MatooBlog
Pectus est quod disertos facit

Mercredi 31 Mai 2006

Matooyage 30

Classé dans: Matooyage — @ 02:18:56

Il y a d’abord eu 27, puis 28, et puis 29 sur ce blog, et aujourd’hui 30. ;-)

Bon bah voilà, c’est fait j’ai rejoint les soixanteseiziens, c’est officiel j’ai TRENTE ANS !!!!

Bah finalement, ça va, c’est cool.

C’est une sensation assez étrange que de le vivre aussi loin de chez moi, et dans ces conditions. D’autant plus que le blog me permet de me souvenir avec précision de ces autres (récentes) fois.

Un bilan ?

Quand j’étais gamin, je ne me demandais jamais ce que je serais à trente ans, c’était beaucoup trop loin je crois. Non la limite « transcendante » était celle de l’an 2000, où j’imaginais que je bosserais et que ma vie serait déjà toute tracée. Et voilà qu’en 2006, je ne suis toujours pas vraiment dans les rails. Comme je le disais précédemment, je suis loin d’être dans la situation que j’imagine pour quelqu’un de trente ans, même dans mon propre « référentiel ». Mon appartement presque d’étudiant, mon boulot dont les responsabilités commencent tout juste à affleurer, des relations sentimentales marquantes mais pas encore « le bon » ou alors j’ai raté le coche. Il me restera la glace au lithium assis au comptoir… (Cf. Sex and the City, Saison 5, Ep.1)

Mais avec le recul, malgré les dysfonctionnements familiaux ou sentimentaux ou encore mes remises en question diverses et variées, il y a aussi tellement de choses qui me font me sentir « bien dans ma vie ». Je ne suis pas du genre à me morfondre ou à voir le verre à moitié vide, mais plutôt à considérer à chaque fois les différentes manières de jauger une situation. Donc j’ai aussi conscience de la chance de m’épanouir dans mon boulot, qui est intéressant et stimulant, d’avoir un pôpa et une môman qui m’aiment, me respectent et me veulent avant tout heureux, d’avoir eu des petits-amis, de grandes amours et de cuisantes déceptions qui me montrent que tout est encore possible. Et puis, par-dessus tout, des amis qui sont les piliers essentiels de mon existence. Des amis de toutes les époques, les ères, les zones, les genres, les sexes, (les urls, arf arf) et qui traversent les vicissitudes de l’existence avec moi. Des amis pour les bons moments et les mauvais, des personnes que j’aime et qui m’aiment, des filles et des garçons qui comptent.

La recette du bonheur ? C’est Voltaire qui en parle le mieux à mon avis, et qui en donne les clefs, et du coup je me dis que c’est déjà ce que je vis. Oh je sais, on n’est jamais content, et tout est perfectible. Mais en attendant, je continue mon bout de chemin. (Quelqu’un pour la dernière strophe ?)

Ce qu’il faut pour être heureux

Il faut penser ; sans quoi l’homme devient,
Malgré son âme, un vrai cheval de somme.
Il faut aimer ; c’est ce qui nous soutient ;
Sans rien aimer il est triste d’être homme.

Il faut avoir douce société,
Des gens savants, instruits, sans suffisance,
Et de plaisirs grande variété,
Sans quoi les jours sont plus longs qu’on ne pense.

Il faut avoir un ami, qu’en tout temps,
Pour son bonheur, on écoute, on consulte,
Qui puisse rendre à notre âme en tumulte,
Les maux moins vifs et les plaisirs plus grands.

Il faut le soir, un souper délectable,
Où l’on soit libre, où l’on goûte à propos,
Les mets exquis, les bons vins, les bons mots.
Et sans être ivre, il faut sortir de table.

Il faut, la nuit, tenir entre deux draps
Le tendre objet que notre cœur adore,
Le caresser, s’endormir dans ses bras,
Et le matin, recommencer encore.

Voltaire.

Mardi 30 Mai 2006

Outside Un Eldorado à St Pierre d’Oléron

Classé dans: Outside — @ 18:13:38

L’Elodorado c’est le nom du cinéma (indépendant évidemment) où mon pÔpa (qui connaît l’île comme sa poche, tu m’étonnes) nous a emmenés hier, et où nous avons vu le film qui précède.

Juste une petite note pour souligner cette perle (du pays ostréicole par excellence ! Arf !) qui propose une programmation épatante sur deux salles. Des films plus grand public sont évidemment proposés pour remplir les salles et soutenir l’activité, mais j’ai été ébloui d’y voir « The secret life of words » en VO, ou même le « Carmen » sud-africain que j’ai tant aimé et recommandé. Un de ces cinémas qui tient la route, en conservant sa volonté de faire découvrir à son public le Cinéma, un art pluriel et polymorphe. Cette semaine se côtoient donc, en alternance, « Da Vinci Code » et « Silent Hill » en VF, et « The secret life of words » et les « Filles du botaniste » en VO. ;-)

Cela me fait penser à la stratégie d’Utopia à Pontoise et à St Ouen l’Aumône (95, mais je crois qu’il en existe aussi à Bordeaux et Toulouse). Ce sont des cinémas qui proposent une programmation hyper éclectique, et mêlant habilement succès commerciaux, classiques indémodables, petites productions originales et programmation « locale » (pour les mômes le mercredi par exemple). J’y ai découvert ainsi des cycles sur des thèmes ou des réalisateurs, mais aussi les films « gay » à l’époque où ils ne passaient nulle part ailleurs (Priest, Beautiful thing, Hedwig), et surtout pas en banlieue. Beaucoup de films étrangers aussi qui passaient inaperçus dans les circuits de distribution classiques. En outre, ces cinémas proposent souvent des tarifs modiques (et sont souvent subventionnés).

Je ne suis pas contre les multiplexes, mais je suis un fervent supporter de ces cinémas indépendants qui s’investissent et proposent une programmation ou un univers qui les différencient de l’offre consumériste de base des grandes salles. Donc bravo !

Cinéphage The secret life of words

Classé dans: Cinéphage — @ 18:11:34

Ce film est assurément une bonne surprise. Il est bourré de bonnes intentions, et laisse une excellente impression malgré une bonne demi-tonne de maladresses.

Hannah est une jeune femme étrange. Etrange pour l’allure, un peu paumée, un peu lunaire, pour l’accent, un peu de l’est, pour la solitude et son peu d’affabilité, elle ne manque pas d’aiguillonner la curiosité dès les premières minutes. Alors qu’elle est obligée de prendre quelques congés de son usine pour la première fois (les syndicats n’en peuvent plus). Elle se dégote un job d’infirmière sur une plateforme pétrolière isolée en pleine mer. Juste le temps qu’un des employés, Josef (Tim Robbins), qui a subi de graves brûlures dans un accident, puissent être transportable sur le continent. Cet accident lui a temporairement ôté la vue, a aussi coûté la vie d’un autre employé, et a stoppé net l’extraction de pétrole.

Hannah débarque donc sur une plateforme offshore en voie d’abandon, avec quelques employés hagards dont un cuisinier « grand chef » qui cuisine un plat différent tous les soirs, un océanographe qui compte les vagues et s’interrogent sur les moules, un responsable aussi taciturne qu’elle et quelques autres olibrius. L’infirmière ne dit pas grand-chose sur elle, et surtout pas d’où elle vient, et pourquoi. Josef ne peut donc pas voir Hannah, et la communication entre les deux est d’abord plutôt difficile. Mais peu à peu (soooo classic !), les deux vont se rapprocher et vont dans l’intimité se confier.

Le point positif dans ce film est résolument l’histoire. Superbe scénario, des idées, des sentiments, des rapports humains complexes et délicats, vraiment on est accroché par l’intrigue et stupéfait par les découvertes successives. Ensuite le décor est en lui-même très intéressant, et j’ai aimé la manière dont les images de la plateforme expriment l’isolation, l’abandon ou la déshumanisation. Parfois la photo est bluffante, et lorsqu’on ajoute les quelques moments « clips », c’est-à-dire des titres presque intégralement joués, comme des interludes, cela peut paraître un rien (cinématographiquement) maladroit mais esthétiquement parfaitement calibré (notamment un fabuleux “I hope there’s someone” d’Antony and the Johnsons). Et puis les comédiens sont très bons, donc ils portent avec d’autant plus de sincérité et de profondeur cette histoire singulière.

Après il y a tout de même quelques bourdes de montage qui m’ont chiffonnées (pour que je m’en rende compte !), ainsi qu’un choix d’enchaînement de scènes par fondu au noir basique que j’ai trouvé assez déroutant. Et quelques lourdeurs qui empèsent ce film et lui donne à certains moments une inertie qu’il ne devrait pas avoir, à mon avis.

Mais rien que pour l’histoire, cette tragique et réaliste histoire, ça vaut le coup.

L’avis des copines : Niklas, Chapi.

The secret life of words

Matooyage Je suis dans mon lit et j’entends la mer

Classé dans: Matooyage — @ 00:48:37

Je suis arrivé à La Rochelle vers 13h30, et nous sommes allés manger sur le port avec Pôpa et Môman. Je connais très bien cette ville pour y avoir passé de nombreux séjours, dont un assez mémorable dans un registre romanesque avec un des Nicolas (encore !). Je suis assez fan de cette citadelle que je trouve d’une beauté stupéfiante et des plus agréables, même lors de ses touristiques étés.

Du coup quand j’ai vu cela, j’ai eu des souvenirs qui remontaient à la surface en même temps que je respirais de larges bouffées d’air marin. Cool, cool, cool !

Vue du port de La Rochelle

Mais me voilà sur l’Ile d’Oléron, où ma mère a loué une petite bicoque pour 8 personnes dans une résidence, donc nous sommes plus qu’à l’aise. J’ai pris possession de l’étage où j’ai le choix entre quatre lits, et ma salle de bains. Oh yeah ! Là je suis tranquille au pieu, et j’abuse de mon téléphone (vive EDGE !) pour vous écrire cela. Mais promis, je ne recommencerai pas mes conneries.

Je vais m’endormir au son des vagues qui battent contre le rivage, avec ce rythme lancinant et hypnotique. Je sens que je vais bien dormir.

Bonne nuit les petits.

Lundi 29 Mai 2006

Linkage Matooyage Pris en flag !

Classé dans: Linkage, Matooyage — @ 02:55:53

Bon je pars dans quelques heures ! Et j’ai encore trop de choses à faire ! Panique !!

Et quand je suis rentré toute à l’heure, j’ai aussi remarqué que je n’avais pas de fringues à prendre pour les vacances, donc direction la laverie histoire de ressortir une heure et demie après avec mon linge tout propre et sec. Me voilà donc à la Laverie Goncourt où je vais de temps en temps quand je suis pressé.

D’habitude, je prends un bouquin, mais cette fois j’avais plutôt envie d’écrire, donc je me suis assis sur un tabouret en plastoc bleu chelou et, mon portable sur les genoux, j’ai commencé à tapoter le post précédent. Je me suis d’ailleurs remémoré la drôle d’histoire qu’il m’était arrivée la dernière fois que je l’avais emporté là.

D’un seul coup, j’entends : « Hey ?! ».

Je lève la tête. C’est un mec qui passe juste sur le pas porte, me fait un sourire, et dit :
« Pas mal l’article sur Mon frigo me trompe. » (Mais il n’y avait pas d’url quand il l’a dit, arf.)

J’ai juste eu le temps de répondre « Heu merci. », et hop, il avait filé. C’était tellement fugace et soudain que je serais même incapable de le reconnaître. :mrgreen:

Ah ah ah c’est drôle hein, de me faire un coup pareil ?! Pfff.

Mais bon oui, ça me fait plaisir ! :mrgreen:

Dans un autre genre, Cédric a aussi parlé de moi (et mes copines Ronichou, Pinguichou, et Jeff & Oliv !) dans son émission PureBlog sur PureFM. Si je comprends bien c’est un chroniqueur, Geofox, qui a demandé à un certain Adrien de lui citer les cinq blogs qu’il préférait. Walaaaa !

Pour écouter l’émission en question.

Dimanche 28 Mai 2006

Matooyage Le golfeur, c’était avant ou après ?

Classé dans: Matooyage — @ 21:53:13

Je reviens tout juste du mariage de mon pote Joris. Il est donc maintenant marié à Aurore, pour le meilleur et pour le pire. C’était un très beau mariage, et j’étais très bien accompagné avec Cici et Nico, et puis aussi Nadine et Stéphan, les autres anciens de l’IUT (nous sommes en contact depuis une dizaine d’années du coup). J’ai aussi un lien particulier avec Joris et son environnement amical du fait que l’un de ses meilleurs amis, et le témoin de sa femme d’ailleurs, Nicolas (pas le mari de Cici !!), n’est autre qu’un des fameux Nicolas. Donc à chaque revoyure, c’est un peu particulier puisque nous sommes forcément restés assez liés, ou du moins nous avons une complicité particulière.

Mais clairement je ne revois Nico que lorsque Joris organise quelque chose où nous sommes tous deux conviés. Outre cela, Nicolas, comme je l’avais déjà dit, est en couple depuis des années, avec le mec rencontré presque juste après moi. Le pire c’est aussi que ces deux là forment un adorable petit couple. Huhuhu. C’était encore génial de revoir Nico, je me rends compte à quel point je suis capable de cristalliser sur des mecs pendant des années, même après une douloureuse rupture, sans que cela ne soit une obsession ou une souffrance, mais une simple et plutôt belle continuité de sentiments. Ce n’est pas une inclination classique, ni un amok dévorant, mais un souvenir encadré dans mon esprit, et qui me file le sourire quand j’y pense, à la fois, tangible et abstrait, passé et toujours présent.

Après un curé qui nous a fait une version de la messe en 78 Tours parce qu’il était en retard, et qui apparemment avait une insistance un peu trop déplacée sur la fameuse « enveloppe » à lui remettre à la fin des sacrements (rhaaaa je hais le clergé !), nous sommes allés vers Nogent le Roi dans un superbe domaine avec un manoir du 15ème et un agréable jardin à l’anglaise.

Manoir du mariage de Jo et Aurore

Comme lors de l’anniversaire de Jo, je me suis donc retrouvé avec le cercle de Nicolas que j’avais forcément fréquenté à l’époque, et avec qui je m’entendais plutôt bien (notamment la sœur de Jo pour qui j’ai une affection et considération particulière). Aurore faisait évidemment partie de ce groupe, mais de temps en temps, il y avait aussi sa frangine, Nathalie. Cette dernière est un sacré numéro, et je ne l’avais pas revu depuis 1999. Nous nous sommes repérés, et puis elle m’a rapidement resitué (et correctement prénommé) à ma grande surprise. C’est une belle nana avec un visage très mutin, un petit truc à la Jodie Foster dans le froncement de nez et la moue. Mais surtout, et en contraste avec son physique de jeune et jolie fille, c’est une femme qui s’affirme sans non-dit, et qui déclame au lieu de discuter. Au final, quelqu’un qui parle aussi haut et ouvertement et avec une crudité qui mène vélocement à la vulgarité, est plus qu’une personne « franche et sans tabou », telle qu’elle l’annonce. Etrangement sa candide franchise apparaît vite maladive, tant elle est incessante et insistante, et quasi-névrotique.

Mais au moins, et j’adore ça, quand il faut dire « bite », elle le dit, et même à un mariage, entre personnes de 7 à 77 ans ! Et dès qu’elle repère le truc tacite, elle ne peut pas s’empêcher d’y mettre les deux pieds, et de s’en vanter en plus. Donc nous avons commencé à discuter avec d’autres filles et un mec, et nous avons eu une conversation des plus salaces (godes, doigts, sodomie, taille de bites, et j’en passe et des meilleures) au milieu de ce vin d’honneur, dans la verdure bourgeoise et les bulles de champagne, entre des invités assez… surpris. Surpris mais à l’écoute attentive croyez-moi !

Nous avons ensuite discuté avec Cécilia, et justement j’évoquais le fait que je connaissais déjà la sœur d’Aurore, cela datant de l’époque où je sortais avec Nico. C’est alors que Nathalie a commencé à sortir des trucs qui m’ont fait mourir de rire, car elle n’avait vraiment pas compris. Elle pensait plus ou moins que j’étais invité par Nicolas, ou même que ce dernier avait donné son aval pour que je vienne (ce qui n’est évidemment pas du tout le cas). Et elle était plutôt sympathique avec moi, elle exprimait un peu le fait que nous étions des gens biens, et qu’il était normal que nous soyons tous là, entre amis et personnes qui s’aimaient (et c’est vrai que quand Nicolas a rompu, certains ont regretté ma « disparition »). Mais quand je lui ai fait comprendre que je connaissais Joris de l’IUT, et que c’était lui qui m’avait présenté Nico, elle a enchaîné en parlant de nous deux.

- Oh ouai mais tu sais avec Nico, ça va, ça vient. On en a vu tellement ! Me dit-elle innocemment.
- Oui mais bon, malgré tout son mec actuel est celui avec qui il est sorti presque après moi… dis-je en rigolant. Donc ça ne marche pas trop ton truc !?

Et là, elle a un doute, elle me regarde et elle dit tout haut : « Mais naaaaan, attends le golfeur, c’était QUAAAND ?? Quand est-ce qu’il s’est tapé le golfeur hein ?? HEIN ?? ». Et elle hurle à travers le jardin, à l’autre bout où Nicolas sirotait tranquillement son champ : « HEY NICO C’ETAIT AVANT OU APRES MATHIEU LE GOLFEUR QUE TU T’ENFILAIS ??? ».

Après que tout le monde se soit retourné à moitié hilare, ébahi ou choqué, Nico est arrivé illico, histoire de ramener la conversation à un niveau de décibels raisonnable. Mais cela ne l’a pas empêchée de continuer sur le même ton : « HEIN ALORS ?? LE GOLFEUR C’ETAIT AVANT OU APRES ? ». Et là Nicolas qui me regarde, et moi aussi, légèrement cramoisis tous les deux, et elle qui se marre ouvertement et se fout de notre gueule. Fabuleux !

La soirée était aussi très plaisante, et m’a fait beaucoup de bien. Et puis, il est certain que Cici et Nico (Le mari de Cécilia s’appelle aussi Nicolas… je répète. Arf.) sont des amis proches comme pas grand monde n’est proche de moi. Ils sont un catalyseur de bien-être pour moi, et je dois penser à plus les voir.

Nicolas était complètement murgé, et il décochait ses regards de braise qui me font fondre. Salaud ! Rhaaaa lovely.

Ah oui, et le golfeur apparemment c’était en effet juste après ! ;-)

Samedi 27 Mai 2006

Marc-Aurèle Livre 4 - LI

Classé dans: Marc-Aurèle — @ 10:04:31

Va toujours par le chemin le plus court, et le plus court est celui qui va selon la nature. Voilà pourquoi il faut agir et parler en tout de la façon la plus naturelle. Une telle ligne de conduite te délivrera de l’emphase, de l’exagération et du style figuré et artificiel.

Pensées pour moi-même, Marc-Aurèle.

Encore une fois, ce sont ses “pensées” à lui, les trucs qu’il se disait pour se rendre plus fort et plus conforme à sa philosophie. On n’est pas obligé d’être d’accord. D’ailleurs, manifestement je ne suis pas comme il le décrit, ne serait-ce que dans mon blog. Mais j’aime beaucoup ces pensées car elles me donnent de quoi réfléchir, et qu’à 2000 ans de là, ce mec avaient des traits qui ne manquaient pas de sagacité.

Celle-ci en particulier est aussi simple que de dire que le plus court chemin entre deux points est une ligne droite. Et même s’il est faux de vouloir régir son existence comme en géométrie, il est parfois intéressant de tempérer la manière dont on peut se disperser en tergiversations et rodomontades inutiles (comme je le fais là, à l’instant même). Donc je ne prends pas cela comme un conseil psy à deux balles, mais comme un exemple qui m’inspire… pour trouver ma propre voie/voix.

Vendredi 26 Mai 2006

Matooyage Toutes les familles sont psychotiques

Classé dans: Matooyage — @ 19:55:48

Ah il avait raison Douglas Coupland ! Mais bon lui c’était dans un roman, et moi c’est juste le compte-rendu banal de ce que je vis depuis… 30 ans, dans cinq jours ! :mrgreen:

Cette fin de phrase n’est pas non plus sans rapport avec mon état du moment. Je ne peux pas dire que je le vive vraiment mal, mais l’approche frémissante de cette barrière spatiotemporelle n’améliore pas un moral qui fréquente les abysses depuis quelques semaines. Et tout le monde y va de sa petite expérience ou remarque anodine (véridiques) : « Oh moi ça a été une catastrophe planétaire mes trente ans ! J’ai déprimé pendant six mois ! », « Oh attend les quarante, trente c’est de la gnognote. », « Ouai bah la date de péremption est dépassée après ça, c’est très clair. », « Il faut faire une grosse teuf, se bourrer la gueule, et choper deux ecstas, et alors ça passera très bien. », « Ouai moi je me suiciderais à ta place ! », « Franchement quelle importance ? », etc.

Je crois que mes soucis et angoisses sont en ce moment tellement diffuses et mélangées, que j’ai du mal à séparer le bon grain de l’ivraie. Donc je pense que ça me fait chier de quitter la vingtaine pour quelques raisons « sociales », c’est un peu perdre son statut de « jeune », c’est aussi se sentir décalé lorsqu’on a pas un bel appartement, une relation stable ou un boulot avec des responsabilités. Et c’est là que je sens revenir en trombe toutes mes contradictions, car je veux être heureux selon mon propre système de valeurs, mais je ne peux m’empêcher de me comparer à autrui. Et comme aujourd’hui je n’ai rien de ces choses dont je me disais qu’elles seraient certainement là à l’orée de la trentaine, c’est vrai que ça me taraude. Mais au fond, pas plus que ça, car j’ai aussi un max de choses qui vont très bien dans ma vie, et qui me font l’apprécier totalement.

Donc je ne choisis aucune des voix/voies proposées pour mes trente piges, puisque je ne serais pas là. Malgré le fait d’avoir à bosser aujourd’hui (je fais le pont pourtant) et aussi en partie la semaine prochaine, je suis en vacances ! Et je dois aller rejoindre mes parents et mon frangin à l’Ile d’Oléron dès lundi prochain.

Truc de oufs ! Car nous ne sommes pas partis en vacances en famille depuis 1990, année où mon père a soudainement décidé qu’il avait envie de partir seul l’été (mon père est un peu chtarbé pour les retardataires, et ça ne date pas d’hier, oui). Et ce dernier fait une fixette depuis vingt ans sur l’Ile d’Oléron qu’il aime du fond du cœur, et où il a donc passé absolument toutes ses vacances depuis 15 ans. Ce n’est pas que je n’aime pas le coin, au contraire même, mais c’est vrai qu’avec ma mère et mon frère, nous aspirions à un peu de changement de temps en temps (nous n’aimons pas trop les « habitudes »). Or mes parents sont officiellement divorcés depuis deux ans maintenant, mais vous savez (si vous suivez un peu la sitcom qui me sert de vie, ou alors une recherche astucieuse) que ce n’est pas exactement le schéma classique.

Et depuis l’été 2005, ils sont plus proches que jamais, tout en restant plus séparés que jamais. Aaaah les parents ! :mrgreen: Et là ma surprise fut énorme quand ma mère m’a sereinement annoncé qu’elle avait loué un truc à l’Ile d’Oléron pour nous quatre, et que si je pouvais venir bah c’était plutôt cool. Nous nous retrouvons donc en famille la semaine prochaine, alors que ce n’est pas arrivé depuis quinze ans, et je me demande bien ce qui va se passer. Je redoute quelques funestes nouvelles… Mais ils sont assez dingues pour qu’il arrive le contraire de ce à quoi je m’attends, ou simplement rien.

J’ai senti qu’il fallait que je vienne en tout cas, et plus surprenant encore mon frangin aussi (et tout cela sans échanger un mot de cela entre nous, évidemment).

Mais les choses se précipitent tellement en ce moment. Entre le boulot qui est bien intense et stressant, B. qui est à Paris ce week-end mais que je ne peux pas voir, ces jours de congés qui n’ont pas (et ne seront sans doute pas) beaucoup été chômés, cette semaine parentale dont le flou m’interpelle, un mariage demain d’un pote d’IUT que j’aime beaucoup (encore un autre symbole…) et donc mon anniversaire mercredi prochain (à l’Ile d’Oléron, yahooooooou ! Arf arf.)… bah je suis zen. Si si. ;-)

» Un joli post d’un garçon sensible qui écrit souvent des choses très sincères et touchantes. Un romanesque blogueur qui croit encore à l’Amour. Si si. (2)

» X-Men 3 vu par Bon Pour Ton Poil, ça vaut son pesant de cacahouètes. Moi ça m’a fait rire pendant dix minutes, alors rien que ça c’est fantastique. (1)

Marc-Aurèle Livre 4 - XLVIII

Classé dans: Marc-Aurèle — @ 01:09:30

Considère sans cesse combien de médecins sont morts, après avoir tant de fois froncé les sourcils sur les malades ; combien d’astrologues, après avoir prédit, comme un grand événement, la mort d’autres hommes ; combien de philosophes, après s’être obstinés à discourir indéfiniment sur la mort et l’immortalité ; combien de chefs, après avoir fait périr tant de gens ; combien de tyrans, après avoir usé avec une cruelle arrogance, comme s’ils eussent été immortels, de leur pouvoir de vie et de mort ; combien de villes, pour ainsi dire, sont mortes tout entières : Hélice, Pompéi, Herculanum, et d’autres innombrables ! Ajoutes-y aussi tous ceux que tu as vus toi-même mourir l’un après l’autre. Celui-ci rendit les derniers devoirs à cet autre, puis fut lui-même exposé par un autre, qui le fut à son tour, et cela en peu de temps ! En un mot, toujours considérer les choses humaines comme éphémères et sans valeur : hier, un peu de glaire ; demain, momie ou cendre. En conséquence, passer cet infime moment de la durée conformément à la nature, finir avec sérénité, comme une olive qui, parvenue à maturité, tomberait en bénissant la terre qui l’a portée, et en rendant grâces à l’arbre qui l’a produite.

Pensées pour moi-même, Marc-Aurèle.

Jeudi 25 Mai 2006

Outside Les initiatives des copines

Classé dans: Outside — @ 20:28:45

Bah oui après « l’avis des copines » sur les critiques de film, je vous parle là de deux sites dont les proprios sont des personnes que je connais bien (et qui sont hétéros, je suis sûr qu’ils vont adorer le “copine” arf arf). En fait, j’en avais d’ailleurs précédemment parlé, mais là comme les deux ont une certaine actualité, je voulais en remettre une couche.

D’abord, il y a « Linatree », comme « Lighthouse in a Tree », un site qui vend des tirages argentiques originaux de grands photographes (comme Willy Ronis). Dernièrement, le site a fait un bon buzz en proposant de télécharger son propre appareil photo ! Il s’agit du pdf du plan d’un véritable concept d’appareil photo « primitif » (parfaitement fonctionnel) qu’on appelle un sténopé.

Linatree

Ensuite, il y a « Woomp! » que j’avais déjà évoqué, et que j’utilise couramment pour mettre en ligne des vidéos. Le site s’est enrichi de fonctionnalités supplémentaires, ainsi il est maintenant beaucoup plus basé sur le partage de médias, sur les aspects communautaires, permet d’uploader des vidéos sans les convertir soi-même en flv et possède quelques particularités astucieuses. Outre cela, je le trouve vraiment excellent en terme d’ergonomie et de graphic-design en comparaison de ses concurrents.

Woomp!

Mercredi 24 Mai 2006

Cinéphage X-Men l’affrontement final

Classé dans: Cinéphage — @ 12:56:16

NB : A propos du spoil. On ne reproche assez souvent de spoiler dans ce que je raconte. En fait ma « ligne » est de m’en tenir à ce qu’on voit dans la bande-annonce (pour « Volver » par exemple, je n’ai rien révélé de plus à mon avis), et parfois en effet la bande-annonce déflore pas mal l’histoire. Donc si vous n’avez même pas vu la bande-annonce pour vous préserver, en effet ne lisez pas ce qui suit.

Les X-Men font face à une triple menace. D’abord un scientifique qui trouve un moyen d’annihiler les pouvoirs des mutants et appelle cela un « remède », ensuite Magnéto qui utilise cela pour plus que jamais diviser mutants et humains, et finalement Jean Grey qui revient mais avec une double personnalité et des pouvoirs destructeurs et incontrôlables.

L’histoire tient la route, et les nouveaux mutants mis en valeur sont encore très bien incarnés : Kitty, Colossus, Le Fléau, Le Fauve ou Angel notamment. Mais au final cet opus est une grande énorme colossale déception ! Dieu sait que je suis fan des comics depuis des lustres, et que j’avais adoré le premier film (un peu moins le second, mais il valait le coup tout de même) pour l’originalité avec laquelle il exploitait la bédé dans le film. Il ne s’agissait pas tant d’une fidélité à l’œuvre originelle (je comprends et accepte la nécessité de l’adaptation) que d’une excellence dans la manière d’avoir construit les personnages et les intrigues qui collaient à l’esprit.

Dans ce film là, l’esprit des X-Men est totalement absent. A part quelques restes archéologiques d’humour à la Wolverine ou la récupération de nouveaux pouvoirs de mutants (une simple démonstration de savoir-faire en effets spéciaux), le talent de Bryan Singer s’est complètement évanoui dans le changement de réalisateur. Il s’agit là d’un blockbuster américain classique de chez classique, avec une histoire qu’un enfant de 5 ans peut comprendre, des incohérences en veux-tu en voilà uniquement pour montrer quelques effets spéciaux, ces mêmes effets qui prennent le pas sur le jeu des comédiens et donc leur crédibilité, des dialogues qui sonnent creux, des sentiments mielleux et mièvres, des combats brouillons etc. Bref, les deux autres X-Men n’étaient pas des films hollywoodiens, et celui-ci en est au contraire un exercice de style.

Alors oui c’est distrayant et efficace, cela se laisse regarder sans déplaisir. Mais il n’y a plus cette jouissive atmosphère qui différait justement de tous les autres films de super héros. Et puis vraiment, après en avoir un peu discuté entre nous à la sortie, on s’est vite rendu compte que le scénario dans les détails est truffé de conneries assez saillantes (notamment la fin, ou le personnage de Jean, celui du môme en blanc, celui d’Angel qui ne fait que de la figuration d’ailleurs, les rapports entre les mutants…). Les intrigues sont démarrées et à peine finies ou carrément effleurées, on se demande où le réalisateur a voulu en venir avec une telle ébauche de film. Il n’y a même pas de combats qui vaillent la peine, pas un duel qui décoiffe ou de pouvoirs de mutants terribles qui s’affrontent.

Ce film aurait du être à la fois sombre et flamboyant, une fin en apothéose avec cette « guerre des mutants », tout en conservant l’esprit névrotique des X-Men qui en fait une série de comics aussi passionnante. Bah ce n’est qu’un de ces films hollywoodiens avec des super héros et des effets spéciaux. Pfff.

L’avis des copines : Niklas.

X-Men l'affrontement final

Boukinage L’œil dans le ciel

Classé dans: Boukinage — @ 00:57:23

Oh là là, mais quel écrivain alors ce K. Dick ! Mais quel écrivain !

Ce bouquin n’est certainement pas un des plus connus, mais à chaque fois qu’il évoque un sujet, cet auteur fait mouche quelque part. Et tout cela en 1957, j’ai presque du mal à croire à un esprit aussi fin et avant-gardiste, à une imagination pareille, à ce talent qui lui permet de mêler avec une habile facilité des concepts sociaux et politique dans ses intrigues de SF.

Et là avec ce roman, la démonstration est exemplaire. Nous sommes en 1959, et une poignée de personnes, accompagnées d’un guide black, visitent le bévatron, une sorte d’accélérateur de particule extraordinairement puissant et novateur. Parmi ces gens, il y a un couple, un brillant électronicien, Jack Hamilton, et sa femme, Marsha, un peu fantasque et idéaliste. A cette époque, l’idéalisme conduit souvent à la suspicion, et les deux sont surveillés par un homme qui la pense carrément une menace communiste. Jack qui travaille à la fabrication de fusées pour l’armée, est sur le point de se faire virer à cause de l’épais dossier de sa femme. Et là catastrophe, le bévatron « explose » et le groupe est soumis à un rayonnement radioactif intense.

On amène le groupe de 8 personnes à l’hôpital, puis chez eux. Mais rapidement Jack comprend que le monde a changé, les règles sont différentes, et le monde a comme été remodelé selon une nouvelle religion. Les prières semblent s’exaucer et il n’y a plus de scientifiques ou de travailleurs, il suffit de prier et de grigris. Jack se rend alors compte qu’ils sont toujours allongés et meurtris dans le bévatron, et qu’ils sont la proie du monde tel qu’il est figuré dans l’esprit d’un des accidentés.

Il va s’agir de sortir de ce monde et de retrouver le vrai, mais en fait ils passent des fantasmes des uns, aux délires obsessionnels des autres, les univers se succèdent et sont de plus en plus dysfonctionnant. Finalement comment savoir si le monde réel est le suivant ? Quid de la réalité ?

On reconnaît bien là les plaisanteries habituelles de K. Dick qui aime les chausse-trappes et les faux-semblants, les réalités multiples et les névroses de ses personnages. Et là en faisant que ses personnages entraînent ses compagnons dans leur « vision du monde », il en profite pour tailler des costards à qui de droit, pour évoquer (sans le citer) le Maccarthysme et la peur aveugle et stupide du communisme, le racisme et les préjugés raciaux à travers le personnage de Bill Laws (le guide noir qui est aussi diplôme en électronique), la bigoterie et les religions, etc. Le voyage que propose l’auteur est toujours aussi dépaysant et surprenant. J’ai adoré la première partie avec le monde selon le vieux général, une Terre dominée par le Second Bab et les babiistes, une religion islamique hégémonique qui permet de communiquer directement avec Dieu, reléguant l’Eglise Catholique à une secte de seconde zone.

Evidemment, le texte a un peu vieilli, et il possède quelques accents désuets. Mais il n’en reste pas moins une démonstration supplémentaire du fascinant savoir-faire de ce monsieur. Et un bouquin Philip K. Dick de plus dans mon escarcelle, mais je n’ai pas encore fini ! Tant mieux !

L’œil dans le ciel - Philip K. Dick

Les autres critiques :
Substance Mort
Coulez mes larmes, dit le policier
Paycheck
Souvenir
Mensonges & Cie
Le dieu venu du Centaure
Le maître du haut-château
Au bout du labyrinthe
Plus tout ceux que j’ai lu “avant”, notamment le génial Ubik;-)

Mardi 23 Mai 2006

ThéâtrOpérage Mon frigo me trompe

Classé dans: ThéâtrOpérage — @ 23:46:24

La scène figure l’intérieur d’un appartement où trône un grand réfrigérateur blanc. En sort une énorme fille, Laura. Pendant 1h15, Laura va nous raconter comment une jeune fille de quatorze ans arrive à vivre son obésité, son rapport obsessionnel à son frigo, sa famille spéciale, un petit ami plus ou moins fantasmé, et surtout elle nous emmène au cœur de ses rêves en chansons.

Simplement accompagné d’un pianiste (Laurent Couson), sur la scène du Théâtre Le Méry, Rémi Cotta a revêtu un de ces costumes à la « Madame Doubtfire » qui lui donne son allure de pachyderme. Il nous apparaît tel qu’on voit les grosses justement, et c’est aussi embarrassant pour le public que c’est crédible, avec des vêtements informes qui dissimulent mal des membres difformes, une taille éléphantesque et une poitrine trop opulente. L’histoire de Laura est aussi celle d’un roman de Rémi Cotta, ainsi l’auteur/acteur incarne sur scène un personnage qu’il maîtrise parfaitement.

Je lui reprocherais peut-être un texte un tout petit peu trop écrit ou quelques formules précieuses superflues qui lui ont même fait fourché sur son texte. Mais sinon, c’est simplement génial ! Il alterne des monologues ou des déclamations au public avec des chansons qui illustrent plus encore les désirs et songes de Laura.

Elle évoque son rapport à la nourriture, à son frigo. Elle se rassure sur son physique, comme pour mieux se défendre de ce qu’elle est, au moins c’est une femme, et elle en a les formes. Et puis elle s’en moque, comme le dit sa mère avec une fallacieuse mansuétude « c’est la beau intérieure qui compte ». Evidemment, Laura exprime autant son mal-être et ses complexes, qu’elle essaye de nous convaincre du contraire. Et c’est là que la pièce est extraordinaire car elle nous met en porte-à-faux avec nos propres credo. Cette grosse fille sur la scène est gênante, on n’a envie de la condamner et de la plaindre aussi, sans ne jamais savoir s’il y a une cause ou une conséquence à cet état de fait. Mais c’est surtout la cruelle lucidité et clairvoyance de Rémi Cotta qui est frappante, une crudité anticonformiste qui tient en haleine et interroge pendant tout le spectacle.

Et bien sûr, c’est parfois drôle car le texte est plein de dérision et d’ironie, de blagues de grosses qui font sourire. Mais il va même jusqu’à la faire aller souvent aux toilettes (qui sont exposées sur scène), ce qui est assez terrible, et plus vraiment risible. Au fur et à mesure, on entre dans l’univers du personnage, et on se demande comment l’auteur a pu sonder si intimement et avec une telle acuité cette Laura qu’il « habite » ainsi. Après, on peut aussi se demander si le texte aurait autant de force si c’était une femme obèse sur scène… (Le type est plutôt mince et joli garçon.)

Les chansons sont très belles, et formidablement appariées aux répliques, l’ensemble fonctionne sans une fausse note. Il s’agit là d’un spectacle à découvrir, quelque chose qui ne laisse résolument pas indifférent.

Mon frigo me trompe - Théâtre Le Méry

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