéler son talent, afin qu’il combatte à un tournoi d’arts martiaux et qu’ils remportent ce titre pour son école et sa réputation. Le vieux maître accepte de se détacher de son élève, car il sent qu’il y a de l’embrouille parmi les méchants, dont un méchant maître particulièrement inquiétant.

Le jeune élève doit donc quitter sa meuf (la fille du vieux maître), et c’est vachement dur. Mais sur le chemin, une chanteuse de music-hall (l’équivalent de l’époque et du coin quoi, qui raconte des histoires chelous en minaudant des fins de mots en iaaaaaan iuuoooooonnnn etc.) s’amourache de lui, et lui bah il est tenté. Et puis les méchants entrent en scène, ils suppriment des élèves trop forts et gênants en engageant des mercenaires japonais karatékas. Le gentil élève devient très fort, et le maître décide de lui léguer le secret de la « Main de fer » pour qu’il devienne surpuissant. Ca se complique, un gentil devient jaloux et tourne méchant, tandis qu’un méchant réalise qu’il est du mauvais côté et tourne gentil. Hop, un partout ! Et puis, le jeune élève se fait péter les mains en miettes, alors c’est un tout petit peu plus chiant pour jouer les mains de fer, et encore plus pour concourir.

Bref ! Il s’agit donc là d’une intrigue typique et rondement mené, et avec cette lenteur et ce ronron des productions chinoises qui tendent à endormir le spectateur. Heureusement, toutes les quarante secondes quelqu’un se prend une mandale ou un coup de boule, donc ça réveille bien. Et là on ne peut pas cracher dans la soupe, les combats sont superbement chorégraphiés, même si le doublage des coups est vraiment trop appuyé et complètement décrédibilisant. Les couleurs sont kitsch, la musique très « western spaghetti » et le jeu affecté des comédiens (qui frise parfois la parodie, mais ce n’en est pas) ne font que renforcer et sublimer cette impression.

Un must !!!

La Main de fer

Jeudi 28 Juillet 2005

» Un post de la Veuve Tarquine, déjà salué par toute la critique, qu’il faut lire. Cela suffit à se mettre du baume au cœur et aussi un certain vague à l’âme. Cela m’a rappelé mes propres aventures de papa(2)

Cinéphage Mr. & Mrs. Smith

Classé dans: Cinéphage — @ 16:27:17

Allez un bon blockbuster de l’été… un film tout à fait calibré pour la période avec deux stars de chez stars, une histoire faite de mélange d’intrigues qui ont fait leurs preuves, un peu d’action, un soupçon d’humour et de grivoiserie déguisée et hop ! Le voilà tout chaud tout emballé, mais ça ne tient pas la route plus que cela.

C’est même presque dommage car avoir une Angelina Jolie (30 ans) et un Brad Pitt (42 ans) au sommet de leurs formes et physiques, et qui sont en outre de bons comédiens (c’est mon avis, oui oui), en plus d’un réalisateur qui avait démontré qu’il savait tenir une caméra, cela pouvait présager d’un film qui aurait défrayer la chronique. On n’ira vraiment pas jusque là, tant le film reste cantonné à une gentillette comédie à l’action pétaradante, mais à la saveur qui manque tout de même largement d’épices.

Brad Pitt est d’une beauté époustouflante dans ce film, et même lorsqu’on se rend compte sur certains plans qu’il accuse en effet sa quarantaine balbutiante, cela ne fait que confirmer qu’il vieillit terriblement bien. Angelina Jolie étale aussi toute sa panoplie de femme fatale d’un charme irrésistible. Et les deux comédiens incarnent avec beaucoup de crédibilité les Smith, un couple d’américains aisés avec leurs chouettes baraque, bagnoles, cuisine équipée et meubles de styliste. John et Jane Smith, comme leurs noms et prénoms l’indiquent : un couple comme tout le monde, qui s’englue dans la routine et la banalité des petits bourgeois sur leurs rails (Bonjour « Desperate Housewives » !). Mais en secret, ils sont tous les deux des tueurs à gages qui travaillent pour deux organisations différentes et concurrentes en quelque sorte.

En terme d’intrigue et de scénario, ce n’est pas bien complexe, j’ai noté trois parties « trop » distinctes : « La totale » puis la « Guerre des Rose », puis « Bonnie & Clyde ». Non seulement on ressent les césures dans le scripte, mais le film se permet même des longueurs qui alourdissent sans raison une histoire si simple et linéaire. Donc au début, ils ignorent tout de leurs activités réciproques et le film joue (facilement) sur les effets de faux-semblants et les quiproquos que cela peut produire. Ensuite, ils se découvrent et se font la guerre à grands renforts de torgnoles et d’armes contondantes. Bref, cousu de fil blanc même si plutôt plaisant et bien joué.

Le grand intérêt du film réside vraiment dans les deux comédiens dont le charisme contribue à dynamiser le tout, et donner un peu de peps à ce couple à la fois improbable et si bien assorti. Et puis, on apprécie toujours les quelques traits tragicomiques et le burlesque de certaines situations, avec notamment un très drôle Vince Vaughn. Mais le tout s’essouffle très rapidement, et malgré la facette « bon divertissement », on en vient à regretter que le réalisateur ne se soit pas un peu plus lâché (mais bon ce n’était certainement pas le but de la commande qu’on lui avait passée).

Mr. & Mrs. Smith

Mercredi 27 Juillet 2005

» Nicolas nous en fait le juste rappel sur son blog qui fleure bon le nutella : “27 juillet 1982 : l’homosexualité n’est plus un délit en France”. A lire aussi dans le post du Nico : des extraits du discours de Badinter (j’adore ce mec) à l’Assemblée Nationale. (7)

Ecoutage Matooyage J’aime les narvals

Classé dans: Ecoutage, Matooyage — @ 00:30:55

Oui aujourd’hui, je l’avoue. Je le dis haut et fort : j’aime les narvals !

Or, une personne que j’aimais et que j’admirais, en qui j’avais toute confiance : Oli, pour ne pas le citer, est allé au Spitzberg pendant quelques jours. Quand il m’a demandé ce qu’il pouvait me ramener du grand nord, je lui ai dit que j’aimais les narvals, et que je voulais une photo d’un narval rien que pour moi !!!! Un chouette narval avec une chouette corne !

Eh bien, voilà la carte postale que ce félon m’a envoyée :

Carte postale d\'Oli du Spitzberg

Siiiiiiiii, je vous jure madame !! (Aaaaah non, ne jurez pas Marie-Thérèse !!!) Il m’a envoyé un vulgaire morse, et n’a même pas pu faire montre d’un peu plus d’amitié et de considération. En outre, il veut me faire croire qu’il n’a pas vu de narval au Spitzberg. Alors moi je dis : ça craint ce voyage !!!!

C’est marrant ce truc des narvals, mais ils me passionnent depuis que je suis tout môme (oui j’étais un gamin bizarre, et alors ? Huhuhu). En fait, c’est un truc avec les animaux mythiques tels les dragons ou griffons qui m’ont toujours fascinés, et le moment où j’ai réalisé que certaines bestioles bizarres, elles, étaient bien réelles. Il y a eu aussi la découverte des espèces rares ou éteintes dont on ne trouve que des fossiles (comme les dinosaures) ou bien celles dont on a une trace historique presque récente.

Mes parents m’avaient alors donné un plaisir qu’ils ne pouvaient même pas imaginer en m’offrant un livre, je devais avoir 8 ans, qui évoquait justement à la fois les animaux mythiques et d’autres bien réels. J’avais alors eu la confirmation que les dragons n’avaient jamais existé (ce qui m’a rendu très triste sur le moment) mais qu’on trouvait un curieux lézard géant, un « dragon » sur l’île de Komodo. Il y avait quelques informations passionnantes sur des espèces étranges mais assez connues comme l’ornithorynque, ce curieux animal qui est un mammifère mais pond des œufs, drôle de syncrétisme entre canard, loutre et castor.

J’avais été aussi particulièrement intrigué par la disparition de bêtes bien stupéfiantes comme le Dodo de l’île Maurice (merveilleusement illustré dans une truculente nouvelle d’Asimov) ou bien l’Aepyornis, cette autruche géante de l’île de Madagascar qui mesurait 3 mètres de haut et pesait une demi-tonne !

Encore plus curieux, un animal que certains pensaient mythique, d’autres pensaient éteint, a été retrouvé il y a peu de temps. Il s’agissait du babiroussa, une sorte de porc sauvage au corps glabre et aux énormes défenses recourbées.

La licorne, je savais bien que ça n’était qu’un animal mythique, mais j’ignorais alors qu’il existait un animal bien réel qui possédait un attribut similaire. Le narval, un cétacé de 4 à 5 mètres de long, jusqu’à 1 tonne et demi et une défense en spirale, longue et droite comme une corne de licorne, qui peut atteindre 3 mètres de long. Le bouquin expliquait que le narval était un animal peu connu du fait de sa rareté, se son emplacement sur le globe (sous la banquise de l’Océan Arctique) et que beaucoup de gens ignoraient l’existence d’un tel animal ou le pensaient un simple mythe.

J’ai alors été pris d’un amour ineffable pour les narvals, les licornes de la mer, étranges animaux dont on ne sait finalement que peu de choses, et qui continuent à intriguer. Les premières cornes de narvals qui vinrent de Scandinavie au Moyen-Âge étaient vendues comme des cornes de licorne authentiques, ce qui a permis d’entretenir un mythe vivace jusque très tard.

A priori, seuls les mâles possèdent cette corne, mais certaines femelles en ont aussi. Les narvals n’ont que deux dents, et l’une des deux (la gauche) poussent énormément à partir de un an, jusqu’à percer la lèvre supérieure et donner une défense en ivoire torsadée et très innervée.

Pour plus d’infos (et des images) sur ces étonnants cétacés : ici c’est carrément pas mal (d’ailleurs ça mériterait presque d’être recopié pour compléter wikipédia, je le ferais si j’étais un mec bien).

Bon bah voilà, maintenant vous savez tout : j’aime les narvals.

PS: Non, on ne dit pas “un narval, des narvaux”. ;-)

Ecoutez-moi ça : c’est ti pas meugnon un narval qui dit bonjour ? Pfff, enflure d’Oli va !!! (:mrgreen:)


Mardi 26 Juillet 2005

» Attention, la série de l’été sur Coxx* a démarré : Lost Housewives ! Apparemment librement inspiré du formidable (mais un peu complexe à suivre) l’hôtel des blogueurs de KozlikaGaroo ne pourra pas se plaindre, pas de spoil possible, et pas besoin d’enregistrer les épisodes ! Arf. (0)

Magazinage Matooyage Traitement de l’information : qui croire ?

Classé dans: Magazinage, Matooyage — @ 13:56:48

Après quelques jours donc, les choses se précisent quant aux deux jeunes iraniens pendus. Ils ne le seraient pas pour « homosexualité » comme l’avaient d’abord rapidement relayé les associations gays (et moi), mais pour avoir agressé et abusé sexuellement un jeune garçon de 13 ans (Le Monde du 23 juillet 2005).

Et voilà aussi ce que certains médias (gays) ajoutent à ce genre de nouvelles : « Cependant cette dernière information apparaît comme un rajout destiné à rendre cette exécution plus “acceptable” », comme le rapporte Matt sur la home de GA.

Nous voilà donc face à une habituelle controverse entre la version politiquement correcte avancée par le pays, et ce que subodorent des militants peut-être un peu trop aveuglés par leur credo politiques, mais peut-être aussi particulièrement éclairés par leur connaissance du terrain ?

Evidemment, la peine de mort est une hérésie pour moi, et le fait que l’Iran ait dans sa législation de quoi autoriser la peine capitale pour les hommes à partir de 15 ans, et les femmes à partir de 9 ans, est assez représentatif de l’ambiance pénale de ce pays. Donc je condamne toujours aussi implacablement cette exécution, mais je mets un bémol sur les affirmations d’accusation pour « sodomie » puisque ça n’a pas l’air d’être concrètement le cas.

Si on écoute ce que déclarent les autorités chinoises sur certains dissidents, on peut trouver le même genre de manipulation de l’information, alors qu’on sait que certaines de ces personnes sont de véritables victimes du pouvoir et de leur lutte pour plus de démocratie et de liberté dans leur pays. Et similairement, la France a su, en son temps, manipulé la vérité pour minimiser son implication et ses fautes dans certains événements.

Un certain Dr Cinoque, dans les commentaires de ce même article de Matt, donne un exemple assez similaire et intéressant (mais encore une fois, qui croire ?) :

Le problème, c’est effectivement l’information. D’accord : toute condamnation à mort est, par essence, condamnable. Mais il ne faut jamais oublier qu’avant que d’arriver jusqu’à nous sous une forme ou l’autre, l’information passe par quantité de systèmes, d’organisation et de machines ; que ces systèmes doivent aussi être viables économiquement - à défaut de quoi, ils disparaissent et peut-être vaut-il mieux une information mauvaise que pas d’information du tout… peut-être ? - et que plus ces systèmes coûtent cher, plus on doit les “faire tourner” pour rentabiliser. Un journal ou une chaîne télé, ce sont aussi des employés et donc des salaires, depuis les journalistes et les présentateurs jusqu’aux femmes de ménage.
Puisque ce qui touche le plus le lecteur ou le spectateur, c’est l’émotion, viendrait-elle à contresens de la “réalité” (et notre ami bouddhiste me comprendra), on donnera donc de l’émotion, au détriment de l’information - ou plutôt de son contenu - elle-même. Ex : une photo d’un chien thorax grand ouvert sur une table d’opération en en-tête d’un article contre la vivisection… Manque de pot, il s’agissait à l’origine d’une photo d’une opération “à coeur ouvert” pour tenter de sauver la vie du chien en question. C’est donc, on le voit, de détournement d’émotion qu’il s’agit dans ce cas particulier.
De cette façon et à défaut d’honnêteté, le système devient très vite pernicieux, comme tout ce en quoi l’économique prime sur le reste. Donc, l’information devient délibérément dramatique, pour agir sur notre émotivité, d’abord et avant tout. Faute de quoi, elle ne se “vend” pas…
Autre exemple : en 82, j’ai eu la “chance” d’assister à une exécution de ce genre à Riyadh : deux officiers de police avaient poursuivi un homme, d’abord avec leur voiture de police, puis à pied dans un chantier, et là, ils avaient abusé de lui sous la menace de leur arme de service. Avant l’exécution publique, devant la grande Mosquée de Riyadh le vendredi après-midi après la prière, on leur a lu l’acte d’accusation, fort long, qui reprenait tous les éléments que je viens de citer ainsi que le verdict : “Condamnés à mort pour avoir abusé des pouvoirs et des instruments que leur fonction mettaient à leur disposition en les détournant pour commettre des actes abominables.” Au fur et à mesure, l’accusation et le verdict m’ont été traduits par l’un de mes amis saoudiens, prof de français et qui avait fait toutes ses études en Suisse. Je vous passe le reste : la décollation au sabre n’est pas un spectacle agréable en soi.
QQ jours plus tard, je tombe, à l’aéroport de Djeddah, sur “Le Monde”. En dernière page, juste un entrefilet ” Exécution capitale à Riyahd la semaine dernière : deux policiers ont été décapités pour homosexualité…”
Pensez-vous que cette “information” ait en quoi que ce soit rendu compte de ce qui s’était réellement passé ? Non : elle donnait simplement à croire aux lecteurs du Monde qu’en Arabie Saoudite, on décapitait les pd, et donc que les Saoudiens étaient des barbares.
Voilà pourquoi je dis : soyez toujours sur vos gardes, l’information est aujourd’hui une marchandise comme une autre, avec un détail toutefois : sa date de péremption n’atteint pas les 24 heures !
Et rappelez-vous aussi la définition de l’information qui me fut donnée autrefois par mon prof d’informatique (puisqu’on l’oublie trop, l’informatique c’est aussi l’ensemble des lois qui régissent l’information…)
“Qu’est qu’une information ? C’est une connaissance que vous allez chercher ou que l’on vous apporte, que vous n’aviez pas jusque là et que vous allez pouvoir utiliser. Si vous aviez déjà cette connaissance auparavant, ce n’est plus une information ; si vous ne pouvez rien en faire, ce n’est pas une information…”
Si vous passez toutes les prétendues “informations” dont on nous inonde quotidiennement à ce crible, vous verrez qu’il ne restera pas grand’chose…
Bien entendu, tout cela n’ôte rien à la barbarie qui consiste à tuer l’autre parce qu’il est différent de soi. Mais là, je crains fort que nous ne soyons pas au bout de nos peines…
Dr C.

Et elizabethtessier de conclure dans le même fil de commentaires :

Ne pourrait-on pas tout simplement s’élever contre la torture et la peine de mort ? Nonobstant qu’on s’en foute qu’ils soient homosexuels ou pas, violeurs ou victimes ? Faudrait-il un Blackattitude pour condamner les exécutions capitales aux USA qui touchent en majorité la population de “couleur” ? Un Chinoisattitude pour les exécutions sommaires en Chine ? Ne pas oublier que la peine de mort sans jugement vient d’être rétablie au RU et qu’elle sera appliquée à tout innocent jugé coupable à cause de la couleur de sa peau. Les flics anglais auraient-ils assassiné un blond à peau clair et à coupe rose de la même manière ?
Alors signez la pétition, même ces 2 gamins ne sont pas si innocents que ça.

Outre cela, dans une autre thèmatique, Michel de remettre Tatchell à sa place avec cette expression en effet terriblement déplacée et outrancière : « barbarie fasciste-islamiste d’Iran ». Il est bien ce petit Michel. :mrgreen:

Et moi de finir par l’expression de ma circonspection la plus entière sur cette histoire. Au fond, je sais pertinemment que l’Iran est un état homophobe, comme la majorité des états du monde. Et l’homosexualité a certainement eu une part non négligeable dans les jugements et condamnations même si elle n’a pas été clairement et directement citée comme motif.

Lundi 25 Juillet 2005

» Un morceau d’anthologie trouvé par Dominique sur le site ARTE-RADIO que j’avais déjà évoqué. Comment une jeune femme explique que pour redynamiser son couple, elle a essayé la suçothérapie avec son mari… “Une fellation tous les 2 jours pendant 2 mois. ” Le fil RSS d’ARTE-RADIO. (8)

» Guim a dégoté un petit programme en ligne qui permet de se fabriquer son propre stripteaser. Hummm regardez-le se déhancher, c’est fabuleux !! Pétant de rire ! (3)

Cinéphage Linkage La Guerre des mondes

Classé dans: Cinéphage, Linkage — @ 20:36:29

J’avais pas mal d’appréhension avant de voir ce film, car j’avais d’un côté des échos négatifs de proches ou de gens du boulot, et d’un autre des échos dithyrambiques de gens un peu plus versé dans la cinéphilie. Donc est-ce un film peu accessible sous ses allures de blockbuster de l’été ? On dirait… Mais dans le genre, j’avais déjà été assez perturbé par « A.I. » dont j’avais adoré l’idée de base (la parabole du robot en Pinocchio et la fée bleue de la fin) mais finalement, le film ne m’avait vraiment pas plu. Ou bien est-ce un mauvais film d’action dont des intellos cahiéducinématisés tentent de tirer des métaphores transcendantales et des références cinématographiques avant de crier au génie ?

Eh bien je dois dire que malgré une petite déception, j’ai trouvé que c’était un film superbe, et un grand film d’un grand réalisateur. Je ne suis pas autant capable, et n’ai pas les références suffisantes, pour associer chaque plan avec des films existants, mais j’ai été époustouflé par la manière dont le film est réalisé. Spielberg ne filme pas un plan de manière anodine ou neutre, mais au contraire exprime un millier de choses à travers sa caméra et ses comédiens.

Outre cela, il s’agit d’un film qui raconte un livre relativement culte, même si au final, pas grand monde ne l’a lu autour de moi. Apparemment, le film est relativement conforme au bouquin, et cela explique une trame un peu maladroite si l’on avait voulu en faire un pur film d’action. En plus d’une fin déconcertante qui est elle aussi tout à fait copiée sur le roman, mais là j’ai été un peu désappointé, et je pense qu’il aurait pu adapter un peu plus son scénario. Cette fin est bonne dans le fond (le « tout ça pour ça » est génial à mon avis) mais dans la forme, j’aurais aimé qu’elle soit un peu mieux intégrée au film plutôt qu’une sèche et abrupte conclusion. C’est dommage… Et puis les retrouvailles familiales neuneu et peu crédibles auraient pu aussi être « modernisées » pour être un peu plus digestes.

Mais en dehors de ces choses qui m’ont gênées, j’en ai aimé beaucoup plus ! Déjà les attaques « terroristes » à répétition, puis de « l’Europe » qui m’ont bien fait sourire. Mais aussi un Tom Cruise vraiment excellent, un fils rebelle (plus grand que son père) et une petite fille personnage plus que central de ce film, et entre ces protagonistes : des liens familiaux ambigus exprimés avec habileté et finesse. Et d’autres choses comme le train en flamme ou bien Tom Cruise qui se débat dans un véritable anus d’alien (si si), la relation étrange avec l’inquiétant Tim Robbins…

Le synopsis est archi-connu : la Terre est envahie par des machines étranges sorties du sol et qui détruisent tout sur leur passage. Tom Cruise qui récupère ses deux enfants pour quelques jours (il est divorcé) s’enfuit et tente de rester en vie, tout en rejoignant son ex-femme à Boston. Les bestioles extraterrestres sont plutôt bien foutues, mais clairement ce n’est pas l’intérêt premier du film, et c’est aussi ce qui a du en décevoir pas mal.

D’autres ont vraiment mieux écrit que jamais je ne pourrais le faire sur ce film. Je vous donne donc ces précieuses références qui m’ont éclairé rétrospectivement sur ce film. Je suis parfois d’accord, parfois je trouve qu’ils vont beaucoup trop loin dans la symbolique, mais dans tous les cas, cela reste très intéressant.

JS a pondu un premier post où il exprime ce qui l’a emballé, et un second où il revient sur cette fin singulière. Clairement, je ne le suis pas toujours dans ses références (merci de mettre en exergue mes lacunes, hu hu) et schémas de pensée, mais j’adore ce qu’il écrit. Sébastien signe un superbe article qui expose en quelques lignes son opinion. Encore très bien écrit et mettant en lumière quelques idées particulièrement sagaces et pertinentes. Enfin, un post très intelligent et éclairé de Tlön qui complète les deux autres « visions ». Et chacun d’eux lient encore d’autres chroniqueurs… butinons, butinons !

La Guerre des mondes

Cinéphage Les 4 fantastiques

Classé dans: Cinéphage — @ 20:33:29

Aheum… bon c’est une bouse. Le scénario est en dessous du niveau minimum requis pour ce genre de film. Même quand on a des effets spéciaux sympatoches, des personnages Marvel mythiques et les abdos de Chris Evans, il faut malgré tout mettre quelques sequins pour l’intrigue. Et je passe sur les inepties scientifiques puisque par définition nous sommes dans le domaine de la SF, mais il ne faut pas non plus complètement déconner ! Même Daredevil tenait plus la route, c’est dire !!!

Les dialogues et l’histoire sont risibles, mais on ne peut pas dire qu’on passe un mauvais moment non plus. Il s’agit d’un divertissement correct, mais c’est tellement dommage d’avoir fait si minable avec des matériaux de base si prometteurs. Les héros ont des physiques assez ressemblants à leurs alter ego de bédé, et la manière dont leurs pouvoirs ont été mis en image ne fonctionne pas trop mal.

La musique est merdique et complètement décalée par rapport à l’action. On se retrouve avec des morceaux de rock débiles lors des scènes avec la Torche Humaine, et globalement la mise en scène est hachée et d’une affligeante banalité. Un moment, il y a même une erreur manifeste de montage ou de je ne sais quoi qui fait que la Fille Invisible se déshabille pour passer au travers de la foule sans être retenue par les flics (sur un pont où il y a eu un gros accident). Elle redevient visible à moitié à poil par erreur, et se rhabille. Et deux secondes plus tard, on les voit de l’autre côté de la barrière de personnes, et « grâce à la fille », mais on ne sait toujours pas comment, ils ont réussi à passer.

Comment une telle superproduction peut-elle pondre un truc pareil ? Eh bien, uniquement parce que ça va rapporter de l’argent rien qu’avec son titre, et une petite campagne de promo, et que la valeur intrinsèque du film n’est qu’une variable tout à fait négligeable. Bon bah il faut se rattraper avec le peu qui accroche les mirettes, c’est-à-dire : Chris Evans. Ce mec est beau comme un dieu, c’était déjà le cas dans l’autre bouse que j’avais vue, et son personnage est assez comique. Outre cela, les combats et les preuves des pouvoirs des quatre olibrius sont assez inégales mais globalement correctes.

A voir juste pour l’illustration de ce que la bédé pouvait donner en film… un soir de loose… et de désœuvrement intellectuel.

Les 4 Fantastiques

Cinéphage Charlie et la chocolaterie

Classé dans: Cinéphage — Tags: , , @ 20:30:21

Les gens qui ont lu le bouquin, et à entendre autour de moi il y en a pléthore, ne tarissent pas d’éloge sur le film qui apparemment est très fidèle à l’œuvre. Moi je l’ai vu sans avoir cette référence littéraire, et j’ai beaucoup aimé malgré tout. Néanmoins, à titre de comparaison, j’ai été plus impressionné et happé par l’univers et l’histoire de « Big Fish ».

Il s’agit d’un film de Tim Burton jusque dans les moindres détails, avec en plus un scénario qui colle parfaitement à son univers loufoque, burlesque et étrange, et un budget qui permet quelques scènes fabuleuses. Les décors du film sont incroyables, superbes, faramineux, fantastiques ! Le duo Burton/Depp n’est plus à prouver, et là encore il fonctionne à merveille. Johnny Depp est un formidable Willy Wonka, complètement dérangé, décalé, déphasé et grand génie de la confiserie à la fois. Et puis, il a des répliques acrimonieuses et innocemment méchantes qui m’ont beaucoup fait rire. Le petit Charlie se débrouille aussi très bien, Freddie Highmore (Neverland, Deux Frères) est juste et touchant avec sa frimousse et son petit accent british.

En outre, la musique de Dany Elfman casse la baraque, et les effets spéciaux permettent de se lâcher comme jamais et de figurer avec un réalisme saisissant cet univers fantasmagorique qui fait penser au Magicien d’Oz. Donc tout cela concourre à en faire un film génial, et si en plus on a une bonne histoire, c’est gagné ! Or, l’histoire est chouette mais elle ne m’a pas conquise comme « Big fish » l’avait fait précédemment. Je suis un petit peu resté sur ma faim même si certains moments de délire pur m’ont absolument ravi. J’ai adoré les clips des « Oompa Lumpa » et les travellings vertigineux au sein de la gigantesque chocolaterie avec ses mécanismes, rouages et machineries tentaculaires.

Willy Wonka est un génie de la confiserie qui a construit une gigantesque chocolaterie d’où sortent mystérieusement toutes les compositions du maître. Il décide un jour de mettre dans ses tablettes de chocolat un billet en or qui permettra à 5 enfants de visiter la chocolaterie. Après bien des émotions, Charlie, un petit garçon pauvre mais digne, trouve le fameux billet. Ainsi que quatre détestables bambins aux défauts variés, Charlie et son grand-père visitent l’usine avec Willy Wonka en guide d’exception. Ils pénètrent alors dans un monde extraordinaire où bien des aventures les attendent.

Charlie et la chocolaterie

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