MatooBlog
Pectus est quod disertos facit

Dimanche 30 Juillet 2006

Matage Matooyage Ejaculation murale

Classé dans: Matage, Matooyage — @ 15:37:09

Si vous avez comme moi la chance d’habiter un premier étage avec des pseudo-verrières protégées par un grillage et des barres métalliques sous vos fenêtres. Et du coup si vous avez une ambiance taudis, tiers-monde, MadMax selon les périodes de l’année, et ce que vos voisins décident de jeter par les fenêtres… C’est très saisonnier comme récolte : guirlandes et boules à Noël, œufs pour Pâques, et toute l’année : des fringues et tout ce qui peut incidemment voler par les fenêtres (salaud de voisins !!). (Je vous avais bien dit que j’étais une pauvre pédale désargentée du 11e !)

Bref, dans mon cas, vous pouvez donc vous permettre de faire des expériences devant chez vous… comme installer la litière du chat ou lui permettre d’avoir son petit espace privatif (enfin parcours du combattant, mais elle adore ça), ou bien disposer des plantes et même essayer de récupérer la culotte Aubade de la voisine qu’elle vient juste de s’acheter et qu’elle adore, et qu’elle donnerait tout pour ne pas l’abandonner là, avec un complexe système de manche à balai avec poulies et portemanteaux pliés pour accrocher le dit sous-vêtement. Ou alors vous pouvez aussi réaliser une superbe EJACULATION MURALE aussi appelée EJACOCALATION !

Dès que j’ai vu cette vidéo incroyable du Coca et du Mentos, je n’ai rêvé que de la refaire moi-même. Hu hu hu. J’ai vu modestement en utilisant une bouteille d’un litre et demi de Coca Light et deux Mentos aux fruits. Mon objectif était d’atteindre le mur opposé…


Conclusion : Comment c’est dur de défaire deux Mentos d’un paquet avec une seule main !!

Samedi 29 Juillet 2006

Boukinage L’Homme-dé

Classé dans: Boukinage — @ 17:25:13

Voilà un roman vraiment iconoclaste ! Un truc inclassable, un OVNI littéraire… Au fur et à mesure de ma lecture, j’ai alternativement aimé et détesté le bouquin une bonne dizaine de fois, et j’avais rarement autant été lunatique. Ce livre de Luke Rhinehart (c’est un pseudonyme) se présente sous la forme d’une autobiographie d’un psychiatre. Ce dernier (Luke Rhinehart donc) est un homme qui a du mal à savoir s’il est heureux, et ce à quoi il doit aspirer dans la vie. Or il tente un jour de se donner des choix, des alternatives, et de les jouer aux dés. Dès lors, et de plus en plus fréquemment, il va obéir aux dés et construire une nouvelle philosophie/religion, qui consiste à baser les choix de l’existence sur le hasard. Il devient l’Homme-Dé, et il tente alors de convertir d’autres brebis égarées, ou au contraire bien rangées dans le troupeau.

Il est important de savoir que le livre a été écrit au tout début des années 70, et qu’il bénéficie donc des points de vue et gimmicks de l’époque. Libération sexuelle, transitions sociales, émergence de la « psychologie de masse » etc. Le livre commence comme un roman, et puis on comprend progressivement que la manière même dont il a été rédigé, et son essence même, est liée au Dé. Cette biographie met en scène le psychiatre avec sa famille, ses amis et son environnement professionnel, c’est-à-dire le milieu psy de New York.

J’ai trouvé super connes certaines parties du bouquin où je n’accroche vraiment pas aux pratiques du gars, et puis cela donne au récit un ton trop peu crédible, ni à l’intrigue, ni aux thèses du médecin d’ailleurs. Mais en général, quelques chapitres plus tard, il s’expliquait sur ce qu’il vennait de faire/écrire, ou bien il mettait en perspective ses actes avec une certaine clairvoyance ou lucidité qui me confondait. Donc je suis bien embêté pour dire ce que je pense de tout cela. Clairement, cette manière de jouer sa vie aux dés est une hérésie par rapport à la manière dont nous sommes élevés et dont la société fonctionne. Cela n’est possible que pour des gens marginaux, et il faut avoir eu un développement précédent stable, pour y ajouter cette touche stochastique. Mais l’auteur prouve sans cesse le contraire en étendant ses thèses, en faisant participer ses enfants et en jouant les prosélytes.

Et puis cela va loin, les alternatives qu’on se choisit aux dés peuvent inclure le viol ou l’assassinat, tout est possible, du meilleur au pire. Pour l’auteur c’est une manière de reconquérir une certaine liberté, en devenant un être schizoïde, et en changeant de personnalités selon ce que le dé indique (mais l’Homme-dé décide des 6 choix…).

Les dés ne sauvent que les paumés. La personnalité normale, assimilée, résiste à la variété du changement. Mais le névrosé, malheureux, partagé, contraint et impulsif se trouve libéré de sa prison de contrôles et d’équilibres. Il devient en un sens une « personnalité autoritaire », mais sans obéir à Dieu, au père, à l’église, au dictateur ou au philosophe. Il n’obéit qu’à sa propre imagination créatrice - et aux dés. « Si seulement le simple d’esprit persistait dans sa folie, dit un jour Yossarian, il deviendrait l’homme de Dé. »
Mais ce n’est pas facile ; seuls des saints et des fous peuvent essayer. Et seuls des fous y arrivent.

Luke Rhinehart perd sa famille, ses amis, et sa réputation, avant de tout reconquérir puis les perdre à nouveau, le tout étant jaugé par rapport à ce petit cube décideur, et démiurge suprême. Toute une galerie de personnages secondaires complète cette surprenante démonstration d’anticonformisme. Et dans cette anarchie se dessine d’autres logiques, d’autres plans, immédiatement réduits à néant par un jet de dé. Dingue !

Tour à tour, charmé, agacé, lassé, souriant ou baillant, je suis passé par toutes les émotions en lisant cet ouvrage. Y’a un truc, et je comprends qu’il ait à ce point défrayer la chronique à l’époque de sa sortie. J’ai trouvé une surprenante et passionnante référence à ce livre dans un dossier de Flu consacré à la CyberCulture. Et en effet, il y a un moment du bouquin où j’ai pensé aussi à cette manière de considérer l’homme épanoui à travers des personnalités disparates, comme il est professé dans le bouquin, comme étant une « réalité » aujourd’hui. L’auteur prône une multiplication des « moi » à une époque où l’internet n’existait pas, mais aujourd’hui comme le dit Flu :

Finalement, la schizophrénie hi-tech n’est peut-être qu’un phénomène de compensation pour les générations désabusées de cette fin de siècle. J’ai une vie de merde mais je suis le maire virtuel de Montmartre dans le Deuxième monde, le Paris en 3D recréé par Canal +. Je suis un looser mais j’affole les Californiennes branchées quand je pointe mon accent frenchie dans les M.U.D. Bon, naturellement, j’en rajoute un peu sur moi, j’idéalise un peu mon quotidien.

[…] Dans les deux cas, la frustration suscitée s’accompagne d’une dénégation de l’individu réel, rappelé à sa nullité et à sa pauvreté. L’immersion dans les mondes virtuels ressemble dès lors à une distanciation vis-à-vis d’une réalité violente, sur le mode du rêve (façon Belmondo dans Le magnifique ?) ou de l’aliénation droguée (façon Trainspotting). .

Bref, un bouquin qui ne m’a pas laissé indifférent, même s’il a été très laborieux à lire. Cela vaut vraiment le coup de s’en faire une idée ! (C’était un des bouquins de la liste de Monsieur CRE.)

L’Homme-dé - Luke Rhinehart

Vendredi 28 Juillet 2006

ThéâtrOpérage Quand je serai grande, j’aurai des chaussures rouges

Classé dans: ThéâtrOpérage — @ 17:22:17

Aaaah que ça fait du bien de rigoler ! :-) Et pour cela, car c’est rare et donc il faut le souligner, vous pouvez vous rendre au Théâtre des Blancs-Manteaux pour aller voir le dernier spectacle de deux sémillantes et ravissantes jeunes femmes : Sandrine et Valentine. Dans « Quand je serai grande, j’aurai des chaussures rouges » elles parlent des femmes en long, en large et en travers. Leurs caractéristiques, leurs changements, leurs histoires, leurs manies et leurs qualités… tout y passe dans une atmosphère très caustique, irrévérencieuse et souvent d’une finesse audacieuse et irrésistible.

Une brune et une blonde, l’une un peu plus âgée que l’autre, la brunette (plus jeune) possède une vraie fibre humoristique, il suffit qu’elle ouvre la bouche pour être drôle, tandis que la blondinette est plus posée, mais souvent très incisive dans des traits humoristiques plus affermis et ironiques. Rapidement les rôles s’échangent et la midinette devient femme fatale, la petite fille devient mère, et l’amante torride une incorrigible romanesque qui attend son prince charmant, bref toutes les femmes (ou beaucoup d’entre elles) sont présentes dans ce spectacle polymorphe. Elles passent ainsi de personnages en personnages, et endossent des personnalités multiples, elles sont surtout portées par un texte très bien écrit et qu’elles maîtrisent à la perfection. Avec cela, une mise en scène enlevée, quelques morceaux dansés et chantés même… Un spectacle efficace et qui fait mouche !

Les filles dans la salle en prennent pour leur grade, mais les hommes aussi, et les comédiennes évoquent des situations connues ou vécues par tou(te)s. Elles savent mettre en perspective comme cela, et en abîme parfois, les travers féminins mais aussi leurs singularités et leurs fiertés… Et ça parle de cul aussi évidemment, ça célèbre la levrette, la turlutte et ça donne des conseils pour bien leur faire l’amour… et même la sodomie ! (Mais ça c’était manifestement un clin d’œil aux pédés de la salle ! Nous !!! Mouaaarf.)

Allez, allez, il faut aller les applaudir ! Des filles comme on les aime : belles, intelligentes, et drôles ! ;-)

Quand je serai grande, j’aurai des chaussures rouges

Matage Outside Bush and Blair at the gay bar

Classé dans: Matage, Outside — @ 00:49:33

Je pense que c’est un très vieux truc, mais je viens juste de le découvrir. Messieurs Bush et Blair dans un bar gay… Une chanson des “Electric 6″ qui vaut son pesant de cacahouètes !

Faisons l’amour, pas la guerre !


Mercredi 26 Juillet 2006

Matooyage Cahier de l’Eté 2006 : Le Moignoning

Classé dans: Matooyage — @ 23:27:13

Nous avions eu pour notre premier cahier à détacher de bons conseils pour réaliser une pipe à la Blake Harper, souvenez-vous en ! Dans celui-ci, je voudrais plus vous faire découvrir une surprenante vidéo (mais je n’en diffuse aucun extrait ici !!!) que j’ai récemment découverte, au gré de mes pérégrinations sur le web.

Bien entendu, ce qui suit peut choquer à peu près tout le monde sans restriction d’âge, de genre, d’orientation sexuelle ou même de religion. Donc ce qui suit est interdit à tout le monde, même les moins sensibles et les ceux qui n’ont pas peur de Freddy Krueger la nuit.

Au moins vous êtes prévenus ! Ne cliquez pas bande de malheureux !

Cliquez pour lire la suite

Mardi 25 Juillet 2006

Matage Matooyage Thémis est une fée, et Noumaïos, son frère, est un fé !

Classé dans: Matage, Matooyage — @ 22:20:23

Eh oui voilà donc ce que je professe depuis exactement 24 ans à la face du monde. Et depuis 24 ans, on se moque de moi à ce propos !!! Bah si c’est pas un truc de pédé ça hein ?

J’avais 6 ans (1981), et pis bah « Ulysse 31 » ça venait juste de fleurir sur nos écrans de FR3. Tous les soirs vers 20h si je me souviens bien, nous avions droit à 5 minutes de dessins animés, et puis le vendredi soir c’était l’épisode en entier qui était diffusé ! Et tous les soirs, le générique au début et la fin de l’épisode. Aaaah je le connais par cœur ce putain de générique, et la chanson déchire sa race, sa mère, tellement elle est géniale. :mrgreen:

Moi en quelques épisodes, j’étais captivé, hypnotisé, obnubilé, envoûté par cette émission, et nous regardions souvent l’épisode du vendredi en famille, même si pÔpa avait une préférence nettement marquée pour Goldorak (qu’il regardait en scred avec nous le mercredi). Je me rappelle parfaitement de la fascination particulière que j’avais pour la petite Thémis. J’adorais sa tronche d’extraterrestre toute bleutée avec sa ch’tite boule rouge en suspension, et puis surtout, j’étais dingue de ses pouvoirs de magicienne ! Enfin moi je disais que c’était de la magie, mais aujourd’hui on appellerait plutôt ça des pouvoirs psychiques ou télékinésiques.

Donc j’aimais bien Thémis, mais j’aimais surtout son reuf Noumaïos. Et je n’aimais pas tant Thémis que je m’identifiais avec, parce qu’en plus j’aurais plutôt voulu me taper le frangin. Voilà… « Bonjour Sigmund, quand j’avais 6 ans, je voulais être une petite extraterrestre schtroumpfette pour avoir des pouvoirs de fée, mais surtout pour pouvoir faire du sexe avec mon frère… ». :mrgreen:

Thémis, je n’arrêtais pas d’en parler à mes parents avec beaucoup d’effusion et d’émotion, je disais que c’était une fée avec des immenses pouvoirs. Et un jour que nous regardions un de ces passages où la petite Thémis exerçait en toute légalité ses talents…


Mes parents me demandèrent de leur expliquer une fois encore ce qu’il se passait dans la série (c’était un piège pour se marrer !! les salauds !!). Et moi je racontais avec passion :
« Eh bin, Thémis c’est une fée, et Noumaïos, son frère, c’est un fé ! Et Thémis elle a des pouvoirs et elle fait comme ça !! »

Et là je me levais et j’imitais la petite schtroumpfette alien mais en en faisant des tonnes. Je me passais les bras derrière la tête avec ostentation, et je rejetais tout en avant. Une vraie chorégraphie de Vogue avant l’heure ! (D’ailleurs c’est certainement Thémis qui a inspiré Madonna… sûr certain !) Cela faisait évidemment beaucoup rire mes parents, qui me posaient régulièrement la question.

Ce dont je me souviens très clairement, c’est ce jour où ma perception a changé. Un de ces soirs, où on m’a de nouveau posé la funeste question. On ne se rend pas compte qu’on grandit ou qu’on évolue, surtout pas intellectuellement. Mais là il avait du se produire une imperceptible progression ou bien un déclic quelconque, et j’ai compris qu’on me demandait cela pour se moquer de moi. Ils se sont mis à rigoler comme des baleines, et j’ai ressenti une honte poindre en moi, et m’envahir. Je n’ai rien dit, et mon sourire m’a simplement quitté, je me suis renfrogné, et mes parents ont prononcé l’habituel « oh mais c’est pour rire… ». Je n’ai pas fait la gueule, et n’ai pas pleuré ou fait une crise, j’ai juste compris, et j’ai eu mal.

On se rappelle régulièrement cela avec mes parents et mon frangin, cette époque de « Thémis une fée, et Noumaïos, son frère, un fé. », et on en rigole avec tendresse et nostalgie. Mais à chaque fois, me vient, à moi seulement, le souvenir de cette trahison, de cette chausse-trappe, de cette moquerie organisée, et il y a simplement la rémanence de la douleur qui vient produire une légère crispation au sternum.

Rassurez-vous je n’en veux pas à mes chouettes parents pour si peu. Mais je garde par contre une affection particulière pour Thémis, qui est une fée, et Noumaïos, son frère, qui est bel et bien un fé.

Dimanche 23 Juillet 2006

Matooyage Le Dos de la Baleine et de Dépôt

Classé dans: Matooyage — @ 19:20:40

Ouai je sais, je ne me foule pas sur les titres de post, mais là je zombise à donf depuis le début d’après-midi, qui m’a vu me lever avec toutes les difficultés. :mrgreen:

Ne vous en faites pas pour le « Gugusse », j’en ai vu d’autres. Et puis c’est marrant de constater que certains persistent et signent, et c’est manifestement fait pour blesser, donc je laisse cela bien ostensiblement, et je fais caca dessus. Là. Prout.

Hier donc, le ouikène s’est poursuivit, par un fabuleux resto avec mon Diegito et des potes de son cercle, mais qui sont aussi, après toutes ces années, des personnes qui me sont très chères. Et cette fois, ironie du sort, j’étais avec Nadia le plus jeune de la tablée. « Bene ! Optime ! » comme disait ma prof de latin en quatrième. ;-) Il y avait donc en plus Emeline, Ana, Camel et Olivier, au « Dos de la baleine » qui est un des meilleurs restaurants du Marais pour moi. En tout cas, un excellent rapport qualité prix, un service au poil et une climatisation salutaire et jouissive en ces temps de moiteur excessive. Or dans le Marais, trouver des serveurs à la fois mignons et agréables, en plus d’une cuisine classique mais très bonne, des tables assez espacées les unes des autres, et un dessert au chocolat qui s’appelle un « orgasme », ce sont des éléments qui méritent qu’on s’y arrête !

Et une bonne table n’est rien sans un petit groupe de gens que j’aime beaucoup (ce qui les rend tout de suite vachement sympathiques !). Aussi le dîner fut une bonne occasion de se poiler et de mettre à jour nos potins, nos dernières nouvelles et anecdotes, peines d’amour et prochaines réjouissances. Diego et moi étions les seuls homos de la table ! Mein gott ! En sortant, nous avons croisé rue des Archives (eh bah ouai… tu m’étonnes !) : PJ, Vincent, Oli et son PitiGreg. Après un crochet chez la mère de Diego pour vider une bouteille de champ, nous avons rejoint les garçons susmentionnés à l’Amnésia pour un dernier verre. Henri avait aussi entre temps rejoint la meute.

Mais l’heure de la fermeture sonnant, PJ, Vincent, Henri, Dieg et moi avons traîné nos guêtres au Dépôt pour une sortie pédégogique. Nous avons beaucoup appris ce soir là d’un point de vue éthologique et moral. Décidemment les grands écoliers ont une inextinguible soif d’apprendre et d’expérimenter. :langue: Quels jou(t)eurs… Et la musique était bien aussi. Si si.

Samedi 22 Juillet 2006

Matooyage Télévisage Koh Lanta et Madonnarama

Classé dans: Matooyage, Télévisage — @ 19:12:05

Heureusement que j’ai pris mon lundi, car je sens que ce week-end va encore me laisser sur les rotules. :)

Hier soir, Alex nous invitait pour une soirée « Koh Lanta » ! Moi qui me foutait de Diego qui enregistrait cette émission de téléréalité, au fur et à mesure des années, et de l’assuétude grandissante de mes contemporains, j’ai voulu en savoir un peu plus. Donc c’était ma première émission !

Mouai, bah pour l’instant je ne choppe pas trop le truc. A part les mecs carrément pas mal, et le côté « Seul au monde », il s’agit encore d’une bonne occasion de se repaître de ses voisins. Tout est manifestement manigancé pour les mettre à bout, et pimenter le show des ingrédients habituels de la sitcom de base. Hypocrisie, mensonge, et tartufferie en tout genre, les plus bas instincts de l’homme ont l’air de s’y acclimater avec bonheur !

A voir dans les prochains épisodes, de toute façon, il nous fallait aussi un argument pour nous réunir hebdomadairement afin de faire plein de choses, mais au final de ne pas beaucoup reluquer l’écran plat. En survolant les blogs, j’ai pu constater que l’émission est vraiment en vogue chez les copines (Eric, Chapi ou Aymeric).

On a fait le nécessaire pour être au Tango vers minuit, afin de ne pas trop faire de queue. En effet, c’était la sacro-sainte soirée Madonna ! Une soirée qui rameute toujours beaucoup de gens, vous vous l’imaginez. J’ai toujours un peu de mal à croire qu’on puisse faire une soirée où la musique serait exclusivement du Madonna, mais force est de constater que c’est tout à fait possible. Dire que je ne connais pas le tiers des chansons, mais que mes voisins entonnaient à peu près tout ce qui passait. Bah voilà, on est fan ou on ne l’est pas !

Mais j’adore notre Sainte Mère à tous comme le bon pédé que je suis, et je n’ai pas boudé mon plaisir. Amok qui était là, avec Andew Pipen et la délicieuse Lilith Lucifer, m’a épaté de par ses connaissances encyclopédiques de la chanteuse. On entendait à peine les premières mesures qu’il énonçait avec certitude le titre, l’album, l’année de sortie, l’ordre des singles, à quels concerts et en quelles versions avait-on entendu la chanson, et ce que portait alors la madone, en plus de la chorégraphie. Alors moi je dis : chapeau !

Madame Lucifer a vu qu’il n’y avait vraiment pas un hétéro pour elle dans la salle, elle a donc décidé de s’éclipser ! Et plus tard, Henri, Oli, PJ et quelques autres personnes nous ont rejoint. Dire que le monde est petit est terriblement banal, mais j’ai toujours du mal à croire aux liens de connaissance entre les gens. Jean qui est un ami de PH, connaît aussi PJ, que je connais par Henri. Et là encore, Henri était avec un ami de Bordeaux, dont je connais en fait le petit copain. Evidemment, le web a rendu ces « connaissances » tellement denses et dans des ramifications tellement inattendues, que l’on se retrouve liés les uns aux autres à très peu de maillons.

Encore une soirée très CSP+ avec des prénoms composés du plus bel effet, et une fournée assez exceptionnelle de deux Polytechniciens, deux Normaliens (et pas des petits de base apparemment), un Mine de Paris et un Centralien (allez, majuscules pour tout le monde !). Et en plus, ils osent être plutôt pas mal de leur personne. Pfff. D’ailleurs ça a été le cas de l’élaboration d’une théorie-minute avec Oli (on aime bien ça avec Olichou en boite, on fait souvent faire des pas de géant pour l’humanité, si, si), dont je reparlerais plus tard, sur la propension à la bogossité des grands écoliers. D’ailleurs il fallait les voir frayer entre eux les petits choux hier soir, hu huhu. Et quel spectacle qu’Oli et Henri s’escrimant sur deux inflexibles Pénélopes, à la vertu ployante mais non cassante. ;-)

Je suis rentré un peu plus tôt que les autres, mais c’est que je suis vieille moi ! Et là j’ai encore du mal à émerger… Dire que ça recommence ce soir ! Chic chic chic ! :mrgreen:

Plus sérieusement, je me suis interrogé en partant sur ce qui expliquait que lorsque j’avais 19 ans, je fréquentais pas mal de mecs un peu plus âgés (la maturité et des conneries comme ça… arf). Et aujourd’hui à 30, je réalise que je suis régulièrement le plus âgé du groupe. Oh en moyenne, je pense que ça tourne entre 24 et 28 ans, mais c’est une tendance que je ressens assez nettement. Or je vis assez bien ma ch’tite trentaine, et n’ai pas particulièrement des pulsions Peterpanesques, et j’ai du mal à m’expliquer cet état de fait. Evidemment mes amis les plus anciens ont plutôt mon âge ou sont plus âgés. Cela me turlupine, car je ne voudrais vraiment pas devenir le ieuve qui est décalé par rapport à son âge. Du coup il faudrait que je sache faire la part des choses, entre assumer mes propres envies et ne pas rester artificiellement accroché dans des activités qui ne sont plus les miennes (ça existe ça ?).

Tiens voilà bien un truc que je ne me posais pas quand j’en avais 29. Rhaaaa et après je dis que je vis bien mes 30 ans. Arf arf. J’adore quand je suis hypocrite avec moi-même !!! :mrgreen:

Marc-Aurèle Livre 6 – XIX

Classé dans: Marc-Aurèle — @ 04:53:30

Ne suppose pas, si quelque chose t’est difficile, que cette chose soit impossible à l’homme. Mais, si une chose est possible et naturelle à l’homme, pense qu’elle est aussi à ta portée.

Pensées pour moi-même, Marc-Aurèle.

J’ai longtemps été du genre à me poser des limites, à moi seul, dans beaucoup de domaines, alors qu’elles étaient caduques pour d’autres. Aujourd’hui, je suis bien d’accord avec cette pensée, nous valons décidément tous la “même chose”, et ce qui est possible pour l’un, l’est pour l’autre, l’est pour moi. J’aime aussi cette manière de ne pas réduire à sa propre capacité “perçue” à faire une chose, mais au contraire de se mettre en perspective, et de ne jamais douter alors de son propre potentiel en la matière.

Vendredi 21 Juillet 2006

Outside Je vais ester contre Google si ça continue !

Classé dans: Outside — @ 18:08:49

Je réfute ces allégations !!!

Calomnies ! Diffamations ! Médisances !

Calomnies ! Diffamations ! Médisances !

:mrgreen:

» C’est aussi cool pour ça internet ! Buzenval retrouve un ami de lycée, dont il n’avait pas eu de nouvelles depuis 17 ans… (1)

Cinéphage Echo Park, L.A.

Classé dans: Cinéphage — @ 18:00:32

Avez-vous déjà entendu parler de la quinceañera ? (Bah moi non !) Il s’agit d’une très importante fête traditionnelle qui remonterait aux aztèques, et qui a été adaptée à la mode catholique, et qui célèbre les 15 ans des jeunes filles, comme le passage symbolique à la vie adulte. Dans la communauté latino-américaine, cette tradition est toujours vivace, et c’est un jour spécial où une fête est célébrée avec tout le faste possible. Limousine, robe somptueuse, etc.

J’allais voir ce film avec pas mal d’à priori, sachant qu’il s’agissait d’une œuvre qui parlait d’une communauté latino de L.A. J’imaginais un truc à la « Wassup Rockers » ou même « Rize », donc avec des problèmes de gangs, de jeunes gens déracinés etc. En fait, ce n’est pas du tout cela, ce film est une sorte de fable qui se passe dans un quartier de Los Angeles en pleine mutation. Les auteurs, Wash Westmoreland et Richard Glatzer, ont profité de ce cadre pour raconter les histoires personnelles, tendres et drôles, de deux protagonistes, intrigues à la fois improbables mais qui fonctionnent finalement terriblement bien.

Magdalena va fêter sa quinceañera, juste après sa cousine, dans quelques mois. Ce sera certes moins opulent que sa cousine, dont les parents ont mis tous leurs moyens dans la fête. Magdalena fréquente un jeune homme, Herman, avec qui elle joue à touche-pipi mais sans jamais avoir franchement couché. Or on découvre que Magdalena est enceinte ! Le père devient ouf, et la petite se réfugie chez un arrière-grand-oncle, sorte d’aïeul sans âge, qui l’accepte les bras ouverts. Il y a déjà Carlos (la beubom de chez beubom du film) qui habite là, un cousin de Magdalena, qui a été aussi rejeté de sa famille. Dans ces quelques mois, les deux cousins vont se rapprocher, et vont tenter de débrouiller leurs « histoires ».

De la même manière que les jeunes gens sont partagés entre les traditions (religieuses et sociales) et leurs vies américaines un peu plus délurées, on suit l’évolution du quartier en lui-même. « Echo Park » est un endroit qui effectivement devient plus cher et rupin, car il est de plus en plus prisé par la communauté gay et certains artistes, etc. Du coup, les latinos et les gens les moins fortunés sont obligés de quitter le quartier au fur et à mesure de sa popularité, et réappropriation.

L’originalité du film vient vraiment de cette histoire bicéphale dont les personnages sont incroyablement attachants, et dont les péripéties sont extraordinaires entre une immaculée conception, et un latino gay (et sexy à s’en damner !). L’oncle aussi représente tout ce qu’il y a de positif dans le personnage du patriarche bienveillant et sage. On n’est loin des clichés sur L.A. et on peut enfin se rendre compte que des gens vivent aussi là-bas, simplement ! Les réalisateurs évoquent ainsi les problèmes sociaux que peuvent vivre les habitants du quartiers mais de manière beaucoup plus originale et subtile que d’habitude.

Ce n’est pas un de ces films chocs, ni un chef d’œuvre du genre, mais une belle histoire, servie par des acteurs irréprochables et touchants. Drôle, intéressant, émouvant, et singulier, de quoi se laisser tenter, et en garder une image positive et prégnante.

L’avis des copines : Niklas, Olivier.

Echo Park, L.A.

Jeudi 20 Juillet 2006

Cinéphage The Squid and the Whale

Classé dans: Cinéphage — @ 16:24:03

Bon ça suffit les titres à la mords moi le nœud (oh oui vas-y !!), comme le souligne aussi Niklas, pourquoi les français ont-ils traduit le titre de ce film par une phrase aussi factuelle et plate. Je suis certain que cela ôte toute une facette de ce que l’auteur veut communiquer aux spectateurs. En outre, sur l’affiche française, en plus de l’intitulé : « Les Berkman se séparent », on a un « Qui gardera le chat ? » à l’accent très comique. On pourrait instinctivement penser qu’il s’agit d’une comédie burlesque typiquement américaine avec Meg Ryan et Vince Vaughn, alors que ce n’est pas du tout le genre.

Il me faut préciser que ce film a été conseillé par le brillant « Niklas-blog ». Je n’y serais pas allé sinon, et la salle était pourtant pleine, ce qui signifie que beaucoup de gens lisent forcément ce blog de référence. Merci Niklas ! Henri et Oli ne me contrediront pas, puisqu’ils ont aussi beaucoup aimé ce film.

« Les Berkman se séparent » est un film typiquement juif new-yorkais, et dont le ton fait penser à un Woody Allen ou à la « Famille Tenenbaum ». On reconnaît aussi la patte du réalisateur et scénariste, Noah Baumbach, qui était aussi le scénariste du jubilatoire « La vie aquatique ». Le film se passe en 1986, le fait d’avoir tourné en 16mm donne un cachet absolument authentique au film, en plus d’une méticuleuse reconstitution qui m’a replongé dans mes dix ans !

Nous sommes donc à Brooklyn, et la famille Berkman, une bonne famille aisée et intello, est sur le point de vivre un drame. Les parents ne s’entendent plus, et annoncent à leurs enfants qu’ils se séparent. Le père est un écrivain à succès qui n’a rien publié depuis des années, tandis que la mère voit son premier roman sortir, et sa carrière ainsi décoller. Les deux enfants, deux garçons de 16 et 12 ans, sont très perturbés. Le plus jeune Frank reste plutôt attaché à sa mère, tandis que le plus âgé, Walt, cristallise sur un père qu’il idéalise. Les parents décident d’une garde conjointe qui les fait diviser la semaine en deux, et s’arranger pour aussi migrer le chat avec les enfants.

New York est décidément bien un petit bout de pays à part des USA, c’est encore une fois d’une évidence manifeste dans ce film. Et surtout avec ces protagonistes qui sont tout droit sortis d’un univers à la Woody Allen. Les dialogues sont donc ciselés avec talent et finesse, et les personnages développent une psychologie extrêmement subtile et fascinante. Les deux enfants sont jeunes mais ont cette maturité précoce des jeunes gens élevés dans un milieu intellectuel. Les interactions entre chacun des membres de la famille sont extrêmement travaillées, et aussi intéressantes les unes que les autres. Ainsi les perturbations psychologiques des fils (le petit qui se masturbe et étale son sperme un peu partout à l’école, ou l’aîné qui plagie sans vergogne une chanson des Pink Floyd), ou bien les révélations progressives sur le caractère des parents (mère volage, père à l’insupportable complexe de supériorité) sont autant de moments jouissifs du film, et provoquent des joutes verbales croustillantes.

Les comédiens sont excellents, et notamment les deux parents sont des acteurs qu’on a vus dans un tas de films en excellents seconds rôles. Je me souviens de Laura Linney dans « Mystic River » ou bien « Dr Kinsey », et de Jeff Daniels dans « Good night and good luck » ou « Pleasantville ».

Il s’agit là d’une des très bonnes surprises de l’été !

L’avis de devinez qui qui est ma copine : Niklas.

The Squid and the Whale

Mercredi 19 Juillet 2006

» DotClear 2, l’Attaque des Clones. Comme le dit la Fée Kozlika, il faut rendre à DotClear2, ce qui appartient à DotClear2. (0)

» TacTac nous apprend que la jeune génération est adepte des KL1, et il explique pourquoi. J’adore quand il joue les socioCoxxlogues*. (3)

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