MatooBlog
Pectus est quod disertos facit

Jeudi 15 Mai 2008

» Snèv raconte comment il est devenu psychopathe. Ah là là, Snèv célibataire, c’est toute une aventure !! :mrgreen: (2)

Cinéphage Je suis une légende

Classé dans: Cinéphage — Tags: , @ 00:08:47

*Vu dans l’avion*

Mein gott !! Will, Will, Will, qu’est-ce que tu nous as encore pondu là…

C’est vraiment le grand retour des zombies sur les écrans ces derniers temps, et pourquoi pas… Mais là, le film nous fait la totale en pompant des grosses ficelles d’autres « oeuvres », et en mettant tout cela en plus à la sauce Smithienne. Et malgré tout, ce n’est même pas nul. Enfin pas complètement.

Disons que le chien est vachement bien. Le chien est une tuerie d’acteur, et il aurait mérité un prix. Et quand le chien meurt, le film devient une grosse bouse. Il avait une telle présence ce chien, un tel charisme cinématographique, que les autres personnages ont l’air d’être vraiment du toc à côté. Alors clap, clap, clap pour le chien de Will Smith !!

Bon, et puis les décors aussi ne sont pas nuls. New York vide à la « 28 jours plus tard » (sauf que c’était Londres) fonctionne très bien, et paraît super impressionnant. Après les zombies, bah c’est des zombies, ils les font vachement crier aussi maintenant, un peu comme dans « 30 jours de nuit ». Mouai…

Alors l’histoire accrochez-vous : on a découvert un remède au cancer. C’est un virus modifié pour un traitement génétique. Or le traitement devient maladie contagieuse, et voilà que les gens sont morts ou ont été changés en vampires !!! Il n’y a que quelques rares survivants qui sont immunisés, dont un ancien militaire, Will Smith, qui vit seul à NYC avec son chien. Il s’est reconverti dans le génie génétique (il a du trouvé un livre à la bibli), et il tente de guérir l’humanité de ce terrible fléau.

Franchement, une moitié du film avec le chien et juste Will.. Bah c’est pas mal du tout. Nan c’est vrai !! Peu de dialogues évidemment, et un truc finalement plutôt original de la part de Will, ce dernier apparaissant presque fragile. Et puis, il a fallu tout gâcher en tuant le chien (pauvre chien, il était TOPISSIME ce chien !!!) et en nous ramenant une grognasse et un petit chieur de mes deux. Ensuite évidemment, Will a du revêtir son armure d’amerloque couillu qui sauve le monde. Pfff. Tout ce qui pouvait présage un brin d’originalité au début est ainsi réduit à néant.

Le film nous emmène ainsi de Charybde en Scylla, et la fin est gravissime à souhait. Sacré Will !! Et toujours aussi humble en plus…

Je suis une légende

Mercredi 14 Mai 2008

Citage Calvitie et cancer

Classé dans: Citage — @ 23:42:21

Pour moi la calvitie est à l’homme l’équivalent du cancer du sein chez la femme, mais en plus grave parce que presque tout le monde en souffre. D’accord, ça ne menace pas votre existence, seulement votre vie sociale. Mais à New York, il n’y a pas de différence entre les deux.

Citation extraite du roman : “Pensée Magique” d’Augusten Burroughs. Page 67.

Citage Ouvrir ses horizons

Classé dans: Citage — @ 23:38:08

Contexte : Augusten est en seconde, tous les élèves de son lycée ont un casier qui est décoré. Le sien ne fait pas exception, mais il est consacré à Christine Jorgensen. L’écolier explique qui est cette personne à sa prof…

« Elle n’est pas la première mais l’une des premières et certainement la… je devrais dire le plus célèbre des transsexuels, lui expliquai-je. Il est né George Jorgensen, et puis en 1953 il est parti se faire opérer au Danemark. »

J’aurais pu lui en parler pendant des heures.

Mme Rayburn semblait soudain inquiète : « Vous identifiez-vous à Mlle Jorgensen ? me demanda-t-elle.
- Oh, oui, lui répondis-je joyeusement. Ah si seulement, je pouvais être dans sa peau. »

Et cela mit fin à cette conversation.

A la vérité, je n’avais pas envie d’être une fille ; ce que je voulais, c’était un changement radical dans ma vie. Mes parents se détestaient, et je les haïssais. Je souhaitais qu’ils se tuent en voiture sur la route, et qu’une assistante sociale me place dans un orphelinat pas loin d’une grande ville.

Je me trouvais au beau milieu d’une enfance maussade, mûr à point pour une métamorphose. L’idée qu’un individu puisse opérer une telle mue dans sa vie me donnait de l’espoir. Dans mon monde, il y avait des filles et des garçons, point final. Et il y avait cette fille qui avait été un garçon. Il y avait là de quoi ouvrir bien des horizons.

Citation extraite du roman : “Pensée Magique” d’Augusten Burroughs. Page 40.

Lundi 12 Mai 2008

Matage Matooyage Télévisage Pas si simple, le sujet du Tibet…

Classé dans: Matage, Matooyage, Télévisage — Tags: , , @ 14:17:55

Blandinouchette m’avait envoyé cette vidéo d’Action Discrète sur le Tibet, et elle résume vraiment bien ce que j’ai en tête. Elle démontre bien en tout cas la position extrêmement complexe des politiques. Encore une fois, je ne suis pas pour l’attentisme et j’ai trouvé chouette cette prise de position pour défendre le Tibet, mais j’aimerais juste que les opinions des uns et des autres soient un peu plus construites et qu’elles tiennent dans le temps.

Il s’agit certes d’une vidéo à vocation humoristique et sans grande ambition j’imagine, mais j’y trouve mention d’une kyrielle de sujets qui me touchent. En effet, on y voit autant le problème en lui-même que celui de l’ingérence, de notre manque complet d’humilité, de notre (inter)dépendance économique, et surtout de l’hypocrisie globale de tout un chacun.

Dimanche 11 Mai 2008

Matooyage Il fait beau et chaud

Classé dans: Matooyage — @ 19:29:34

Une contrepétrie belge en direct de Bruxelles !! Eh oui, mon chéri étant en vadrouille, et ayant souffert d’un vendredi laborieux, j’ai eu diego au téléphone, et hop sur un coup de tête, j’ai pécho deux billets pour Bruxelles !

Bonjour de cette merveilleuse ville où le Manneken Pis se porte très bien, merci pour lui. (Diego ne comprend pas ce que les gens lui trouvent. Moi je le prends en photo à chaque fois, j’adore ce côté urophile du symbole de la Belgique !!)

Manneken Pis

J’ai d’abord vérifié la météo du coin avant de prendre les billets (chuis une enflure !!), et comme il fait aussi beau qu’à Paris, c’est le pied !! On mange dehors, on se ballade des heures durant dans cette ville qui est tellement agréable… Cool, cool, cool ! :mrgreen:

Samedi 10 Mai 2008

Exposage La Getty Villa

Classé dans: Exposage — Tags: , @ 15:03:28

Un peu refroidi par notre visite au MOCA, j’ai convaincu A. de profiter de notre présence à Santa Monica pour pousser jusque la Getty Villa. Mais en arrivant, nous avons découvert qu’il fallait réserver d’abord par téléphone ou internet pour y entrer. Carramba !! Nous sommes donc repartis frustrés… Et puis, j’ai tenté le coup sur la route (je suis têtu), j’ai appelé le centre de réservation. J’ai eu une charmante femme qui a tout arrangé, et nous avons fait demi-tour (A. faisait un peu la tronche…) avec un numéro à donner pour entrer. Comme pour le Getty Center, seul le parking est payant, pas le musée.

C’est ainsi que nous avons visité cette reproduction de la villa des Papyrus d’Herculanum que Getty a fait construire dans les années 70. Cette bâtisse extraordinaire sur les hauteurs de Malibu, avec une belle vue sur la mer, est vraiment faite sur des plans réels, mais surtout décorée et meublée avec ce qu’on sait de l’Antiquité et ce qu’on a récupéré d’Herculanum et Pompéï. Et c’est juste incroyable et superbe…

Villa Getty

Villa Getty

Villa Getty

La Villa est aussi l’écrin de la collection d’antiquités grecques, romaines et étrusques de Getty. Encore une fois, une somptueuse collection installée dans des salles superbes (avec des sols en marbre, répliques des sols antiques, en utilisant les mêmes matériaux et techniques…) et qui ne lésine pas sur les repères historiques, archéologiques, artistiques. Au contraire, le musée fait la part belle à une grande pédagogie, des explications détaillées des modes de vie de l’époque (sur ce qu’on en sait), de la représentation des hommes, des femmes, des enfants, des vieillards, des vertus ou des vices, mais aussi de la mythologie etc. Le seul bémol à cela, et une chose qui nous a troublé, c’est l’absence de toute mention complémentaire aux autres peuples et aux autres influences de l’époque. Quid de l’Egypte, des Phéniciens, de Carthage ?? On a l’impression que l’on est obnubilé par les grecs et les romains, avec au final quelques œillères.

Ces collections sont aussi sous les feux de quelques scandales, vu les polémiques sur la provenance de certaines antiquités. Et apparemment, certaines ont même été restituées à la Grèce et à l’Italie. Mais vu la manière dont tout cela est exposé, mis en valeur, rendu accessible au public, je sais que c’est discutable, mais je me dis qu’elles sont tout de même entre de bonnes mains (plutôt que chez des collectionneurs privées, car sinon tous les musées sont censés se valoir).

Villa Getty

Exposage Le MOCA (Museum Of Contemporary Art) de Los Angeles

Classé dans: Exposage — Tags: , @ 11:56:17

Alors là, après le ravissement provoqué par le Getty Center, la chute est rude. Le MOCA est une des références en matière d’Art Contemporain, donc je m’attendais à être bien épaté. Or ça a été tout le contraire. Déjà parce que la collection permanente n’est pas très étoffé, mais surtout parce que les explications sur les oeuvres sont aussi minimalistes que celles-ci sont conceptuelles.

Comme je n’avais déjà pas vraiment aimé l’expo à Beaubourg sur Los Angeles, je craignais de m’y retrouver autant au dépourvu. Ma crainte était justifiée car j’y ai retrouvé certaines oeuvres avec aussi peu d’éclaircissement. Et pourtant je suis quelqu’un d’assez curieux et ouvert… On m’a depuis prévenu que c’était leurs expositions temporaires qui valaient le coup. Je veux bien le croire, mais il y a tout de même du boulot pour le principal musée !!

La collection permanente est une concaténation de collections privées qui composent chaque salle, aussi le regroupement des oeuvres suit souvent une certaine logique d’acquisition de personnes, mais l’homogénéité ou la thématique unique n’est pas du tout garantie (ou indiquée). Chaque oeuvre possède un petit écriteau qui affiche une citation de l’artiste, soit en rapport avec la pièce, ou plus généralement sur une démarche artistique.

Donc du point de vue explication, on est dans les extrêmes. Soit il s’agit d’oeuvres qui touchent le spectateur, et le texte complète parfois une impression, ou précise une intuition. Mais la plupart du temps, vu que ce sont des machins bien conceptuels, et que le texte est fumeux au possible ou bien totalement écrit sous X, je suis resté pantois.

Du coup, l’expo se visite en une heure à peine, en prenant son temps.

A part quelques toiles ou pièces connues que j’ai appréciées, comme des Rothko ou Rauschenberg, ou encore ce cher Dan Flavin, ce musée n’a eu aucune valeur pédagogique, culturelle (artistique) ou même de simple plaisir.

Jeudi 08 Mai 2008

Citage Elle aura appris quelque-chose

Classé dans: Citage — @ 12:16:48

Oui, elle avait souffert, mais elle l’avait bien cherché ; voilà l’explication. Il était certes difficile d’admettre la fin pathétique de celui qu’elle avait cru être l’amour de sa vie, mais le plus grave aurait été de ne s’apercevoir de rien et de passer sa vie à regretter ce qui avait été, dès le début, une erreur. L’esprit tisse ses propres réseaux, inextricables, et la passion n’est jamais telle qu’on se l’imagine. Le jour vient pourtant où la flotille des souvenirs sombre dans la nuit, et lorsqu’une femme cesse de souffrir, c’est qu’elle a oublié.
Mais avec un peu de chance, elle aura appris quelque-chose.

Citation extraite du roman : “Cosmofobia” de Lucía Etxebarria. Page 315.

Dimanche 04 Mai 2008

Exposage Le Getty Center

Classé dans: Exposage — @ 23:39:17

Quelle découverte extraordinaire que le Getty Center !! Vraiment c’est indispensable lorsqu’on visite Los Angeles. Je reste baba devant cet endroit, car autant le bâtiment que la collection, ou bien la démarche pédagogique, sont une ineffable réussite.

Le Getty Center laisse loin derrière lui tout ce que j’ai pu connaître en musée. Eh oui, exit les Centre Georges Pompidou, Grand Palais ou Tate Modern, ce centre est en lui-même une beauté architecturale assez bluffante et un espace fonctionnel efficace. Mais surtout, la richesse de sa collection n’égale que la qualité de la présentation des oeuvres. Tout cela est simplement parfait, un régal pour les yeux et l’intellect. Nous avons été enchantés, salles après salles, découvertes après découvertes. La visite est tantôt thématique ou chronologique. Les oeuvres sont exceptionnelles, et elles sont présentées en contexte, à la fois historique, artistique et culturel,

Il s’agit à la base d’une collection privée, ce qui pourrait montrer quelques lacunes ou une orientation trop marquée, mais là la qualité des pièces fait que ce n’est presque jamais le cas. Et ainsi, on peut se promener au milieu de collections de peintures, sculptures, objets (meubles, joaillerie, et plus globalement « arts décoratifs ») qui vont jusqu’au 19ème siècle (en gros ça s’arrête aux Impressionnistes).

ll est impossible de décrire tout le potentiel de cet endroit. Mais c’est un bonheur pour qui a un minimum de curiosité intellectuelle ou culturelle, et c’est un drôle de contraste avec l’ambiance plus classique de Los Angeles… On peut y trouver des antiquités incroyables, des manuscrits enluminés, des tableaux médiévaux, des Titien, David, ou encore des Iris de Van Gogh, des peintures de Renoir ou Degas, de Gauguin, du Douanier Rousseau… que des trucs de oufs !!!

Et il n’y a pas une explication pour quelques oeuvres majeures, non c’est sur TOUTES les oeuvres, la moindre assiette de Bavière du 17ème, qu’on trouve une explication détaillée, intéressante et pas péteuse. Alors là, je jubilais comme vous pouvez pas le comprendre. Une érection de la tête à chaque salle, et une éjaculation neuronale de chaque instant !!!! :mrgreen:

Pour une démarche privée, je trouve que c’est assez extraordinaire, avec en outre une visite totalement gratuite, ça laisse songeur. Et le bâtiment est juste parfaitement conçu, pour la lumière du coin, avec des matériaux qu’on sent à la fois beaux, nobles et résistants, le parfait écrin pour une collection d’exception.

Le Getty Center se trouve en haut d’une colline, il faut prendre un petit tram automatique pour s’y rendre du bas. On arrive alors à un building principal, en haut des escaliers.

Getty Center

Une fois à l’intérieur, on trouve plusieurs ailes qui communiquent les unes avec les autres, tout converge sur une petite place, où on peut prendre un café ou se poser sur un banc.

Getty Center

Et du haut de la colline, la vue est éminemment sympathique…

Getty Center

Bon ça se sent que j’ai aimé non ? ;-)

» Je suis en vacances, mais je survole aussi un peu mes feeds, et celui-ci je ne voulais pas que vous le manquiez. Qalawun, notre correspondant pédéblogueur officiel à Jérusalem, nous parle de la célébration des 60 ans de l’indépendance d’Israël, ou bien pour les arabes de la “Nakba” (qui veut dire catastrophe…). (0)

Matooyage Las Vegas parano

Classé dans: Matooyage — @ 12:15:37

Nous avons repris la route, et quitté le Grand Canyon, et de nouveau changé d’état. Et c’est au Nevada que nous avons continué notre périple ! Conduire aux US est assez agréable, et me paraît à présent essentiel pour saisir toutes les différences de relief, de climat et simplement passer dans des coins immanquables… comme Zzyzx qui aurait beaucoup plu à Brett et Criquette.

Route en Arizona

Avant d’y arriver d’ailleurs, à la frontière entre l’Arizona et le Nevada, on tombe sur le Hoover Dam, qui est un barrage assez connu. En tout cas, pour moi ça a fait tilt car c’est le barrage qui s’écroule dans SuperMan (le premier, celui de 1978) mais que le héros remplace par un subtil et habile éboulement de rochers. J’ai été étonné de la beauté de l’ouvrage, et surtout des détails architecturaux très « Art déco» ou même « futuriste italien » (y’a comme un petit côté mussolinien dans les statues de la sortie). Mais ce style s’explique vu que tout cela a été construit entre 1931 et 1935, en plein New Deal (un temps incroyablement court d’ailleurs pour un truc pareil !).

Hoover Dam sur le Colorado

Ensuite, Nevada, et qui dit Nevada dit « jeux d’argent » et Las Vegas évidemment ! On peut aussi dire beaufferie interplanétaire, gaspillage éhonté d’eau en plein milieu du désert, consumérisme décadent, et architectures surréalistes. Tout ça !! Il fallait donc que je vienne en rendre compte par moi-même.

Bon bah ça, c’est fait. Tout est avéré, et autant il fallait en effet avoir vu ça une fois, autant je n’ai vraiment plus besoin d’y retourner. Mais nous avons passé deux nuits dans une chambre superbe, à « Paris » (avec une belle vue sur la Tour Eiffel), et nous avons mangé (mamma miaaa !), visité des casinos aux décors cheaps ou somptueux, tocs et plein de strass et paillettes, aux thématiques américanomondiales avec des visions de Paris, de l’Italie, de New York ou de l’Egypte antique qui prêtent souvent à sourire. Mais il faut avouer que similairement à la grande qualité de leurs parcs d’attraction et à leur habileté à « l’entertainment », tout cela est diablement efficace et réussi.

Paris - Las Vegas.

« Paris » notamment avec son amoncellement d’images de cartes postales donne un ensemble qui tient la route, et a un certain charme (pour ce que c’est évidemment : un décor de machine à sous). Le plus réussi est sans conteste « The Venetian » avec ses canaux à l’intérieur du bâtiment parcourus par de vraies gondoles, ses piliers en marbre ou sa façade qui imite la place Saint Marc. Le roller-coaster de New York est vraiment pas mal, et aurait sans rougir sa place dans un véritable parc d’attraction. Mais la palme de l’attraction revient aux jeux d’eau de la fontaine du Bellagio. Un spectacle aquatique et rythmé en musique qui s’apparente à une magnifique démonstration pyrotechnique.

Mais même là, ils ont réussi à nous coller une insupportable chanson « I love America, I’m so proud, I think ’bout our boys who go to war, god bless us etc. ». Ah là là, les amerloques de choc, je les adore. :mrgreen: Et évidemment, des occasions multiples et variées de dépenser de la THUNE !!!

J’ai encore retrouvé mes images cinématographiques dans les visions nocturnes du « strip ». Et j’ai rapidement été saoulé des débauches de beaufs venus de tout l’univers connu. Donc on n’a pas multiplié les visites de casinos (Mais plutôt celles des magasins Abercrombie !!! Arfarf.).

Le Strip de Las Vegas

Il faut avouer que « Paris » la nuit, c’est pas moche du tout ! mrgreen:

Paris, la nuit - Las Vegas

Vendredi 02 Mai 2008

Matooyage Arizona Dream

Classé dans: Matooyage — @ 23:01:36

Changement de paysages, changements de climats, mais aussi changement d’état, et nous voilà en Arizona ! Grâce à Shirka (c’est le petit nom de notre GPS), nous sommes finalement arrivés à bon port. C’est-à-dire la charmante bourgade de Tusayan (pop. 562, alt. 6 612 ft / 2 015 m) aux portes du Parc National du Grand Canyon. Shirka perd parfois le chemin de la Terre, mais là, ça a été à peu près…

Passer de Los Angeles au Grand Canyon est un choc assez significatif, autant dans la fraîcheur de l’atmosphère, la présence des pins, ou bien la petite ville américaine bien « roots », mais ça fait du bien de voir autre chose. J’ai adoré les panneaux classiques qui indiquent les commerces, et qui sont pour moi des images d’Epinal des villes des US.

Panneaux à l’entrée de Tusayan

Il y a aussi la présence du drapeau américain qui est omniprésent, et absolument partout. Cela fait forcément un peu bizarre, surtout que pour nous l’utilisation du drapeau français est assez homéopathique, ou passerait plutôt pour un nationalisme aux relents de pétainisme carrément nauséabonds. Mais c’est bien l’une des particularités des USA, et c’est tout à fait respectable.

Drapeau américain à Tusayan

Nous étions logés au « Grand Hotel », mais en arrivant nous nous sommes regardés avec A., et c’était évident, il s’agissait plutôt du « Great Northern » de « Twin Peaks ». La décoration intérieure et le personnel ont achevé de nous convaincre que nous étions bien dans un épisode de Twin Peaks. Me voilà dans le lobby :

The Grand Hotel - Tusayan AZ

L’endroit est complètement surréaliste, tout en bois, kitschissime avec ses animaux empaillés, son personnel qui a vraiment l’air droit sorti d’un film de Lynch, et le pire c’est le restaurant avec l’animation folklorique. Nous avons eu droit aux faux indiens qui dansent la gigue, et aux vrais cowboys qui jouent du banjo… Mémorable !! La bouffe était dégueue, le café… américain, et les serveuses…lynchiennes !!

Mais bon, à quelques kilomètres de là, nous avons passé une soirée et une journée à découvrir le Grand Canyon. Et là, oui c’est juste une grande claque dans la gueule. Mein gott, que c’est grand, que c’est beau et impressionnant. D’ailleurs, toutes les photos sont ratées dans le sens où il est impossible d’en saisir l’ampleur, les couleurs et la variété de relief. Il aurait d’ailleurs fallu rester plus longtemps pour faire une randonnée, pour découvrir toutes ses particularités, et vraiment profiter de la qualité du parc.

Le Grand Canyon, Arizona.

Malgré tout, nous avons fait une grande promenade le long d’un des « bords » ainsi qu’un survol en hélicoptère, et tant de beauté laisse songeur.

On se demandait pourquoi un voile bleuté venait rendre moins « net » le panorama, et contre toute attente, l’endroit est sujet à une pollution atmosphérique assez conséquente. C’est terrible de se dire que dans un cadre naturel et presque sauvage, on est encore poursuivi par la pollution urbaine. Cela n’empêche pas de pleinement profiter de ces visions qui ne cessent de changer de couleurs selon les heures de la journée, des panoramas qui nous font nous sentir tout petit petit.

Le Grand Canyon, Arizona.

Jeudi 01 Mai 2008

Matooyage Cars

Classé dans: Matooyage — @ 22:14:54

Aaaaah déjà jeudi, et je n’ai rien écrit depuis des jours. C’est terrible, j’ose même pendre des vacances de blog !!! :mrgreen: Et encore, je me permets de rectifier la publication du décalage horaire, et gagner ainsi neuf heures. Arf.

Nous avons quitté Los Angeles mardi matin, et nous avons entamé notre long périple vers l’Arizona et le Grand Canyon. Nous avons bien mis 9 heures à atteindre notre but, 9 heures de Road Movie à travers les étendues américaines qu’on n’a vu dans les films, et que j’ai retrouvées avec un plaisir non dissimulé.

Il suffit de rouler le long de ces autoroutes longilignes, avec des images de désert plus ou moins caillouteux, où quelques arbustes subsistent, et que seul le long ruban d’asphalte vient chirurgicalement découper. La magie opère immédiatement, et la musique aide un peu, c’est vrai…



Anabase* - Les grands axes américains

Nous nous sommes arrêtés un peu au hasard de notre faim dans une des villes qui borde l’autoroute, la ville de Ludlow. Et là, on voit bien qu’il y avait autre chose avant, on sent bien que la route 66 avait fait de cet endroit une étape qui justifiait des commerces et de la « vie », tandis que l’autoroute a fait place à quelques baraques qui subsistent de quelques touristes et routiers familiers de l’endroit.

En effet, à quelques encablures du Ludlow « moderne », on trouve les reliques et restes archéologiques des magasins de la « belle époque » de la route 66.

La route 66 à Ludlow

Maison abandonnée à Ludlow

Cela n’est pas sans faire penser à « Cars », dont on pourrait croire que certains personnages locaux ont pu inspirer des protagonistes du film.

Une voiture à Ludlow

Martin  de “Cars”

J’aurais pu aussi titrer le post « Thelma et Louise », mais bon notre fin de voyage était moins définitive. ;-)

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