MatooBlog
Pectus est quod disertos facit

Mercredi 28 Février 2007

Ecoutage Matooyage Plan tél à Bollywood

Classé dans: Ecoutage, Matooyage — @ 19:10:21

Hier, j’ai encore eu ce qu’on appelle dans mon boulot un « call », en plus c’était un « worldwide marketing meeting » à propos d’un sujet terriblement stratégique, et qui va révolutionner le monde (comme à peu près tous les deux mois). Ainsi, une dizaine de gugusses, dont moi, ont papoté aux quatre coins de l’espace intersidéral. Un peu comme dans une histoire de Toto, il y avait trois français, trois américains, un indien, un japonais et un israélien. C’était l’après-midi, mais les japonais ça ne les dérange jamais (enfin ils n’osent pas dire le contraire) d’être en « call » à minuit.

J’étais dans un bureau face à face avec une collègue qui était aussi un « attendee » à ce truc. Et puis, ça a commencé… et là il faut bénir l’invention de la touche « secret » de ces téléphones perfectionnés de la NASA (au moins), qui ont tellement de touches et de fonctionnalités qu’il faut un BAC+5 pour savoir composer un numéro. Donc nous avons appuyé sur « secret » en nous disant : « Oh naaaan pas luiiiii ! ». Et j’ai commencé à glousser, car je ne tiens jamais longtemps avec Monsieur Janup. Voilà un exemple d’une ancienne conversation que j’avais enregistrée (Devil inside !) un autre jour. Et vous savez quoi, bah il quasiment dit la même chose, MOT pour MOT !!


J’étais connecté sur la messagerie interne, et du coup j’ai commencé à discuter avec Alex (mon pote et aussi collègue). Je ne sais pas pourquoi, car ça n’avait rien à voir avec le « call », mais nous avons parlé cul pendant tout le temps que j’entendais l’autre baragouiner ses « tremendous features for this future generation killer apps ». Pendant ce temps là, ma collègue surfait allègrement sur des sites de vacances. D’ailleurs, c’est fou le nombre de gens qui passent du temps à butiner les sites web d’agences de voyages.

Et de temps en temps, j’entendais un « Matthew ?? », et donc je me réveillais, j’ôtais le « mute » du téléphone, et je balançais : « I totally agree, but we do need some more metrics and a better strategic vision, or the whole process will be too confusing for us to build a comprehensive and coherent marketing plan. » ou un truc ressemblant. :mrgreen:

Et entre temps, j’échangeais de passionnantes tirades sur la sodomie avec Alex. Qui fait quoi, comment, tout ça… les dernières techniques à la mode, les conseils des spécialistes, etc. Ensuite on a dérivé sur la qualification et quantification de la propension à être actif ou passif. Des « metrics », encore !!! Qu’est-ce que 70% actif et 30% passif ? Comment inverser une tendance ? Comment grappiller des points dans les sondages ? A quels critères peut-on se fier pour construire une échelle qui accepte des précisions du genre : 62/38 ?

Bref, pendant un moment je me sentais dans une situation assez surréaliste… ;-)

Mais bon, parfois elles sont bien ces conférences téléphoniques mondiales, mais là… nan. Et puis Janup, je dois l’appeler demain pour bosser avec… et j’en tremble d’avance… En plus parfois je me mets à prendre son accent pour lui parler, sans le faire exprès !!!

Mardi 27 Février 2007

Matooyage La Passion selon Matoo

Classé dans: Matooyage — @ 19:39:44

Hier, je suis allé dîner chez deux futures mamans épanouies, et en vérifiant l’adresse pour m’y rendre, je suis tombé sur ce nom : « Passage Charles Dallery ». Cela a fait tilt, « Tiens, elles habitent juste à côté de chez Thomas… ». Bon et puis, je me suis trouvé ridicule car cela fait belle lurette que le Thomas n’habite plus là. C’était il y a dix ans en gros… Oh là !!!? C’était il y a EXACTEMENT dix ans ! Comment oublier cela, comment oublier ce 21 février 1997 chez Thomas, Passage Charles Dallery.

Ce nom de voirie résonne en moi comme autant de souvenirs de cette époque. Je ne suis pas particulièrement nostalgique de cela, car j’ai eu alors mon lot de souffrances, et aujourd’hui beaucoup de choses se sont améliorées, et d’autres ont en effet changé. Vingt ans, les études supérieures, la vie étudiante parigote avec ses sorties et ses galères (de mec, de thune, d’avenir incertain…), les premiers émois… J’avais rencontré Caroline en 1995, elle habitait rue Neuve-Popincourt (déjà le 11e !!), et de fil en aiguille nous étions devenus très liés. Elle m’avait à son tour présenté Thomas, une de ses rencontres du Queen du dimanche soir…

A l’époque, j’habitais encore chez mes parents, et je ne leur avais rien dit (Ah les naïfs, j’étais persuadé qu’ils le savaient, en outre j’en avais parlé à mes cousins, cousines, oncles et tantes !). Mes parents ont toujours été adorables avec moi, et ils me prêtaient leur bagnole quand je le voulais pour sortir, allant même jusqu’à faire le plein et me payer mon entrée au Queen (en sachant que j’y allais). Huhuhu. :mrgreen:

J’étais tombé amoureux de Thomas au premier coup d’œil, baaaaam ! Juste comme ça. Et cela ne m’a pas quitté pendant quelques années. C’était mon premier coup de foudre, un truc de dingue qui m’empêchait de dormir, de manger, de penser… On s’appelait trois heures par jour en plus, et je sentais une intimité se créer, mais je redoutais que ce ne soit que de l’amitié (certes ambigüe) pour lui. Cette complicité est allée crescendo malgré la conscience que j’avais de tout ce qui nous séparait. J’ai évoqué d’ailleurs ce mec que j’ai tant aimé, dans un post qui n’est pas très miséricordieux mais qui explique bien le contexte… le charme du teubé ! :mrgreen:

J’ai donc passé du temps à trainer dans le 11e à l’époque, et cela explique aisément mon choix lorsque j’ai cherché à me loger sur Paname. J’ai vécu un enfer dans cette relation, car il ne l’a jamais reconnue au grand jour, il avait trop honte de moi, et de nous. Aussi, je me faisais sauter de temps en temps, et je repartais au petit matin, toujours disponible pour ses envies, et m’enfermant d’autant plus dans un cercle vicieux et délétère. Mais c’était ma passion, et je l’ai vécue pleinement, avec ses hauts, très hauts, et ses bas, très bas. Des moments de bonheur dont les souvenirs me donnent des frissons, et des instants de désespoir que seules les amours malheureuses peuvent procurer. Je garde ainsi beaucoup d’affection pour cet adorable connard, et cette première relation complètement dysfonctionnelle et tellement banale.

J’écris depuis 1991, depuis mes 15 ans donc. Tout ça a commencé par un drôle de concours de circonstance, une colonie de vacances dont j’ai tenu le « journal » pour quelques amis, juste pour se marrer. J’écrivais à la va-vite des petits récits satyriques sur nos journées d’ados, et puis j’ai continué à écrire pour moi en rentrant, et je ne me suis jamais arrêté. J’ai donc toujours gardé cette manie de mettre en scène les événements de ma journée. Toujours de cette manière anecdotique « bloguesque », et beaucoup plus « épanchements » à certains moments (un vrai journal intime quoi !), ou purement « factuels » à d’autres.

En 1997, parce que j’avais récupéré un agenda que mon père n’utilisait pas, j’ai voulu tenir une sorte de journal de bord. Il s’agissait de me contraindre à n’écrire qu’une petite page maximum, mais tous les jours. Du coup, j’y notais mes rencontres, mes sorties ou quelques impressions fugaces, et aussi quelques indications « métriques ». J’ai toujours aimé mesurer et noter les choses, donc je mettais l’heure à laquelle je rentrais, les DJ qui jouaient, les gens avec qui je sortais, etc.

Voilà donc la page du 21 février 1997, où j’indique que j’ai passé la soirée chez Thomas, passage Charles Dallery, avec des amis, que je les ai raccompagnés à Sanois à 3h, qu’à 3h45 j’étais de retour, et que je suis finalement rentré chez mes parents à 10h30 du matin (et qu’on avait donc baisé comme des lapins !).

Page du journal de 1997 où je parle de Thomas

Quelques jours plus tard, cherchant son numéro dans ma chambre, ma mère est tombée sur cette page, mais ceci est une autre histoire

NdB : Evidemment, je suis allé dans le passage en repartant, j’ai erré quelques instants devant ces fenêtres que j’ai si bien connues. Et j’ai ri intérieurement en me souvenant de ces expériences de jeunot. J’ai ri à la fois de ma candeur et mon ingénuité de l’époque, mais aussi parce que je suis toujours autant capable d’y replonger la tête la première.

Marc-Aurèle Livre 8 - XXX

Classé dans: Marc-Aurèle — @ 00:40:52

Parler, soit au Sénat, soit à n’importe qui avec décence et distinctement ; se servir d’un langage sain.

Pensées pour moi-même, Marc-Aurèle.

» C’est dingue ça, on ne parle jamais des petits français qui réussissent à l’étranger. On gagne un Oscar, et personne ne s’en émeut… Dégueulasse ! Bah oui quoi, François Sagat nous apprend sur son blog qu’il a été élu “best performer of the year”. Cocorico quoi ! Il est trop choupinouchou en plus dans son blog le petit François, et il fait tout sensibladorable, presque romanticonne. On oublierait quasiment qu’il est best performer of the year ! :mrgreen: (4)

Lundi 26 Février 2007

Boukinage A l’Ouest

Classé dans: Boukinage — @ 23:50:50

Le second livre d’Olivier Adam que je lis, et quelle claque encore… Mais alors qu’est-ce que c’est triste, ou plutôt neurasthénique, c’est comme rentrer peu à peu dans la morosité banlieusarde banale d’une cellule familiale énucléée. C’est dire ! Par contre, ce texte respire encore d’une troublante authenticité, et d’un style tranchant et sans miséricorde. Le petit bémol réside dans une écriture un peu moins élaborée, et une narration moins poussée, moins construite qui m’a moins accroché que « Falaises ».

Il faut dire que c’est un tout petit bouquin, un petit opuscule dont le propos aurait pu facilement être dilué dans plus de pages. Mais au contraire, l’auteur est tout en concision et en âpreté, une écriture rêche et parfois elliptique qui trace les grandes lignes, et suggère ou souligne plus qu’elle ne s’attarde sur l’intrigue. Les personnages eux, par contre, sont bien posés et font tout l’intérêt de ce court roman.

Cette famille, c’est une mère, Marie, et ses deux enfants, Antoine et Camille, dans un pavillon de banlieue défraîchi. Antoine a 19 ans et sèche les cours, il est complètement dépressif et « nihiliste », tandis que Camille, collégienne, se réfugie dans la prière et la religion, et que la mère, aussi abattue que ses enfants, a des envies irrépressibles de fuite.

En quelques chapitres, l’histoire s’élabore autour de ces trois personnalités qu’Olivier Adam décrit avec beaucoup de précision, tout en pratiquant en touches impressionnistes très délicates. J’ai vraiment été impressionné par la manière dont on pénètre, on en a du moins l’impression, la psyché des membres de cette famille décalée, et pourtant terriblement caractéristique. Cela m’a collé un de ces bourdons…

Comme je le disais plus haut, j’ai par contre été un peu déçu à côté de « Falaises » qui me paraissait beaucoup mieux écrit, et tenir beaucoup plus la route. Car du fait de sa brièveté et la manière dont le roman est expédié, je suis un peu resté sur ma faim, et j’ai regretté de ne pas rester un peu plus en la compagnie des personnages. Mais c’est indéniablement un petit roman qui ne laisse pas indifférent, et qui touchera encore les banlieusards…

A l’Ouest - Olivier Adam

Dimanche 25 Février 2007

Marc-Aurèle Livre 8 - XXVI

Classé dans: Marc-Aurèle — @ 17:49:10

Bonheur de l’homme : faire ce qui est le propre de l’homme. Et ce qui est le propre de l’homme, c’est d’être bienveillant envers ses pareils, de mépriser les mouvements des sens, de discerner les idées qui méritent créance, de contempler la nature universelle et tout ce qui arrive conformément à sa loi.

Pensées pour moi-même, Marc-Aurèle.

Samedi 24 Février 2007

» Coco nous raconte une de ces anecdotes que j’adore… HILARANT (and so queer !) !!!! (2)

Matage Télévisage Cyrano de Bergerac, Episode 9 et 10

Classé dans: Matage, Télévisage — @ 21:04:02

Episode 9 : C’est donc le début de l’acte IV, les cadets de Gascogne sont en plein siège d’Arras, et affamés. Cyrano plus amoureux et inconscient que jamais, prend des risques insensés pour envoyer des lettres passionnées à Roxane (en tant que Christian). Le Comte de Guiche vient visiter le camp, et se repaître de ses ennemis…

Episode 10 : Roxane est venue à la rescousse des gascons et a bravé les lignes espagoles, tant elle a été galvanisée par les missives de son amant. Mais la bataille approche, et un drame se prépare…




spacer

Vendredi 23 Février 2007

Cinéphage La Môme

Classé dans: Cinéphage — @ 23:43:46

Edith Piaf reste encore aujourd’hui un des symboles vivaces de la France, et de Paris, à travers ses chansons, sa voix, son physique et une histoire personnelle vraiment singulière. Elle méritait bien un tel tribut ! Ce film nous fait partager son existence et rend hommage autant à son talent, qu’à cette passion qui jusqu’au bout l’a animée, jusqu’à même la consumer et la détruire. Par contre, je n’ai pas trouvé que c’était spécialement un chef d’œuvre, c’est plutôt un bon film, sans plus.

D’ailleurs, c’est marrant car j’ai lu dans la presse et sur le web, des tas de critiques, souvent dithyrambiques, mais aussi beaucoup plus contrastées. Mon premier bémol, mais aussi ma première réserve quant à la manière dont j’ai apprécié le film, est lié au ton de l’œuvre. Comme je ne connais pas grand-chose de la vie de Piaf, sinon qu’elle est née dans la rue, qu’elle a été dans l’excès toute son existence, et que l’amour de sa vie, le boxeur Marcel Cerdan, a été tué dans un accident d’avion. Le film présente les choses de manière tellement théâtrale et cabotine que l’on se demande à quel point c’est conforme à la réalité. Mais je laisse le bénéfice du doute…

De même pour Marion Cotillard, on ne peut que saluer son jeu, mais j’appelle plutôt cela de la « performance » tant elle se travestit en Piaf. Elle est très convaincante dans l’apparence, dans la voix et la gestuelle, mais je ne peux m’empêcher de trouver cela un peu trop littéral et « too much ». La réalisation est très classique et conforme, mais Olivier Dahan a réussi à insuffler une belle originalité grâce à son montage, un peu erratique au premier abord, mais qui au final nourrit une belle histoire, et offre une lecture beaucoup plus intéressante qu’une approche bêtement chronologique.

Ainsi on suit divers épisodes de la vie d’Edith Piaf, de sa petite enfance, à son décès prématuré à l’âge de 47 ans, aussi usée que si elle était une très vieille femme. Et donc ces moments de la vie de la chanteuse française sont présentés par des allers-retours entre la fin de sa vie et le déroulement progressif de sa carrière. La môme est élevée par sa grand-mère qui est tenancière de bordel. Les putes de la maison close sont donc ses premières marques d’affection, et on comprend à quel point cela a pu la marquer. Dès le début aussi, l’alcool a une présence forte dans son existence, et les abus de drogues ne manqueront pas. De faible constitution, malgré son exceptionnelle voix et son formidable talent d’interprète, on la voit sombrer et quasiment renaître portée par sa seule passion artistique.

Le moment qui m’a le plus impressionné est certainement celui où on la voit presque six pieds sous terre, et que lorsqu’elle découvre la chanson « je ne regrette rien », elle reprend pied et décide de faire l’Olympia. Il y a aussi ses apparitions sur scène, avec une Marion Cotillard qui ressuscite Piaf avec beaucoup de talent, et arrive à nous donner des frissons. Et finalement, cette histoire d’amour tuée dans l’œuf avec Cerdan qui ne peut vraiment pas laisser insensible. Bref, la légende est nourrie de toutes ces scènes qui apportent beaucoup d’émotions et nous attachent encore plus au personnage.

On retrouve une pléiade d’acteurs et d’actrices pour incarner les seconds rôles, et il n’y a vraiment rien à leur reprocher (surtout Emmanuelle Seigner), même Depardieu n’est pas mauvais. Du coup, le film malgré ses deux heures et vingt minutes ne m’a pas paru trop long ou indigeste.

Donc j’ai plutôt passé un bon moment, même si je garde une petite réserve quand même… Trop de petites choses qui clochent pour me faire complètement adhérer…

L’avis des copines : Niklas, DrNono, Zep, Dfromparis, Dragibus, Orpheus, Gregoo, Chris Warner, [Elle], Celui qu’il me faut, Grey, Pheel, Patrick.

NdB : Si vous lisez Niklas, vous savez qu’il crée des titres en forme de jeux de mots pour les films qu’il chronique. Et là, j’ai eu une vraie crise de rire tant c’est drôle, hargneux et juste : “Le retour de la momie”. MOuahahahahahah !

La Môme

Jeudi 22 Février 2007

Matage Matooyage ThéâtrOpérage Roxane de Bergerac (au Dépôt)

Avant la pièce :

Nous sommes 6, nous arrivons au « Théâtre du Nord-Ouest »… Comme nous sommes en avance, on voit qu’il y a un bar avec des tables et de quoi s’asseoir, donc nous espérons nous payer un café. Et là, personne ne vient… Après une infructueuse tentative d’Olivier, nous apprenons que ce n’est pas un café… Hum hummm ah bon ? Pourtant il y a un type qui sirote son ballon de rouge, et un autre une tasse de café… Bizarre…

Après on se fait accoster par un mec chelou avec un chapelet immense autour du cou, et une caméra DV… « Je peux vous filmer, il me reste 14 minutes ? ». Heuuu… bah oui voyons, pourquoi pas ! Et me voilà le principal interlocuteur de ce ouf qui me parle de n’importe nawak. Il me demande si je fais du théâtre, puis si je suis cinéaste, quel est le dernier film que je suis allé voir, si je connais l’Allemagne (car j’ai évoqué « La vie des autres »). Ensuite cela va de Charybde en Scylla, je parle de Berlin, et il me demande si j’ai visité des musées, du coup je lui parle du musée Juif de Berlin. Et lui de me répondre : « Ah mais les allemands, ils n’aiment pas les juifs hein ? », et ensuite « Vous avez visité Auschwitz ? ». Aaaaaaaaaaah c’est quoi ce connard ??? Nous nous sommes donc barrés illico pour rejoindre notre pièce !

Et là, on commence à réagir aux affiches à droite et à gauche… Aaaaaaaah ! C’est un « théâtre chrétien » !!! Je ne savais même pas que ça existait !!! Y’a que des pièces sur Jeanne d’Arc, des prophètes et des machins spirituels !!! Mein gott !!

On rentre dans le théâtre, et là on hallucine : on se croit dans la backroom du Dépôt !!!!! Tu rajoutes une scène et deux bancs, tu enlèves les cabines, et hop bienvenue au théâtre !

Bon voilà ! Tout ça pour vous expliquer que nous avons été pris d’une soudaine et impétueuse hilarité qui nous a un peu troublé, avant même que la pièce démarre (mon idée évidemment, arf arf). En plus la pièce commence dans un noir complet avec des chants religieux, et trois rangées de bancs qui tremblaient sous les pouffements étouffés d’un H. de Crayencour totalement hystérique.

Mais rapidement, le calme est revenu…

La pièce en elle-même :

« Roxane de Bergerac » est un sacré challenge puisqu’il s’agit d’une seule comédienne et auteure, Véronique Daniel, qui a donc créé cette « suite » de Cyrano. Ce dernier est mort depuis 20 ans, et Roxane, toujours recluse dans son couvent, pense encore à lui. Elle se remémore son ami, les derniers instants, les péripéties qui ont mené à leurs malheurs communs. Elle réfléchit aussi à leur relation, à l’amour et à l’injustice et la dureté des événements. Finalement, était-ce un tel drame cet amour contrarié, ou au contraire le meilleur moyen d’en avoir fait une chose sacrée et éternelle, puisque jamais consommée et toujours sublimée ?

Véronique Daniel soliloque donc pendant une heure, en vers, sur ce thème. On se rend rapidement compte de la structure de son monologue, il s’agit de morceaux originaux de la pièce de Rostand, elle réinterprète ainsi, seule, un florilège des scènes marquantes de « Cyrano de Bergerac ». Et entre ces « souvenirs » du passé, elle nous livre son texte original qui tente de mieux nous faire connaître Roxane, son avis sur la situation présente et passée, et surtout ses regrets.

Cette structure très marquée l’est d’autant plus lorsqu’on connait comme moi la pièce originale quasiment par cœur. Du coup, on pourrait être un peu déçu par le procédé, si elle ne jouait pas avec un talent et une passion qu’on ne peut voir que comme un très bel hommage aux vers de Rostand. A un moment, on se demandait presque à quel point elle n’avait pas été frustrée de ne pas pouvoir jouer le rôle de Cyrano, et elle se donnait donc là l’occasion de le faire. Il faut aussi remarquer sa diction parfaite, et son jeu, certes un peu précieux et « froid », mais qui sert bien son texte.

Le texte créé par Véronique Daniel tient la route tout en étant pas une exceptionnelle réussite pour moi. La différence entre les vers des deux auteurs étant parfois assez flagrante, malgré tout elle offre une vision originale du personnage de Roxane. J’ai surtout aimé ses réflexions sur l’Amour, et sur le fait que cet échec était aussi, comme je l’ai souligné plus haut, une manière de conférer à leurs sentiments et leur « couple » une qualité qui dépasse le temps, la mort et la lassitude amoureuse classique dans laquelle versent tous les amants.

Par contre, pour ceux qui ne connaissent pas parfaitement la pièce de Cyrano, je me demande si c’est très facile à suivre, et si la présence seule de la comédienne suffit à les retenir de sombrer dans la torpeur cadavérique de mes voisins (Chaaaaarles !!). Moi j’ai vraiment trouvé ça pas mal, et l’actrice en particulier m’a convaincu. En outre, les scènes de « Cyrano » sont à mon avis vraiment réussies, et Véronique Daniel parvient à véhiculer une émotion et une truculence épatantes. Quand elle assume ainsi plusieurs rôles en faisant revivre le « passé », on la suit aisément dans son « flashback ». Mais encore une fois c’est valable pour qui connait bien la pièce originale. Et du coup cela relativise la qualité de l’ensemble…

Je suis donc très content d’avoir vu ce spectacle. Il n’est pas parfait, mais il plaira aux aficionados. Il n’est peut-être pas nécessaire de faire souffrir les néophytes, comme je l’ai fait moi-même… Huhuhu. (Désoléééééééé !)

Roxane de Bergerac

PS :
A un moment, elle sort la fameuse dernière lettre de Christian/Cyrano de son corsage, et là c’est mon voisin de droite qui a eut un fou-rire… Il a eut la fugace vision de cela :


Bon la prochaine fois, je me ferai mes trips Cyrana en terre christique tout seul ! :mrgreen:

Mercredi 21 Février 2007

» Naaaaaaaaaan !!! Il a osé !!! Ikare a créé un numéro de téléphone spécialement dédié aux relous dans les bars, les boites ou ailleurs. Vous donnez ce numéro dès qu’un relou vous colle aux basques… Et on écoutera le résultat. Oooh que c’est méchant. Gnark gnark. (5)

Boukinage 50 façons de dire fabuleux

Classé dans: Boukinage — @ 17:40:40

Je renoue avec un roman 10/18 bien conforme avec ce que j’aime dans le genre, un livre néozélandais de Graeme Aitkens sur un thème très « gay ». Et il s’agit d’un excellent bouquin sur l’entrée dans l’adolescence, et en particulier pour les jeunes homos qui, en plus de subir ces transformations d’enfants à adultes, doivent aussi faire face à de singuliers désirs.

L’histoire se passe dans un coin paumé et cul-terreux de Nouvelle Zélande, Billy Boy, un garçon de 12 ans, n’aime pas trop travailler dans les champs avec son père. Il préfère jouer à incarner son actrice fétiche d’une série de SF, Judy, avec sa cousine garçon-manqué : Lou. Rapidement, il se rend compte qu’il a une attirance troublante pour les autres garçons, mais n’arrive pas à mettre des mots dessus. Il retiendra seulement « tantouze » dont on l’affuble, et une vague définition d’un camarade : « c’est des hommes qui portent des perruques, qui se déguisent avec des robes et… qui ont cinquante façons de dire fabuleux. ». Pour arranger le tout, Billy est obèse et terriblement complexé par son apparence. Il joue à touche-pipi avec un de ses camarades surnommé « le cafard », mais quand un superbe garçon de ferme débarque, Billy en devient rapidement et éperdument amoureux.

Voilà un roman qui décrit avec une belle acuité et sincérité les affres de l’adolescence, et des épisodes qui rappelleront certainement de cuisants souvenirs à certains. Il s’agit aussi de toutes ces pensées confuses et embrouillées, mélange de sentiments, de sexe, de cristallisation amoureuse, de fantasmes inavoués, qui sont très bien décrites et mises en scène dans le livre. On entre facilement dans la tête et le comportement du jeune ado, et l’auteur sait dessiner les contours d’un personnage attachant. On n’est pas non plus dans le drame terrible et déchirant, car les péripéties de Billy Boy sont souvent assez cocasses, même s’il lui arrive des mésaventures cruelles, tellement typique de cette période de brimades. C’est surtout l’occasion pour Graeme Aitkens de poser les bases d’une comédie familiale aux personnages croustillants et à l’ironie mordante. Billy Boy en tire certainement le rôle le plus flamboyant et hors-norme, mais le roman s’illustre aussi par des personnages secondaires très attachants.

J’ai été surpris et touché par Lou, par exemple. Autant l’homosexualité du garçon est révélée et mise en lumière dès le début, autant jusqu’à la fin du roman celle de Lou est gardée sous silence. Et pourtant au fur et à mesure du roman, il ne fait aucun doute sur la manière dont elle vit aussi son adolescence, et sur ses attitudes homosexuelles. Mais en réalité, il est aussi vrai que l’on va facilement taxer un type efféminé de « pédale », et beaucoup plus rarement (oser) remarquer une fille masculine. Lou est une gamine qui est un vrai fermier, et qui nie jusqu’au bout sa féminité, tout en s’identifiant au garçon de ferme, en fricotant avec une de ses copines et en matant des Playboys… Le bouquin est émaillé de dizaines d’anecdotes qui en trace un portrait à la fois très manifestement lesbien, et pourtant totalement tacite.

Ce bouquin se lit aussi très facilement, son style est simple et très « américain », avec beaucoup d’actions, de dialogue et un rythme agréable. On commence à être habitué à ces romans sur l’adolescence homo, mais celui-ci a un vrai charme, en étant authentique tout en ne tombant pas ni dans la comédie neuneu, ni le drame élisabéthain. Un peu cliché certes, mais je crois que ma vie fut un cliché, donc je n’ai pas de soucis pour m’y identifier. Hé hé hé.

» Yarrow c’est un de mes papablogs, et un des premiers blogueurs que j’ai rencontré. Il est bisexuel, et il nous livre là un article irrésistible. Alors c’est simple, il a établi une petite échelle personnelle de qui lui plait chez un mec ou chez une nana. Goût, texture, sensation, pénétration etc. Sacré Aurélien !! (1)

Mardi 20 Février 2007

Matooyage « Expodrome » par Dominique Gonzalez-Foerster & Cie

Classé dans: Matooyage — Tags: @ 18:17:33

J’avais redécouvert le superbe Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris lorsque j’ai visité l’exposition Dan Flavin, que j’avais trouvée pas mal, mais sans plus. Là, il s’agit d’une exposition assez originale de Dominique Gonzalez-Foerster puisqu’elle investit ces lieux immaculés avec des œuvres créées en collaboration avec d’autres artistes. Voilà une démarche que je trouve plutôt sympathique, et puis qui faisait présager pas mal de bonnes choses. En effet, l’artiste a créé une sorte de parcours dans des univers graphiques ou sensoriels très forts, et elle profite complètement de l’espace génial que représente ce musée.

Eh bien, le résultat je ne l’ai pas trouvée terrible du tout… Merde alors, quel foutage de gueule parfois ! Et dieu sait que je suis ouvert et sensible, que j’aime le minimalisme et que je suis prêt à m’esbaudir aux propos pédants et précieux du commissaire d’expo le plus onaniste, mais là ça dépasse mes « limites ». Donc je me remets aussi en question, les limites dont je parle sont aussi peut-être mes œillères et mon étroitesse d’esprit, ainsi mises en exergue…

Il y a donc 6 espaces mis en scène et en « arts » par les artistes d’« Expodrome » : Solarium, La Jetée, Promenade, Panorama, Cosmodrome et Cinéma. Je ne résiste pas à vous recopier des extraits de la brochure, eux-mêmes tirés du catalogue d’expo.

Elle l’appelle Expodrome parce que c’est une plateforme pour envahir le temps, trouver d’autres types « d’expositions » : au soleil, à la lumière, à la pluie violente, à la diaphanéité des espaces célestes.

Bon ok, pourquoi pas… En effet la scénographie de l’ensemble est réussie, et véhicule beaucoup d’émotions et de « sensations » : lumières, contrastes colorés, formes, messages sonores, fusion de supports etc. La citation ci-dessus est un peu verbeuse, mais ça me parle, et surtout cela se justifie par la nature des œuvres présentées.

Solarium se trouve sur les escaliers qui mènent à la salle Raoul Dufy où se trouve une gigantesque fresque (60 sur 10 mètres) : « La Fée Electricité », une allégorie commandée pour une Exposition Universelle. Solarium de Nicolas Ghesquière est un ensemble de blocs qui ressemblent un peu à des éléments d’une digue en plein milieu des escaliers, avec une loupiote dessus. Ouai ok c’est sympa, mais quand on lit ça :

[…] on voit le soleil au-dessus de l’horizon, non pas le soleil, l’apparence du soleil, une surface unie, une immobilité traversée de flairs et d’expositions. […] Les lueurs dessinent des ombres instables sur les marches. On pense à une apparition subite, au reflet de l’éclipse (Paris 1999) sur les promeneurs.

Mein gott, bienvenue dans l’ère du Nawak ! C’est Madame Lucifer qui a écrit l’article, aidée par Jeff au moins !

Ensuite, on arrive donc à cette fresque de Raoul Dufy qui est pas mal du tout, sans me rendre non plus extatique. Et il y a une musique de Bashung dans la pièce. Ah d’accord… Mais voilà ce que j’aurais du ressentir et conclure :

Sonorisée, l’œuvre prend, sous sa charge historique, l’air d’une fiction féérique.

J’ai trouvé ça légèrement abusé…

Entre deux espaces ensuite, on retrouve les blocs de Nicolas Ghesquière qui empêchent presque de passer… La Jetée Le procédé est intéressant, et le texte de la brochure est uniquement descriptif et concis. Je préfère ! En effet, l’incursion d’un élément d’apparence naturelle mais « surnaturel » et dans le contexte muséologique, crée une singulière rencontre. On se demande vraiment ce que ça fait là, et c’est une entrave qui fait s’interroger.

Après, on trouve un très grand espace du musée qui est simplement vide, complètement vide… et qui s’appelle Promenade. Cette œuvre de Christophe Van Huffel est donc un parcours, une balade dans une curieuse vacuité. Mais si l’œuvre est intangible, elle se manifeste très clairement car il s’agit d’une bande sonore qui figure une pluie ou un environnement tropical. Et c’est vrai que c’est assez marrant et fascinant comme expérience, pas à se taper le cul par terre, mais cool. Encore une fois la brochure m’a beaucoup fait rire :

[…] tropicalisation radicale de l’espace d’inspiration cinématographique. […] les spectateurs eux-mêmes, qui se retrouvent à errer dans le présent d’une ville, soumis aux aléas du climat, coincés comme Dominique sous un pavillon dans un parc de Taipei en attendant qu’il cesse de pleuvoir, alors qu’ils pensaient visiter le parc.

Panorama est un grand panneau dans une courbe qui présente des diodes de couleurs qui s’allument et s’éteignent en forme de trucs et de machins.

Traduction :

[…] une vision lumineuse et nocturne des grands ensembles urbains de la planète, version contemporaine des panoramas du XIXe siècle.

Mouaif…

Le Tapis de Lecture est un carré de moquette, avec des bouquins disposés dessus.

[…] il faut y lire d’emblée un certain déplacement de la littérature : sortie de sa réserve, échappé de la librairie, retraduite en espace, en couleurs, déplacée sur le sol d’un musée dont elle n’est pas séparée, renversée enfin dans le champs des arts plastiques. La littérature : un art plastique.

Cosmodrome est très intéressant dans la complexité de la mise en scène pour une œuvre muséologique, plus que pour l’effet final. A vrai dire, la musique de Jay-Jay Johanson n’a là rien d’exceptionnel, et les effets windows media player fournissent de très belles animations… (peut-être meilleures que celles présentées là) On rentre dans une pièce qui est dans le noir complet (on ne voit même pas son corps) et dont le sol est couvert de sable noir. Il s’agit ensuite d’un gentillet spectacle lumineux et sonore, mais il n’a pas dégagé pour moi l’émotion transcendante décrite là :

Véritable son et lumière, il fonctionne comme certaines expositions de la fin du XIXe sicèle, environnements complets, générateurs de sensations, crées pour simuler des naufrages, des orages. Ces simulations précèdent à la fois le cinéma et et une certaine idée de l’exposition.

Et enfin la partie Cinéma qui est tout bêtement une rétrospective des films de Dominique Gonzalez- Foerster. Mais là, je ne peux pas… Les plans en super 8 des vacanciers sur la plage… nan, nan, je n’y arrive pas.

Chez DGF, c’est aussi le choix d’une technique, le 35mm, le super 8 ou la dv, qui génère un temps, un espace et qui prend littéralement en otage la réalité au présent […] Elle montre des présents exacerbés, littéralement déployés, fabriqués dans la réalité des supports techniques employés. Le spectateur erre, attends, glisse dans la durée de la projection, soumis aux aléas du direct et du climat qui fabriquent, image après image, le film.

En conclusion, à part quelques éléments sympathiques, je n’ai pas du tout été sensible à tout ce qui est censé se dégager de cette exposition. Et c’est dommage, car l’endroit se prête à merveille à des belles mises-en-scène et appropriations de l’espace. Encore une fois, je n’affirme pas que l’artiste ne vaut rien, ni que j’ai spécialement bon ou mauvais goût, mais je n’ai pas « compris » ses démarches, ou alors leurs portées effectives.

NB: Par contre 5 euros l’expo temporaire, et gratos pour la collection permanente ! J’aime les musées de la Ville de Paris !!! :pompom:

« Expodrome » par Dominique Gonzalez-Foerster & Cie

Lundi 19 Février 2007

Ecoutage Matooyage Kasse-cou

Classé dans: Ecoutage, Matooyage — @ 20:59:25

Et le pire c’est que je ne me suis rendu compte de rien en arrivant ce matin au boulot. Pourtant je m’étais rasé, mais comme d’habitude j’étais au radar toute la matinée, et encore plus en ces lundis matins que précèdent des dimanches soirs agités. Je me pointe comme une fleur au bureau, et je ne remarque pas les regards ironiques ou gênés dans les couloirs. Il faut dire que jusqu’à l’ingestion de la première dose de caféine, je suis encore victime de proctocéphalite matutinale.

Je suis allé me chercher mon petit kawa salvateur, encore quelques coups d’œil singuliers qui commencent à me mettre la puce à l’oreille. La nuit fut aussi brève que douce, remuante et verbeuse, et elle m’a laissé sur un cotonneux nuage (rose bonbon) jusqu’à maintenant. Une sorte de fatigue salutaire qui greffe un sourire béat et stupide sur mon faciès, tandis que j’essaie de rassembler mes esprits et de sortir de mon brouillard nocturne. Je me dis que tout le monde se rend compte que je n’ai pas beaucoup dormi la veille.

Mais un de mes collègues à qui je serre la main me fait : « Mais qu’est-ce que t’as fait encore la nuit dernière toi ? », et il tend vers mon cou un index interrogateur.

Et là, ça m’est revenu… Que puis-je donc avoir dans le cou ?

Sur mon cou sans armure et sans haine, mon cou
Que ma main plus légère et grave qu’une veuve
Effleure sous mon col, sans que ton cœur s’émeuve,
Laisse tes dents poser leur sourire de loup.



Sur mon cou - Etienne Daho

Je vais aux toilettes, pour jeter un coup d’œil, et ça me revient, ah bah ça oui, son sourire de loup s’est posé sur mon cou ! Me voilà auréolé d’un joli suçon violet version « les années Collège ». Huhuhu. Il faut dire que j’adore qu’on m’embrasse dans cette zone là, et que moi-même je peux difficilement m’empêcher de laisser des traces de morsure sur l’autre. Et dans le feu de l’action, on a souvent bien du mal à mesurer les effets de ses baisers passionnés et mordants.

Et voilà le résultat :

Un suçon dans mon cou

Mon boss est passé, et il a juste fait : « Ah tiens, t’as un nouveau mec ? ».

Bon bah voilà, au moins c’est officiel. :mrgreen:

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