53 articles pour le mois de Septembre 2005

  • ThéâtrOpérage
Torch Song Trilogy au Vingtième Théâtre

Publié le Vendredi 30 Septembre 2005 - 14:42
Catégorie: ThéâtrOpérage

Je suis un gros fan du film « Torch Song Trilogy » de 1989 avec Matthew Broderick, la sublimissime Anne Brancroft (quels sont les hérétiques qui n’ont pas vu le film « Miracle en Alabama » hein ???) et Harvey Fierstein dans le rôle qu’il avait écrit pour lui au théâtre. A la base, il s’agit de trois pièces de théâtre qui ont été regroupées sous ce nom, et qui a eu un succès dingue à Broadway.

J’y allais avec pas mal de réticences parce qu’en tant que fan du film, de sa brillante VO et ses époustouflants interprètes, il fallait que la VF tienne la route pour le fond, que les comédiens puissent à la fois reprendre et se réapproprier cette histoire, et enfin que la mise en scène puisse relever le challenge de ces deux heures de jeu. J’ai été encore plus désappointé et méfiant quand j’ai vu tous les logos qui ornaient le bas de l’affiche (je ne les avais pas vu)… Oh putain, sponsorisé par Têtu, PinkTV, Illico, Citegay et consorts… Et manifestement, 99% de l’assistance était gay, ce qui laissait présager du pire. Je n’avais pas envie de voir une comédie gay, pour des gays, avec des gays, par des gays. Et pas non plus une pièce avec des mecs à poils pour satisfaire la lubricité de certains et s’afficher comme pièce pédé. Mais de toute façon, j’imaginais bien que le public intéressé et au courant serait particulièrement homo vu le sujet. D’ailleurs le film est culte principalement pour les homos.

J’ai rapidement pu mettre toutes mes interrogations de côté et tous mes doutes à la poubelle. Malgré quelques petits défauts, j’ai été absolument comblé par cette interprétation de la pièce de Fierstein. Il s’agit là d’un spectacle de grande qualité, qui transcende vraiment les genres et les orientations sexuelles, aux comédiens et comédiennes remarquables et à la mise en scène très efficace malgré quelques longueurs (mais inhérentes au texte je pense). Les trois tableaux se déroulent pendant deux heures, et le plaisir va crescendo, tandis que le comédien principal prend de plus en plus de substance et s’affirme au-delà de ses problèmes et de son manque de confiance.

Je trouvais Eric Guého plutôt moyen (pour être gentil) sur PinkTV, mais force est de constater qu’il est brillant et impeccable dans cette pièce. Il incarne un merveilleux Arnold Beckoff avec tout ce qui faisait la fibre irrésistible du personnage : ironique, grinçant, coléreux, diva, excessif, dépressif et au magistral humour feuje new-yorkais. J’aime beaucoup ce personnage qui est une Zaza Napoli qui cherche l’amour, et qui souffre de son physique tout en ironisant dessus pour mieux s’en détacher.

Nous avons donc trois tableaux qui racontent et exposent trois moments de la vie d’Arnold Beckoff, un drag qui se produit dans un cabaret. Le premier dépeint le quotidien d’Arnold et sa rencontre avec un type de qui il s’entiche. Ce type, Ed, est bi et ne veut surtout pas s’engager. Cette partie est certainement celle qui souffre le plus de longueurs, d’un texte qui a un peu vieilli et au final d’une certaine platitude. On peut avoir un peu peur de cette classique histoire du pédé qui tombe amoureux d’un hétéro pour qui il n’est qu’une simple passade. Classique, classique. Heureusement, Arnold fait déjà montre de ses cinglantes et hilarantes réparties, entre humour queer et désarmantes désillusions.

La seconde partie se déroule quelques mois plus tard. Arnold a bien souffert de sa relation, mais en a finalement fait le deuil dans les bras du magnifique Alan, un jeune top-model. Ils sont invités à la campagne chez Ed et sa nouvelle compagne : Laurel. Les chassés-croisés entre les personnages sont assez bien sentis, et il y a un jeu scénique dans les dialogues « deux à deux » alternés qui m’a énormément plu, et qui donne une dynamique énorme à la scène. On sent toujours poindre en Arnold des sentiments pour Ed, et en ce dernier une flamme maladroitement étouffée pour Arnold. On est alors complètement dans la narration, et dans les dialogues qui fusent avec toujours beaucoup de justesse et d’humour sur les relations de couple.

L’ultime moment de la vie d’Arnold est le plus passionnel et réussi. Cinq ans plus tard. Alan est mort, battu à mort par des homophobes dans la rue. Arnold a du mal à dépasser cette perte, il prend sous son aile un môme de 15 ans, qui est gay et qui passe de familles d’adoption en familles d’adoption. Les services sociaux finissent par le lui confier, et le gamin prend peu à peu ses marques. Ed revient sur le devant de la scène, ça ne va plus avec Laurel, il demande à Arnold de l’héberger quelques jours. Sur ce, débarque la mère d’Arnold, mère juive new-yorkaise par excellence (surtout interprétée par Anne Bancroft), à qui il n’a rien dit… ni sur la nature de la mort d’Alan, son « fils » ou Ed.

Les scènes d’anthologie avec la mère d’Arnold sont le pilier de cet « acte », et ne laissent vraiment pas indifférents. En effet, on y voit à quel point les deux êtres sont liés par l’amour qu’ils se portent, mais aussi séparés par un mur d’incompréhension et de dissension. Leurs caractères si semblables et explosifs donnent lieu à des échanges aussi croustillants, tragiques qu’émouvants, et sont portés par les deux comédiens avec énormément de talent. Rosine Cadoret (que j’ai déjà vu à la téloche dans des petits rôles, c’est certain) ne copie pas le rôle d’Anne Bancroft et compose une excellente mère.

Evidemment, nous n’avons pas échappé au bellâtre d’Alan en boxer CK très seyant… mais au moins, il l’a gardé sur les fesses. Ils ont en tout cas choisi un très beau mec, et surtout qui a bien assuré son rôle (il n’est pas extraordinaire, mais tient la route).

Il s’agit vraiment d’une pièce aux problématiques encore très actuelles et on ne peut s’empêcher de s’identifier. Outre cela, ces personnages si touchants et authentiques ont une portée bien plus universelle que ce qu’on pourrait penser au premier abord. Je suis vraiment enchanté par cette bonne traduction, et du passage si « smooth » de la VO à la VF. Mais surtout, quel bonheur de passer deux heures en compagnie de comédiens et comédiennes inspirés et portés par leur texte. Aucune réplique ne sonne faux dans cette pièce dont le texte n’est pourtant pas toujours très facile et plutôt verbeux, et aux échanges intenses, tour à tour émouvants, drôles, tragiques ou pathétiques.

PS: L’opinion d’Alex et Greg.

Torch Song Trilogy - Vingtième Théâtre

  • Ecoutage
Perdu dans le Palais des Glass

Publié le Vendredi 30 Septembre 2005 - 1:23
Catégorie: Ecoutage

Troubles et déséquilibres, mystères et agitations, émois et insondables arcanes.

Dans ma tête résonne ce morceau de Philip Glass qui résume tellement bien ce qui se passe en moi, que ça se passe de plus de commentaires.

Philip Glass – Facades

  • Outside
H&Mophobie assumée

Publié le Mercredi 28 Septembre 2005 - 16:39
Catégorie: Outside

Ah ouai non mais oh, ils vont arrêter de nous torturer avec leur pub de daube oui !

Je n’étais pas allé au cinéma depuis un certain temps, mais j’avais déjà vu que cette pub asticotait déjà mes contemporains. Et j’ai du subir à chaque séance (sachant que j’y vais très fréquemment deux fois à la suite) cette torture visuelle, auditive et intellectuelle qu’est la nouvelle campagne de pub H&M.

Ils se sont offerts les onéreux services de David LaChapelle pour créer un spot qui promeut une nouvelle marque en brodant sur le thème de Roméo et Juliette. En fait, c’est plus Tony et Maria de West Side Story, tout en pompant outrageusement l’idée de Baz Luhrmann dans l’esthétique et esthétisant « Roméo+Juliette ». Mais en plus kitsch et rococo, on obtient un clip d’une longueur excessive, d’une langueur intempestive et d’un chiant mythique. Ajoutons à cela une BO sponsorisée par Royco Minut’ Soup en personne, avec une voix criarde qui ne renierait pas sa québécitude. Mais pour aller avec le genre RnB, il s’agit de Mary J. Blige à la voix puissante et violemment passionnée. Et ça pousse des cris d’orfraie, et ça vocalise pendant des heures en scandant des paroles débiles. Et c’est triiiiiste, et c’est dramaaaaatique !

Heureusement, tout le monde dans la salle (comble) était excédé. Entre rires et quolibets, les gens ont raillé comme ils ont pu le spot. C’est surtout qu’il n’en finit pas, et que c’est tellement nul. C’est dommage car l’esthétique du clip n’est pas si merdeuse, si elle n’était pas si clichée dans le genre « faisons cité » et dans le marketing viral induit qui est à peine caché. Sur le site web, on propose un concours de SMS (pas con du tout, j’avoue que ma fibre markéteuse applaudit l’idée) pour imaginer le message que Roméo envoie à Juliette dans le spot. J’imagine les résultats…

Remarque il suffit de demander à Skyrock (dingue non ?) :

Tu kiffes ou tu fuckes ? :-)

Comme M. l’a si bien dit tout fort dans la salle : « Rendez-nous Kate Moss ! ».

Romeo & Juliet selon H&M

  • Ecoutage
  • Magazinage
Les trophées de la soupe stellaire

Publié le Mercredi 28 Septembre 2005 - 1:43
Catégorie: Ecoutage, Magazinage

Quand je pense que les mélomanes que je lis (comme Freaky, Folkfurieuse ou Borgo) n’en ont même pas parlé, je trouve ça HONTEUX !! Ce sont vraiment des élitistes !

Putain, merde, quand même il faut que je me farcisse les pages culture du Parisien, qui m’avait déjà fourni quelques perles entre les Feux de l’Amour ou Patxi, pour trouver le palmarès de la première édition des Etoiles de Chérie FM. Attention, 4 millions d’appels (!!!) ont permis de choisir les gagnants.

C’est ouf, tout dans cet article célèbre la soupe franchouillarde actuelle mais avec un tel aplomb que c’en est déconcertant. Et pourtant, j’écoute Chérie FM de temps en temps, et c’est même RFM qui me réveille le matin (c’est dire si je ne suis pas du genre « indé »), mais là quand même… ‘tain y’a un minimum !

Tout commence par les parrains : Phil Collins et Céline Dion. Ok, ça annonce la couleur. :mrgreen:

Et le fin du fin : les résultats.

Lara Fabian : Etoile du public
Michal : Etoile du public
Yannick Noah : Etoile de la générosité
Chimène Badi : Etoile de l’émotion live
Arielle Dombasle : Etoile de la séduction féminine
Marc Lavoine : Etoile de la séduction masculine
Isabelle Boulay : Etoile de la sensibilité
Julie Zenatti : Etoile de la chanson d’amour
Lara Fabian : Etoile de l’émotion

Nan mais vous y croyez vous ? (les noms des trophées, les gens ???)

:berk:

PS : Merde déjà que j’ai des problèmes avec les fans d’Hélène Ségara moi… pfiouuuu.


Trophées Chérie FM - Le Parisien 28/09/2005

  • Cinéphage
Ma sorcière bien-aimée

Publié le Mardi 27 Septembre 2005 - 19:04
Catégorie: Cinéphage

Mein gott !

Pourtant l’idée de base n’était pas si mauvaise. Une production décide de reprendre la série « Ma sorcière bien-aimée », pour cela ils engagent une super star sur le retour (Will Ferrel qui est nul à chier) pour incarner « Jean-Pierre ». Ce dernier veut conserver le rôle principal et donc il chercher à dégoter une parfaite inconnue. Il tombe par hasard, dans une biliothèque, sur la femme idéale pour le rôle qui se révèle être une vraie sorcière : Nicole Kidman. Cette dernière est parfaite en Samantha, aussi bien physiquement que dans son jeu.

On peut aussi noter que Michael Caine pour le père de Nicole Kidman, et Shirley MacLaine en tant qu’Endora ne sont pas mal du tout, bien que malheureusement sous-employés.

Euhhhhh ah oui, y’a aussi la musique du générique qui est bien, ainsi que le diguiding diguiding du nez de Samantha qui n’ont pas pris une ride.

Voilààààà ! Le reste c’est de la grosse merde en boite.

Pas de scénario, pas de dialogues, pas de metteur en scène… A part quelques saynètes cocasses, le film est poussif et sans relief.

Beuarrrrk. C’est honteux d’avoir chié une bouse alors qu’il y avait pourtant du potentiel, notamment dans une actrice comme Kidman, et des personnages mythiques comme celui d’Endora.

Ma sorcière bien-aimée

  • Cinéphage
Kiss Kiss, Bang Bang

Publié le Mardi 27 Septembre 2005 - 19:03
Catégorie: Cinéphage

Quelqu’un peut m’expliquer la traduction du titre américain « Kiss kiss, bang bang » par le titre français : « Shane Black’s Kiss kiss, bang bang », parce que là je suis un peu perdu ? Et puis, qui est-ce qui décide des traductions de titres comme ça, et quel a donc été le complexe processus intellectuel qui nous a emmené là ?

Ce film est une sacrée réussite en tout cas, et rassure carrément sur le potentiel du cinéma américain. Et enfin, enfin, enfin, un scénario ! Un vrai scénario avec des choses intrigantes, déjantées, cocasses, originales et inspirées. Il s’agit d’un curieux mélange entre comédie presque burlesque et polar bien noir, le tout dans un décor à base de piscine, bimbos et palmiers made in L.A. Et en duo de choc pour remuer le tout : Robert Downey Jr et Val Kilmer qui sont excellents.

Robert Downey Jr est un petit escroc new-yorkais qui passe un casting par erreur, et se retrouve balancé dans une soirée VIP à L.A. avec son caractère à la Woody Allen. Val Kilmer, un détective privé gay, doit former l’autre pour qu’il endosse mieux son personnage. S’en suit alors une histoire dingue de meurtre et d’enquête dans ce milieu bien cliché de L.A., avec notamment une amie d’enfance de Robert Downey Jr qu’il rencontre par hasard. Cette dernière, fan de polars et actrice en herbe, s’était enfuie de chez elle car elle ne supportait plus la vie qu’elle menait, et surtout parce que sa petite soeur subissait l’inceste de son père.

On débarque dans une histoire sans dessus dessous aux relents de films noirs, et pourtant on avance dans cette intrigue, et petit à petit cela devient plus limpide, donc au final ce n’était même pas n’importe quoi ! Richard Downey Jr est un fabuleux narrateur, et le réalisateur a mis une énergie incroyable dans sa mise en scène pour souligner les talents des comédiens. Donc ça foisonne de coups de feu, de rebondissements narratifs et de blagues débiles. On peut aussi remarquer des dialogues très bien léchés, drôles et pétillants.

On notera le rôle assez original et incroyablement bien « jaugé » du pédé de service joué par Val Kilmer. Il est parfait, et son rôle n’est ni caricatural, ni trop lisse. Le seul bémol est pour moi cette scène de la fin où il baffe le père incestueux (alors qu’il ne connaît même pas la fille victime). Je n’ai pas pu m’empêcher d’y voir une grande allégorie, qui part certainement d’un bon sentiment, mais qui est un peu en trop et superflue. En effet, on peut y lire la volonté de l’auteur d’affirmer que c’est l’homosexuel honnête, sensible, intelligent et gentil qui condamne l’incestueux méchant homme, et il positionne ainsi moralement ses personnages. C’est certes assez nouveau et gonflé comme « imagerie » et métaphore, mais j’ai trouvé que ça tombait un peu comme un cheveu sur la soupe, et que cela ne servait vraiment pas l’histoire.

Mais en définitive, un très bon divertissement qui donne la pèche et qui rompt avec la morosité des mois derniers en terme de production US « grand public ».

Kiss kiss, bang bang

  • Magazinage
Psychanalyse et remise en question

Publié le Mardi 27 Septembre 2005 - 11:38
Catégorie: Magazinage

J’ai lu un papier assez récemment dans le Monde (du 16/09/2005) où un certain Philippe Pignarre parle de la psychanalyse et de sa nécessaire remise en question devant ses erreurs passées, certainement pour mieux préparer ses erreurs futures, et peut-être les anticiper avec plus d’humilité.

Cet article : « Des questions que les psychanalystes ne peuvent plus éluder » évoque notamment les prises de positions des associations de psychanalystes à certaines époques à propos de sujets aussi divers que controversés, comme l’autisme, l’homosexualité ou bien la toxicomanie. Philippe Pignarre explique alors, en effet, comme on a pu dire que les autistes étaient le produit de mères « froides » et qu’il fallait les en éloigner, ou bien que l’homosexualité était une maladie qu’on pouvait guérir etc.

J’avais d’ailleurs déjà parlé de ce sujet de la guérison des homosexuels dans un précédent post, où des témoignages et enquêtes sur le sujet m’avaient énormément troublé. Il existe encore aujourd’hui bien des personnes pour dire que l’homosexualité est une maladie mentale qui se guérit, ou pas. Je me souviens de M. qui m’avait dit que lorsque son père avait découvert son homosexualité, il lui avait proposé avec candeur et magnanimité de lui payer une thérapie au Brésil où on guérissait « là-bas » ce genre d’affection.

Je suis un fervent supporter de la Psychanalyse et de ses « docteurs », mais l’on ne doit pas en effet nier qu’elle peut aussi être un terrible instrument de malheur lorsqu’elle se trompe. Or, non seulement elle se trompe mais en plus, elle ne s’en rend pas compte tout de suite. Et pourtant, je crois que c’est aussi un outil, en tant que science appliquée, extrêmement efficace et sain qui a fait ses preuves, et qui a aidé des millions de personnes à aller mieux « avec eux-mêmes ». En tant que science humaine, elle est à la merci de visions politiques subjectives et de certaines conventions morales qu’il a fallu dépasser. Or Philippe Pignarre pose justement le problème : « Pourquoi à chaque fois, l’affrontement avec la réalités des problèmes est-il venu du dehors de la psychanalyse – et même contre elle ? Quel a été le coût du retard ? ».

On a voulu placer dans cette « science » tous nos espoirs de contrôle et maîtrise de l’esprit humain, comme on a voulu le faire pour le corps et la médecine mais il faut se rendre à l’évidence. La Psychanalyse est bien une science humaine, on peut s’y fier mais pas aveuglément. Elle doit alors être plus à même de se remettre en question et de dépasser ses propres tabous, clivages et blocages, pour ne jamais se trouver en porte-à-faux. Et aujourd’hui, nous sommes bien loin d’un tel comportement, surtout si l’on considère les multitudes de mouvements et mouvances psychanalytiques qui prônent telle ou telle théorie et thérapie. En outre, quand on voit les résultats des grandes théories des plus éminents psychanalystes, on en trouve toujours les failles au bout de quelques années, parfois beaucoup plus. Donc humilité…

Mais alors il devient très difficile de faire confiance à un psy, ses méthodes, son expertise et sa fiabilité ?

Et plus globalement, quelle différence fait-on entre névroses et psychoses ? C’est un peu comme quand je définis l’homosexualité comme un simple trait de caractère. Etre timide ou être colérique ou sûr de soi, on ne va pas voir un psy pour cela, à moins que cela rende malheureux ou incapable de s’intégrer dans la société. Le psy ne doit pas changer la nature de son patient, simplement lui permettre d’être heureux et mieux dans ses baskets, à sa manière. Pour moi l’homosexualité est identique à cela. Donc, je pense que l’orientation sexuelle implique une dimension psychanalytique, mais comme la timidité ou un quelconque trait de caractère, ni plus, ni moins. Le seul objectif des gens sur un divan de psy devrait être la quête du bonheur, le leur. Tiens un autre post aussi où j’évoquais le sujet “psy”.

Des questions que les psychanalystes ne peuvent plus éluder - Philippe Pignarre - Le Monde du 16/09/2005

  • Linkage
Rencontres à Trifouillis

Publié le Lundi 26 Septembre 2005 - 13:44
Catégorie: Linkage

Pierro explique comment Meetic a créé 292 000 pages satellites pour être référéncé comme le premier site de rencontres de la France entière. Meetic ou l’ubiquité amoureuse !

  • Linkage
Le Vatican ne veut plus de séminaristes gays

Publié le Lundi 26 Septembre 2005 - 13:06
Catégorie: Linkage

[Via NYCboy] Cet article du Monde nous explique comment le Vatican veut “barrer l’accès à la prêtrise aux séminaristes manifestant des tendances homosexuelles”. J’ai hâte de connaître la liste des indices qui permettent de repérer l’homosexualité d’un séminariste… huhu. Finalement, ça leur rendra service ! Ils n’ont qu’à opter pour une religion moins homophobe ! Nah !

  • Matooyage
  • Outside
Polyblogomorphisme* narbonnais

Publié le Dimanche 25 Septembre 2005 - 23:15
Catégorie: Matooyage, Outside

En exclusivité, mon premier vidéoblog en direct du train lors de l’aller vendredi après-midi. On m’a reproché de ne pas me mettre au podcast alors je tape encore plus fort. Ne soyons pas timide, osons la vidéo ! Le son et l’image en mouvement pour des reportages passionnants et palpitants, pour entrer dans mon univers comme si vous y étiez. Oubliez le blog, c’est has-been d’écrire ! Venez goûtez à l’insolence et ma vision trash du monde ! Mettez le son car c’est aussi ça qui compte, et… lâchez vos coms !

VideoBlog TGV

(Nan finalement, le MatooTrip c’était vachement mieux dans le genre !)

Je remonte sur Paris, et profite de nouveau de ces trois heures et demi de tégévé (j’ai pris un Corail entre Narbonne et Montpellier) pour écrire un brin. J’étais à Gruissan, près de Narbonne, pour rendre visite à J. qui y a pris ses quartiers d’hiver en vue d’une studieuse retraite monacale et automnale de trois mois (à l’IUP de Narbonne). Cela m’a rappelé pas mal de souvenirs, vu que nous y avions passé quelques jours en avril avec Cécilia, Jérôme et Sandra… oh là là, il y a presque huit ans en fait !! Je me souvenais donc assez bien de la configuration de la ville avec un centre assez mignonnet et une partie plus balnéaire très classique. On y trouve aussi un quartier de maisons sur pilotis dont le panorama est familier depuis qu’elles ont servi de décor à « 37°2 le matin ».

Heureusement nous sommes fin septembre et la saison est complètement terminée, car je devine que ce doit être insupportable en été. J. a trouvé un chouette studio qui donne sur la mer, et dont la vue samedi matin au réveil m’a bien revigoré.

Vue de Gruissan le matin

Il loue ça pour une poignée de cerises, mais il faut dire que l’immeuble est presque entièrement vide. Je n’ose imaginer l’horreur que cela doit être en pleine saison, avec trente personnes au mètre carré et tous ces restos beaufissimes pleins à craquer. C’est dommage car on devine une baie et un bord de mer plutôt joli et préservé, mais c’est de la bonne industrie balnéaire qui se déploie sur des kilomètres à la ronde.

En tout cas, je me suis régalé de cette place désertique et de la vue sur la sortie et l’entrée des bateaux dans le port. Je ne me lasse jamais de regarder aller et venir les voiliers, ça ne doit pas arrêter pendant l’été, alors que là on voit bien que le temps a repris son flot, lent et clapotant rythme qui annonce l’hiver méditerranéen.

Bateau qui sort du port de Gruissan

Comme il a fait très beau, nous sommes même allés à la page, et je me suis baigné. ;-) Hé hé hé.

Sinon la visite du port de Gruissan et de ses environs a été propice à jouer les parisiens méprisants et moqueurs. Première cible : le magasin de souvenirs. Mein gott ! Un vrai magasin comme on en imagine que dans ses rêves les plus fous. Un endroit où se côtoient les objets en verres colorés affreux, les boites à bijoux en coquillages, les boules de plexiglas remplies d’eau avec de la neige, les animaux décos (chiens, chats, dauphins etc.) avec en option le « phosphorescent la nuit », les assiettes et autres ustensiles de cuisine peints et dorurés à outrance avec motifs chinois ( ?), la pendule dauphin qui brille la nuit, les tableaux de maîtres à l’inspiration méditerranéenne proche de celle véhiculée par le véritable et authentique Canard WC fraîcheur Marine etc. Bref, le musée des horreurs ! En outre, il est à vendre, et on nous précise même : « Très bon CA ». Eh bien, on est rassuré alors, en plus, ça vend bien !!

Souvenirs de Gruissan Souvenirs de Gruissan

Deuxième cible : le resto. Ce midi, nous avons voulu nous trouver un resto, et puis je n’ai pas résisté quand j’ai vu celui-ci :

Resto MIAM !

Bah ouai, il fallait au moins leur donner leur chance. Je me suis dit que j’allais peut-être me raviser et me retrouver le bec dans l’eau avec mes préjugés élitistes. Humm, en fait non. Il faut le dire, la bouffe n’était vraiment pas bonne… Mais le summum est venu beaucoup plus tôt que nous ne l’attendions : dès l’apéro. On nous apporte une coupelle avec des olives, belle attention. J. s’apprête à en prendre une…

Olives en apéro...

Mais à y regarder de plus près… Hummm ne serait-ce pas… Des noyaux d’olives rognés, suçotés, machouillés par les précédents convives !!? Et siiii ! Apparemment, les gens d’avant n’étaient pas très distingués puisqu’ils ont recraché leurs noyaux usagés dans la coupelle d’olives au lieu de les mettre dans le cendrier ou dans le petit pot prévu à cet effet. Mais le serveur peu amène et révérencieux nous les a directement rebalancé dans la tronche, vieux noyaux baveux inclus. Sur le ticket de carte bleue, il est même indiqué comme nom complet de restaurant : « Miam miam glou glou ». :mrgreen:

Et ses noyaux !!!!

Et en exclusivité gruissannaise : la croisière Speed-dating !!!

La croisière Speed-dating gruissannaise

En tout cas, j’ai passé là-bas deux petites journées ensoleillées bien reposantes et délassantes. Il n’y a pas à dire, le soleil, la mer et l’air frais, ça fait du bien ! Mais ce n’est plus comme l’été, malgré la douceur du temps et les conditions estivales, on y retrouve cette luminosité blanchâtre du soleil d’automne et d’hiver.

Et au final, un des trucs les plus notoires de ce romanesque week-end fut une certaine performance avec J. Ah oui, on a réussi sans le vouloir ou le préparer un truc vachement bien, un truc plutôt rare et drôlement jouissif. Hummm comment dire… Nous étions simplement en train de nous sucer l’un l’autre tête-bêche, autrement dit en cette bonne vieille position du 69 ! Jusque là rien de transcendant me direz-vous… Mais fort excité par cette position et dans l’humeur du moment, nous nous sommes mis à y aller plus franchement. J’ai saisi et serré la base de ses couilles (qu’il a plutôt proéminentes) avec ma main droite comme s’il avait un cockring, et en enfonçant ainsi plus encore son membre en moi, tout en le masturbant de l’autre main. Il a alors gobé plus avant ma bite, et m’a énergiquement branlé.

D’habitude, nous nous prévenons plus ou moins, ou bien nous essayons de nous synchroniser plus ou moins dans nos ébats. Mais là je n’ai pas vu le coup venir. :mrgreen: A un moment, un mémorable merveilleux instant, j’ai senti le premier spasme de l’éjaculation et j’ai perçu en lui un identique mouvement. Au moment où je sentais mon sperme déferler dans sa bouche, une première giclée du sien parvenait au fond de ma gorge. Et ainsi, nous avons défailli en même temps, l’un dans l’autre, synchrones, réciproques, mutuels, simultanés. Fabuleuse impression, délectable opération, suave fusion.

Evidemment, le genre de récréation à ne pratiquer qu’avec des gens qu’on connaît très bien, depuis au moins trois mois ! ;-)

*Où l’on essaye de pondre un post avec des styles complètement différents, mais tous les miens. Tous les événements narrés et les personnages ne sont pas fictifs ou inventés. ;-)

  • Boukinage
Danseur

Publié le Samedi 24 Septembre 2005 - 14:13
Catégorie: Boukinage

Dans ce Train qui court à Grande Vitesse dans la campagne, je viens de refermer ce livre de Colum McCann et je n’en reviens pas. Comment ce bouquin n’a-t-il pas gagné de prix ? Pourquoi ai-je du attendre sa sortie en poche pour le connaître ? Dire que je l’ai acheté complètement au hasard ! Rhalalalala ! Et à présent que me reviennent en écho les dernières impressions, ces dernières pages enfin tournées, je me dis : « quel putain de bon roman ! ».

Ce roman si prenant raconte l’histoire du danseur Rudolf Noureïev. Plutôt que de produire une biographie de plus avec son lot de lacunes, interprétations, longueurs et polémiques, Colum McCann a plutôt décidé d’écrire un roman, et il a bien fait. Il a ainsi bâti sur la passion qu’il avait de ce danseur d’exception un livre qui n’est pas forcément une peinture exacte de la réalité mais un mélange de fiction et de faits avérés. Il a pu ainsi véritablement mettre en scène Rudolf Noureïev comme il l’entendait ou l’imaginait. Sa famille, son éducation, ses amis, ses conquêtes et ses folies passent ainsi par la plume de ce brillant auteur qui nous fait vivre avec fougue l’existence d’un être aussi passionné qu’il est possible d’être.

Et à la base, la biographie de ce danseur est une trame idéale de roman. Un jeune prodige russe aux origines modestes qui enflamme le Kirov, puis s’enfuit à l’ouest lors d’une tournée. Un danseur qui vit ensuite une existence de star et de diva des opéras du monde entier. Il fréquente Warhol, Jagger et la clique new-yorkaise underground dans les années 60. Il rencontre les chefs de gouvernements de tous les pays du monde, il fraye avec la jet-set de New York, Paris et Londres, il copine avec des acteurs et des artistes renommés. Il gagne surtout un pognon fou qu’il claque en appartements, fringues, oeuvres d’art et autres extravagances. Il fait étalage de son caractère impossible, de ses caprices insupportables, de son obsession sexuelle et de son homosexualité en multipliant les amants, les virées en backrooms et les interdits de tout genre. Il meurt du sida dans les années 90, mais toujours aussi flamboyant et mythique.

Comme Colum McCann écrit un roman, il raconte ce qu’il veut, commence et finit comme il le désire, et cela donne un roman d’une force stupéfiante. En effet, on sait que la base est réelle et on est donc encore plus emporté par les éléments romanesques (véritables, inventés, fusionnés, altérés mais on s’en balance) qui viennent étayer les faits. Ainsi le roman débute par une description extraordinaire des conditions de vie des soldats russes pendant la seconde guerre mondiale, et celle de son père qui est un de ses vétérans. Il ne se termine pas par la mort du danseur…

Ce commencement est terrible. On vit avec un réalisme troublant les sensations de ces soldats qui sont amenés à une déchéance sans nom. Il pose ainsi le décor de l’enfance de Rudik qui dansait à 6 ans dans les hôpitaux pour les soldats qui rentraient du front. Il passe alors de la danse folklorique à la danse classique en rencontrant une ancienne danseuse étoile et son mari qui le prennent alors sous son aile. Ils remarquent déjà le talent, la passion et aussi les travers de ce tout jeune homme (son caractère monstrueux et aussi ses tendances inverties). Ce jeune homme qui se fait frapper tous les jours par son père qui veut en faire un homme, et qui n’accepte pas la passion de son entêté de fils. Ainsi toute la vie du danseur est marquée par cette attitude double de ses proches. Ils l’admirent et le détestent en même temps.

Toute cette partie du roman, celle de l’initiation en quelque sorte, fait penser au film « Billy Elliot ». On y retrouve la même innocente passion du gamin, ses difficultés avec sa famille et cet orgueil du danseur étoile qu’on voit déjà poindre. Chaque réussite de Rudik, chaque étape de cette lente évolution et maturation de danseur donne lieu à de superbes passages.

D’ailleurs ce qui ressort principalement de l’écriture du bouquin est la passion communicative avec laquelle l’auteur raconte son histoire. Le style et la violence des descriptions, la manière dont il virevolte avec ses phrases sont autant de facteurs qui contribuent à nous faire connaître mais aussi vivre et sentir les différents moments de la vie de Noureïev. Le tout avec une acuité que je ne soupçonnais même pas avant de l’expérimenter par moi-même.

L’auteur alterne pendant tout le roman entre une dizaine de narrateurs. Ils se succèdent sans repères précis (russe, français, américain…), parfois reviennent à plusieurs années d’écart, et ils sont simplement séparés d’un saut de ligne supplémentaire. Mais en quelques phrases et indications, on sait que c’est un autre protagoniste qui s’exprime. En effet, le style se modifie immédiatement et l’auteur instille subtilement les nouvelles relations entre les personnages, et nous fait comprendre qui est celui qui « parle ». Le procédé est terriblement efficace et, curieusement, je n’ai jamais perdu le fil.

J’ai adoré ce roman. Tout m’a plu. La vie de Noureïev que je ne connaissais que par bribe, et surtout racontée de cette manière m’a fasciné. Je me fous de savoir que tout n’est peut-être pas vrai, ce n’est vraiment pas très important. Et plus globalement, le talent de l’auteur m’a conquis, j’avais rarement lu un roman dont le style et la forme portaient et servaient autant le fond. Le roman est certes hagiographique, et je suppose qu’il a fallut que l’auteur ait une certaine passion pour Noureïev pour l’écrire, mais il n’est pas lèche-botte (ou encomiastique) ni complaisant. Il s’arrête exactement où il faut pour que la légende reste intacte, et que le danseur, même malade, en fin de course et blessé, s’arrête immortalisé dans un saut, au firmament.

Danseur - Colum McCann

  • Matooyage
Une auto-félonie qui tourne mal

Publié le Jeudi 22 Septembre 2005 - 19:31
Catégorie: Matooyage

Eh oui, ce matin j’ai été obnubiblié ! En fait, j’ai commencé un roman mardi matin en allant au taf, et j’ai immédiatement été séduit. Il s’agit du genre de bouquin tellement marquant et qui m’emballe à un point que je continue à lire dans les couloirs, les escalators et les tourniquets du métro. Je suis totalement embarqué dans le récit et l’histoire. L’intrigue m’a captivé et aspiré dès les premiers paragraphes.

Le genre de roman qui rentrera certainement dans mon panthéon de la littérature (ces vingt bouquins qui m’ont marqué) lorsque je l’aurais terminé. Je prends un tel plaisir tous les matins et les soirs à lire ce livre, que j’ai pensé à y consacrer une soirée. Et puis je me suis dit qu’au contraire, il fallait que je profite de cette période délectable et que je joue un peu avec mes nerfs. Donc je fais mon possible pour lire à la même vitesse, à ne pas ouvrir le bouquin en dehors des transports (exclusivement consacrés à la lecture ou à l’écoute de podcasts). Je joue à ce petit jeu SM jubilatoire tous les jours : la douleur de l’abandon compensée par la jouissance de la reprise.

On oublie souvent un peu un bout de la narration ou bien des personnages (surtout en début de roman), et parfois je dois reprendre quelques pages avant, mais là ce n’est pas le cas. Je me remets immédiatement à l’attaque de la ligne que j’avais laissée à regret le matin même ou la veille au soir en arrivant à Goncourt. 409 pages, et j’en suis à la page 191… je sens que je fais en faire une bouchée ce week-end, où je me paye en plus un trajet de TGV assez long.

Ce matin, une femme en face de moi dans le RER essayait de déchiffrer le titre sur la couverture. Elle devait être étonnée de ma tronche de type complètement dévoré par sa lecture. J’ai soulevé le bouquin en souriant et je lui ai dit « Rolalalala, c’est top ! ». Et elle m’a souri en répliquant « En effet, ça a l’air ! ».

J’ai chopé le tramway à la Défense comme tous les matins, et comme hier j’ai raté la station à laquelle je descends. Heureusement, je peux aussi descendre à la suivante sans trop avoir à marcher. Donc je fais ça, et puis je commence à marcher vers la bonne sortie qui est à l’arrière. J’ai alors pratiqué une honteuse auto-félonie (non, non, non, ce n’est pas sexuel bande de pervers !) dont je ne suis pas fier : j’ai voulu terminer la page.

Je tiens donc mon bouquin ouvert et comme je connais le chemin par coeur, j’y vais bille en tête le long du quai. Et bille en tête, je m’emplafonne la gueule contre la vitre de l’abri de tram ! Baaaaaaaaaaam ça fait, et moi je lâche mon bouquin, et comme dans un bon Tex Avery : je vois des étoiles. Comme j’étais après tous les gens, personne ne m’a grillé, mais une dame s’est tout de même retournée, certainement aiguillonnée par le grand baaaaaaaaaaam. J’étais en train de ramasser mon livre, en essayant de tenir debout car ça tournait un peu autour de moi. Elle me dit : « ça va ? », et je lui réponds : « Ouai grave, je me suis juste rétamé dans la vitre de l’abri. » avec un grand sourire rigolard. Elle m’a jeté un regard dubitatif, a remis en place son faux carré Hermès et ses fausses boucles d’oreilles Agatha en forme de chien, et s’en est allée bougonne (mais je crois qu’elle ne doit pas souvent faire une autre tête).

J’ai sagement rangé mon bouquin, et m’en suis allé moi aussi gagner ma vie. Et ce soir, j’ai une belle bosse qui vient décorer mon front. Du coup, je ne sais même plus où j’en suis dans ma lecture, pour une fois je vais devoir reprendre la page à son début toute à l’heure. Bonheur ! ;-)