Derrière ce nom singulier, on trouve 4 mecs, 4 DJs aux parcours très impressionnants. Ces types ont gagné des tas de récompenses en Europe et dans le monde dans leur domaine. DJ Pone, Little Mike, DJ Need et Crazy B sont des as de la platine, des artistes du tripotage de galettes en vinyle, des virtuoses de la table de mixage, des experts du scratch et des athlètes émérites de la cellule.
Ils en avaient marre d’être en solo, et ont décidé de fonder ce quatuor à l’époustouflante dextérité et au doigté de fées. Le scratch consiste à jouer avec son disque sur une très courte période et à remixer, changer la vitesse, la hauteur et tous les paramètres possibles de la table de mixage, mais aussi d’obtenir des effets en jouant avec la position de la main sur le disque ou le bras de la platine. On en trouve beaucoup en accompagnement de Rap et de Hip-Hop, et certains scratcheurs sont connus pour leur excellence, en effectuant des solos de scratch comme un batteur le ferait dans le rock, ou un Hendrix avec sa guitare.
Birdy Nam Nam utilise le scratch comme élément central de leur composition. Un tout petit bout de musique, de rythme, de voix avec cette particularité sonore du scratch, et ainsi ils recomposent des morceaux originaux à quatre platines. Ces quatre olibrius utilisent leurs platines véritablement comme des instruments de musique. Et ce qui est drôle c’est aussi cette manière de retrouver la suprématie de l’analogique dans un domaine où le numérique est omniprésent. On retrouve donc dans leurs morceaux, qui empruntent tous les styles : principalement groovy, jazzy, funky, électro, la maîtrise du musicien qui joue avec son instrument, et on a donc à faire à des hurluberlus qu’il faut voir autant qu’entendre !
Le chant des baleines – Birdy Nam Nam
Je les ai donc vu et entendu mardi soir avec Cécilia et Nicolas (non je ne suis pas amis avec les Sarkozy !), et c’était vraiment fabuleux. Depuis que Nicolas m’en avait parlé et m’avait fait écouter un morceau, j’avais dévoré leur album, et j’étais ravi de les découvrir en « live ». Un mot qui reprend donc tout son sens, comme un vrai pied de nez aux tendances, puisque ces mecs sont des bêtes de scène. Il faut les voir manipuler leurs engins, et les observer faire gigoter leurs instruments pour obtenir le son désiré. Tout est évidemment très précis et temporisé, et le résultat est d’une étonnante harmonie.
Abbesses – Birdy Nam Nam
Une partie du concert se jouait aussi avec un véritable clavier, guitariste, percussions et batteries, et cela donnait une ampleur extraordinaire à cette « nouvelle musique ». Mais je reste bluffé par les morceaux en solo des types, ou de leurs compositions à huit mains. Cela donne des titres d’une grande force et vraiment pas « faciles ». La fin du concert était dédiée à du « freestyle », et donc l’habileté et l’adresse des DJ se sont exprimées à leur plein potentiel. Vraiment impressionnant et superbe !
Birdy Nam Nam, un son vraiment nouveau et qui déchire sa mère, sa race. 
Kid of laid back – Birdy Nam Nam





















du coup malgres la longueur je me ferais bien une intégrale... 




