MatooBlog
Pectus est quod disertos facit

Mercredi 30 Janvier 2008

Citage Equilibre aléatoire IX

Classé dans: Citage — @ 23:20:01

L’économiste anglais Andrew Oswald, de concert avec un confrère américain, a découvert la formule qui donne la clef du bonheur (laquelle dément le proverbe selon lequel l’argent ne suffit pas à rendre heureux).
Cette formule est la suivante :

r = h (u(y, z, t)) + e

r = bonheur que l’individu estime connaître et qui équivaut à une constante mathématique (h).
u = niveau réel de bonheur.
z = caractéristiques personnelles et démographiques.
y = revenus économiques réels.
t = facteur temps.
e = changement d’avis et préférences.

Grâce à la découverte de cette formule mathématique, aspiration constante de l’humanité, Oswald en est arrivé à la conclusion qu’un mariage durable procure autant de bonheur qu’une prime de fin d’année de 96 000 $, tandis que la perte d’un emploi se chiffre, en terme de bonheur, à 64 000 $.

Quotidien El levante, 6 novembre 1999.

Citation extraite du roman : “Les équilibres aléatoires” d’Angela Vallvey. Page 299.

Mardi 29 Janvier 2008

Ecoutage Matooyage Pour quelques métros de plus : La tafiole, la pute et la vieille.

Classé dans: Ecoutage, Matooyage — Tags: , @ 23:04:22

Ce matin, le métro, la tête dans le cul comme tous les matins, une rame un peu plus bondée que d’habitude, je sens que je ne vais pas être assis, et ça me gave. Je fous mes écouteurs, et je rentre dans la rame… Ironie du sort, mon baladeur m’a cheuflisé ce morceau :



L’homme à l’harmonica - Ennio Morricone

Car je le vois… Le strapontin libre. Et je la vois… Cette pute. L’harmonica entame ses premières plaintes, et le duel se met en place. La musique me rend hystérique à l’intérieur, je suis un vrai cowboy, et elle va pas me marcher sur les pieds cette teupu de mes deux. Je lui jette un regard décidé, et je sens le sien qui glisse sur mon visage aussi renfrogné et motivé. Je suis le mieux placé, mais j’ai un obstacle… Un mec est juste devant moi, je dois le contourner, mais sans lui signifier cet eldorado qu’il a bien ingénument ignoré.

Un dernier regard échangé, l’harmonica se déchaîne, il va falloir dégainer.

Une goutte de sueur virtuelle perle à nos fronts, masses laborieuses qui nous moutonnons tous les jours dans le métro. Et là, c’est le drame ! Une vieille, oui vous avez bien entendu, une IEUVE, une de celles avec le regard mauvais et la mise-en-pli argentée, dont on se demande ce qu’elle fait dans le métro à cette heure-là d’ailleurs. Bref la ieuve est en train de nous griller en beauté, elle s’avance telle une walkyrie et lacère de ses griffes acérées les gens qui se tiennent sur son chemin. Elle est rapide comme l’éclair, une vrai ieuve bionique, et elle va arriver à ses fins.

Alors la teupu dans un dernier espoir, elle était la mieux située à présent, dégaine et tente la feinte de la dernière chance. Moi, je ne sais pas, je ne sais plus. Je suis dépassé par les événements, et cette musique qui m’oblige à faire quelque-chose. Mein gott, tant de drames à huit heures du matin, ce n’est pas possible !!

Mais il faut faire des choix dans la vie. J’ai fait le mien en une demi-seconde. D’ennemis, nous sommes alors devenus complices. Je me suis négligemment déplacé de cinquante centimètres pour me placer juste dos à la vieille, et face à la pute. La vieille a bien tenté de me dire un mot, mais moi le jeune rebelle aux écouteurs dans les oreilles, je l’ai ignorée. J’ai gagné deux secondes avant qu’elle me tapote sur l’épaule d’un air démoniaque, et me bouscule pour passer. Deux secondes qui ont permis à ma nouvelle comparse de s’emparer du strapontin tant convoité.

Quand la vieille est passée, elle a découvert qu’elle était bredouille. J’ai échangé un demi-sourire de victoire avec la teupu, et j’ai renoncé à mon petit confort matutinal. Nous avons scellé notre pacte, lorsque quatre stations plus tard, la pute s’est levée et m’a habilement laissé sa place. La ieuve a bien essayé de ruser, mais l’union fait la force…

Je m’assois sur le strapontin, et le morceau suivant vient encore conclure cette nouvelle aventure ferroviaire, tout en restant dans le thème. Aaah j’adore ma boite à musique stochastique !!



Pour quelques dollars de plus - Ennio Morricone

Je savoure mon duel à l’ombre des tunnels parisiens, et souris à mon western du matin. C’est alors que je me dis que c’est largement blogable, et que j’adorerais que la teupu se soit dit « La tafiole là, je ne vais pas lui laisser ma place ! ». :mrgreen:

Lundi 28 Janvier 2008

Boukinage Les robots

Classé dans: Boukinage — Tags: @ 23:13:19

De temps en temps, je n’ai plus rien à lire. Si si, dingue ! Et donc, je cherche un bouquin… Et ce sont toujours les mêmes qui reviennent à la charge, souvent ceux de la sélection déjà présentée, ou alors quelques bouquins fétiches qui représentent « plein de trucs » pour moi. « Les robots » fait donc parti de cette catégorie.

J’ai découvert Isaac Asimov par ce bouquin, c’est d’ailleurs un livre qui appartenait à mon père, et que je lui ai piqué alors qu’il jetait au détritus toute une partie de ses livres (l’autodafé est un phénomène que je ne supporte pas). La couverture m’avait attiré, et mon père m’avait déjà parlé avec beaucoup d’admiration dans la voix de cet auteur, l’auteur du fameux cycle « Fondation » (que je n’avais donc pas lu à l’époque). J’ai dévoré « les robots » en une soirée, et j’ai été marqué une bonne fois pour toute par cet auteur de génie. Les lois de la robotique, les cerveaux positroniques et la célèbrissime Susan Calvin ont depuis été mes fidèles compagnons. J’ai lu toute la série des robots, bien d’autres romans d’Asimov, et bien d’autres de SF (principalement américaine des années 50, ma préférée).

Ce roman est un recueil de nouvelles qui est en fait une compilation de souvenirs de Susan Calvin, qui a mené une longue carrière de Robopsychologue à l’US Robots. Nouvelles par nouvelles, ce sont des confidences qui sont relatées à un journaliste qui s’intéresse à l’histoire des robots, et comment tout a commencé. Des robots sans voix et massifs, aux super-cerveaux qui contrôlent l’économie ou bien même au très célèbre robot à l’apparence humaine qui devint président du monde, le docteur Calvin narre des anecdotes de sa longue expérience robotique. On y trouve avec plaisir les deux baroudeurs Mike Donovan et Greg Powel, qui se retrouvent toujours à essuyer les plâtres avec les nouvelles inventions de l’US Robots.

J’adore relire ce bouquin, parce qu’il me procure toujours les mêmes grisantes impressions. Un petit côté désuet très cocasse dans une description du futur et de la robotique qui est très décalée avec la réalité, mais qui reste bluffant pour le stupéfiant imaginaire cybernétique de l’auteur. Le film « I, Robot » (c’est le titre original du livre) a repris quelques traits de ce roman, mais surtout des autres livres du cycle des « Robots ». On y retrouve cependant le thème fondateur de ce cycle, un élément tellement important et sagace qu’il a même été récupéré par les scientifiques. En effet, Asimov a inventé les trois règles qui devraient régir un cerveau de machine, trois lois immuables qui imprègnent les cerveaux positroniques (là-encore une invention farfelue mais drôlement créative et inventive), des lois qui sont censées nous protéger d’un « complexe de Frankenstein ».

Première Loi : Un robot ne doit pas causer de tort à un humain ou, restant passif, laisser un humain subir un dommage.
Deuxième Loi : Un robot doit obéir aux ordres d’un humain, sauf si l’ordre donné peut conduire à enfreindre la Première Loi.
Troisième Loi : Un robot doit protéger sa propre existence aussi longtemps qu’une telle protection n’est pas en contradiction avec la Première Loi et/ou la Deuxième Loi.

Toutes les nouvelles sont alors construites sur la manière dont des robots plus ou moins perfectionnés assimilent et interprètent ces lois. Cela donne l’occasion d’histoires passionnantes de robots qui se prennent pour des prophètes, d’autres qui deviennent fous de ne plus savoir comment concilier les lois de la robotique, ou certains qui arrivent à les contourner à force d’interprétations détournées. En outre, l’écriture d’Asimov est à mon avis d’une très grande qualité, et il nous parle autant de notre société et civilisation, de nos moeurs et de nos ambiguïtés, qu’il nous projette dans ce futur anticipé.

J’aime beaucoup cette couverture (j’ai scanné mon bouquin) qui n’est plus vraiment d’actualité, mais qui sied parfaitement à mon édition « J’ai lu » imprimée en 1973 (l’édition originale date de 1950, et 1967 pour la traduction française). On imagine bien Susan Calvin, la froide et rigique robopsychologue, qui discute avec une machine et tente de percer son intellect positronique. C’est d’autant plus fascinant qu’Isaac Asimov (1920-1992) avait imaginé que cette dernière était née en 1982. Elle aurait donc déjà 26 ans cette année ! Cette interview se situe alors qu’elle a 75 ans, donc en 2057. Elle raconte comment en « 2008, elle obtint le diplôme de docteur en philosophie et fut engagée à l’United States Robots… ». Le premier robot qu’elle évoque est « Robbie », c’était une bonne d’enfant, en 1996…

Les robots, Isaac Asimov

Dimanche 27 Janvier 2008

ThéâtrOpérage « Les aventures de Nathalie Nicole Nicole » au théâtre du Rond-Point

Classé dans: ThéâtrOpérage — Tags: @ 21:21:50

Je fais souvent aveuglément confiance à la programmation du théâtre du Rond-Point, mais là il se trouve que j’ai fait connaissance avec l’auteure de la pièce lors de l’enregistrement d’une émission de radio, à laquelle je participe régulièrement pour parler « blog ». Et de l’entendre parler de sa pièce, j’ai eu immédiatement envie de la voir au théâtre. En outre, une des comédiennes qui intervient régulièrement dans l’émission, joue aussi dans cette pièce, et j’avais énormément envie de la découvrir sur scène.

Tiens je vous recolle l’émission là, si vous voulez vous faire une idée… (J’avais choisi d’évoquer le blog de Brad-Pitt Deuchfalh, vous pourrez entendre à quel point le sujet m’émeut !!)

J’ai été enchanté de cette pièce, qui est un bel exemple de théâtre contemporain, qui allie un texte à la langue magnifique, des comédiens et comédiennes absolument bluffants et une mise-en-scène à l’énergie et l’inventivité débordantes. Voilà, tout ça !

Les trois héros principaux sont Nathalie Nicole Nicole, qui est une petite fille qui vit avec sa mère, Michel Chef Chef, qui est amoureux de Nathalie, et Cléo, qui est laide et impopulaire, et qui cherche l’affection de Nathalie. On trouve ensuite une maîtresse d’école, et un étrange « enfant » qui sert de narrateur et qui complète curieusement les dialogues (il ajoute par exemple des « a dit Nathalie » ou « a dit Cléo » après chacune de leurs répliques). Il s’agit d’une pièce avec des enfants, mais ce n’est pas du tout un conte de fées. C’est même plutôt une histoire faite de souffrances et de diableries à faire froid dans le dos. Et pourtant nous sommes bien dans le monde de l’enfance, et des enfantillages qui peuvent revêtir les aspects les plus mauvais et cruels.

C’est vraiment le personnage de Cléo qui m’a le plus impressionné dans son caractère de petite fille moche et complexée, amoureuse de Nathalie, et qui subit toutes les brimades et humiliations bien propre à l’enfance. Quelques scènes sont fascinantes et mènent les comédiens vers des performances assez folles et inquiétantes. J’ai adoré ce moment où les enfants imaginent qu’on pourrait capturer d’autres enfants pour les faire souffrir, et ils élaborent alors des stratagèmes d’une cruauté assez incroyable.

Toute la pièce oscille entre une certaine légèreté avec des propos de gamins, et une gravité bien noire avec des parents un peu spéciaux, des enfants pas bien gentils et une vraie atmosphère pestilentielle dans cette ville de Poujol (c’est un peu « la bouche de l’Enfer » apparemment… huhuhu). Mais l’ensemble est souvent très drôle et grinçant, et est servi par des comédiens qui se donnent à 100% dans leur jeu, et le mot « jeu » prend là tout son sens, car on les voit s’amuser sur scène avec beaucoup d’entrain.

Le décor est très mobile, il est composé d’une armature métallique qui permet de constituer différentes pièces, et de donner au comédiens une mobilité scénique vraiment en 3D (ils montent des escaliers qui permettent de passer d’un côté à l’autre de la scène, au-dessus des autres) assez intéressante. Il y a aussi des éléments qui s’assemblent et se désassemblent pour imager la ville ou bien un lit ou une cave. Du coup, à chaque changement de décor, les comédiens déplacent ces éléments et en quelques secondes nous donne une autre perspective. En outre, la mise-en-scène est très alerte et nous donne l’impression d’être dans une cour de récréation, lieu de tous les possibles, de tous les « jeux ».

J’ai vraiment beaucoup accroché au texte, mais je dois avouer que j’ai eu un peu de mal sur la longueur. Si j’avais un bémol à formuler, ce serait vraiment sur le fait que la pièce dure un peu trop longtemps. On finit par se lasser de l’atmosphère et d’une histoire qui ne se fixe jamais sur une intrigue ou un fil identifiable. Et au bout de deux heures, c’est un peu lassant, alors que la première heure et demie est passée comme un enchantement.

Mais en définitive, je vous conseille d’aller voir ce spectacle, et de profiter du talent de ces comédiens, de la beauté de ce texte, et de la créativité foisonnante de Marion Aubert.

L’avis de Colin Ducasse.

« Les aventures de Nathalie Nicole Nicole » au théâtre du Rond-Point

Samedi 26 Janvier 2008

Cinéphage Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street.

Classé dans: Cinéphage — Tags: , , , @ 23:40:28

Aaaah le dernier Tim Burton !! Je me suis empressé d’aller apprécier ce nouvel opus de ce réalisateur de génie. En outre, ce côté « comédie musicale macabre » seyait parfaitement à l’univers et à la narration cinématographique de l’auteur… Mais au final, c’est bien ce côté-là qui ne m’a pas convaincu, et qui au contraire m’a empêché de correctement rentrer dans le film. Dommage.

L’histoire est donc tirée d’une comédie musicale (1979) et d’une pièce, elles-mêmes issues d’un récit encore plus ancien (de Thomas Peckett, 1846). Johnny Depp incarne donc Benjamin Barker, un talentueux barbier londonien, qui a été envoyé au bagne pendant 15 ans par un juge cruel (qui avait des vues sur sa femme). Plus en colère et assoiffé de revanche que jamais, il revient et prend le nom de Sweeney Todd. Il fait la rencontre d’une boulangère, Madame Lovett, merveilleuse Helena Bonham-Carter, qui prépare des tourtes à la viande immondes, faute de denrées correctes. Elle lui apprend que sa femme est morte, et que sa fille est devenue pupille du juge Turpin (Alan Rickman). Madame Lovett décide d’aider Sweeney, mais ils ont d’abord tout deux l’idée de relancer le commerce des tourtes d’une assez curieuse façon.

Evidemment, c’est du Burton, et du bon Burton, donc nous avons la chance d’avoir un film de qualité hollywoodienne sans Hollywood derrière. Bonheur !! Esthétiquement c’est parfait et superbe, il est impossible de se lasser de cette vision à la Tim Burton. Par contre, autant on y retrouve certains codes de l’auteur, autant on peut aussi constater des similitudes avec d’autres films pouvant paraître un peu redondantes. Ainsi on retrouve une atmosphère londonienne et gothique à la « Sleepy Hollow », ou bien un Johnny Depp qui manie les rasoirs comme un « Edward aux mains d’argent ». Mais dans l’ensemble, j’ai plutôt été positivement influencé par ces gimmicks.

En outre, on trouve là un élément génial et un degré supplémentaire dans l’œuvre de Burton : le film est barré, sanguinaire au possible et sans aucun espoir. C’est donc un prolongement de certains films du maître, tout en étant conforté par une histoire originale qui colle parfaitement à son ironie macabre et sa poésie tout en noirceur gothique. Car il y a du « Delicatessen » dans cette alliance entre la boulangère et le barbier… Il égorge ses clients au premier étage, au lieu de les raser, et elle prépare alors des tourtes, avec la viande des cadavres, qui font le bonheur culinaire des gens qui viennent s’y restaurer. Tout le film est extrêmement sanguinolent, et le raisiné coule à flot lorsque Sweeney Todd use de ses magnifiques rasoirs.

Jusqu’à la fin, le film est terrible. Il n’y a pour ainsi dire pas de « gentils » dans cette histoire, et même le happy-ending est coupé, Burton préfère s’arrêter sur les véritables héros de l’histoire. Ceux qui s’en sortent n’ont même pas l’air d’y croire, et encore moins d’avoir confiance en cette précaire existence.

La spécificité du film résidait aussi dans le fait que les comédiens interprétaient les chansons originales de la comédie musicale. Et autant j’ai aimé la musique (tout en regrettant amèrement Danny Elfman, qui fait pour moi immanquablement parti des films de Burton), autant je n’ai pas accroché aux chansons. Je ne sais pas si j’étais mal luné ou quoi, mais j’ai trouvé ça d’un chiant, mais d’un chiant !! Ca casse le rythme, ça décrédibilise l’action, et je n’ai pas trouvé que ça servait si bien que cela le récit ou l’émotion. A part les chansons de Madame Lovett qui avaient le mérite de mettre en valeur l’ironie grinçante du personnage, je sortais de l’ambiance du film dès qu’ils se mettaient à pousser la chansonnette.

Une petite déception donc, malgré un film qui dans l’ensemble m’a beaucoup plu. Johnny Depp et Helena Bonham-Carter sont pour beaucoup dans cette impression finale, tant ils sont excellents dans ces rôles. Attention, il faut avoir l’estomac bien accroché… (Mylène a du adorer ce film !!)

Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street.

Boukinage Le guide du Paris Savant

Classé dans: Boukinage — @ 22:08:12

Voilà le genre de bouquin qui doit normalement se lire en feuilletant, de temps en temps, opportunément quelques pages. En passant dans une rue ou bien en recherchant précisément un scientifique dont on voudrait en savoir plus, ou bien encore un curieux cadran solaire à l’origine inconnue qui orne un vieux mur de la capitale… Mais moi non, j’ai commencé à la première page, et je me suis tout enfilé sans respirer. Bonheur !!!

Il s’agit donc d’une somme passionnante qui renseigne assez précisément, arrondissement par arrondissement, sur tout ce qui peut-être ou a pu être scientifique à Paris. Ainsi les rues, les noms de rues, les bâtiments officiels, monuments ou musées sont passés au crible, et sont l’occasion de revenir sur une découverte célèbre et de non moins célèbres savants.

On retrouve donc principalement les explications biographiques et scientifiques des savants qui ont aujourd’hui leur nom sur les plaques des rues. Ainsi j’ai pu m’étonner de certains grands noms qui ne sont pas vraiment connus aujourd’hui, ou apprendre un tas de choses (inutiles et donc indispensables) sur le Paris des Sciences des siècles passés. Certains quartiers sont évidemment mieux achalandés que d’autres, mais globalement chaque parcelle de cette ville recèle un nombre impressionnant de rue « scientifiques », et de lieux spécifiques qui ont vu une quelconque découverte éclore.

De Parmentier à Newton, en passant par Buffon, Daguerre, Darwin, Humboldt, ou encore Nicot, Appert, Curie, Linné… Aucun détail n’échappe à la sagacité de ce docte ouvrage. Il m’a en tout cas convaincu d’un besoin irrépressible maintenant : il faut absolument que j’aille à la chasse de tous les cadrans solaires (plus d’une centaine) qui sont visibles sur nos murs parisiens, et qui sont là répertoriés.

Le bouquin est passionnant parce qu’il est en plus écrit dans un style assez léger et souvent drolatique, ne lésinant pas sur les jeux de mots (parfois un peu poussifs). Mon enthousiasme durant cette lecture a en tout cas bien confirmé mon évidente épistémophilie.

Le guide du Paris Savant

Mercredi 23 Janvier 2008

» Mein gott, maintenant c’est Népo qui nous apprend la dernière news à propos d’Isabelle Huppert… Arf, génial !!! (2)

Citage Equilibre aléatoire VIII

Classé dans: Citage — @ 23:27:15

L’homme qui aura trouvé, par sa modestie et sa constance, le repos de l’esprit ; l’homme en paix avec lui-même, qui saura ne pas se laisser consumer par le chagrin, ni briser par la crainte, ni enflammer d’un désir ardent pour quelque objet ; qui préservera son énergie des effets dissolvants d’une joie délirante et infondée, cet homme-là est le sage que nous cherchons, c’est là l’homme véritablement heureux.

Cicéron, Les Tusculanes.

Citation extraite du roman : “Les équilibres aléatoires” d’Angela Vallvey. Page 98.

» Maître Eolas nous informe sur cette info qui a fait le tour du web (gay), et on comprend un peu mieux les tenants et aboutissants de cette condamnation. La droit d’adoption pour les homos n’est donc pas pour autant entériné. Que c’est agréable par contre de lire un billet aussi limpide, même s’il évoque des notions (légales) fumeuses (pour moi). Bravo et merci ! (2)

Mardi 22 Janvier 2008

Matooyage Emétophile, mais alors seulement au nutella.

Classé dans: Matooyage — @ 23:37:56

[ Edit : Bande de flibustiers, ce n’est que 13 heures après publication qu’une âme lettrée, altruiste et sensible m’apprend qu’émétophilie s’écrit sans “h”. Aaaaah là là, merci hein, vinte sur vinte, vive la France !!! Nan mais je passe pour quoi moi hein ?!! :mrgreen: ]

Oui, j’ai vécu une expérience incroyable l’autre soir !! Parce que je dois vous expliquer, j’ai eu une grosse bronchite vers Naël, et depuis je continue à avoir quelques quintes de toux désagréables (ça sent le sapin…).

Ce soir là, j’ai dîné tout seul comme un pauvre malheureux, et me suis retrouvé bien au dépourvu, quand le dessert fut venu. Pas un yaourt, pas un vieux nougat chinois ou un fruit moisi qui traînent dans le fond de mon réfrigérateur. La loose ! Mais voilà qu’au fond de ma kitchenette coccinellée, un pot de nutella a lancé son appel !

Ah là là, le pot de nutella !! Damned !! Comment résister ? Eh bien, je suis d’abord allé chercher une petite cuillère (je ne suis pas un sauvage), et je l’ai posé sur la petite table avec le pot. Après, j’ai lancé un nouvel épisode des « Mystérieuses Cités d’Or » (oui je me refais la série, une fois de plus). Et j’ai plongé la cuillère dans le pot, et ensuite dans ma bouche, et sluuurrrrp j’ai tout mangé.

Bon ok, ce n’est pas bon pour ce que j’ai, et c’est mal mal mal. Mais qu’est-ce que c’était bon, sa mère, sa race !!! Juste comme je l’aime, et je sais que chacun a sa manière, à température ambiante, pas chaud ou liquide, mais pas dur comme s’il sortait du frigo, juste entre les deux. MIAM !

Bref, en 3(0) coups de cuillère à pot, j’avais fait un sort à cette mixture démoniaque et addictive (Je n’en achète donc presque jamais, sinon c’est toujours comme ça que ça se termine !). Et le truc c’est que le nutella, ça ne m’écoeure même pas, ça passe tout seul.

Par contre, à la fin de mon bâfrage en bonne et due forme, j’ai été pris d’une énorme quinte de toux. Ca ne s’arrêtait pas, et j’ai été pris d’un haut le coeur. Je me suis donc levé rapidement en sentant que j’allais carrément vomir. Et hop, j’ai gerbé mon nutella dans mon lavabo.

Premier avantage : Celui-là n’aura pas eu le temps de nuire plus encore à ma surcharge pondérale.

Second avantage : Mein gott, mais qu’est-ce que c’était bon la gerbe au nutella. J’en suis resté sur le cul. Parce que d’habitude, vomir c’est douloureux et pas bon. Berk berk, la bile, la bouffe à moitié digérée, la trachée irritée… Mais là rien de tout cela, j’en aurais presque ravalé la fin, et c’était comme si j’avais avalé de la sauce au nutella (plus liquide et tiède donc), mais… dans l’autre sens !! Terrible ! (Je sais moi aussi je pense à 2girls1cup, mais non mais non, chassons ces idées dérangeantes !)

Donc je ne recommande pas spécialement le dégobillage au nutella, mais si j’avais le choix, c’est comme ça que je voudrais que ça se passe à chaque fois (que c’est nécessaire de gerber quoi).

C’était un article passionnant non ? :mrgreen:

Lundi 21 Janvier 2008

Ecoutage Outside Chris Garneau à la « Fondation Cartier »

Classé dans: Ecoutage, Outside — Tags: , , @ 23:54:58

C’est d’abord Toli qui en avait parlé et qui m’avait intrigué avec les quelques morceaux du jeune homme new-yorkais (impossible de trouver son âge sur le net… mais il a quoi 22, 23 ans maximum non ?). Une voix à la fois posée et délicate, un petit accent indescriptible (pas vraiment américain mais pas non plus anglais ou quoi que ce soit d’autre…), des mélodies envoûtantes et harmonieuses, et en contre-point de tout cela des textes personnels, à fleur de peau, qu’on pourrait parfois penser en dissonance avec tout le reste. Mais non, au contraire, c’est un tout qui réussit à nous faire scotcher et à encore plus rentrer dans ses histoires, son univers, et une sensibilité qui égale celle d’Antony and the Johnsons (il faut le faire…).

Donc quand Toli propose un concert de ce petit chou trognon new-yorkais, et à la Fondation Cartier, mais on y va les yeux fermés, ou bien les oreilles bouchées. Parce qu’il est mignonnet en plus le Chris, et c’est même une copine à ce qu’il paraît (oooooh comme c’est surprenant !). Nous avons donc débarqué en petit groupe à la Fondation pour un concert qui s’apparentait plus à une réunion privée… Alors là, on peut dire qu’ils ne surbookent pas leurs soirées (désolé Vince !), on devait être une soixantaine je pense devant le grand piano de Chris.

Ce dernier a joué pendant une petite heure, mais au bout de quelques chansons il s’est retourné au bout du rouleau et nous a avoué dans un souffle : « Je ne sais pas si je joue depuis dix minutes, ou trois heures… Il fait chaud. ». Et hop, il reprend une gorgée de bière, nous fait sourire (et nous charme contre son gré) avec ses petites phrases en français, toujours accompagnées de son énigmatique accent. Il est comme ses chansons, et c’est dingue de constater qu’il est aussi fragile que son univers musical est cristallin et pulvérulent. Vous auriez du voir comme il était dans ses chansons, comme il les vivait en les interprétant, et comme ses émotions modulaient sa voix et ce magnifique timbre. Car ce n’était pas tant un interprète qui récitait ses textes, non il prononçait ses paroles et elles « faisaient sens » lorsqu’elles sortaient de sa bouche. On avait l’impression qu’il revivait en live ses histoires d’amour foirées, et toutes ses joyeuses anecdotes qu’il met en musique (Roger Gicquel effect !).

Je ne suis pas un immense fan de Chris Garneau, mais je dois avouer qu’il a fait ma conquête ce soir là. C’était un privilège de l’avoir si proche de nous (quelques mètres), et de profiter du personnage dans ce qu’il a de plus beau et intense à offrir. Un véritable artiste en somme…



Black & Blue - Chris Garneau

L’avis des copines : Artypopchou, Tolichou, Incipiochou (si, si, cherchez bien, il en parle !), Vincen-tchou (ça fait “tchou” j’adore), Bricechou.
Les copines présentes mais feignasses (elles n’ont rien écrit) : Kangel, Jonathan D.

Chris Garneau à la « Fondation Cartier »

Crédits photo : LeHiBoo.

Dimanche 20 Janvier 2008

Matooyage Anniversaires en rafale

Classé dans: Matooyage — @ 18:58:54

Nan mais tout le monde est né en janvier ou quoi ? Nous sommes déjà dimanche presque soir et j’ai la sensation que le week-end vient juste de commencer. Il faut dire que les festivités ont commencé tôt vendredi soir, où nous célébrions l’anniversaire du petit Lionel (22 ans !!). Et elles ont continué samedi avec le triple-anniversaire de trois coxxiens* qui me sont chers, ainsi que celui de Nicolas (que je n’ai malheureusement pas réussi à aller voir au Lizard, comme je l’avais initialement prévu). Pour l’occasion, A. avait invité deux amies à lui qui sont venues pour l’une de Vérone et l’autre de La Haye. Du coup, nous avons été très occupés ce week-end, mais de la manière la plus agréable qui soit.

Vendredi, nous étions dans un bar du Marais où pas mal de gens que je « connais » de GA étaient présents. C’est toujours très drôle de voir certaines personnes que je lis seulement de loin, ou bien dont j’ai uniquement parcouru le profil un jour. On a l’impression de les connaître, mais ce n’est pas le cas, et on projette toujours avec son imagination pour compléter le portrait. Bref, marrant !

Et en rentrant chez moi avec A., ce dernier me disait son élan affectif pour Toli ou Incipio en affirmant (oui, il était bien beurré) : « Ouai tu vois, je les aime bien, parce que ce sont des gens vrais, des vrais gens, tu vois ? Ils sont VRAIS ! ». Depuis je n’arrête pas de le chambrer avec ça… « Oui, les gens vrais, y’a que ça de vrai mon chéri ! » (Le pire, c’est que c’est bien vrai !)

De toute façon, cela fait maintenant des années que tout se mélange dans mon environnement amical. Les amis qui ont ouvert un blog, ceux que j’ai rencontrés par ce biais, ceux que je connais de GA ou d’autres sites, ceux avec qui j’ai couché (hé hé hé), et puis les mélanges improbables de personnes croisés sur des blogs, des rezog et consorts, qui sont potes de potes ou ex d’ex, et qui sont sur le facebook de machin, avant d’avoir été poké par bidule. Donc je ne segmente plus depuis un certain temps, j’essaie juste de me souvenir à peu près du schéma global de rencontre (Ah oui, lui c’est plutôt sur GA que je l’ai accosté la première fois, lui c’est plutôt un blogueur, ah lui il a une grosse bite !!). Le web n’est qu’un moyen de communication qui a multiplié par un facteur extraordinaire la possibilité de se rencontrer, et donc de fabriquer des « ponts » entre les gens (les 6 degrés de séparation sont en train de se réduire de manière considérable non ?).

Tiens d’ailleurs, quand j’ai vu cela, j’ai bien ri tant c’est réaliste et cocasse :

La dictée de Pivot 2008, par Julo

[Source : Julo, Via GuiM]

La rencontre par internet a quelque chose de grisant et fascinant par les possibilités qu’elle offre, mais aussi par les dangers inhérents à un tel donjuanisme amical. Aussi je garde plutôt la tête sur les épaule à ce sujet, mes amitiés mettent toujours quelques années à s’instaurer et à se construire, et je ne suis pas du genre à avoir un « nouveau meilleur ami » toutes les semaines. Aussi, j’ai beau « flasher » sur des gens, c’est au bout de 5 ans, que j’estime qu’il y a un bon potentiel pour que nous devenions autre chose que de bons potes.

Hier soir, il y avait aussi la crémaillère de Romain à laquelle j’avais très envie d’aller, mais bon je n’ai malheureusement pas le don d’ubiquité. La soirée d’hier était vraiment plus placée sous le signe du nawak avec l’anniversaire de trois coxxiens*, et toute une ribambelle de gens que j’aime beaucoup beaucoup (et même notre garoo national !!!). Nous fêtions plus exactement le baptême de trois trentenaires, ce qui marque tout de même un certain changement de répartition dans notre groupe de potes entre les plus et les moins de trente ans. Aaaaah cool ! :mrgreen: J’en avais marre de me sentir, avec quelques autres comparses tout de même, le seul vieux briscard du coin. Et c’est excellent de constater qu’en effet, nous vivons tous (l’âge n’est pas fatidique, mais il est une bonne indication) une sorte de crise existentielle.

Et puis, on a beau se croiser en soirée, se poker en virtuel, se gtalker de temps en temps ou lire ses blogs, il faut aussi revenir à des choses plus traditionnelles pour vraiment faire connaissance, et construire une relation. Donc je suis d’autant plus heureux d’avoir eu quelques personnes qui m’ont dit hier qu’il fallait qu’on arrête de seulement se croiser entre deux soirées, et qu’on dîne ensemble. :mrgreen:

Bon bah voilà, dimanche soir arrive à pas feutrés… A. ne va pas tarder. Nous allons nous épauler pour tenir bon jusque demain, et nous donner assez de courage pour reprendre la semaine demain matin. *soupirs*

Samedi 19 Janvier 2008

» J’apprends par Olivier une explication et confirmation d’un ou deux articles qui m’avaient paru énigmatiques sur GA. Il s’agit d’un couple qui s’est suicidé, deux garçons dont l’un était membre de GA. Moi non plus, je ne lisais pas et le connaissais pas ce type. Le blog et les communautés en ligne apportent aussi leurs lots de tristesse et de nouvelles de ce genre, choses qui pouvaient passer totalement inaperçues avant. Drôle d’impression… (7)

Jeudi 17 Janvier 2008

Matage Télévisage Clair de lune sur Milan

Classé dans: Matage, Télévisage — Tags: @ 23:36:23

Et dire que les trois dernières vidéos postées sont issues du même épisode !!!

“Cette soirée en l’honneur de Becky est un véritable succès !”
“Je n’ai pas autant dansé, depuis la dernière fois où j’ai autant dansé, ya yaaah yaah !”
“Brett, je crois qu’il y a une erreur avec ma banderole de bienvenue !”
“Naaaaaaaaan, naaaaaaaan, naaaaaaaan !!!”
etc. :mrgreen:

Mercredi 16 Janvier 2008

Citage Equilibre aléatoire VII

Classé dans: Citage — @ 23:11:57

Le bonheur n’est pas chose aisée, il est difficile de le trouver en nous, et impossible de le trouver ailleurs.

Chamfort, Œuvres.

Citation extraite du roman : “Les équilibres aléatoires” d’Angela Vallvey. Page 84.

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