41 articles pour le mois de Septembre 2007

  • Linkage
Verre d'eau à moitié plein

Publié le Dimanche 30 Septembre 2007 - 20:49
Catégorie: Linkage

Petitpoissauteur fait partie de ces blogueurs dont je ne manque aucun post. C’est tellement logique.

  • Matooyage
Barcelone, le jour

Publié le Dimanche 30 Septembre 2007 - 20:41
Catégorie: Matooyage

(Désolé pour mes photos, ce ne sont que celles que vous connaissez déjà trop bien de Barcelone, rien d’original là dedans !)

Je commence à être bien crevé de mon week-end, mais c’est bon signe ! On a bien marché, bien découvert quelques facettes de la ville, et surtout bien profité de ce temps génial. Hier matin pourtant, il a flotté des trombes pendant quelques heures, mais le midi il n’y paraissait déjà plus. Et le soleil dardait de nouveau comme si de rien n’était…

Aujourd’hui, il faisait assez beau pour aller traîner à la plage, et se poser dans un chouette bar-lounge le long de l’eau. Walalala, ça va être difficile de mettre les voiles demain soir, alors que je commence tout juste à me faire à cette escapade. Il me faudrait une bonne semaine de ce traitement pour être bien requinqué, mais ne jouons pas les désabusés, c’est déjà vachement bien comme ça.

On n’a pas non plus joué les stakhanovistes pour ce premier week-end à Barcelone, on s’est levé tard, on est sorti, et on y va à un rythme bien pacifique. Vendredi après-midi, nous nous sommes baladés dans le vieux centre-ville, histoire de faire connaissance avec Barcelone et son architecture, son ambiance et son clément climat (oui j’aime aussi les allitérations, il faut que j’en fasse un article un de ces quatre). J’ai été surpris par le plan très américain de la ville, les rues sont des lignes droites infinies qui délimitent de véritables « blocks ». Au moins, impossible de se perde, et on se repère très rapidement, mais du coup c’est très moderne, et moins charmant que ce que j’aurais pensé (moins que Lisbonne par exemple à mon avis).

Place Real à Barcelone

J’ai aprécié la richesse des façades d’immeubles qui, hors les chefs d’oeuvre de Gaudí, sont globalement réussies et attirent l’oeil. Mais rien de transcendant là-dedans, un peu comme le style haussmannien parisien, c’est sympa mais voilà. Nous sommes allés visités la « Perdrera » samedi qui est une des réalisations les plus connues de Gaudí, et qui vaut vraiment le détour. En effet, l’immeuble est en tout point superbe, mais en plus c’est une sorte de musée très intelligemment conçu. Un étage est entièrement meublé comme lors de la création du bâtiment et présente un logement privé (bourgeois !) de l’époque. On y retrouve donc du mobilier, et surtout de pédagogiques explications sur la manière dont l’architecte a pensé l’architecture intérieure autant que l’aspect du building.

Immeuble La Pedrera à Barcelone

L’architecte force d’autant plus le respect dans la suite de la visite, car au dernier étage on trouve une sorte de rétrospective de son oeuvre à Barcelone, ainsi que quelques éléments pour mieux comprendre et apprécier son travail. Cette visite se révèle un passage obligé pour ensuite voir les autres créations de Gaudí qui parsèment la ville. Les quelques précisions techniques et architecturales sont absolument passionnantes pour comprendre par exemple les arcs caténaires ou la manière dont il a autant réussi à faire pénétrer la lumière naturelle dans les habitations. Et puis, on s’en prend plein la vue aussi sur les aspects artistiques formels de l’artiste-architecte. Ces formes incroyables, ces crânes ou illusions biomorphiques, les courbes qui dévalent les façades ou qui perturbent les niveaux des terrasses etc. Bref, la visite de la « Pedrera » c’est à faire !

Toit de la Pedrera à Barcelone

Et puis nous nous sommes dirigés vers une autre réalisation connue de Gaudí : le Parc Güell. Au sommet de la colline, on a une belle vue sur Barcelone, donc la « Sagrada Família » et ce gros machin (qui ressemble au « gurkin » londonien) qui est la « Torre Agbar » de Jean Nouvel.

Vue du Parc Güell

La suite du parc est assez fascinante, on y trouve une construction qui repose une kyrielle de piliers pas droits, des mosaïques de toute beauté aux plafonds, des bancs aussi bien décorés pour s’assoir au soleil et deux maisons de schtroumpfs comme Gaudí semblait les apprécier. Et comme vous pouvez le remarquer, toujours du beau temps… ;-)

Parc Güell, les piliers

Et le truc bien à Barcelone, c’est que c’est une grande ville au bord de la mer !!!!! Ah je m’imagine trop bien aller à la plage en sortant du bureau. Oh là oui, très très bien. :mrgreen:

Plage de Barcelone

Et aujourd’hui, on est allé visiter la Sagrada Família qui est sans conteste le bâtiment phare de Barcelone. Encore une fois, ça vaut le coup d’oeil.

Sagrada Família

L’édifice est superbe et suit bien l’esprit fantasque et singulier de son créateur. Autant pour l’extérieur et les décors, la statuaire religieuse, que pour l’intérieur et cette « forêt » impressionnante de piliers.

Intérieur de la Sagrada Família

La crypte est une belle exposition qui présente notamment les plans finaux de la cathédrale. C’est drôle d’ailleurs cette sensation de se trouver sur le chantier d’un tel bâtiment, d’une telle ampleur et puissance artistique ou mystique. Du coup, on voit bien à quel point la Sagrada Família s’apparente à une Notre Dame…

Bon mais ce n’est pas fini, il y a encore demain, et ce soir. Hé hé hé.

[Edit du lundi]

Et ce midi donc, visite de la Casa Batlló qui est un autre des joyaux barcelonais de Gaudí, juste à quelques minutes de la Perdrera. Encore une fois, un bâtiment qui montre le savoir-faire de l’architecte et de l’artiste tout en proposant de véritables innovations en terme d’habitat (une incroyable optimisation des circulations d’air et de la lumière). Toujours aussi beau, fou, foisonnant et intelligemment pensé, cet immeuble est une merveille de bas en haut.

  • Outside
La remarque blasphématoire du jour

Publié le Dimanche 30 Septembre 2007 - 19:38
Catégorie: Outside

Mais qu’est-ce que c’est que ces pédés sur la façade de la Sagrada !! Et les ouvriers se font tellement chier qu’ils immortalisent leurs sudokus sur les murs !!! Nan mais, ça ne va plus là, tout fout le camp !!! :mrgreen:

Sagrada sudoku

  • Matooyage
Vision chimérique ? Non : ibérique !

Publié le Vendredi 28 Septembre 2007 - 21:17
Catégorie: Matooyage

Barcelone, toute à l’heure, avec Floflochou, MuxuMunuchou et NormanXtralovechou. :mrgreen:

Palmiers dans le centre de Barcelone

Oui, oui, ça se passe de commentaires, je ne sais pas si je vais être capable de rentrer…

  • Cinéphage
Hairspray

Publié le Jeudi 27 Septembre 2007 - 23:55
Catégorie: Cinéphage

C’est assez drôle car c’est un film qu’on peut aisément considérer comme bon ou mauvais selon ce qu’on en attend, et la manière dont on l’aborde.

En effet, c’est une pale copie de l’original de John Waters, vu que les auteurs ont là ôté toute l’irrévérence, la truculence et la vulgarité (que j’aime tant) du film culte pour pondre une oeuvre tout à fait conforme et proprette. On obtient un « Grease » à Baltimore, avec pour effronterie et hardiesse toute hollywoodienne un John Travolta traveloté dans le rôle de la mère. Franchement, Divine reste Divine et divine ! Y’a pas à dire !

Mais dans l’absolu, y’a pas à tortiller ou à jouer les cinéphiles, il s’agit d’une comédie pimpante et colorée très bien ficelé. Le film est agréable à voir, il donne la pêche grâce à des comédiens qui s’amusent follement et sont très bons, des chorégraphies enlevées et sous amphétamines, et une reconstitution « cliché » des sixties irrésistibles.

Alors bon ou pas bon ? Eh bien, si l’on se distancie du film d’origine, c’est une chouette comédie musicale, un divertissement qui passe bien, et met de bonne humeur. En outre, on retrouve la sympathoche morale de l’histoire : même les grosses réussissent, et les blacks sont acceptés dans la société (Youpi les babous !). Si l’on compare l’intérêt cinématographique des deux films, alors il n’y a pas photo, c’est John Waters qui remporte la palme.

L’histoire est archi-connue, c’est une jeune fille ronde Tracy qui tient absolument à participer à l’émission TV locale de Corny Collins. Son parcours est semé d’embûches, et elle doit aussi convaincre sa mère réticente et elle-même complexée. Outre cela, elle se rajoute comme contrainte supplémentaire une envie de mixité raciale et de fin de la ségrégation. Et pendant tout ce temps, ça chante à peu près toutes les 5 minutes, et d’excellentes chansons pleine d’énergie et de rythmes (and blues).

Il faut noter que le personnage le plus intéressant et qui sort carrément des rangs est évidemment Michelle Pfeiffer. Cette dernière est une géniale méchante, et elle donne au rôle une épaisseur inattendue, vraiment réussie. La comédienne qui joue Tracy (Nicole Blonsky) a énormément de talent, et a un charisme à l’écran qui n’est pas du tout anodin. De même pour son bellâtre, Link (Zac Efron), qui m’a bien impressionné, mais pour des raisons toutes différentes.

Encore une fois, une bonne petite comédie musicale de chez nous en Amérique… Mais il ne faut rien y voir de plus, et oublier la filiation « Waters ».

L’avis des copines : Patrick, TiPedro, ZeroJanvier, Folken, Orpheus, Mathieu, Véhesse, [elle].

Hairspray

  • Cinéphage
Naissance des pieuvres

Publié le Mercredi 26 Septembre 2007 - 23:45
Catégorie: Cinéphage

Comment ne pas être conquis par un film qui dès les premières images montrent le magnifique théâtre (violet et vert pétant) de mon Cergy natal. Et encore plus, lorsque j’ai réalisé que la piscine qui est montrée (celle du parvis de la préf) est la piscine où j’ai aussi vécu quelques heures (tristes) de mon adolescence. Donc ces passages dans les vestiaires et le bassin et cette ambiance adolescente m’ont particulièrement impressionné de leur authenticité. Et puis je reconnaissais aussi les moindres plans de la ville, des plus connus (comme les colonnes de Saint Christophe) aux plus anonymes (parvis, lotissement de brique, passerelles du boulevard de l’Oise etc.).

Mais ce n’est pas tout car le film de Céline Sciamma possède bien des qualités, et aussi des maladresses, il faut l’avouer. Car oui c’est bien un film un peu marqué : premier film d’une tout juste sortie de la Fémis, et la réalisation est somme toute très classique et convenue. On peut donc lui reprocher d’avoir un peu trop glaner du côté « ciné français intello » et de s’attarder parfois un peu trop sur certaines scènes. Un film aussi intelligent et sensible aurait mérité un traitement un peu moins académique peut-être.

Mais je n’en boude pas moins mon plaisir, car j’ai vraiment beaucoup beaucoup aimé. Evidemment, un film qui évoque l’homosexualité chez des gamines de 15 ans, c’est déjà pas mal. Et la prouesse là est de le faire avec une vérité, une simplicité et une clairvoyance qui m’ont vraiment frappé. En outre, les trois comédiennes Pauline Acquart (Marie), Louise Blachère (Anne) et Adèle Haenel (Floriane) sont épatantes et convaincantes dans ces rôles très délicats.

Marie est amie avec Anne. Cette dernière est un peu la grosse adolescente classique qui fait de la natation, tandis que Marie est étrangement attirée par une autre fille de la piscine : la capitaine de l’équipe de nage synchronisée, Floriane. On suit donc les trois filles, avec leurs problèmes, leurs émois, leurs petites vacheries et autres souffrances adolescentes. Floriane est une « fausse salope », Anne donne son corps faute de mieux, et Marie essaie de voir clair dans ce qu’elle ressent…

Les parents sont totalement absents du film, mais je pense que ce n’est pas tant pour marquer un renoncement que pour ancrer le film dans un univers totalement adolescent. Et en effet, j’ai trouvé que ça fonctionnait très bien, on se retrouve vraiment dans une atmosphère et des codes que nous avons tous connus, et qui n’ont pas bien changé à vrai dire. Le scénario est à ce niveau là particulièrement brillant, dans les intrigues, l’épaisseur psychologique des personnages ou bien les dialogues, il y a énormément de choses qui sonnent très justes, et font mouche.

Le film du coup n’est pas tant une oeuvre qui parle d’homosexualité, mais plutôt de femmes et de leur entrée dans la vie adulte. Certaines scènes sont très agréablement soulignées par une bande son originale particulièrement belle et efficace, signée Para One. L’ensemble donne vraiment à cette oeuvre beaucoup de charmes et de qualités, et viennent facilement estomper les quelques défauts qu’on pourrait y trouver.

L’avis des copines : La lettre révoltée, Gregoo, Manolo, Julien, Folken, Polysémie.

Naissance des pieuvres

  • Magazinage
André et Dorine

Publié le Mardi 25 Septembre 2007 - 17:55
Catégorie: Magazinage

André Gorz (un des fondateurs du Nouvels Obs) s’est suicidé avec sa femme, Dorine, qui était atteinte d’un cancer. 84 et 83 ans…

“Tu viens juste d’avoir quatre-vingt-deux ans. (…) Tu es toujours belle, gracieuse et désirable. Cela fait cinquante-huit ans que nous vivons ensemble et je t’aime plus que jamais. Récemment, je suis retombé amoureux de toi une nouvelle fois et je porte de nouveau en moi un vide débordant que ne comble que ton corps serré contre le mien.”

[source: Le Monde]

  • Linkage
Les éditeurs sont toujours les plus mal lettrés

Publié le Mardi 25 Septembre 2007 - 16:06
Catégorie: Linkage

Baptiste reçoit une proposition d’une maison d’édition… rholàlàlàlà, ça la fout tout de même mal ! (Le titre de ce post pour ceux qui ne passent pas par agrégateur : Les éditeurs sont toujours les plus mal lettrés. ;-) )

  • Matooyage
Connaître ses lecteurs : le Matootest !

Publié le Dimanche 23 Septembre 2007 - 18:45
Catégorie: Matooyage

Vous avez du remarquer que je ne suis pas vraiment un adepte des sondages en ligne. J’avais bien installé le truc, mais j’avoue que je ne suis jamais bien inspiré pour demander des choses, ou alors je crois que je m’en fous de ce que vous pensez. Oui ça doit être ça. :mrgreen:
Mais il faut avouer que cerner son lectorat (permet de mieux cibler ses annonceurs pour certains) est assez marrant, et souvent déconcertant. Autant je n’avais pas été abasourdi par la manière dont les gens accédaient ce blog, autant j’avais été amusé de constater que 13% des lecteurs avaient eu plus de 300 relations sexuelles, tandis que 20% entre 2 et 5 (et 37% entre 2 et 10 !!). Car non, non, je n’ai pas que des pédales du marais assoiffés de stupre et de semence dans mes lecteurs. ;-)

D’ailleurs, c’est drôle mais selon les gens, j’ai des échos très différents de mon blog. Que ce soit lié à ce qu’on y préfère, ou bien à ce qu’on peut penser de mon « lectorat ». « Lectorat » entre guillemets car il ne faut pas se leurrer, la moitié des gens arrivent par hasard en tapant une requête du genre « comment tailler une pipe » ou bien « comment tuer mon chat ». Pour l’autre moitié, il y a encore une partie de gens qui arrivent par liens sur un autre blog, certains qui me lisent pour se tenir au courant de l’actualité des pédéblogs (« Tu es l’Embruns des homos. » m’a-t-on indiqué !), et enfin les vrais lecteurs !

C’est parmi ces derniers qu’on trouve encore différentes motivations, en général liées aux thématiques que je développe. Et c’est comme ça que je me prends des remarques du genre :

« J’adore tes critiques de bouquin, mais pourquoi es-tu si vulgaire ? Tu devrais arrêter de parler de sexe ainsi, ça te décrédibilise, et ça nuit à la communauté gay ! »

« Franchement tes avis sur le dernier film de merde que tu as vu au ciné, on s’en branle. Moi je veux que tu parles de cul, et que tu racontes des trucs persos. C’est de la vraie vie que je viens chercher dans le blog ! »

« J’aime beaucoup tes critiques de cinéma ou de bouquins, tu as remplacé le Pariscope pour moi ! »

« Quand on ne sait pas écrire français et qu’on n’a pas le niveau intellectuel et culturel suffisant, on ne parle pas de sujets littéraires, cinématographiques ou artistiques comme tu le fais. Tu devrais avoir honte de mettre ainsi de telles immondices sur la place publique. »

« Si tu pouvais aller publier ailleurs tes trucs intellos, et faire tous les jours des posts où tu parles de ta famille ou bien de tes relations et tout, ce serait bien mieux je pense. »

Etc.

Ah là là. Heureusement, j’ai depuis quelques temps déjà dépassé tout ça, et je n’en fais qu’à ma tête. :mrgreen:
J’ai aussi des échos assez cocasses des « publics » auxquels mon blog est censé parler. Il y a ceux qui pensent qu’il est à 100% pédés parisiens, puis ceux qui me disent qu’il est vachement lu par des hétéros (Et surtout des hétérotes d’ailleurs !!), d’autres qui professent que c’est un truc de vieux pédés aigris, ou bien plutôt de bécasses écervelées. Oh là là, je n’en sais foutrement rien, sinon que j’ai souvent été surpris d’avoir des messages de la part de personnes de l’âge de mes parents qui se prenaient moins la tête que nous avec ce genre de billevesées. ;-)

Vendredi soir, Seb disait à Marie : « Oh toi tu es Cazzo, mais alors complètement Cazzo !! » [Sic]. C’est alors que je me suis que c’était un formidable outil de segmentation marketing !! Donc s’il vous plait dites moi : QUELLE BOITE DE PROD DE PORNO GAY ETES-VOUS !??

Sorry, there are no polls available at the moment.

Pour vous aider dans ce choix cornélien, je me permets de vous rappeler ce glossaire que j’avais écrit à l’époque où j’avais (humblement) contribué sur le « Journal du Porn ». Si vous ne savez pas vous situer, ou que vous avez besoin de conseils personnalisés, n’hésitez pas à me contacter pour du consulting. :langue:

Falcon : Certainement la plus connues des boites de prod., Falcon représente l’origine même du porno gay. Il s’agit du fer de lance de l’industrie mondiale du porno gay avec cette entreprise californienne (et ses filiales ou copieuses, Mustang, Catalina, Jocks etc.) qui produit les standards de chez standards.

Les mecs sont très beaux, jeunes, épilés, bodybuildés, bien montés et endurants. Ils sont la virilité incarnée qu’ils soient actifs ou passifs. Les plans sont souvent classiques et pas vraiment hard, on y trouve les classiques pipes, sodomies, éjaculations, et le tout est safe (avec capotes). On y trouve parfois des trios ou des partouzes mais ce n’est pas systématique.

Cadinot : Jean-Daniel Cadinot est le chef de file de la production française. Il a eu beaucoup de prix à l’étranger, et il reste une référence dans le monde entier. Ses films présentent souvent des jeunes gens naturels et de tous les styles (dont blacks, reubeus, métisses…). On est à l’opposé du modèle américain justement, mais les scénarii sont bien vicieux et très sexuels. Les mecs sont souvent très salopes (et aussi bien montés) et donnent du « coeur à l’ouvrage ».

JNRC : Autre référence française pour cette production qui est particulièrement connue pour ses vidéos mettant en scène des hétéros de tout poils. Des militaires, légionnaires, pompiers ou simples mecs qui s’exhibent et se masturbent devant la caméra. Voilà qui a de quoi surprendre, mais ces vidéos plaisent énormément et font surtout fonctionner les fantasmes des homos. On trouve aussi d’autres vidéos avec des mecs toujours aussi « look hétéro », très virils et pas forcément beaux, mais très excitants, dans des scénarii pornos classiques.

BelAmi : Cette maison de production se différencie par ses modèles qui sont tous d’une incroyable beauté et parfait physique. Souvent des éphèbes au look de minet qui prennent l’allure hésitante d’un jeune homo qui découvre la vie, avant de se faire limer par une équipe football. Il faut aimer les corps lisses et fermes, et les scriptes à l’eau de rose pour aller avec. Certains acteurs sont très connus pour leurs plastiques et leurs « performances ».

Citebeur : Racailles, reubeus, céfrans de la téci, descente dans les caves… le ton est donné. Il s’agit de vidéos pornos qui ont souvent pour cadre la banlieue ou des caves taguées, et comme acteurs des maghrébins ou des mecs au look « racaille ». Baises directes et viriles avec une ambiance sonore assez primordiale vu que cela repose souvent sur le petit pédé qui se fait soumettre (et mettre) par la racaille dominatrice. Mais parfois on assiste à de rafraîchissants : « Tel est pris, qui croyait prendre ».

Cazzo : La boite de prod. Allemande par excellence dont le style est assez « hard ». On est dans le fist, le cuir, combinaisons latex, piercings, la domination, parfois des looks « skin » ou l’emploi de godes énormes. Ambiance très sexe donc, et bien hard avec des types de mecs qui varient énormément d’un titre à l’autre.

Les deux dernières maisons de production sont particulières puisqu’elles présentent des films « non safe » (barebacking), c’est-à-dire où il n’y a pas d’usage de préservatifs (j’y reviendrai). Cela parait moins évident dans le porno hétéro, mais dans le porno gay cela ne fait que quelques années que des films sont ainsi disponibles. Or c’est discutable et dans l’exemple que cela donne, et dans le danger que cela représente pour les acteurs. Toutefois, on ne peut nier l’importance de ces productions et de l’ampleur qu’elles prennent sur le marché. Je cite là les deux qui me paraissent les plus représentatives et opposées.

Eurocreme : De très beaux jeunes mecs, à la fois naturels et bien foutus, souvent de l’est ou l’Europe centrale, qui baisent avec fougue et imagination. Des plans efficaces et bien filmés avec des modèles TBM (très bien montés).

Treasure Island Media : Le plus extrême dans le genre et parfois bien gore. Des scènes de mecs gang-bangués pendant tout un week-end avec « remplissage de trous » de foutre, éjaculations buccales et d’autres trucs plus ou moins crades. Les types sont souvent des amateurs qui sont recrutés sur le site web, et dont l’apologie du bareback (par des séropositifs ?… certainement) ne fait aucun doute.

  • Boukinage
Cocaïne et tralala

Publié le Samedi 22 Septembre 2007 - 21:39
Catégorie: Boukinage

En voilà un joli programme non ? Mais rassurez-vous ce n’est que le titre d’un roman que je viens de finir. Je suis assez fan des livres 10/18, et je continue régulièrement à m’abreuver de leurs excellents titres, notamment dans le « Domaine étranger ». Il y a aussi les « Grands détectives » que je choisis souvent au pif, pour découvrir de nouveaux enquêteurs dans des contextes originaux. J’aime beaucoup ces séries où des « Jessica Fletcher » mènent leurs investigations dans des périodes historiques ou des lieux qui rendent les récits beaucoup plus piquants et intéressants.

C’est ainsi que je suis féru des aventures de Victor Legris ou Nicolas Le Floch, de Guillaume de Lautaret ou bien Eraste Fandorine… Mais j’avais été déçu par Mma Ramotswe, et là encore je n’ai pas bien accroché à ce roman de Kerry Greenwood, et son héroïne Phryne Fisher. Mais le premier opus d’une série comme cela n’est pas toujours le meilleur indicateur, et l’auteur en est au quinzième tome !

Phryne Fisher est une jeune femme de l’aristocratie anglaise dans les années folles, et en tant que telle c’est une femme à poigne et charismatique, une femme libérée sexuellement et qui mène sa vie à tambour battant. En résolvant une petite affaire lors d’un dîner mondain, elle est sollicitée par un vieux général qui s’inquiète pour sa fille, partie épouser un homme en Australie. Cette fille serait malade, et les parents craignent que son mari ait quelque chose à voir là-dedans. Voilà donc Phryne qui débarque à Melbourne, et qui va enquêter dans les milieux mondains pour débrouiller cette sombre affaire.

Apparemment ces années étaient particulièrement fastes pour le trafic de cocaïne, qui était déjà la drogue de prédilection des gens fortunés. Rapidement donc, on comprend que l’enquête s’oriente sur une affaire de stupéfiants, mais Kerry Greenwood en profite aussi pour dresser un portrait social, économique et « moral » du Melbourne des années 20. Elle instille des héroïnes de tous les genres, et nous montre quelques preuves de l’émancipation des femmes de l’époque, comme le docteur Elizabeth MacMillan qui se bat pour être considérée comme ses confrères médecins.

Donc j’ai plutôt apprécié le ton du bouquin, ses personnages, son contexte historique et social. Là où le bât blesse, c’est l’intrigue policière même que j’ai trouvée superficielle, tirée par les cheveux, et aux dénouements très « faciles ». Il y a beaucoup de bonne volonté dans le roman, mais vraiment trop de maladresses à mon avis, trop d’incohérences et de raccourcis qui sont autant de dissonances.

Malgré tout, comme je disais plus haut, il me faut en lire un second pour savoir si ça s’améliore ensuite. Enfin je parle évidemment pour moi, car j’ai lu énormément de critiques élogieuses de ce bouquin et cette série, mais encore une fois c’est aussi une question de goût personnel. En tout cas, j’aime bien le ton donné à ce personnage, et le fait que l’action se déroule en Australie. Je n’ai que rarement lu de roman qui se passe dans ce coin là, et c’est très agréable à lire aussi pour cela.

Cocaïne et tralala - Kerry Greenwood

  • Matooyage
Un Netvibes pour tous, tous pour un Netvibes !

Publié le Vendredi 21 Septembre 2007 - 20:22
Catégorie: Matooyage

Inscrivez-vous qu’i’ disaient… C’est protégé, y’a un login/mot de passe, y’a même des cookies pour vous identifier durablement, ouai, ouai. Mais c’était sans compter sur un IT facétieux…

Car ce matin, lorsque je suis arrivé, et que j’ai démarré mon Firefox, mon Netvibes s’est évidemment chargé (c’est ma page d’accueil). Et quelle surprise de constater que c’était la page personnalisée de ma collègue Anne-Laure qui est apparue (ouai les nuages bleus, c’est pas oime). Du coup, je me suis dit qu’elle avait du venir sur ma machine… Mais comment était-ce possible, mon PC était éteint, et elle n’a pas mes mots de passe… Etrange.

Je passe d’onglets en onglets, je vois ses widgets… Non c’est bien sa page. Je l’interpelle (elle est à trois mètres) : « Anne-Laure, c’est dingue je suis connecté sur ta page Netvibes !!!! ». Elle ne me croit pas, donc j’oriente mon écran. Nous sommes surpris, mais encore plus quand j’essaie de me déloguer et que je n’y arrive pas. Impossible d’échapper à son compte !!!

Le plus énorme, c’est quand j’en déduis que nous sommes certainement plus d’un dans ce cas. Je demande à Cécilia d’aller sur Netvibes, sachant qu’elle n’a pas de compte. Elle s’y rend, et immédiatement se retrouve avec la page d’Anne-Laure.

TOUTE LA (pas petite) BOITE SE RETROUVE AVEC LA PAGE D’ANNE-LAURE à la place de leur propre page personnalisée !!! Aaaaaaaah, panique ! Car du coup tout le monde peut consulter ses extraits de mails, ses raccourcis internet, son facebook etc. Et elle n’apprécie pas trop… Il faut dire qu’elle commence à recevoir des mails et des coups de fil de quelques personnes qui s’interrogent sur ce tour de prestidigitation, ou pour Anne-Laure cet épisode de la Quatrième Dimension. D’autant plus qu’elle ne peut pas non plus se loguer, ni supprimer ses widgets !

Moi du coup, j’appelle le service d’aide informatique, j’explique tant bien que mal ce qu’est une page Netvibes (Net quoi ? Net-Vaïbe ? C’est quoi ça ?), et je crains de frapper un bon coup dans l’eau. Du coup je renonce à ce précieux tableau de bord, et réalise à quel point j’en suis devenu dépendant. Je me mets sur mon compte gmail, et je me rends compte qu’il est en français… Etrange, moi j’ai l’interface en anglais normalement, et impossible d’accéder aux settings… Anne-Laure a un compte gmail en français, elle. Hummm hummm.

Je me connecte sur Facebook pour voir, je me logue, et là je vois que je ne connais plus mes amis !!! Aaaaaaaaah, on m’a volé mes amis, et remplacé par des gens moches et hétéros (surement) que je ne connais pas !!!!!! Je comprends rapidement que c’est cette fois le compte d’un certain Damien, qui bosse (après une rapide recherche dans l’Intranet) à l’autre bout de la France. Rhoooo, ils ont une gueule ses potes, et puis y’a plein de meufs qui l’invitent à les mordre… :mrgreen:
Bref, nous sommes restés une bonne heure comme cela, et j’ai prié le ciel pour que mes propres données ne soient pas ainsi tombées dans le domaine public, même pour si peu de temps. Parce que j’ai bien un onglet « pro » et un autre « e-marketing », mais le reste c’est irrémédiablement perso de chez perso !!

Apparemment c’était une sombre histoire de proxy… En tout cas, ça en a fait frémir plus d’un, et surpris beaucoup. Jamais je n’aurais imaginé un truc pareil !!

  • Ecoutage
  • Matage
  • Matooyage
ChaaaaaAaaaariooOoot

Publié le Jeudi 20 Septembre 2007 - 23:44
Catégorie: Ecoutage, Matage, Matooyage

J’ai eu une révélation quand nous étions au cinéma et que nous avons vu « Mon frère est fils unique ». La bande originale était particulièrement soignée, et nous avons eu droit à la version italienne de « Chariot » de Petula Clark.


Chariot (VIt) – Petula Clark

Je me suis alors souvenu que la version française de cette chanson était un vrai petit chef d’oeuvre, et le digne héritage de nos parents (enfin les miens en tout cas, tout à fait contemporain de la sémillante chanteuse britannique). Et depuis que je l’ai redécouvert, depuis lundi soir dernier, bah j’arrête pas de me passer la chanson en boucle. Moi je vous dis que c’est une des plus belles chansons de l’univers, ouai. Au moins ! Pis avec son petit accent anglais, c’est trop chou, on dirait Rhino ! :mrgreen:

[Edit] : Mein gott !! Elle est née en 1932, elle est bien conservée la vieille peau !!! Mes parents vont me tuer si je leur dis ça (ils sont nés en 50) !!! ;-)