MatooBlog
Pectus est quod disertos facit

Lundi 31 Décembre 2007

Matooyage 1997-1998, ma vie en sitcom

Classé dans: Matooyage — @ 21:01:47

Depuis 1995 en gros, donc vers 19 ans, j’ai commencé à vivre pas mal de trucs, et j’ai aussi continué (puisque j’avais commencé en 1991) à tout coucher sur le papier. Les méthodes ont évolué avec les années, les envies et les péripéties de l’adolescence, mais globalement j’ai toujours adoré noter les choses, les immortaliser et me créer des repères pour plus tard. La période à partir de 1995 est importante parce qu’elle démarre ma vie de pédé, donc ma vraie vie. A partir de ce moment, j’ai enfin eu des amis, des aventures et des « histoires », avant je n’étais qu’une graine qui n’attendait que la germination pour s’épanouir.

Et du coup, depuis 2005, chaque année est aussi une occasion pour jeter un coup d’oeil en arrière. Sans regret, sans amertume, je lance un simple regard souvent ému ou rigolard, plein d’autodérision ou d’une agréable nostalgie. C’est comme cela, les années passant, que je rejoins peu à peu ma vingtaine et les moments qui ont compté pour moi, et je suis aujourd’hui 10 ans après. 1997 et 1998, ont été particulièrement charnières dans mon « insignifiante et rocambolesque » (moi aussi) existence. 21 et 22 ans, je pense que ce sont des âges décisifs pour pas mal de monde… hé hé.

J’ai déjà évoqué 1997 puisque c’est l’année « Thomas ». C’est bien simple, ce mec m’a obnubilé pendant une bonne année, et j’en garde beaucoup de souvenirs très forts, pas toujours bons mais marquants. En 1997 et 1998, j’avais trouvé un nouveau moyen d’écrire mes petits textes intimes. Comme je vous l’ai déjà montré pour Thomas, j’utilisais un agenda et j’essayais d’écrire quelques lignes factuelles tous les jours. Qui j’ai vu, avec qui, où et comment, quel DJ, quel mec etc. L’agenda proposait un récapitulatif mensuel à la fin de chaque mois, et annuel sur la dernière page. Et moi du coup, je m’étais pris au jeu. Aujourd’hui, je suis MORT DE RIRE en lisant mes résumés mensuels. Ah ah ah, je n’avais vraiment que ça à faire et à penser, même si je commençais déjà à gagner ma vie en alternance.

En tout cas, 1998 fut une année d’une richesse inouïe pour moi, d’abord parce que j’ai eu mon premier appartement sur Paris, et donc mon indépendance, et que je n’ai jamais autant baisé de ma vie. Ensuite, j’ai fait la fête comme jamais, j’y ai rencontré une kyrielle de personne, j’y ai fait mes premières armes sur le net, et j’ai eu quelques histoire d’amour qui ont bien éprouvé mon petit coeur fragile. J’ai aussi été un gros connard de première, ce qui a été un autre type d’expérience, intéressante pour la propre vision qu’on a de soi.

Mais laissons d’abord, 2007 se terminer… Je vous raconterai tout cela en 2008, et il se passera je l’espère aussi beaucoup de bonnes et croustillantes choses dans ma trente-deuxième année sur cette planète. :mrgreen:

Ah oui, mon résumé de 1997… Mouahaha. (Ah le Nicolas du début… Ah si j’avais pu…)

Le résume annuel de 1997 :-)

Dimanche 30 Décembre 2007

Matage Télévisage Ma philosophie

« Et toujours la bûche levée ! »

Il n’y a pas à dire la femme à la bûche de « Twin Peaks », directement sortie de l’imagination de David Lynch, est une grande philosophe. D’ailleurs, je n’ai aucun doute qu’un jour, elle sera enseignée au lycée. Elle le mérite amplement. Je ne sais pas si vous vous souvenez de cette série déjà, culte culte, mais donc de ces petits prologues qui commençaient chaque épisode. La femme à la bûche aka Margaret Lanterman venait nous expliquer (?) telle la Pythie le sens de la vie, ou même des révélations sur « Twin Peaks » (mais alors là, fallait super fort pour comprendre). En effet, la connexion psychique et spirituelle à sa bûche (magique ou envoûtée ?) lui donne une curieuse acuité sur tous ces événements paranormaux.

Malheureusement, peu de gens sont capables d’entendre ce que la bûche a à dire.

Indissociable de l’univers si singulier et génial de « Twin Peaks », Margaret Lanterman en est un de mes personnages préférés. Et moi je comprends tout ce qu’elle dit !! :mrgreen: Les trois exemples suivants sont assez caractéristiques (les traductions sont approximatives, car de moi !!) des annonces de la Log Lady…

Episode 25

“The beautiful thing about treasure is that it exists. It exists to be found. How beautiful it is to find treasure. Where is the treasure, that when found, leaves one eternally happy? I think we all know it exists. Some say it is inside us–inside us one and all. That would be strange. It would be so near. Then why is it so hard to find, and so difficult to attain?”

Ce qu’il y a de plus beau dans les trésors, c’est qu’ils existent. Ils existent pour être trouvés. C’est si beau de trouver un trésor. Où est le trésor, qui lorsqu’il est trouvé, vous laisse éternellement heureux ? Je pense que vous savons tous qu’il existe. Certains disent qu’il est à l’intérieur de nous – à l’intérieur de nous tous. Ce serait étrange. Il serait si près. Alors pourquoi est-il si difficile à trouver et et dur à atteindre ?


Episode 26

“Pie. Whoever invented the pie? Here was a great person. In Twin Peaks, we specialize in cherry pie and huckleberry pie. We do have many other types of pie, and at the Double R Diner, Norma knows how to make them all better than anyone I have ever known. “I hope Norma likes me. I know I like her and respect her. I have spit my pitch gum out of my mouth onto her walls and floors and sometimes onto her booths. Sometimes I get angry and do things I’m not proud of. I do love Norma’s pies. I love pie *with* coffee.”

Les tartes. Quel que soit la personne qui a inventé la tarte, c’était une personne de grande valeur. A Twin Peaks, nous nous spécialisons dans la tarte aux cerises et celle aux myrtilles. Nous avons beaucoup d’autres sortes de tarte, et au restaurant « Double R », Norma sait comment les faire mieux que personne. « J’espère que Normal m’aime bien. Je sais que je l’aime et la respecte. J’ai parfois craché ma chique sur le sol de son restaurant, et parfois aussi dans ses boxes. Parfois, je me mets en colère et je fais des choses dont je ne suis pas fière. J’adore les tartes de Norma. J’adore les tartes avec un café.


Episode 27

“There are clues everywhere–all around us. But the puzzle maker is clever. The clues, although surrounding us, are somehow mistaken for something else. And the something else–the *wrong* interpretation of the clues–we call our world. Our world is a magical smoke screen. How should we interpret the happy song of the meadowlark, or the robust flavor of a wild strawberry?”

Il y a des indices partout – tout autour de nous. Mais le fabricant du puzzle est intelligent. Les indices, même s’ils nous entourent, nous les confondons avec autre chose. Et cet autre chose – cette mauvaise interprétation des indices – c’est notre monde. Notre monde est un écran de fumée magique. Comment devrions-nous interpréter le chant joyeux du passereau, ou la saveur robuste d’une fraise des bois ?

Samedi 29 Décembre 2007

Boukinage La vie rocambolesque et insignifiante de Brad-Pitt Deuchfalh

Classé dans: Boukinage — Tags: @ 20:26:38

L’auteur du bouquin m’a envoyé un exemplaire dédicacé, puisqu’apparemment il lit mon blog. Mais il est encore plus difficile aujourd’hui qu’avant de trier le bon grain de l’ivraie entre les promos, les faux acoquinages ou les relais obligatoires. Mais comme d’habitude, je lis et j’en parle sincèrement.

J’avais découvert comme beaucoup ce blog, il y a déjà un certain temps, et comme beaucoup encore j’avais accroché avec le style, la prose et les aventures initiatiques de ce jeune ado. J’ai aussi rapidement douté de l’âge de l’auteur, même s’il me plaît de croire à un tel « miracle ». Comme pour le « journal de Max », cela n’entame en rien la qualité des écrits, par contre énormément les émotions véhiculées par des récits qui sont censés être « vécus ». Cela me fait un peu penser à J.T. Leroy et ses romans, qui m’ont un peu moins plu depuis que je sais que tout cela est une supercherie.

Quant à ce cher Brad-Pitt il m’est autant sympathique que Max m’était antipathique, mais ils ont énormément en commun. Il s’agit dans les deux cas d’une construction de personnages absolument parfaite, d’une infiltration blogosphérique comme je les aime… sincère, virale, basée sur la qualité intrinsèque des textes. On trouve aussi en commun la construction même des billets, et c’est certainement ce qui me trouble le plus. Des épisodes de taille similaire, des mini-intrigues qui se construisent et se concluent en quelques dizaines de lignes, des personnages récurrents, des fins de posts en aphorismes ou forts en émotions qui saisissent le lecteur etc. Donc quand on a parlé du même auteur pour les deux oeuvres, eh bien oui ça me paraît possible.

Et ensuite, on peut à loisir laisser courir son imagination sur cette identité mystérieuse. Moi c’est vrai que ça ne m’intéresse guère. Mais c’est vrai aussi que ce j’aime dans les blogs, c’est justement le côté « réel » et « vécu ». Comme on ne sait rien, je laisse aussi une part à cette merveilleuse possibilité que ce garçon ait bien 17 ans, et qu’il nous raconte vraiment, de manière romancée, comme je le fais moi-même, des bouts de son existence.

Mais comme pour Max, et comme cela m’a aussi fait pour Ron, le passage au bouquin n’est pas si aisé. Celui de Brad-Pitt a tout de même pour lui plusieurs avantages : déjà il a conservé ses textes en ligne (ne refaisant donc pas les erreurs des blogueurs pré-cités) et fournit 50% de textes inédits, ensuite il y les illustrations de Diego Aranega qui sont absolument désopilantes et très bien intégrées. Et puis surtout, l’écriture adolescente du bouquin n’a pas vocation à passer pour de la grande littérature, mais rien de plus que l’expression originale de Brad-Pitt Deuchfalh, et cette « humilité » passe décidément très bien.

Sinon, il est impossible de ne pas penser aux aventures du « Petit Nicolas » lorsqu’on lit le bouquin… Évidemment !! Les surnoms, les anecdotes, les déformations de vocabulaire, les illustrations, tout fait irrémédiablement penser à ça. On y ajoute un peu de Titeuf pour l’obsession très sexuelle du personnage principal, et un peu de trash, de prolitude et beaucoup d’émotions (d’Olivier Adam au final). Cela donne un bouquin qui se lit facilement et dont on retire quelques plaisirs. On tombe facilement sous le charme des deux frangins et de leur fragile maman, tout en ayant envie de donner des baffes à ce père fouettard inique au possible.

Et l’humour, de Brad-Pitt, son sens de la dérision, ses répliques ironiques et ses expériences de l’adolescence (uniquement masculine vraiment, et auxquelles on peut tous s’identifier) donnent énormément d’énergie et de souffle à toutes ces aventures. En plus, de cela sont saupoudrés des séquences émotions familiales ou confraternelles qui pousseraient presque à verser sa petite larme.

Et moi j’adore ses petites phrases et ses bons mots qui parfois font mouche avec autant d’intelligence que de crudité ou de bouffonnerie. On peut lire ça par exemple :

Les Italiennes elles font un peu salopes. Mais pas salope comme une insulte, non salope comme un compliment, comme on pourrait dire sexy, mais en moins cruche.

Le style est exactement celui du blog, et le phrasé, les expressions, les retournements de situation sont prévisibles et ponctués avec la régularité d’un métronome. Si c’est le fait de l’auteur tel qu’il l’affirme, eh bien nous avons là un talent qui promet (je croise les doigts pour que ce soit le cas) !! Sinon, c’est une excellente suite des aventures du Petit Nicolas, version 2008, mais rien de plus transcendant.

La vie rocambolesque et insignifiante de Brad-Pitt Deuchfalh

Jeudi 27 Décembre 2007

Matooyage Family matters

Classé dans: Matooyage — @ 20:05:40

Noël est arrivé, et s’est bien passé de mon côté. Une fête qui ressemble à celles précédentes, avec les mêmes joies de se retrouver en famille pour cette célébration rituelle, et aussi toujours les mêmes petites frustrations. Ah, je ne me refais pas, j’analyse trop, vous savez bien !

Mais c’était avant tout bien cool pour voir la tête des gamins, une fois qu’on les a habilement isolés du salon, qui reviennent et voient tous les paquets qui sont arrivés près du sapin, et de la cheminée. Hu huhu. Ah oui, ça c’est vraiment le meilleur moment… Et puis voir le regard ébahi de Tristan, trois ans, à qui je tendais un cadeau trop large pour qu’il puisse le tenir entre ses bras : « …athieu c’est trop grand, je peux pas, je suis petit moi ! ». Et ensuite, avoir droit à ça :

Tristan en Spiderman à Noël

Ou bien sa grande soeur, Lauryn, pendue à son téléphone électronique pour écouter les derniers ragots des princesses (si, si, c’est ce que fait ce téléphone !). Il fallait aussi voir cette dernière littéralement s’éclater avec le cadeau que je lui avait fait… Enfin avec l’emballage… Oui, le présent était entouré de papier-bulle, et elle a passé la majeure partie de la soirée morte de rire à faire péter les bulles, devant ses parents mortifiés. Moi, j’étais content d’avoir au moins bien choisi, même si je ne pensais pas exactement à ça.

Lauryn au téléphone !

En tout cas, une chose est certaine, les PicooZ ont fait leur effet ! Succès garanti, avec les trois hélicos qui ont vrombit toute la soirée et le lendemain. J’en ai fait cadeau à mon frangin, mon petit cousin de 15 ans, et le mari de ma cousine, mais je me doutais que ado ou adulte, ça fonctionnerait. En effet, quelques heures plus tard, nous entamions des concours de pilotage, et les plus « adultes » s’y sont mis avec autant d’entrain. La playstation ne fut encore pas en reste, entre singstar et autres gamineries. Mais nous avons plutôt repris le chemin des traditionnels jeux avec Trivial, Hit Story (c’est un jeu qui consiste à fredonner des chansons et à en trouver l’interprète et l’année) et Pictionnary. Bref, bref, que du bon, vieux, classique et rituel qui marche depuis la nuit des temps. ;-)

Noël est aussi l’occasion familiale par excellence, et donc celle de l’évocation. Il s’agit des gens disparus, ou bien encore de souvenirs de famille. Les anecdotes, les souvenirs de vacances ou bien les conneries des uns ou des autres ressurgissent, les vieilles photos et les noms à moitié effacés de nos mémoires refont alors surface. C’est assez agréable, et c’est surtout un liant familial important, car c’est notre histoire qui se transmet ainsi, oralement et imparfaitement, de générations en générations.

Je me souviens de ces histoires d’avant, à l’époque où ma grand-mère était encore en vie, et qui narraient plutôt des faits que je n’avais pas connu. Nous avons encore un peu évoqué cette partie là de l’histoire familiale, mais elle tend à naturellement s’estomper, et ce sont à présent des épisodes plus neufs, plus contemporains de ma génération que nous égrenons ainsi tous les ans.

Cela m’a d’ailleurs bien fait rire intérieurement car nous avons évoqué notre fameux voyage en Corse de 1992 (j’avais donc 16 ans…). Certains s’en souviennent peut-être, il y avait eut cette année là des très importants blocages routiers par les camionneurs en colère. Nous devions attraper un bateau à Marseille, et nous avions mis exactement 24 heures pour traverser la France (nous étions à deux voitures). C’avait été toute une rocambolesque aventure où nous avions emprunté les plus petits chemins vicinaux pour éviter les bouchons et les barrages, et ne nous étions presque pas arrêtés (en tout cas pas pour dormir). Au final, nous sommes arrivés à la Joliette deux minutes avant que le bateau ne lève l’ancre, et avons été acceptés in extremis à pénétrer à l’intérieur avec nos véhicules. Et puis, cet été là, quelques semaines plus tard alors que nous étions en Corse, c’est ma cousine qui accouchait d’Alexis, mon petit cousin. C’est aussi de voir cet ado de 15 ans qui nous fait voir le temps qui passe. Hé hé hé.

J’ai souri quand ma cousine a dit que ce voyage en Corse était du coup un excellent moyen mnémotechnique pour la naissance de son neveu, et je lui ai répondu que moi aussi je connaissais même le jour exact (le 17 juillet), mais pour une autre raison. Hé hé hé bis.

Par contre, je ressens toujours le même décalage avec ma famille, et même si cela ne me pèse plus autant, je suis encore à chaque fois un peu déçu, un peu tristounet. Là par exemple, j’ai acheté deux bouquins qui montrent des photos de Paris, des 10e et 11ème arrondissement, entre 1900 et 1940. Il s’agit donc des quartiers d’enfance et d’adolescence de mon père et de ma tante (et de mes quartiers à moi aujourd’hui). J’ai bien essayé de leur montrer quelques endroits, mais je n’ai pas eu beaucoup de retour. En fait, ils s’en foutent. Arfff. Moi je trouve ça magique, génial, je tripe quand je vois la Grisette ou l’église au coin de ma rue avec des voitures à chevaux devant. Ils étaient étonnés de ne pas bien reconnaître leur propre quartier, et c’est logique puisque ces photos sont carrément antérieures à cette époque. Et c’est aussi ce qui est passionnant je trouve, puisqu’on pense toujours que les choses ont changé par rapport au moment où on les a connues, et c’est fabuleux de se rendre compte que tout cela n’est qu’une étape vers d’autres mutations. Bon mais, il faut vraiment que j’accepte ce fait, je suis le seul à porter le moindre intérêt à mes racines, à mes origines (portugaises et algériennes) et à vouloir en savoir plus.

Et puis, il y a eut ce truc qui m’a franchement déprimé. Tellement prévisible aussi… Ma cousine qui raconte à ma mère et à moi, que mon petit cousin (qui jouait avec son PicooZ) qui est en seconde veut arrêter l’école. Elle ne sait pas quoi faire, ou quoi lui dire, sinon qu’il le regrettera certainement, comme elle le regrette d’ailleurs dans son propre cas. Et voilà encore une fois, l’histoire de ma famille qui s’écrit, s’inscrit, se répète… Et je ne blâme pas ma cousine, elle a l’humilité de ne pas vouloir l’obliger à faire ce dont il n’a pas envie, et ce qu’elle même n’a pas voulu faire à l’époque. Mais c’est tellement triste, car ça n’augure rien de bon pour lui.

Oh, je sais bien que les études ne sont pas l’unique sésame pour « réussir » dans la vie, mais tout de même… SI ! C’est surtout que j’estime qu’il lui faudrait d’abord un BAC+5 avant de prendre une décision assez mûrement réfléchie pour abandonner à la seconde. Et dans notre famille, c’est seulement par là que nous pouvons nous en sortir. Putain, et je suis le seul à avoir mon bac…

Ma cousine m’a demandé ce que j’en pensais, et je lui ai répondu assez cyniquement. « En fait, c’est binaire, soit tu ne lui donnes pas le choix. C’est comme ça et pas autrement petit con. Si tu lui donnes le choix, alors il fera autrement. Dans une autre famille, c’est tellement évident que les ados ne se posent même pas la question, mais chez nous c’est dingue… » Mais je sais bien que ce n’est pas facile à faire, et après tout c’est même contre mes propres crédos. Même s’il « trouve un métier » et finit par correctement gagner sa vie, je trouve tellement dommage qu’il passe à côté de l’ouverture d’esprit que peuvent donner les études supérieures… Tout ce qu’on lit, ce qu’on apprend, ce qu’on expérimente, et qui resteront des lacunes jamais comblées s’il passe à côté. Et il ne s’émancipera jamais, il ne se libérera jamais de cette gangue sociale…

Je sentais bien qu’elle doutait de tout ce que je disais, comme si j’étais l’exception qui confirmait la règle. Mais je ne pouvais lui dire que la seule et unique raison d’avoir fait des études était que j’étais pédé. Je me sentais tellement mal dans ma peau, tellement honteux de cela, que je n’avais qu’une seule envie c’était que mes parents soient fiers de moi dans tous les domaines, dont celui des études. Je n’ai jamais eu de bonnes notes pour une autre raison, et l’effet collatéral est… moi.

Ce fatalisme social me mine vraiment. Il semble que ce soit vraiment un schéma inexorable, et qui se voit vérifié génération après génération. Et moi je m’éloigne d’autant, année après année, de cette famille qui compte tant pour moi.

Mardi 25 Décembre 2007

Matage Matooyage I am sick!

Classé dans: Matage, Matooyage — @ 21:31:05

Pendant qu’on me serinait sur le fait d’être malade à Noël (ouai je suis malade à crever, désoléééé), voilà ce que j’avais en tête. :mrgreen:


Lundi 24 Décembre 2007

Matooyage Avec le temps

Classé dans: Matooyage — @ 17:23:48

Quand j’étais gamin, le temps était une notion assez floue, et je me souviens avec une incroyable acuité de l’impression qu’il me faudrait des millénaires avant de grandir. Les périodes scolaires, d’établissements en établissements, primaire, collège, lycée, paraissaient des ères géologiques, et alors une année c’était toute une vie. Je suppose que c’est un truc de môme, et que l’on a tous cette même impression.

Avec les années, cette perception se modifie. D’abord, on commence à repérer certains moments clef de l’année. Pour moi, il y avait mon anniversaire, et puis Noël, et puis la rentrée en septembre et ses changements de classe périlleux, et ses changements d’établissement carrément flippants. Ensuite, je pense que ce sont les saisons seulement qui sont arrivées, avec les longueurs de jours et de nuits qui changeaient tout au long de l’année (j’ai mis longtemps à réaliser que le soleil se levait plus tard, et se couchait plus tôt, en hiver, et le contraire en été). Et tous ces repères se sont multipliés, et ont scandé les années avec la régularité d’un métronome.

Alors que j’attendais Noël ou mon anniversaire avec hâte (bah ouai pour les cadeauuuuux), je redoutais les fins d’année scolaire, et encore plus les changements de caste (écolier, lycéen, étudiant, salarié…). Mais évidemment, avec le temps, et la conscience de cet univers étrange dans lequel nous évoluons, et la confiance qui cahin-caha a réussi à faire son chemin en moi, eh bien ces ères glaciaires se sont réduites à des clignements de paupières. Avec le boulot qui efface ces repères scolaires si marquants, les gens autour de nous qui changent moins (et ça c’est quand même pas mal, de garder des amis et des amours plus d’un clignement de paupières), les années ne sont plus des capsules délimitées mais de longs rubans qui se déroulent (de Möbius ?). Une année n’est plus qu’une brique dans la vie, et elles s’empilent les unes sur les autres.

C’est aussi cette pensée qui me fait avoir une certaine nostalgie des années d’étudiant, entre l’insouciance de ne rien mettre en péril, de n’avoir aucune responsabilité, et de rencontrer des gens nouveaux pour lesquels on s’enflamme avec une passion toute adolescente. Heureusement, la vie réserve encore des surprises, et je pense qu’il faut savoir se ménager quelques imprévus. En outre, on n’est pas obligé de devenir un vieux con en une nuit. :mrgreen:

Les repères changent aussi, mais ils rythment différemment les existences. Je suppose que les naissances d’enfants sont des bornes importantes, mais aussi les relations amoureuses, les changements d’appart, de boulot, et les décès. Ouai, c’est un peu plus triste tout de même… :gene:

Aujourd’hui, j’ai vraiment la sensation que le temps est incontrôlable, et que lorsque je veux prendre le temps de faire quelque chose, je suis irrémédiablement entraîné dans une course sans fin. Et paf, c’est la fin de l’année, plus marquée pour moi par le traditionnel Naël en famille que par le jour de l’an. Et je me dis que je n’ai rien fait, que je vais bientôt mourir, et que je n’ai rien fait !!! Carramba, ça craint ! Il faut que je me bouge.

Je me rappelle bien de l’année fatidique du passage au second millénaire, car depuis tout môme, on calculait son âge en l’an 2000 (oui je sais, c’est plutôt 2001…). « 24 ans » je me disais… Oh là là, mais qu’est-ce que je serais vieuuuuuuuuuux ! A cet âge là, j’aurais déjà sans doute tout accompli. Que nenni… que nenni. Mais je reprends pas mal confiance quand je réalise que j’ai au moins fait quelques trucs dont je suis assez fier. Et puis surtout, je pense avoir vécu certaines périodes avec toute l’attention qu’elles requéraient. Assez studieux parfois, déconneur pour d’autres, superficiel parfois, attentionné aussi, amoureux, plancuteur, dispendieux, généreux, et surtout curieux de tout, et de tous.

Mais bon, on est jamais jamais jamais content, c’est terrible. :mrgreen:

Bref, nous y voilà de nouveau. Et de nouveau, une page se tourne. En fait, ce qui est le plus cool dans tout ça, vraiment le plus cool de terre entière de sa mère, sa race, c’est que A. est là, et que mes amis aussi (et papa et maman quand même aussi, faut pas déconner).

Dimanche 23 Décembre 2007

» [Via à cause des garçons] Sensitif a encore concocté un superbe film de Naël avec de beaux garçons, plein d’humour et d’auto-dérision : très “Priscilla, folle de Noël”. Enfin un magazine qui sait être gay, sans revendiquer ni son hétéronormalité ou une queerphilie hypertrophiée. (1)

Ecoutage Outside Jeanne Cherhal, « Piano Solo » à la Maroquinerie

Classé dans: Ecoutage, Outside — Tags: , @ 03:16:26

Je suis un grand fan de Jeanne Cherhal, mais je n’ai pas vraiment le réflexe d’aller voir les artistes que j’aime en concert. Il faut vraiment que je change cette mauvaise habitude. A. m’avait raconté à quel point Cherhal était géniale en concert, mais nous n’avions même pas pris de places. Et puis, par un complet hasard , une amie a pensé à nous pour nous revendre des places de deux autres copains qui ne pouvaient plus y aller. Alléluia ! Car ce vendredi soir en compagnie de Jeanne Cherhal est certainement un des meilleurs moments de ces dernières semaines.

C’était très spécial pour la chanteuse puisqu’il s’agissait de l’ultime concert de sa tournée (depuis 13 mois apparemment), et qu’elle nous donnait ce spectacle simplement accompagnée de son piano. Ajoutez à cela une petite salle à l’ambiance particulièrement intimiste, et des fans de chez fans qui étaient là pour profiter à 100% de ces moments privilégiés avec cette femme d’exception.

Autant j’aime beaucoup l’artiste et ses albums, dont certaines chansons sont des monuments cultes pour moi, autant je ne me doutais pas non plus de ce que j’allais découvrir à cette soirée. Et évidemment, à 5 mètres de moi, c’était encore plus fort et percutant. Alors qu’on pourrait croire qu’elle a tiré des larmes de son public, en fait elle a plutôt suscité d’incroyables crises de rigolade. Car Jeanne Cherhal est une boute-en-train de première, qui se marre tout le temps, ne se prend pas au sérieux, et nous a concocté pendant ce concert blagues sur blagues. Déjà, elle nous a tout de suite mis dans le bain en prévenant qu’elle voulait se faire plaisir, et qu’elle allait chanter des vieux trucs et même des trucs inédits, donc elle aurait sans doute, dans les deux cas, besoin de ses antisèches.

Nous avons eu droit à un concert incroyable… Je suis incapable d’exprimer à quel point j’ai pris plaisir à assister à cela. Déjà, elle chante merveilleusement bien en live, et elle jouait en même temps donc, tout en maintenant un lien continu avec le public. Elle a raconté des anecdotes, mais surtout elle a raconté ses chansons, est revenu sur de vieilles mélodies, des standards que toute la salle fredonnait, des reprises surprenantes et des blagues aussi énormes que tordantes. Bref, l’image de cette jeune femme pleine d’énergie, de créativité et de talent.

J’aime tellement l’humour qu’elle instille dans ses chansons-anecdotes, mais aussi ses textes poétiques et touchants, ou bien encore ses penchants féministes et militants. Du coup, nous nous sommes tous énormément amusés, et apparemment Jeanne Cherhal aussi. Il faut dire que le public était conquis d’avance, et n’avait pas besoin d’être tancé pour répondre aux taquineries ou exigences de la chanteuse.

Ma seule petite déception, c’est qu’elle n’a pas chanté ma chanson préférée. Il s’agit d’une chanson que j’ai d’ailleurs déjà évoquée ici, et qui illustrait (et donnait son titre) à un de mes posts. Une superbe chanson très personnelle et dont les évocations me parlent énormément : La Station.



Jeanne Cherhal - La Station

Mais nous avons eu droit à une bonne partie de son répertoire, et quelques nouveaux titres qui promettent encore un album de grande qualité (surtout cette chanson sur son aventure avec son boucher… et un porc vivant accroché dans la chambre froide qui s’est mis à bouger et crier pendant qu’ils baisaient… en gros. Arffff.). Et si je dois retenir un morceau du dernier album qu’elle a superbement interprété ce soir là, je pense que c’est « Le tissu ». J’aime beaucoup cette chanson qui évoque le voile en racontant une anecdote, dont la chute est fascinante et très « Jeanne Cherhal ».



Jeanne Cherhal - Le tissu

Elle m’a bien redonné du baume au cœur en tout cas, et pour ça JE lui dis merci.



Jeanne Cherhal - Merci

Samedi 22 Décembre 2007

Boukinage Salammbô

Classé dans: Boukinage — Tags: @ 22:22:08

Derrière ce nom si beau et exotique se cache un roman de Flaubert que je viens de terminer. Eh oui, j’ai continué à quelque peu rattraper mes lacunes de lycée (je n’ai jamais rien lu de Gustave à l’école moi… Zola, Balzac, Stendhal oui). Et je continue donc tout logiquement à saluer l’écriture d’une beauté extraordinaire, et là en plus un récit d’une force inouïe. Alors parfois, il faut certes s’accrocher, et je me suis clairement emmerdé pendant des scènes de bataille un peu trop décrites et finalement brouillonnes (en tout cas, impossible à suivre…). Mais l’imaginaire de l’écrivain pour nous raconter les dessous de ces faits historiques (dont on ne connaît véritablement pas grand-chose) est stupéfiante de « réalisme » (du moins par rapport aux clichés que nous entretenons sur le sujet) et de crudité. D’ailleurs, je lisais que le bouquin a drôlement choqué lorsqu’il est sorti, ce qui ne m’étonne guère.

Salammbô c’est en fait la fille d’Hamilcar, et donc la soeur du futur Hannibal (c’est bien celui qui a traversé les Alpes avec des éléphants). Nous nous trouvons vers 241 avant JC, et le roman décrit toute la « guerre des mercenaires » qui a conclu la fin de la première guerre punique, donc entre Rome et Carthage. Les carthaginois utilisaient les services de guerriers venant de toute les continents pour faire leurs guerres, et les payaient donc une solde en conséquence. La première guerre punique les ayant laissé sur la paille, les notables de Carthage n’ont pas payé les mercenaires (lybiens, grecs, gaulois, ibères, numides etc.), et ces derniers se sont vengés en pillant la ville, puis en organisant la conquête des territoires voisins. Ils s’organisent autour d’un chef Mathô, d’un ancien esclave Spendius, et Autarite.

Tout commence donc à Carthage, et par la colère des mercenaires. Mathô rencontre alors Salammbô, et il pète un gros boulon en tombant tout de suite sous le charme de la chaste demoiselle. Cette dernière est complètement illuminée, et ne pense qu’à ses dévotions envers la déesse Tanit, et son voile sacré : le zaïmph. Les mercenaires s’organisent à l’extérieur de Carthage, et tandis qu’Hamilcar rentre chez lui pour démarrer son combat contre ses anciens soldats (car Hamilcar a combattu avec eux en tant que général pendant la guerre), Mathô qui veut conquérir Salammbô, s’introduit dans Carthage avec Spendius et vole le zaïmph.

Salammbô ira jusque le camp des mercenaires pour récupérer le voile sacré, et se confronter à Mathô. Mais entre temps, c’est un jeu de batailles et revanches entre les carthaginois et les mercenaires. Avec des trahisons, des sacrifices, des alliances et des complots, des ruses et des plans, les carthaginois sont au bord de la défaite, et Hamilcar reprend le dessus, avant de reperdre l’avantage. Bref, ce n’est pas une sinécure cette affaire !

Bon je ne vais pas faire non plus l’apologie du style ou de l’écriture de Flaubert, je ne crois pas qu’on m’ait attendu pour cela. Huhuhu. Mais je dois reconnaître que je suis surpris de reconnaître dans cet écrivain à la fois une qualité de langage absolument délectable, mais aussi un souffle résolument moderne et universel. En outre, comme je le disais plus haut, je comprends qu’il ait pu avoir des problèmes à l’époque, car c’est d’un trash parfois !!!! Mazette le mec, il n’y est pas allé avec le dos de la cuillère ! Y’a du sexe, du sang, des morts, des tortures, du cannibalisme, des sodomites (Siiiiiiiiiiii je vous jure, madame !!! Ah ne jurez pas, Marie-Thérèse !) etc.

Evidemment, il y a cette vision de Carthage qui est très barbare et cruelle, très « avant Jésus-Christ », et au final une vision moins exotique et romantique que celle des orientalistes de l’époque (alors là je dis peut-être une connerie, je ne suis même pas certain que ce soit vraiment la même période…), et certainement plus réaliste. En tout cas, je suis resté scotché par certaines scènes, autant dans les descriptions des ressentis de Mathô pour Salammbô… « Waaaah le mec ! » (En plus, je ne sais pas pourquoi, mais je le voyais particulièrement bien gaulé le Mathô !) Et puis, les attaques des uns contre les autres, les scènes de bataille ou de tuerie sont assez incroyables, et celles de cannibalisme insoutenables.

Voilà un bouquin qui même en tant que classique n’a vraiment rien perdu de sa superbe ou de son actualité. Malgré sa langue extrêmement soutenue, on peut le lire comme un bouquin d’aujourd’hui ce qui est parfois très troublant. Il est très facile de tester l’effet d’un tel bouquin pour moi. Dans le métro, je plongeais dans le livre, et je n’étais plus là, mon trajet d’une heure n’en durait que quelques minutes, et je n’avais dans la tête que les images, les odeurs et les sensations décrites dans le roman.

Bref, Flaubert c’est de la balle pour le moment. J’en lirais peut-être un autre un de ces quatre. Et si j’ai dit plein de bêtises, vous pouvez me corriger en commentaires. Et si vous êtes choqués parce que je parle de ce bouquin comme d’un autre (car j’ai reçu des mails d’insulte pour la manière dont je parle de Flaubert ou Zola, arf arf), bah c’est comme ça.

Salammbô - Gustave Flaubert

» A l’instar de Patapouf, Monsieur CRE nous propose de voter pour une sarkogonzesse avec un peu plus de chien. Sa sélection est à mourir de rire ! (1)

» [Via Artypop] Softdrink rapporte que le BVP veut retirer une récente publicité de lutte contre le Sida. Franchement allez voir la pub, c’est vraiment vraiment pas choquant, par contre oui ce sont deux mecs ensemble. La photo est d’autant plus belle, même, que son sujet en est terrifiant. Donc plutôt une bonne pub ! (Nan Goldin est dans le coup… évidemment.) Alors je crie : Homophobiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiie ! (2)

Mercredi 19 Décembre 2007

Matage Matooyage Pré-Noël

Classé dans: Matage, Matooyage — @ 23:41:35

Dimanche dernier avec les potes (made in Coxx* et assimilés), on a organisé notre petit Noël entre nous. C’était absolument génial, et tellement mieux qu’en famille ! Et surtout, comme tous les ans (enfin c’est la seconde), nous nous étions tous achetés des cadeaux de naël à quelques euros. On tire au sort, et hop, échange de cadeaux au hasard.

Mais la Fortune est une hétaïre des plus rouées, vous le savez bien, et voilà ce que j’ai eu :

Outils Ikéa de Naël

On peut affirmer que c’est un cadeau idoine, surtout au vu (putain c’est compliqué le français, sa mère, sa race) de mes récents exploits en bricolage…

Mais le mégacadeau de pré-noël, je le dois tout de même à un mec d’une agence avec qui je bosse. Eh oui, il est arrivé au bureau hier avec une douzaine de cartons de PicooZ !!!!!!!! Aaaaaaaaah !!! Le cadeau geek par excellence dont je rêvais secrètement. Donc hier j’ai joué avec mon hélicoptère d’intérieur, et j’ai encore des progrès à faire.

Ce con d’hélico arrête pas de tourner en rond, mais j’ai lu sur des forum qu’il faut que je le leste à l’avant (pour qu’il avance), que je lui stabilise le rotor et que je lui rajoute des ailerons… Il faut que je me mette au tuning quoi. :afro:

Voilà pour vous son vol inaugural dans ma chambre hier. Désolé, il est pas bien dans le cadre, on peut pas tout maîtriser. :gene:


Le son est assez intolérable, mais c’est tellement magique de voir voler ce machin… Et c’est un peu un rêve de môme qui a toujours voulu avoir une de ces géniales maquettes d’hélico, ou bien se faire initier au pilotage par Springfellow Hawke (si si, pour tenir le manche et tout).

Je vais essayer d’en acheter quelques exemplaires pour Naël, je pense qu’on pourrait bien s’amuser en famille avec ça… Gnark gnark gnark.

Citage Magazinage Définition d’un blog selon Embruns

Classé dans: Citage, Magazinage — @ 20:14:29

Lu sur Ecrans [via un touite d’Embruns].

Un blogue, c’est l’expression d’un égo masturbatoire. Beaucoup d’énergie à projeter sa semence en pure perte. Mais ne vaut-il mieux parfois se branler que d’être mal accompagné ?
Laurent Gloaguen

Mouahahahaahah. J’adore. :mrgreen:

Mardi 18 Décembre 2007

Matooyage Le Matoo Zeitgeist 2007

Classé dans: Matooyage — Tags: @ 23:16:36

Je ne comprends pas !! Alors que Google présente son habituel Zeitgeist avec les tendances des mots-clés de l’année (presque) écoulée, je ne me sens pas du tout en phase !!

Bah oui, tandis que l’on observe, par exemple, les requêtes suivantes :

Google zeitgeist 2007

Et c’est plutôt… j’hésite entre drôle, inquiétant ou triste. :hum:

Bah de mon côté, c’est assez stable depuis quelques années. Si j’ôte les références à mon blog (ceux qui me cherchent en tapant “matoo” et consorts), ça donne la liste suivante des 10 premières requêtes :

pipe
sodomie
poubelle
sperme
blake Harper
dieux du stade
autofellation
bite
gorges profondes
massage prostatique
21 grammes

Bon j’en ai mis 11, parce que y’a pas de raison, on ne me trouve pas qu’en tapant du cul !!!!

Et dans la liste des “comment” que j’affectionne particulièrement :

comment tuer un chat
comment faire le sex
comment faire une gorge profonde
comment faire une pipe
comment veut tu qu’un mec te baise ? a fond
comment tricoter des chaussettes
comment baiser un mec
comment champollion a découvert le sens des hiéroglyphes
comment baiser sa belle mere
comment bien enculer
comment bien se branler

Eh biiiiiiiien ! Je comprends pourquoi je suis honni de tous les proxies bien élevés du monde entier. Et pourtant, je suis si sage, quand on regarde bien ce que j’écris. Ce sont les internautes qui sont pervers de chez pervers !!!

:mrgreen:

Dimanche 16 Décembre 2007

Matage Télévisage Heureux ? Des rêves ??!

Classé dans: Matage, Télévisage — Tags: @ 23:45:53

Ah Criquette, Criquette, Criquette, quelle héroïne !!!

Mais ce soir, A. et moi étions les seuls à avoir vu ces vidéos, donc nous sommes un peu passés pour des gens étranges. Cela fait quelques jours que nous nous serinons ces merveilleuses stances criquettiennes : “Heureux ?… Des rêêêêêves ??!!!”, qui nous font mourir de rire.

Tout commence au restaurant avec Lewis, elle est toujours aussi agréable et concernée par le destin d’autrui, surtout celui des serveurs et autres personnages ancillaires. Notez comme elle s’intéresse, et comme elle communique…


Et là, voilà qu’on peut même écouter les conseils de Criquette pour animer et nourrir les conversations mondaines. J’adôôôôôre !


Donc ne vous étonnez pas, si vous me croisez ces prochains jours, et que je vous demande : “Heureux ? Des rêves ???!”. ;-)

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