21 articles pour le mois de Août 2008

  • Matooyage
Juste un petit tour en Anjou

Publié le Dimanche 31 Août 2008 - 23:35
Catégorie: Matooyage

Et puis s’en va !

C’est assez déstabilisant de partir un samedi, et de revenir moins de 24 heures après, même si Angers n’est pas si loin. Nous avions, avec une belle poignée d’amis, un enterrement de vie de jeune fille vers Angers. Ou plutôt au milieu de nulle part, car en y regardant de plus près sur une carte, nous étions au centre de gravité d’un pentagone formé par Nantes, Rennes, Laval, Le Mans et Angers !

Je ne connais pas bien ce coin, et pourtant je sais qu’il regorge de superbes panoramas, notamment avec la kyrielle de cours d’eau qu’on y trouve. Comme nous n’étions là que pour une nuit, et que je ne voulais pas dormir à la sauvage (ouiiiiiiiiiii j’ai des goûts de luxe parfois !!!!), j’ai cherché une chambre dans une aheuuum… “demeure de charme”. :mrgreen:
Oooh qu’elle était chouette cette chambre du Voyageur au Manoir du bois de Grez !! Les propriétaires sont des gens charmants et accueillants. Et surtout, leur immense maison est simplement meublée et décorée à la perfection. Et le jardin, les plantations, la pièce d’eau, toute cette beauté et cette quiétude sont un véritable repos de l’âme.

Le Manoir du Bois de Grez-Neuville

J’avais vu pas mal de chambres dans le coin, parfois dans des sites un peu plus prestigieux, mais les décors à base de tissus muraux fleuris et autres inspirations kitsch me rebutent carrément. Mais là justement, c’était exactement ce que j’aime. Et la douche pour deux est très agréable aussi, si si.

Le Manoir du Bois de Grez-Neuville

Le petit village de Grez-Neuville est simplement charmant, avec ses jolies vues sur la Mayenne.

Vue du Bourg et de l'Eglise de Grez-Neuville

Le Moulin de Grez-Neuville sur la Mayenne

Barques sur la Mayenne

Bon, ça nous a carrément donné envie d’y revenir, et de visiter les châteaux et villes du coin !!

  • Matooyage
La pute (de vendeuse) du Disney Store

Publié le Vendredi 29 Août 2008 - 23:10
Catégorie: Matooyage

L’année dernière, j’avais montré ma super déco de bureau des années 80 avec ma angry nun que j’adore (qui crache des étincelles quand elle avance), mes digimons et mon adorable narval de bureau qu’on m’a lâchement volé. D’ailleurs cela m’avait tout à fait décidé à quitter ce taf, et à en commencer un autre, pour le meilleur et pour le pire (amen).

Voilà mon bureau bordélique !

Mon bureau !

La semaine dernière, je suis allé chez mes parents, et samedi j’ai un peu zoné aux « 3 Fontaines » (la siouper galerie marchande de mon Cergy natal), comme quand j’étais ado. Je suis passé devant le Disney Store, et parce que WALL-E me regardait avec ses grands yeux sympas, je n’ai pas pu résister. Ah làlàlàlàlàlàààààà, y’a tous les WALL-E de la Terre, y’en a des qui bougent, qui dansent, qui se démontent automatiquement, des petits, des grands, des moyens !!! Et puis on trouve aussi des M-O !!! MOOOOOO-O !!

Mein gott, comment résister ?

Surtout qu’en faisant le tour des WALL-E, y’en a un qui m’a tapé dans l’oeil mais y’a plein de mômes devant en train de les essayer, et de convaincre leur génitrice de leur payer un robot. Et surtout y’en avait un qui lorgnait mon WALL-E à moi !! Le dernier en rayon !!!!!!! Salaud de gamin !!! J’ai attendu que la mère tourne la tête, et ni une ni deux, j’ai chopé le robot alors que le mioche en approchait dangereusement la paluchette. Gnark, gnark, gnark. Il avait l’air tellement surpris de mon habile manoeuvre, qu’il n’a même pas eu le temps d’être déçu.

Le temps de décrocher un M-O, et hop, je file discrètement à la caisse.

Et là évidemment, il faut que je tombe sur la pute de vendeuse ! Déjà, il y avait un monde fou, et une file avec deux personnes devant moi, et elle parlait, elle essayait de placer ses articles en plus. Elle était super vicieuse en plus, en demandant aux gamins, et pas aux parents, s’ils ne voulaient pas profiter de telle promo pour avoir le classeur Buzz L’Eclair en plus du crayon à paillettes Minnie. « C’est bientôt la rentrée en plus, profitez-en !! » Ah tous les arguments sont bons ! Et elle sympathise, elle tchatche la connasse, et elle refourgue du Mickey en veux-tu en voilà. Mais ça ne passera pas par moi !!

C’est mon tour… Elle attaque : « C’est pour offrir ? Vous voulez un paquet ?? ». Aaaaah la pute, elle dit ça tout fort. Et moi je pense couper court à tout discours : « Non, non, ne vous en faites pas, c’est pour moi. » Mais j’ai mal jaugé la situation, elle me regarde et se met à rire, et se met à me poser des questions sur le film, en prenant à partie tous les gens présents, de 7 à 77 ans. « Aaaah, mais c’est que ça vous a beaucoup plus alors ? C’est tellement mignon il faut dire ? Hein ??! Et puis les robots c’est sympa. Et l’espace aussi c’est sympaaa. Et l’histoire d’amour entre les robots, c’est sympa aussi ??! » Moi j’acquiesce et je dodeline comme je peux, de peur qu’une parole ne déclenche un déluge verbal additionnel.

Et elle fait sa pute de vendeuse jusqu’au bout :

- Oh mais vous allez adorer ça : regaaaardeeeeeez un micro qui déforme votre voix comme WALL-E, c’est pas sympaaa ? Et vous ne voulez pas avoir une EVE pour aller avec votre robot, ce serait sympa non ? Oooh mais nous avons aussi le WALL-E qui danse en rythme avec votre iPod, hyper sympa non ?

- (muet)

- Au fait, vous avez la carte de fidélité ? Non ? Oui ? Non ?? Non ???!! Elle est gratuite ! Je vous la prépare ! Non ? Vous êtes certain ? Mais puisque je vous assure qu’elle est gratuite. Vous auriez droit à un tas de réductions et d’avantages très sympas avec !

- (muet)

Et elle finit tout de même à me faire payer mes achats, et elle conclut : « Bon mais, amusez vous bien avec vos nouveaux jouets quand même !!! » qui résonne dans tout le magasin, avec un air de connivence. LA PUTE !!!!

Mais depuis, si on se rapproche de mon bureau, on peut voir un petit WALL-E qui vous jette un coup d’oeil.

Mon WALL-E de bureau

Et de plus près, il regarde toujours, et on voit bien M-O à ses trousses. Et toute la petite famille s’entend à merveille avec l’angry nun, les digimons, et même ce bout de rose des sables décatie.

Zoom sur mon WALL-E de bureau !

Par contre, c’est certain, je ne remets plus les pieds dans un Disney Store !

  • Cinéphage
The Dark Knight, Le Chevalier Noir

Publié le Mercredi 27 Août 2008 - 23:16
Catégorie: Cinéphage

J’avais eu une très bonne surprise quand il y a trois ans, j’avais vu « Batman Begins ». Je suis un immense fan des deux premiers opus de Batman, ceux de Tim Burton, et on sait que les autres films sont des navets irregardables. Mais cette nouvelle série qui se veut plus réaliste, plus sombre et plus étoffée d’un point de vue scénaristique est une relative réussite. Oh évidemment on reste dans le blockbuster hollywoodien, mais dans cette veine ces deux films me font véritablement l’impression de de sortir de l’ordinaire, et d’au moins atteindre le haut du panier. Après dans l’absolu, il ne s’agit que d’un bon film d’action et divertissant.

Ce que j’ai vraiment adoré dans « The Dark Knight » c’est le scénario. Le film est du coup un peu longuet, mais il faut avouer que l’histoire est riche, complexe, tourmentée, et que l’on n’est pas spécialement dans du scénar neuneu californien de base. Les personnages utilisés sont excellents, et le Joker notamment mérite bien ses lauriers. Par contre, même si j’ai trouvé que Heath Ledger était bon, il ne faut pas exagérer, je ne pense pas qu’il mérite spécialement un Oscar. Il est à fond dans son personnage en effet, mais il interprète un psychopathe qui en fait des tonnes, sorte de négtif de Batman, et je ne pense pas que ce soit le type de rôle le plus difficile à endosser. Mais l’addition de Morgan Freeman, que je trouve toujours excellent (dans les daubes ou dans les chef-d’oeuvres, je ne sais pas comment il fait, il s’en sort toujours), Aaron Eckhart, Maggie Gyllenhaal, Gary Oldman ou Michael Caine donnent en effet au film une sacrée crédibilité. Ils sont tous assez bons pour tenir le spectateur en haleine et parfaitement donner vie à ces personnages de bédé. Avec tout ceci, Christian Bale paraît presque fade, non qu’il soit mauvais, mais légèrement en deça je trouve.

« Batman Begins » perdait beaucoup de temps dans l’explication de la genèse du héros, donc là on entre rapidement dans le vif. On retrouve notre héros aux prises avec ses doutes existentiels, et sa terrible interrogation sur la manière dont on doit traiter les criminels. Batman considère le nouveau procureur, Harvey Dent, le futur Double-Face, comme le vrai héros de Gotham, et il aimerait bien lui laisser son rôle. Le Joker apparaît plus teigneux, fou et vicieux que jamais. Il a des projets de destructions qui vont beaucoup plus loin que les larcins habituels de la pègre. Alors que Batman a presque réussi à enrayer le crime, le Joker va tenter de tout remettre en question.

Les effets spéciaux sont un des grands atouts de ce film, et j’ai été littéralement scotché. Vraiment, c’est extraordinaire, et cela donne vraiment tout son sens à ce genre de divertissement sur grand écran. Les cascades, les effets numériques, le rythme des scènes d’action, la photo et la lumière, tout est fait pour en mettre plein la vue. Et cela donne lieu à des scènes d’action efficaces et diablement stressante.

Mais ce qui étonne le plus dans ce film, c’est que la facette grand-public blockbuster est complétée par un vrai scénario. Il faut dire que la complexe personnalité de Batman et de ses célèbres méchants donnent bien du grain à moudre aux scénaristes. Mais là pour une fois, on ne les a pas bridés ou minimisé leur boulot. On se retrouve donc avec une histoire assez longue et parfois alambiquée, mais surtout des thématiques et des rebondissements qui traitent de sujets plutôt inhabituels dans ce genre de film.

J’aime beaucoup cette question que Batman se pose sur son propre rôle de justicier, sur le fait de tuer des hommes, et devenir alors aussi un “méchant” même si c’est pour le “bien”. Cela pose globalement aussi la question de la peine de mort, et de la justice dans des univers corrompus ou bien comme à Gotham City, avec des êtres aussi irrécupérables que le Joker. On trouve ainsi dans le film, pas mal d’exemples qui surfent sur les grands questionnements moraux de Batman, mais transposés dans un cadre plus contemporain, et qui passent très très bien.

C’est un film que je reverrais avec plaisir, un vrai bon moment de ciné amerloque !!

L’avis des copines : Julien, Laurent, Kinoo, Parapluie, Jonathan, Anne-Laure, Jarod_.

The Dark Knight, Le Chevalier Noir

  • Linkage
Bar à tatas ? MOuarf.

Publié le Mercredi 27 Août 2008 - 14:31
Catégorie: Linkage

Je crois qu’il y a un truc qui se prépare là… Nous verrons donc le 1er septembre ce qui se cache derrière ce site au nom prometteur. Mike & Luc… Mouaahahahaahah.

  • Linkage
Le freudisme en trois coups de cuiller à pot

Publié le Mercredi 27 Août 2008 - 14:12
Catégorie: Linkage

[via un partage GReader de Pinguichou] Marion dessine brillamment et explique tout aussi bien le freudisme pour les nuls. Un post bédéblogué des plus drolatiques !

  • Matooyage
Dessine-moi un Orang-Outan !

Publié le Mardi 26 Août 2008 - 17:42
Catégorie: Matooyage

Timy et son chéri qui joue à Pictionnary… MOuahahaahahahahah !! Un orang-outan !! :-D

  • Matooyage
Potins à Genoa City

Publié le Mardi 26 Août 2008 - 17:40
Catégorie: Matooyage

Mein gott, c’est Steppen qui nous l’apprend : l’équipe des Feux de l’amour sera à Paris pour filmer des épisodes de la série. Victor Newman, Ashley Abbott Carlton, Sharon Newman et Nicholas Newman ça ne vous dit rien bandes de béotiens ??!! M’enfin !! Aaaaaaaaaaaah !!! :mrgreen:

  • Matage
  • Matooyage
Totoro et nekobus

Publié le Lundi 25 Août 2008 - 23:11
Catégorie: Matage, Matooyage

Je suis un grand grand fan de Miyazaki*, et quand j’ai regardé pour la énième fois Totoro récemment, j’ai tilté sur ces deux scènes. Les personnages de ce film, « mon voisin Totoro » sont extraordinaires, à commencer évidemment par Totoro lui-même. Alors qu’une telle bestiole ferait peur au moindre gamin occidental, les japonais ont une autre manière de considérer les manifestations de la nature ou bien des revenants. Et cette drôle de divinité onirique parvient à émouvoir et à créer un attachement incroyable à la fin du film.

Cette scène là, elle me fait beaucoup rigoler, car je retrouve mon chérichou et moi le matin. Le matin, quand il est inréveillable malgré les sonneries, radios à donf, bisous, retournements et autres manipulations. La seule chose qu’il craigne c’est quand je le tire du lit par les pieds !!!! Là il se réveille en me gueulant dessus et en pleurnichant à moitié. L’hiver aussi, je lui subtilise la couette, et je m’en vais avec le laissant greloter de son côté. Gnark, gnark. Il faut dire que c’est lui qui me demande expressément d’utiliser tous les moyens pour le tirer du lit… sauf le tirage des pieds (mais je le fais tout de même en ultime recours).

Du coup, la gamine là c’est tout moi, et Totoro c’est tout lui. Et au bout d’un moment, il arrive aussi que je me rendorme sur son petit corps tout chaud, ronronnant.

Un autre personnage que j’avais déjà évoqué et dans lequel je me reconnais parfaitement c’est le chat-bus ou nekobus. Que dire… C’est juste tout moi quoi.

*Mein gott, je n’en reviens pas, et il faut que j’avoue ça, c’est trop drôle. Je suis d’un con parfois !! J’ai failli posté cet article en écrivant au lieu de Miyazaki : “Yamakasi”. Ce n’est qu’en relisant, ou ça m’a paru bizarre ce nom… Et il a fallu que je vérifie sur le net pour retrouver le nom de Hayao Miyazaki !!!

Matootoro

  • Linkage
Tony Duvert, toujours un mystère pour moi.

Publié le Dimanche 24 Août 2008 - 17:30
Catégorie: Linkage

Tony Duvert est mort. Il est de ces écrivains dont j’ai cent fois entendu parler sans jamais mettre le nez dans un de ses bouquins. J’ai appris son décès par Véhesse, et j’ai commenté pour évoquer l’ambigüité majeure de cet auteur, qui serait sans conteste accusé aujourd’hui de prôner la pédophilie. Samantdi fait référence à un excellent article d’Assouline qui en parle aussi, tandis qu’elle se remémore son propre souvenir de l’écrivain. Il y a encore cet article de Libé qui donne quelques pistes. Cela reste très difficile de prendre position…

  • Cinéphage
WALL-E

Publié le Vendredi 22 Août 2008 - 23:09
Catégorie: Cinéphage

Sacré Pixar !! Alors qu’on se demande comment ils vont bien encore pouvoir nous surprendre, alors que la concurrence patine un peu, malgré un excellent « Kung-Fu Panda », et un dernier opus qui m’avait particulièrement plu. Eh bien les voilà qui reviennent avec un petit bijou, rien de moins qu’un chef d’oeuvre du genre, qui transcende même le genre. WALL-E est une réussite d’animation et de technologie visuelle, mais pas seulement, c’est aussi une superbe réalisation, et encore un film doté d’un scénario juste génial.

La Terre a été vidée de ses habitants il y a quelques centaines d’années. Bah oui c’était tellement crade que les humains sont allés faire un tour dans l’espace, dont les plus riches dans un gros vaisseau télécommandé par une sorte de CARL 5000, et devaient revenir lorsque des robots spécialisés auraient tout nettoyé. Mais bon apparemment, ça met plus de temps que prévu, et sur notre vieille planète bleue, il ne reste plus que le petit robot WALL-E qui tous les jours s’appliquent à sa mission, et compacte des ordures. Bref nous avons fait de notre planète un dépotoir immonde… WALL-E reçoit un jour la visite d’une robote, EVE, qui cherche s’il y a de la vie dans l’espace. Les deux personnages, la belle ipod et le vieux Johnny 5, apprennent à se connaître, et WALL-E succombe complètement au charme cybernétique de la belle EVE. Mais elle s’en va pour poursuivre sa mission, et WALL-E est désespéré. Il décide de la suivre, et il s’incruste in extremis dans le vaisseau de sa meuf. Le vaisseau file vers les humains survivants…

Ce film est tout simplement excellent. J’ai adoré son rythme, plutôt lent au début, son humour tonitruant, sa belle et touchante simplicité, que ce soit dans l’histoire d’amour ou bien dans les valeurs montrées, et enfin une chouette brochette de personnages secondaires tarés. Car ce qui marque bien dans ce métrage d’animation c’est certainement la morale anti-disneyienne au possible. Car on se retrouve tout de même dans une critique au vitriol de notre monde consumériste actuel, de notre attitude globale de Panurge, et dans notre inertie et incurie à nous sauver de notre propre bêtise. Et qui va nous permettre de trouver le salut ? Eh bien ce sont quelques robots qui sont détraqués, qui ne roulent pas droit, qui ne suivent pas la ligne droite, des anticonformistes qui enfreignent les règles.

Il y a aussi cette histoire d’amour tellement midinette power qui ne laisse pas insensible. Et le fait de faire exprimer autant de sentiments réels et touchants à des robots, tandis que les humains ne sont que dans la consommation et le formatage d’attitudes sociales actuelles. WALL-E est un conte de science-fiction, un film qui fait la part belle à l’humour et à l’intrigue intelligente et réfléchie. Et comment ne pas craquer pour les références à 2001, Mo le robot nettoyeur, le cafard new-batch ou la voix de Pascale Clark pour la VF (Sigourney Weaver pour la VO) ! Apparemment le petit robot n’a rien à voir avec Johnny 5 mais c’est dingue, car j’y pense depuis que j’ai vu la bande-annonce. Ce film m’avait carrément marqué gamin.

Pixar a fait très fort, et a réussi une sacrée alchimie en réalisant un film pour enfants et pour adultes, touchant mais pas niais, anticonformiste mais pas non plus trop choquant pour Disney…

L’avis des copines : Bd Bisounours, Kinoo, Gonzague, Orphéus, [elle], Gauthier, Brice, Jarod_, Buzenval, Arkane sans nom, Jujuchou, 42Fbg, Padawan, 6L20, Rouge-Cerise, Anne-Laure, Poulpi, Alice_, Colin Ducasse, Pouxi, Spermy. <--- Last but not least. Une critique à lire !!

WALL-E

  • Cinéphage
X Files – Régénération

Publié le Jeudi 21 Août 2008 - 23:18
Catégorie: Cinéphage

Il faut déjà savoir que je ne suis pas du tout fan de la série. J’ai du voir en tout et pour tout 5 épisodes, et pas toujours en entier. Mais je connais assez bien l’ambiance et les thématiques de ce feuilleton culte pour ma génération (et des plus jeunes). Apparemment le premier film était une vraie suite de la série, et proposait quelques réponses à des énigmes restées irrésolues à la télévision. Là, il s’agit d’une oeuvre totalement indépendante qui respecte tout à fait les codes de “X Files”, et dans le profil psychologique des personnages, et dans le fond de l’intrigue.

C’est donc un bon gros épisode d’X Files, ce qui produit un opus qui en a à peu près les qualités et les défauts. Les qualités, car ça se regarde très bien, les fans sont ravis de retrouver leurs héros et leurs célèbres névroses. Et les défauts, car tout cela manque un peu de piment et d’originalité, mais surtout un épisode d’X Files ne mérite peut-être pas vraiment le grand écran…

Nous sommes bien chronologiquement à la fin de la série, Mulder est reclus et ne travaille plus pour le FBI, mais est toujours dans son trip surnaturel. Scully est médecin dans un hôpital chrétien, et elle s’occupe de patients avec des maladies graves, dont un enfant qui va mourir. Dans le même temps, le FBI est à la recherche d’un de ses agents, une femme qui a disparu dans des conditions mystérieuses. Un extralucide vient apporter certaines réponses au FBI en indiquant qu’il a des visions de cette jeune femme disparue. Le FBI demande alors l’aide de Fox Mulder pour dénouer cette affaire et éventuellement démasquer l’extralucide, qui est aussi un ancien prêtre pédophile sous traitement. Le médium fait découvrir des morceaux d’être humain dans la glace, et Mulder fait appel à Scully pour son expertise scientifique. Ils sont alors à la recherche d’un serial killer…

Vraiment on est dans un épisode de la série, donc on retrouve cette fameuse ambivalence entre raison scientifique et possible manifestation surnaturelle, et comme dans les premiers épisodes jusque la dernière minute du film, on ne sait pas s’il s’agit d’un phénomène paranormal, ou bien s’il y a une explication parfaitement plausible. David Duchovny et Gillian Anderson sont parfaits, même si j’ai une nette préférence pour cette dernière que j’ai toujours trouvée assez douée. Elle était incroyable dans « Chez les heureux du monde » en 2001 (personne n’a vu ce film et c’est dommage !!), et j’avais adoré son clin d’oeil dans le sooo british « Tristram Shandy ».

L’atmosphère assez lourde et inquiétante m’a beaucoup fait penser à ce que j’avais ressenti dans « Les rivières pourpres », on y retrouve aussi une intrigue d’une proche étrangeté. Mais pour le scénario similaire, c’est à un autre film auquel j’ai pensé. Un chef d’oeuvre de 1988 qui s’intitule « Les prédateurs de la nuit », avec dans le rôle de l’infirmière machiavélique la célèbre Brigitte Lahaie, qui s’essayait là à un nouveau genre. C’était l’histoire d’un médecin dans une clinique bourge qui tuait les (jolies femmes) malades pour leur découper leurs visages. L’objectif était de tenter de coller les visages (avec l’aide d’un chirurgien allemand directement importé du troisième reich) sur celui, meurtri au vitriol, de sa soeur. C’est l’infirmière maléfique qui tuait évidemment. D’ailleurs, je me rappelle qu’elle zigouille la trop curieuse Stéphane Audran en lui collant une seringue dans la pupille de son oeil !!

Bref, ça se laisse voir, et c’est un bon divertissement du dimanche soir, mais je n’en garderai pas un souvenir impérissable.

L’avis des copines : Parapluie, Alexandre chez Brice, Anne-Laure.

X Files - Régénération

  • Cinéphage
Valse avec Bachir

Publié le Mercredi 20 Août 2008 - 23:50
Catégorie: Cinéphage

(Que de retard dans mes critiques ciné…)

Ce film d’animation n’est rien de moins qu’une petite merveille. Et je pèse mes mots. Dans la lignée d’un « Persépolis » mais encore plus indépendant, prenant et bouleversant, il vous emmène au plus profond de l’âme humaine, dans ce que nous avons de plus beau et affreux. L’israélien Ari Folman a réalisé là un document (germano-franco-israélien) qui fonctionne terriblement bien, et qui use de l’animation avec brio. En effet, on aurait tout aussi bien pu en faire un film ou bien un documentaire, mais le dessin lui donne encore plus d’onirisme et de poésie, et étrangement de consistance.

Le film est autobiographique, et Ari Folman en est le narrateur. Tout commence par une rencontre avec un ami, et ce dernier qui raconte qu’il fait un cauchemar lié à leur intervention pendant la guerre du Liban. Il rêve des chiens qu’il avait du abbattre à l’époque. Ari ne réagit pas immédiatement, mais lui revient une séquence très étrange, comme un souvenir effacé ou sublimé : il flotte dans la mer devant Beyrouth avec des amis, soldats aussi, et ensuite sort de l’eau. Hanté par ces images dont il ne comprend la signification, il va tenter d’y trouver une explication en interviewant des protagonistes de l’époque. Peu à peu, les morceaux du puzzle s’assemblent, ses souvenirs lui reviennent. Il réalise ce qui s’est vraiment passé, et ce à quoi il a assisté.

J’avoue mon incurie complète lorsque j’ai vu ce film. En effet, j’ignore à peu près tout des détails de la guerre du Liban (pas si lointaine pourtant…), et encore moins du massacre de « Sabra et Chatila ». J’ai donc appris avec stupéfaction qu’au début des années 80, le Liban était la proie de plusieurs groupes qui se disputent le pouvoir. En gros, les chrétiens sont soutenus par Israël, et les chiites par l’OLP. On trouve alors au Liban des réfugiés palestiniens dans des camps, notamment ceux de Sabra et Chatila. Les soldats israéliens arrivent dans Beyrouth et sont en faction devant ces camps. L’assassinat du président libanais chrétien provoque la colère et un sentiment de revanche chez les chrétiens maronites. Ils se rendent alors à Sabra et Chatila et tuent aveuglément hommes, femmes et enfants démunis (de 500 à 5000 apparemment). L’armée israélienne laisse faire le massacre, et n’intervient absolument pas.

Alors forcément, le film n’est pas très gai, et il n’est pas un divertissement léger. Mais il est d’une beauté formelle assez stupéfiante (notamment les parties “rêvées”), et il suscite des émotions incroyables. Il est d’une sensibilité et d’une intelligence qui ne peuvent laisser de marbre.

L’avis des copines : Arthur, Kinoo, 42Fbg, Zvezdo, Vincen-t, Julien.

Valse avec Bachir