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	<title>Comments on: Dialogues de muets</title>
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	<description>Pectus est quod disertos facit.  ^^  Pédéblogueur depuis 2003 (178 av LLM).</description>
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		<title>By: Se non è vero&#8230; &#187; Archive du blog &#187; Né quelque part</title>
		<link>http://blog.matoo.net/index.php/archives/2005/11/13/dialogues-de-muets/#comment-14336</link>
		<dc:creator>Se non è vero&#8230; &#187; Archive du blog &#187; Né quelque part</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Nov 2005 17:04:12 +0000</pubDate>
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		<description>[...] Mon retour à la maison familiale n&#8217;est jamais évident. Le billet de Matoo  que je lisais l&#8217;autre jour a fait écho à certaines de mes propres réflexions. Non pas sur la forme du malaise, en particulier, mais plutôt sur le thème de l&#8217;émancipation par rapport à la famille, en général. [...]</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[...] Mon retour à la maison familiale n&#8217;est jamais évident. Le billet de Matoo  que je lisais l&#8217;autre jour a fait écho à certaines de mes propres réflexions. Non pas sur la forme du malaise, en particulier, mais plutôt sur le thème de l&#8217;émancipation par rapport à la famille, en général. [...]</p>
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	<item>
		<title>By: Léo</title>
		<link>http://blog.matoo.net/index.php/archives/2005/11/13/dialogues-de-muets/#comment-14335</link>
		<dc:creator>Léo</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Nov 2005 09:33:46 +0000</pubDate>
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		<description>Chronique intéressante et réponses idem. Les &quot;relations&quot; avec les parents, qui peuvent toujours être meilleures, cela fait aussi partie de la &quot;crise des trente ans&quot;. Le temps passant, cela s&#039;arrange...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Chronique intéressante et réponses idem. Les &#8220;relations&#8221; avec les parents, qui peuvent toujours être meilleures, cela fait aussi partie de la &#8220;crise des trente ans&#8221;. Le temps passant, cela s&#8217;arrange&#8230;</p>
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	</item>
	<item>
		<title>By: BrunoNation</title>
		<link>http://blog.matoo.net/index.php/archives/2005/11/13/dialogues-de-muets/#comment-14334</link>
		<dc:creator>BrunoNation</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Nov 2005 20:58:37 +0000</pubDate>
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		<description>Cher Christophe,

Même si le raisonnement de voter message m&#039;échappe, je suis très sensible au flot de sentiments, d&#039;émotions, d&#039;images  et à l&#039;aspect &quot;littéraire&quot; dudit message.

Cela doit êter super pour la famille d&#039;avoir un papa aussi sensible et littéraire (moi je suis homo, et l&#039;image du père hétéro - donc mon Père - est celui de quelqu&#039;un froid introverti dur à l&#039;ouvrage au grand coeur bien que ne l&#039;exprimant jamais !)

Et puis, aucune rupture n&#039;est jamais définitive. Simplement après la mort de votre mère, la relation continuera tant que vous penserez à elle, mais elle sera simplement figée. Cela sera peut être encore plus dur à ce moment là de gérer cette relation ...

Merci Fabienne. Et si vous donnez plus à vos enfants encore en vous décarcassant, eh bien, c&#039;est super pour vous comme pour vos enfants.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Cher Christophe,</p>
<p>Même si le raisonnement de voter message m&#8217;échappe, je suis très sensible au flot de sentiments, d&#8217;émotions, d&#8217;images  et à l&#8217;aspect &#8220;littéraire&#8221; dudit message.</p>
<p>Cela doit êter super pour la famille d&#8217;avoir un papa aussi sensible et littéraire (moi je suis homo, et l&#8217;image du père hétéro &#8211; donc mon Père &#8211; est celui de quelqu&#8217;un froid introverti dur à l&#8217;ouvrage au grand coeur bien que ne l&#8217;exprimant jamais !)</p>
<p>Et puis, aucune rupture n&#8217;est jamais définitive. Simplement après la mort de votre mère, la relation continuera tant que vous penserez à elle, mais elle sera simplement figée. Cela sera peut être encore plus dur à ce moment là de gérer cette relation &#8230;</p>
<p>Merci Fabienne. Et si vous donnez plus à vos enfants encore en vous décarcassant, eh bien, c&#8217;est super pour vous comme pour vos enfants.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>By: Marc-Gérald</title>
		<link>http://blog.matoo.net/index.php/archives/2005/11/13/dialogues-de-muets/#comment-14333</link>
		<dc:creator>Marc-Gérald</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Nov 2005 17:13:00 +0000</pubDate>
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		<description>Merci pour le mot &quot;vibrisses&quot;.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Merci pour le mot &#8220;vibrisses&#8221;.</p>
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	</item>
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		<title>By: Christophe</title>
		<link>http://blog.matoo.net/index.php/archives/2005/11/13/dialogues-de-muets/#comment-14332</link>
		<dc:creator>Christophe</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Nov 2005 16:10:03 +0000</pubDate>
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		<description>Dénaturés???? Je rêve ou l&#039;on est un plein eugénisme. Une dette ? Je ne le crois pas. Une pression sociale, un ciment sans lequel une société s&#039;effrite comme

lorsque qu&#039;un tabou est transgressé -- sans doute. Mais une dette ?

Peut-on réellement émettre en toute intelligence des généralités sur ce qui relève du plus intime, plus encore que la sexualité, à mon avis. Pourquoi suis-je né ? De

quel amour suis-je le produit ? Vais-je donner la vie ? Quelle sera ma responsabilité si je la donne ? Du jour où j&#039;ai franchi le pas, à quarante ans, de faire un premier

enfant, se sont instantanément écroulés les pilotis sur lesquels végétait une relation perpétuellement conflictuelle avec ma mère.

Enfant non désiré, certes pas abandonné, mais traité depuis le plus jeune âge comme un adulte, à qui l&#039;on fait peser depuis toujours le poids de l&#039;abandon, j&#039;ai

longtemps souffert de ce sentiment de dette. Séchez vos larmes, ça n&#039;était pas Cosette, même pas du Jean-Luc Lahaye. Juste quelque chose dans l&#039;air comme une

pesanteur, une impression toujours vivace d&#039;être de trop, de gêner, de ralentir le cours du bonheur. Au fil du temps, de l&#039;exploration des traumas de mes

contemporains, le poids s&#039;est fait plus léger, mais ce flottement un peu rance comme plus envahissant. Je n&#039;ai pas de souvenirs d&#039;enfance heureux. Du plus loin qu&#039;il

m&#039;en souvienne, depuis qu&#039;une main a repoussé la mienne, je sais que j&#039;avance en terrain découvert.

Après l&#039;enfance, pendant plus de vingt ans, j&#039;ai cru de mon devoir de payer ma dette, de maintenir cette relation à flot, de simuler une situation de famille. Rien ne fut

en réalité plus éloigné d&#039;une famille que cette relation duelle n&#039;offrant aucune sécurité, juste un lien très fort, mais ancré sur rien, comme une énorme chaîne à la

dérive. L&#039;abandonnée c&#039;était Elle, le malheur n&#039;étant, ne pouvant être que de son côté à Elle.

Il était même un temps où, interrogé sur ma vie de couple infécond après quelques d&#039;années, je pensais juste de répondre que je ne croyais pas à l&#039;enfance. Un jour,

timidement, j&#039;ai compris que c&#039;était mon enfance qui n&#039;était pas croyable.

Au moment même où se posait de façon de plus en plus pressante la question d&#039;un enfant  -- voire plus, le thème de la dette est revenu au premier plan, avec un tout

autre éclairage. La dette, elle allait venir avec cette responsabilité de concevoir un enfant. Suis-je fainéant, manqué-je d&#039;énergie ? Toujours est-il que m&#039;est apparu très

clairement la part d&#039;égoisme dans la volonté de perpétuer l&#039;espèce. C&#039;est son avenir que l&#039;on sauve en ayant un enfant. J&#039;ai donc levé l&#039;hypothèque sur mon passé, et

de façon la plus radicale.

Je ne vois plus ma mère, refuse définitivement de lui présenter nos enfants. D&#039;ailleurs, elle ne le réclame pas, c&#039;est une autre histoire... J&#039;ai le sentiment de ne plus

rien lui devoir. Elle a saccagé mon enfance. Je lui ai consacré une partie non négligeable des 25 années suivantes. Elle n&#039;a rien su en faire, trop tard, tant pis pour elle,

passons à autre chose. J&#039;ai toujours beaucoup d&#039;amour à donner, ces petits avides de le recevoir, qui le réclame et à qui je le dois. Elle est là, ma dette. Parfois, il faut

réviser ses classiques Herta et retrouver le goût des choses simples.

Je n&#039;ai peut-être pas le coeur assez vaste. Que faire de cette information ? Une fois qu&#039;on l&#039;a dit, on a rien dit. Mais cette obligation dans laquelle nous place la Loi de

subvenir aux besoins de ses parents me met en rage. Personne ne sera jamais là pour &#039;déduire&#039; tout ce dont j&#039;ai manqué. En vertu de quoi devrais-je débiter la famille

que je me suis construit au profit de qui s&#039;est contentée de me tenir sur le bord du nid ?

Oui, j&#039;éprouve de la haine, qui grandit à mesure de cet émerveillement quotidien de voir grandir mes enfants. C&#039;est tellement facile, tellement fort, tellement beau et

satisfaisant d&#039;aimer un enfant ! Litanie de poncifs à laquelle j&#039;avais rêvé d&#039;échapper, mais la réalité m&#039;a rattrapé.

Alors de grâce, qu&#039;on ne vienne pas me parler de dette envers son/ses parents. Je me sens plus redevable à l&#039;Ecole de la République et à notre système de

protection sociale, s&#039;il faut en parler. Bien entendu, m&#039;ayant lu, on sera autorisé à penser : celui-là fait exception, il est un cas spécial. Sans doute. Comment alors

expliquer que je croise, sans les solliciter, je vous le jure, Monsieur le Procureur, d&#039;anciens enfants de tous âges qui, eux aussi, ne se sentent que peu de dette vis à

vis de leurs parents ?

Cela fait mal, cela attriste. Il doit bien y avoir dans le lot de bons gros salopards qui ne pensent qu&#039;à leur gueule. Soit, il n&#039;empêche. Il devait bien y avoir aussi dans les

15 000 morts isolés de la canicule de 2003 des coeurs secs, des marâtres, des pères abusifs et de vieilles chouettes aigries, confites de rancoeur. J&#039;en suis sûr, j&#039;en

connaîs. Je ne me suis jamais senti aussi heureux que depuis m&#039;être libéré de ce boulet, depuis que je me déclare affranchi de cette dette. Et ce bonheur est comme

une offrande faite à ma compagne et nos enfants.

Matoo, je mate ton blog depuis quelques semaines. Désolé de passer du statut de lurker à celui de poster d&#039;aussi envahissante manière. Promis, j&#039;le f&#039;rai plus !</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Dénaturés???? Je rêve ou l&#8217;on est un plein eugénisme. Une dette ? Je ne le crois pas. Une pression sociale, un ciment sans lequel une société s&#8217;effrite comme</p>
<p>lorsque qu&#8217;un tabou est transgressé &#8212; sans doute. Mais une dette ?</p>
<p>Peut-on réellement émettre en toute intelligence des généralités sur ce qui relève du plus intime, plus encore que la sexualité, à mon avis. Pourquoi suis-je né ? De</p>
<p>quel amour suis-je le produit ? Vais-je donner la vie ? Quelle sera ma responsabilité si je la donne ? Du jour où j&#8217;ai franchi le pas, à quarante ans, de faire un premier</p>
<p>enfant, se sont instantanément écroulés les pilotis sur lesquels végétait une relation perpétuellement conflictuelle avec ma mère.</p>
<p>Enfant non désiré, certes pas abandonné, mais traité depuis le plus jeune âge comme un adulte, à qui l&#8217;on fait peser depuis toujours le poids de l&#8217;abandon, j&#8217;ai</p>
<p>longtemps souffert de ce sentiment de dette. Séchez vos larmes, ça n&#8217;était pas Cosette, même pas du Jean-Luc Lahaye. Juste quelque chose dans l&#8217;air comme une</p>
<p>pesanteur, une impression toujours vivace d&#8217;être de trop, de gêner, de ralentir le cours du bonheur. Au fil du temps, de l&#8217;exploration des traumas de mes</p>
<p>contemporains, le poids s&#8217;est fait plus léger, mais ce flottement un peu rance comme plus envahissant. Je n&#8217;ai pas de souvenirs d&#8217;enfance heureux. Du plus loin qu&#8217;il</p>
<p>m&#8217;en souvienne, depuis qu&#8217;une main a repoussé la mienne, je sais que j&#8217;avance en terrain découvert.</p>
<p>Après l&#8217;enfance, pendant plus de vingt ans, j&#8217;ai cru de mon devoir de payer ma dette, de maintenir cette relation à flot, de simuler une situation de famille. Rien ne fut</p>
<p>en réalité plus éloigné d&#8217;une famille que cette relation duelle n&#8217;offrant aucune sécurité, juste un lien très fort, mais ancré sur rien, comme une énorme chaîne à la</p>
<p>dérive. L&#8217;abandonnée c&#8217;était Elle, le malheur n&#8217;étant, ne pouvant être que de son côté à Elle.</p>
<p>Il était même un temps où, interrogé sur ma vie de couple infécond après quelques d&#8217;années, je pensais juste de répondre que je ne croyais pas à l&#8217;enfance. Un jour,</p>
<p>timidement, j&#8217;ai compris que c&#8217;était mon enfance qui n&#8217;était pas croyable.</p>
<p>Au moment même où se posait de façon de plus en plus pressante la question d&#8217;un enfant  &#8212; voire plus, le thème de la dette est revenu au premier plan, avec un tout</p>
<p>autre éclairage. La dette, elle allait venir avec cette responsabilité de concevoir un enfant. Suis-je fainéant, manqué-je d&#8217;énergie ? Toujours est-il que m&#8217;est apparu très</p>
<p>clairement la part d&#8217;égoisme dans la volonté de perpétuer l&#8217;espèce. C&#8217;est son avenir que l&#8217;on sauve en ayant un enfant. J&#8217;ai donc levé l&#8217;hypothèque sur mon passé, et</p>
<p>de façon la plus radicale.</p>
<p>Je ne vois plus ma mère, refuse définitivement de lui présenter nos enfants. D&#8217;ailleurs, elle ne le réclame pas, c&#8217;est une autre histoire&#8230; J&#8217;ai le sentiment de ne plus</p>
<p>rien lui devoir. Elle a saccagé mon enfance. Je lui ai consacré une partie non négligeable des 25 années suivantes. Elle n&#8217;a rien su en faire, trop tard, tant pis pour elle,</p>
<p>passons à autre chose. J&#8217;ai toujours beaucoup d&#8217;amour à donner, ces petits avides de le recevoir, qui le réclame et à qui je le dois. Elle est là, ma dette. Parfois, il faut</p>
<p>réviser ses classiques Herta et retrouver le goût des choses simples.</p>
<p>Je n&#8217;ai peut-être pas le coeur assez vaste. Que faire de cette information ? Une fois qu&#8217;on l&#8217;a dit, on a rien dit. Mais cette obligation dans laquelle nous place la Loi de</p>
<p>subvenir aux besoins de ses parents me met en rage. Personne ne sera jamais là pour &#8216;déduire&#8217; tout ce dont j&#8217;ai manqué. En vertu de quoi devrais-je débiter la famille</p>
<p>que je me suis construit au profit de qui s&#8217;est contentée de me tenir sur le bord du nid ?</p>
<p>Oui, j&#8217;éprouve de la haine, qui grandit à mesure de cet émerveillement quotidien de voir grandir mes enfants. C&#8217;est tellement facile, tellement fort, tellement beau et</p>
<p>satisfaisant d&#8217;aimer un enfant ! Litanie de poncifs à laquelle j&#8217;avais rêvé d&#8217;échapper, mais la réalité m&#8217;a rattrapé.</p>
<p>Alors de grâce, qu&#8217;on ne vienne pas me parler de dette envers son/ses parents. Je me sens plus redevable à l&#8217;Ecole de la République et à notre système de</p>
<p>protection sociale, s&#8217;il faut en parler. Bien entendu, m&#8217;ayant lu, on sera autorisé à penser : celui-là fait exception, il est un cas spécial. Sans doute. Comment alors</p>
<p>expliquer que je croise, sans les solliciter, je vous le jure, Monsieur le Procureur, d&#8217;anciens enfants de tous âges qui, eux aussi, ne se sentent que peu de dette vis à</p>
<p>vis de leurs parents ?</p>
<p>Cela fait mal, cela attriste. Il doit bien y avoir dans le lot de bons gros salopards qui ne pensent qu&#8217;à leur gueule. Soit, il n&#8217;empêche. Il devait bien y avoir aussi dans les</p>
<p>15 000 morts isolés de la canicule de 2003 des coeurs secs, des marâtres, des pères abusifs et de vieilles chouettes aigries, confites de rancoeur. J&#8217;en suis sûr, j&#8217;en</p>
<p>connaîs. Je ne me suis jamais senti aussi heureux que depuis m&#8217;être libéré de ce boulet, depuis que je me déclare affranchi de cette dette. Et ce bonheur est comme</p>
<p>une offrande faite à ma compagne et nos enfants.</p>
<p>Matoo, je mate ton blog depuis quelques semaines. Désolé de passer du statut de lurker à celui de poster d&#8217;aussi envahissante manière. Promis, j&#8217;le f&#8217;rai plus !</p>
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	</item>
	<item>
		<title>By: Fabienne</title>
		<link>http://blog.matoo.net/index.php/archives/2005/11/13/dialogues-de-muets/#comment-14331</link>
		<dc:creator>Fabienne</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Nov 2005 16:08:38 +0000</pubDate>
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		<description>Brunonation : merci pour ton commentaire de développement de ta position, c&#039;est très stimulant de croiser des personnes qui ont des opinions parfois diamétralement opposées aux nôtres, ça permet de savoir où l&#039;on en est :)
Matoo : En tout cas c&#039;était un post super intéressant !</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Brunonation : merci pour ton commentaire de développement de ta position, c&#8217;est très stimulant de croiser des personnes qui ont des opinions parfois diamétralement opposées aux nôtres, ça permet de savoir où l&#8217;on en est :)<br />
Matoo : En tout cas c&#8217;était un post super intéressant !</p>
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	<item>
		<title>By: Matoo</title>
		<link>http://blog.matoo.net/index.php/archives/2005/11/13/dialogues-de-muets/#comment-14330</link>
		<dc:creator>Matoo</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Nov 2005 13:28:24 +0000</pubDate>
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		<description>Je vous ai compris !
:ok:</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je vous ai compris ! <img src='http://blog.matoo.net/wp-includes/images/smilies/smiley3.gif' alt=':ok:' class='wp-smiley' /> </p>
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	</item>
	<item>
		<title>By: BrunoNation</title>
		<link>http://blog.matoo.net/index.php/archives/2005/11/13/dialogues-de-muets/#comment-14329</link>
		<dc:creator>BrunoNation</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Nov 2005 13:01:00 +0000</pubDate>
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		<description>-&gt; Fabienne

Tu as bien compris ce que je voulais dire - tout en étant pas d&#039;accord avec moi - et sans en tirer toutes les conséquences. Je suppose que c&#039;est parce qu&#039;elles sont très opposées au sentiment ambiant. C&#039;est un peu la même chose avec la remarque de Matoo en moins direct.

Je reprends. Ce que je dis, c&#039;est que la dette de l&#039;enfant, ne dépend pas de la qualité de l&#039;éducation qu&#039;il a obtenue ni même de la volonté explicite des parents de vouloir le bien de l&#039;enfant. Le seul fait pour les parents d&#039;avoir
- mis au monde l&#039;enfant
- de l&#039;avoir nourri, vêtu, logé (même dans un bidonville)
- de lui avoir parlé (au moins de temps en temps) et donné la possibilité d&#039;avoir une langue (même très frustre)
et quand bien même l&#039;enfant aurait été batu, incompris etc. fait de la personne un débiteur universel envers sa famille et la nation au sein de laquelle il a grandit : il n&#039;aurait eu aucune chance de survie sans cette famille ou cette nation (même s&#039;il ne souhaitait pas vivre a posteriori, on peut toujours se suicider !) et donc il ne pourra jamais rendre autant qu&#039;il a reçu. C&#039;est pourquoi s&#039;impose à lui
1- le devoir d&#039;essayer de rendre (donc assistance matérielle, psychologique, sociale , morale etc) envers sa famille et sa nation (des plus proches aux plus lointains)
2- le devoir d&#039;honorer sa famille et sa nation pour tenter de compenser cette dette inextinguible.

Il ne s&#039;agit pas d&#039;un contrat en volontés égales mais de soins unilatéralement prodigués. La justice commande donc ce devoir d&#039;honorer.

Maintenant, je comprends parfaitement, qu&#039;une personne, en comparant, s&#039;estime moins favorisée. Cela n&#039;ôte pas la dette.

PS : quand j&#039;étais tout petit, j&#039;ai eu honte de mes parents de conditions ouvrières alors que mes petits camarades de classes avaient des parents plus cultivés, plus ouverts, plus beaux (d&#039;après moi) plus intéressants ... Cela ne change rien.

Je pense que les personnes qui ont un problème avec cette dette sont en quelque sorte dénaturés. Pardon d&#039;être un peu dur moi aussi Fabienne ...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>-&gt; Fabienne</p>
<p>Tu as bien compris ce que je voulais dire &#8211; tout en étant pas d&#8217;accord avec moi &#8211; et sans en tirer toutes les conséquences. Je suppose que c&#8217;est parce qu&#8217;elles sont très opposées au sentiment ambiant. C&#8217;est un peu la même chose avec la remarque de Matoo en moins direct.</p>
<p>Je reprends. Ce que je dis, c&#8217;est que la dette de l&#8217;enfant, ne dépend pas de la qualité de l&#8217;éducation qu&#8217;il a obtenue ni même de la volonté explicite des parents de vouloir le bien de l&#8217;enfant. Le seul fait pour les parents d&#8217;avoir<br />
- mis au monde l&#8217;enfant<br />
- de l&#8217;avoir nourri, vêtu, logé (même dans un bidonville)<br />
- de lui avoir parlé (au moins de temps en temps) et donné la possibilité d&#8217;avoir une langue (même très frustre)<br />
et quand bien même l&#8217;enfant aurait été batu, incompris etc. fait de la personne un débiteur universel envers sa famille et la nation au sein de laquelle il a grandit : il n&#8217;aurait eu aucune chance de survie sans cette famille ou cette nation (même s&#8217;il ne souhaitait pas vivre a posteriori, on peut toujours se suicider !) et donc il ne pourra jamais rendre autant qu&#8217;il a reçu. C&#8217;est pourquoi s&#8217;impose à lui<br />
1- le devoir d&#8217;essayer de rendre (donc assistance matérielle, psychologique, sociale , morale etc) envers sa famille et sa nation (des plus proches aux plus lointains)<br />
2- le devoir d&#8217;honorer sa famille et sa nation pour tenter de compenser cette dette inextinguible.</p>
<p>Il ne s&#8217;agit pas d&#8217;un contrat en volontés égales mais de soins unilatéralement prodigués. La justice commande donc ce devoir d&#8217;honorer.</p>
<p>Maintenant, je comprends parfaitement, qu&#8217;une personne, en comparant, s&#8217;estime moins favorisée. Cela n&#8217;ôte pas la dette.</p>
<p>PS : quand j&#8217;étais tout petit, j&#8217;ai eu honte de mes parents de conditions ouvrières alors que mes petits camarades de classes avaient des parents plus cultivés, plus ouverts, plus beaux (d&#8217;après moi) plus intéressants &#8230; Cela ne change rien.</p>
<p>Je pense que les personnes qui ont un problème avec cette dette sont en quelque sorte dénaturés. Pardon d&#8217;être un peu dur moi aussi Fabienne &#8230;</p>
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		<title>By: Fabienne</title>
		<link>http://blog.matoo.net/index.php/archives/2005/11/13/dialogues-de-muets/#comment-14328</link>
		<dc:creator>Fabienne</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Nov 2005 10:24:27 +0000</pubDate>
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		<description>Je voulais dire aussi qu&#039;affirmer la sagesse de tout parent, c&#039;est aussi limiter le mérite de tous ces papas et de toutes ces mamans qui se mettent en quatre pour rendre leurs petits bouts heureux, les aider à grandir et à évoluer sur leur propre chemin... Moi je trouve ça héroïque !</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je voulais dire aussi qu&#8217;affirmer la sagesse de tout parent, c&#8217;est aussi limiter le mérite de tous ces papas et de toutes ces mamans qui se mettent en quatre pour rendre leurs petits bouts heureux, les aider à grandir et à évoluer sur leur propre chemin&#8230; Moi je trouve ça héroïque !</p>
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		<title>By: Fabienne</title>
		<link>http://blog.matoo.net/index.php/archives/2005/11/13/dialogues-de-muets/#comment-14327</link>
		<dc:creator>Fabienne</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Nov 2005 10:18:51 +0000</pubDate>
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		<description>Ceci dit, Matoo, si tu es arrivé à développer de la communication et de l&#039;échange avec tes parents, je comprends trop bien que tu essaies encore et que tu lâches pas l&#039;affaire !</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Ceci dit, Matoo, si tu es arrivé à développer de la communication et de l&#8217;échange avec tes parents, je comprends trop bien que tu essaies encore et que tu lâches pas l&#8217;affaire !</p>
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