Comme Zvezdo, l’image qu’il a publiée sur son blog m’a beaucoup fait rire !!! Morale : si on vous traite de tapette, ce n’est pas forcément une insulte… Arf.
Comme Zvezdo, l’image qu’il a publiée sur son blog m’a beaucoup fait rire !!! Morale : si on vous traite de tapette, ce n’est pas forcément une insulte… Arf.
Parfois Colin Ducasse me prend la tête, et je lui prends la sienne. Mais on aime ça en définitive.
Bon je ne réponds presque jamais aux chaînes, mais celle-ci elle me fait marrer.
Si j’étais un slip !
Heu le truc con, je serais un boxer je suppose, mais c’est plus le slip de qui qui m’importe… Donc à choisir, je serais celui de… Versac !!!!!! Oh ouiiiii !
Si j’étais un sextoy !
Je serais un joli gode Jeff Stryker realistic et totalement vintage.
Si j’étais un fantasme !
Huuummm je suppose qu’il faut que je parle des miens là alors ? Disons donc… un plan bukkake avec une brochette de talentueux comédiens Eurocreme.
Si je devais faire l’amour avec un animal !
Avec un hamster, et je le ferai EXPLOSER !!! Gnark gnark. Nan aucun en fait, parce que je ne peux faire ça vraiment qu’avec un animal consentant, et pour le moment y’a que des homo (so gay) sapiens sapiens.
Si je devais te dire quelque chose à l’oreille pendant qu’on fait l’amour !
“Mets moi ta grosse bite dans ma chatte de mec !!” Arfff. Non il faut EVITER ça, car j’y ai eu droit une fois, et ça n’a pas eu l’effet escompté.
Si j’étais Clara Morgane mais avec mon cerveau actuel !
J’avoue, j’irais minauder un peu dans un lieu bien hétéro, et je me taperais un mégabourrin. Huhuhu.
Si j’étais une zone érogène !
Un téton. Rhaa lovely!!
Si j’étais un détail absolument irrésistible !
Un grain de beauté sur le bas du dos.
Si j’avais une morale sexuelle !
Tout le monde a la sienne non ? Tout est relatif…
Si je me réveillais demain sans pénis ni vagin !
Un drame certainement… mais surtout pour le pénis, je crois que si je perdais mon vagin, bizarrement, je le supporterais mieux.
A qui je refile la chtouille ?
Eh bien à Orphéus, Gauthier, Baptiste, Toli, Jujupiter, Chondre, et tout ceux qui veulent s’en repaître.
Je doute que toute la philosophie du monde parvienne à supprimer l’esclavage : on en changera tout au plus le nom. Je suis capable d’imaginer des formes de servitude pires que les nôtres, parce que plus insidieuses : soit qu’on réussisse à transformer les hommes en machines stupides et satisfaites, qui se croient libres alors qu’elles sont asservies, soit qu’on développe chez eux, à l’exclusion des loisirs et des plaisirs humains, un goût du travail aussi forcené que la passion de la guerre chez les races barbares.
Citation extraite des “Mémoires d’Hadrien” de Marguerite Yourcenar. Page 129.
Je ne méprise pas les hommes. Si je le faisais, je n’aurais aucun droit, ni aucune raison, d’essayer de les gouverner. Je les sais vains, ignorants, avides, inquiets, capables de presque tout pour réussir, pour se faire valoir, même à leur propres yeux, ou tout simplement pour éviter de souffrir. Je le sais : je suis comme eux, du moins par moments, ou j’aurais pu l’être. Entre autrui et moi, les différences sont trop négligeables pour compter dans l’addition finale. Je m’efforce donc que mon attitude soit aussi éloignée de la froide supériorité du philosophe que de l’arrogance du César. Les plus opaques des hommes ne sont pas sans lueurs : cet assassin joue proprement de la flûte ; ce contremaître déchirant à coups de fouet le dos des esclaves est peut-être un bon fils : cet idiot partagerait avec moi son dernier morceau de pain. Et il y en a peu auxquels on ne puisse apprendre convenablement quelque chose. Notre grande erreur est d’essayer d’obtenir de chacun en particulier les vertus qu’il n’a pas, et de négliger de cultiver celles qu’il possède.
Citation extraite des “Mémoires d’Hadrien” de Marguerite Yourcenar. Page 51.
Rappel : Les marc-aurèlages de ce blog.
Voilà un exercice très difficile pour moi : lire le bouquin (de W.P. Kinsella) qui a été l’origine d’un film qui est culte pour moi. Or, j’ai commencé par le film que j’ai vu au tout début des années 90 et qui m’avait fasciné. Je l’ai depuis vu et revu pas mal de fois, et sans être un chef d’oeuvre c’est un de ces films que je peux regarder sans m’en lasser. Du coup, je me suis forcément imprégné des personnages et des situations telles qu’elles sont montrées dans le film, avec donc le filtre de l’adaptation cinématographique.
C’est un film de 1989 qui s’appelle “Field of Dreams” ou “Jusqu’au bout du rêve” avec Kevin Costner. C’est super étrange que ce film compte ainsi pour moi car ce n’est ni plus ni moins qu’une oeuvre qui développe une mythologie toute américaine, un film qui élève le baseball au rang de croyance mystique. Cela se passe en Iowa et on retrouve indéniablement toutes ces valeurs américaines qui ne me parlent pas vraiment. Mais là, y’a un truc différent, un truc un peu fou et déjanté, original et décalé, qui me parle et me fascine.
Le livre a très bien été respecté dans l’ensemble, mais j’ai le malheur, à l’issu de ma lecture, de préférer le film. Les adaptations, qui ont fait du bouquin un scénario, ont rendu l’histoire plus digeste, et ont simplifié l’intrigue de base, pour la rendre beaucoup plus émouvante et familiale (ce qui m’avait beaucoup plu). Mais la mythologie est là, tout aussi fantastique et fantasque, improbable et merveilleuse.
Ray Kinsella est un fermier de l’Iowa qui vit dans une exploitation agricole avec sa femme Annie, et leur fille Karin. C’est un passionné de baseball qui ne vit que pour ce sport, et un jour au beau milieu de son champ il entend des voix : “If you build it, he will come…” (Si tu le construis, il viendra…). Et il réalise que cette voix lui demande de sacrifier une partie de son maïs pour y construire un terrain de baseball. Il le fait et voilà que son joueur fétiche, mort dans les années 50, Shoeless Joe Jackson, revient jouer sur ce terrain !! Ensuite l’affaire se complique, il doit retrouver l’écrivain emblématique JD Salinger et “Ease his pain…” (Soulage sa douleur…).
Le livre est moins hollywoodien que le film évidemment, et il possède d’autres qualités de ce fait. Le personnage de Ray Kinsella est plus fouillé notamment, et moins “beau” (moins Kevin Coster en 1989 quoi, waoouuuuh), c’est plus le bon cul-terreux américain qui est fana de baseball et a des valeurs bien du terroir. Les descriptions sur le baseball sont aussi bien plus détaillées et approfondies, ce qui n’est pas toujours très passionnant pour le lecteur lambda qui n’y connaît pas grand-chose à ce sport. Mais le fait d’avoir comme héros secondaire JD Salinger change beaucoup de choses. Dans le film, il s’agissait d’un écrivain célèbre aussi mais imaginaire (joué par le génial James Earl Jones), alors que l’auteur de l’Attrape-Coeurs revêt tout de suite pour moi toute l’ampleur qu’il fallait à ce personnage.
Je n’ai pas spécialement accroché à l’écriture de W.P. Kinsella qui n’est étonnamment pas américain, mais canadien ! J’ai surtout suivi le bouquin en revoyant mentalement les images du film, ce qui n’était surement pas la meilleure manière de l’apprécier. Ce qui reste génial, c’est cette idée de fou de faire revivre les anciens champions morts, et de les avoir déifier ainsi. De même faire du baseball une sorte de religion ou mysticisme, qui est la sève même de ce pays est aussi audacieux que le résultat est crédible. Au-delà de ce fait, c’est l’histoire de Ray et son père qui est la plus touchante, et qui moi me rend particulièrement sensible. Et là, c’est tout de même le film qui traite le mieux cette facette.

Ah là là, Arthur C. Clarke, quel auteur !! Ce bouquin est le premier épisode d’une tétralogie, et il m’a assez piqué la curiosité pour que je prenne rapidement le pas sur le suivant. On doit à Arthur C. Clarke le célébrissime “2001, l’Odyssée de l’Espace”, et on se retouve pas mal de ses préoccupations dans ce roman, notamment de la place de l’homme dans l’univers, et de la rencontre, fortuite ou pas, avec des extraterrestres. C’est aussi le partage d’une vision dans l’espace qui respecte les règles astrophysiques et qui ne se contente pas d’un récit purement fantasmagorique. Avec cet auteur les descriptions sont précises et exactes, voire un peu trop perfectionniste.
Nous sommes en 2130, et la Terre a colonisé quelques planètes voisines dont Mercure et Mars. Les scientifiques sont habitués à recenser des corps célestes qui traversent notre voie lactée, et ils en détectent un de plus. Ils le nomment Rama, et c’est un bolide qui se dirige droit vers le soleil. Rapidement, on se rend compte que cette comète est très spéciale. En effet c’est un parfait cylindre de 30 kilomètres de long qui tourne sur son axe longitudinal, et qui ne peut être qu’une création extraterrestre.
Un vaisseau spatial assez proche, l’Endeavour, réussit à se poser dessus, et à pénétrer dans le cylindre qui est creux. Là le capitaine Norton et son équipage découvrent un étrange endroit avec une gravité artificielle, et un mini-monde en sommeil, avec notamment tout ce qu’il faut d’éclairage, d’eau et même des petits “robots biologiques” utilitaires qu’ils baptisent des “biotes”. Et quand ils arrivent, des mécanismes se mettent en marche, et d’étranges phénomènes animent ce lieu bizarre.
En lisant cette histoire de monde “prêt à servir” qui traverse l’espace sans but, et avec ces installations à l’intérieur, j’ai pensé au bouquin de Werber, Le papillon (de lumière !!!) des étoiles, et surtout le film Sunshine. Mais au-delà de la description très élaborée de Clarke, j’ai adoré la philosophie déployée pour la conclusion du livre. C’est juste une grande leçon d’humilité pour l’humanité, presque un pied de nez à l’échelle galactique.
Les descriptions de ce gigantesque petit monde tentent de matérialiser dans l’esprit du lecteur la manière dont les hommes ressentent cette gravité artificielle. Aussi on a droit à de longues et lentes digressions, parfois à la limite de l’indigeste, sur la manière dont on marche sur les murs, et la force centrifuge qui maintient l’eau, et les considérations relatives sur le “haut” ou le “bas”. L’auteur a vraiment envie d’inscrire son récit dans une réalité scientifique, mais peut-être un peu trop pour moi, enfin presque au détriment de la narration.
Heureusement, l’idée qui soutient le bouquin, et qui nourrit l’intrigue principale, me parle et me plait énormément. Je n’ai donc pas lâché le livre avant d’en découvrir le fin mot, mais aussi diablement aiguillonné par la suite !! Donc à suivre…

Tout un programme non ? Mais je vais vous prouver vidéos à l’appui que mon cheminement est tout à fait valable et crédible. Après ok, j’ai de drôles d’associations d’idées et je retiens certaines choses que beaucoup d’autres doivent oublier, ou plutôt n’avouent jamais avoir parfaitement en tête.
Tout a commencé en lisant un post du blog de Yagg (un nouveau site pour nous les gays et les lesbiennes et les autres gens sympas). Je voyais qu’on y faisait la réclame d’un acteur de porno français apparemment connu aux US, Vin Costes, et que je ne connaissais pas (honteux !!). Et comme le myspace de ce dernier était indiqué, j’ai cliqué dessus. Ensuite, je vois que dans ses amis, il y a le célébrissime réalisateur de pornos gays californiens Chi Chi LaRue. Célébrissime au point que vous avez forcément vu un de ses films, il a un talent dingue (huhu). Je l’avais d’ailleurs évoqué dans un ancien post concernant un bouquin qui reprenait son personnage. Mais il est aussi l’insigne auteur de ce merveilleux film que je vous ai présenté en 2005 : “Hazed”, où mon comédien fétiche Blake Harper nous fait don de ses précieux conseils en matière de fellation.
Mais ce n’est pas ça qui est important (enfin si, mais non, mais si, mais non…). Lorsque je suis arrivé sur la page myspace de Chi Chi LaRue, quelle ne fut pas ma surprise de constater qu’une tonitruante musique s’était mise en route, et qu’il s’agissait de la sémillanteYsa Ferrer !!! ZaZa la Star en personne !! Dingueuuuuh !! Donc le dernier single d’Ysa était mis en exergue par Chi Chi LaRue, si c’est pas de la promo ça. Je vous laisse découvrir ce merveilleux opus, que j’écoute depuis en boucle.
Ysa Ferrer – On fait l’amour
Et c’est en écoutant cette mignardise auditive que j’ai immédiatement identifié l’air qui était au fond. Le “sample” m’était plus que familier, mais où donc l’avais-je entendu…
Et là j’ai eu une révélation mystique, un choc fulgurant, et le souvenir a resurgi des tréfonds de mes vertes années de branlette époque VHS. Mein gott !!! L’époque VHS, vous m’avez bien entendu. Ce sample était en fond du générique de fin d’un Falcon de 1987 “Spring Training”, et il s’agissait selon mes souvenirs de la présentation de “Splash shots – Memories of summer” de 1985. J’ai donc aussitôt ressorti ma cassette, oui oui oui mesdames et messieurs, je l’ai toujours !!! Et j’ai encodé cettebande-annonce (introuvable sur AlloCiné, je vous le promets) pour vous mes chers lecteurs adorés (et mes lectrices aussi !).

Alors ne vous attardez pas sur les images, non j’ai dit, PAS LES IMAGES, car j’ai mis la vidéo, mais c’est UNIQUEMENT pour la bande son.Ecoutez donc moi cela, et reconnaissez vous aussi l’inspiration d’Ysa Ferrer qui, il faut lui concéder, a de l’imagination et de la suite dans les idées quand il s’agit de capter un public gay. Aaaaah mais on fait dans le subliminal lààà !
Dingue non ?
Et puis, ensuite je me suis tout de même dit que c’était un peu énorme cet histoire de bande-annonce de film de cul reprise pour un single d’Ysa Ferrer… Tout de même. Et en cherchant un peu, j’ai compris pourquoi cette musique me paraissait vraiment indéniablement familière. Et pas qu’à une tapette époque VHS comme moi, mais le monde entier qui a connu cette même période, et a été soumis à cette torture musicale (j’imagine surtout ce queGvgvsse a du en pensé à l’époque…). Cela s’appelle… Rondò Veneziano !! Et le morceau incriminé est le tube interstellaire : La Serenissima !
Ce truc avait incroyablement cartonné quand j’étais tout gamin, et il faut croire que des studios Falcon à Ysa Ferrer, il y a eu pas mal de gens marqués par ce groupe mythique. Ainsi donc, j’étais un peu déçu de constater que ma découverte n’était pas vraiment celle que je pensais. Mais un peu rassuré pour Ysa Ferrer qui souffrira moins de cette paternité. Huhu.
Mais vous vous demandez : Matoo est siiii jeune, comment peut-il être en possession d’un pareil document d’archéologie gay ? Ou même, mais comment a-t-il pu se souvenir d’un détail pareil ?
Alors à cette seconde question, je répondrais simplement : époque VHS mes amis ! Eh oui, je ne suis pas né à l’époque duweb et de ses trépidantes autoroutes de cybersexe . Donc en ces époques reculées où tout pédé ado moyen baignait dans un triste monde hétérosexuel, laissez moi vous dire que quand on mettait la main sur une VHS Falcon, on ne faisait pas la fine bouche. Et donc cette cassette, j’ai du la mater juste 2500 fois, en avant, en arrière, au ralenti, et dans toutes les positions. Et le bonus que représentait ces bandes-annonces n’était pas boudé du tout. Du tout, du tout. 
Comment ai-je mis la main sur cette VHS en 1994 ? Hé hé hé. J’ai honte, mais j’ai honte… Mais comme ça me fait rire de me remémorer cela, il faut que je le partage.
Mes lecteurs les plus assidus se souviendront que mon oncle, le frère ainé de ma mère, est aussi homo. Et il se trouve qu’un jour que nous déjeunions chez lui, j’étais tombé par hasard sur quelques cassettes à la jaquette non-équivoque. J’avais été pris d’une envie d’Arsène Lupin qui dépassait l’imagination évidemment. Mais impossible de voler des trucs comme ça, ou rien d’autre d’ailleurs, c’est impossible pour moi. Donc il fallait trouver un moyen, un moyen habile, subtil, discret et rapide.
J’étais en vacances la semaine suivante, et j’ai tout organisé de main de maître. D’abord, j’ai demandé à utiliser la voiture de ma maman (j’avais tout juste mon permis de conduire) en prétextant je ne sais plus quoi. Ensuite, j’ai piqué les clefs de mon oncle à ma mère. Et je me suis rendu dans la maison de ce dernier pendant qu’il était au boulot. J’avais emporté le magnétoscope de mes parents avec des câblages idoines, et des cassettes VHS vierges. Comme un voleur, je suis entré, et j’ai copié (magnétoscope à magnétoscope) deux films que j’ai trouvés dans une impressionnante pile (c’était donc le “Spring Training” de Falcon de 1987, et aussi un Cadinot, “la Main au Feu” de 1989).
Il y avait aussi quelque-chose qui m’étonnait dans cette pile de cassette… L’une d’elle n’avait pas été achetée, mais était une cassette enregistrée. Etrange, car la télévision était plutôt avare de ce genre de programmes (même si Canal avait déjà une nuit “gay” à son actif je crois). J’ai eu la curiosité de mettre cette cassette dans le magnéto, et de regarder… J’ai vite compris qu’il s’agissait d’un engistrement au camescope…Aheum… Je vous passe les détails. J’ai tout rangé. J’ai psychoté pendant des heures sur le fait d’avoir laissé des empreintes dans la poussière, et d’être complètement débile et malade (ce que j’étais !!).
Mais sauf si je me trompe, mon larcin n’a jamais été découvert. Et je suis toujours en possession de ces deux films antédiluviens.
Nan mais qu’est-ce qu’il ne fallait pas faire à l’époque pour des branlettes de qualité !!
PS : Dans un registre moins drôle mais totalement véridique, le blondinet de la vidéo et de la jaquette s’appelait Kurt Marshall. Il avait 20 ans à l’époque, et trois ans plus tard en 1988, il mourrait du SIDA. Toute une génération d’acteurs de porno californien ont été décimés, et ces films étaient évidemment “non safe”.
[Via Jean de la XR] Robert Badinter s’exprime à propos de la réforme des institutions. Ouf, on a encore cet homme là à gauche.
J’avais malheureusement raté la séance de dédicace où j’aurais pu rencontrer Rupert Everett, dont je viens donc de lire cette sympathique autobiographie. Le titre résume exactement l’état d’esprit de l’auteur, et il est incroyablement bien choisi. Il évoque à la fois le contenu (évidemment), mais aussi toute l’autodérision et l’humilité de ce comédien ouvertement gay et connu dans le monde entier.
J’avais déjà lu un roman de Rupert Everett, et je savais donc qu’il pouvait à peu près manier une plume, ce qui n’est pas donné à tous ceux qui veulent rédiger une autobiographie (sans l’aide d’un nègre). C’est tout à fait confirmé avec ce bouquin qui a le grand mérite de proposer un traitement proche du roman, et donc très agréable à lire. Il s’agit de Rupert Everett qui nous conte son existence avec toute sa verve et son ironie mordante si britannique. Il est loin d’être complaisant avec sa carrière ou bien ses qualités artistiques, et il nous présente simplement sa vision des choses avec humour et émotions.
Je ne connais que l’acteur que tout le monde a découvert en 1996 avec “le mariage de mon meilleur ami”, mais là c’est l’occasion de revenir sur la genèse de ce personnage à la grande popularité. Et c’est grisant de le lire petite pédale adolescente, fan de comédie musicale, et bourgeois décadent qui se cherche. Ensuite, comédiens à deux balles qui galère dans des théâtres miteux, et qui peu à peu, se fait des relations et un petit nom. Ce qui est curieux c’est qu’il a surfé sur la vague de la “mode des gays”, et qu’il l’a rapidement assumé, jusqu’à incarner le “gay de service” dont il est très difficile (encore aujourd’hui) de se débarrasser.
Le roman est donc très correctement écrit, mais il est surtout excessivement drôle et à la prose enlevé. Ce n’est pas un grand chef d’oeuvre, mais j’ai beaucoup de considération pour l’auteur donc ça m’a particulièrement plu d’en apprendre ainsi sur sa vie. J’ai bien sûr lu avec délectation les passages qui évoquent Madonna, et leur génial film (huhu, nan mais sérieusement moi je l’avais trouvé bien à l’époque), et qui sont tout à fait conformes à ce qu’on connaît d’elle. Il faut dire que, comme on s’y attend, Rupert Everett a attiré toutes les filles à pédés d’Hollywood et s’en est fait ses meilleures copines pour la vie.

Je suis un gros fan des films de super héros, et je ne pouvais pas manquer celui-ci. Mais vu le mal que j’ai déjà pensé de Will Smith (comme dans I, Robot ou bien I am legend), je redoutais le pire… Au final, j’ai été agréablement surpris, même s’il est bien le maillon plus que faible de ce film au scénario bien sympa et punchy.
J’ai eu très très peur pendant les premières dizaines de minutes, car le personnage du super héros branleur à la Will Smith n’est pas du tout dans mes valeurs, et je ne le trouve pas « cool » du tout, et pas vraiment drôle. Mais les deux trois rebondissements et véritable « surprise », du film ainsi qu’un scénario qui accroche finalement l’attention, m’ont fait changé d’avis. Et la sauce prend plutôt bien, car les effets spéciaux sont irréprochables, le Will Smith n’est pas si cabotin (enfin dans 98% des plans il l’est…) et parvient à me faire sourire, l’action est constante, et l’intrigue a le mérite de l’originalité, dans un genre qui s’essouffle un peu par de récentes productions clonées.
Hancock est donc un super héros super balaise qui est totalement dépressif. Il ne sait pas d’où il vient, et il souffe d’être le seul dans son espèce. Du coup, il est un très mauvais super héros, et la ville de Los Angeles finit par le mettre en taule pour qu’il arrête de tout saccager. Entre temps, il rencontre un pro des RP qui tente de le convaincre de suivre ses conseils pour se faire aimer. Hancock cède, et rapidement il retrouve une certaine popularité, tout en conservant son style inimitable…
Le film m’a vraiment surpris pour son scénario qui est très correct, même s’il reprend des facettes déjà familières (« The incredibles » de Pixar notamment). Et Charlize Théron est d’une beauté qui ne laisse, même moi, pas du tout indifférent, en plus d’être une bonne actrice. Elle est un pilier assez indispensable du film, et refuse de faire la potiche (ouf !). Non ce qui me trouble toujours, c’est Will Smith, que je trouve toujours aussi narcissique et dans son rôle de rapeur black machiste. J’ai été interloqué à plusieurs reprises sur des remarques, qu’on ne peut pas qualifier d’homophobes certes, mais qui ne sont pas du tout gay-friendly. Il y a par exemple cette scène assez drôle où le RP lui propose des costumes de super héros de BD, et il répond : “homo” (en anglais) avec un ton assez péjoratif (mais j’ai trouvé ça marrant tout de même !). Or pour moi en anglais le terme “homo” n’est pas vraiment utilisé par les anglosaxons gay-friendly, qui utilisent plutôt le terme “gay” (tandis qu’en français, il est vraiment équivalent à mon sens).
Et il a ce problème avec l’enculage qui est très similaire à ce qu’on peut entendre en France. Je pense à tous ces mecs qui parlent de se faire enculer (ou de “ne pas” plutôt) toutes les dix secondes, et qui échangent majoritairement avec autrui autour d’aphorismes, métaphores et périphrases qui se cantonnent à ce registre purement proctologique. Alors je ne sais pas si toutes ces répliques ont été écrites pour Will Smith, ou s’il en est l’instigateur, mais il parle d’enculer ou de se faire enculer toutes les 3 minutes. Une scène en prison montre même concrètement ce que ça pourrait être d’avoir la “tête dans le cul”. Hu hu hu.
Du coup, à part ce personnage de Will Smith qui lui colle à la peau dans tous les films, et qui m’insupporte, j’ai trouvé que Hancock tenait carrément la route, et que c’était un très agréable divertissement.
L’avis des copines : Kinoo, Brice, Orphéus, Anne-Laure, [elle], Jarod_, 42, Faubourg, Macsym.

Ce n’est pas permis de faire d’aussi belles photos !!! Ce type m’émerveille jour après jour… Avec Daily dose of imagery, il s’agit de mes photoblogueurs favoris.