14 articles pour le mois de Janvier 2009

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Marathon 24 HEURES CHRONO

Publié le Vendredi 30 Janvier 2009 - 23:49
Catégorie: Matooyage, Télévisage

Attention, dans 13 minutes, nous démarrons un marathon 24H (saison 1), la série, chez Floflo (Ikkkare) !! Enfin, on va essayer de tenir de minuit ce soir, à minuit demain soir !!!

Et juste en dessous, vous pourrez suivre nos aventures en direct live !!!

  • Citage
Une deuxième langue

Publié le Mardi 27 Janvier 2009 - 23:12
Catégorie: Citage

[Je parlais hier de fracture sociale, et voilà qu'elle m'est apparue assez incroyablement illustrée dans ce passage ce matin. C'est juste exactement ce que je peux ressentir en tant que """banlieusard émancipé""".]

La plupart des gosses avec qui j’avais grandi avaient quitté l’école à seize ans. Ils étaient maintenant dans les assurances ou travaillaient comme mécaniciens, ou comme chef de rayon (radio-télévision) dans un grand magasin. Quant à moi, j’avais quitté l’école sans réfléchir une seconde à tout ça, en dépit des avertissements de mon père. En banlieue, l’éducation n’était pas considérée comme un avantage particulier et ne pouvait certainement pas être vue comme quelque chose possédant une valeur en soi. Entrer jeune dans la vie était bien plus important. Mais, maintenant, je me trouvais parmi des gens qui écrivaient des livres aussi naturellement que nous jouions au football. Ce qui me rendait furieux — ce qui me portait à les haïr autant que moi-même — c’était leur assurance et leur savoir. Leur facilité avec laquelle ils parlaient d’art, de théâtre, d’architecture, de voyage. Ils avaient les mots, le vocabulaire, ils savaient tout ce qu’il fallait connaître de la culture. C’était un capital incalculable, irremplaçable.

A mon école, on apprenait le français, mais quiconque essayait de prononcer un mot correctement était immédiatement ridiculisé par ses camarades. Lors d’un voyage à Calais, nous rossâmes un Français derrière un restaurant. Fiers de notre ignorance, nous nous pensions supérieurs aux gamins des écoles privés, vêtus de leur uniforme ridicule, portant des serviettes en cuir, tandis que papa ou maman venait les chercher à la sortie, en voiture. Nous étions des gosses bien plus difficiles, nous chahutions en classe, nous nous battions, nous ne portions jamais de serviettes pour nous donner un air viril, étant donné que nous ne faisions jamais de devoirs à la maison. Nous nous vantions de ne jamais rien apprendre en dehors du nom des footballeurs, des musiciens des groupes rock et des paroles de I am the Walrus. Quelle bande d’idiots nous faisions ! Comme nous manquions d’informations ! Pourquoi ne comprenions-nous pas que nous étions béatement en train de nous condamner à n’être que des mécaniciens ? Pourquoi n’étions-nous pas capables de voir ça ? Pour les gens de l’entourage d’Eleanor, les mots difficiles, les idées sophistiquées flottaient dans l’air qu’ils respiraient dès leur naissance et ce langage était la monnaie qui avait cours pour acheter les bonnes choses que le monde peut offrir. Mais pour nous, ce ne serait jamais qu’une deuxième langue, apprise avec difficulté.

Citation extraite de “Le bouddha de banlieue” de Hanif Kureishi. Page 260.

  • Citage
Beatles ou Rolling Stones ?

Publié le Mardi 27 Janvier 2009 - 21:57
Catégorie: Citage

Ce n’était pas courant, je le savais, ce désir que j’avais de coucher avec des garçons autant qu’avec des filles. J’aimais les corps solides, et la nuque des garçons. J’aimais que les hommes me touchent, me branlent, et j’aimais que des objets — le manche d’une brosse, des crayons, des doigts — soient enfoncés dans mon derrière. Mais j’aimais aussi les chattes et les poitrines, toute la douceur des femmes, les jambes longues et douces, et la manière de s’habiller des filles. Je sentais que ce serait un crève-coeur d’avoir à choisir entre les deux, exactement comme s’il fallait que je me décide entre les Beatles et les Rolling Stones. Je n’ai jamais aimé beaucoup réfléchir à ces choses, au cas où je découvrirais ma perversion et qu’il me faudrait suivre un traitement, prendre des hormones ou subir quelques séances d’électrochocs. Quand j’y pensais, je me trouvais heureux de pouvoir aller dans les fêtes et de revenir à la maison avec quelqu’un de n’importe quel sexe — non pas que j’aille à beaucoup de fêtes, non pas vraiment, mais si j’y avais été, je pouvais, voyez-vous, emprunter l’une ou l’autre voie.

Citation extraite de “Le bouddha de banlieue” de Hanif Kureishi. Page 87.

  • Matooyage
Petit cours de Biboulogie

Publié le Lundi 26 Janvier 2009 - 23:10
Catégorie: Matooyage

Toute à l’heure, j’ai vu que j’avais un commentaire sur un vieux post, celui où j’évoquais le langage sms. En général, les visiteurs « quidam » ne lisent pas vraiment, et comprennent ce qu’ils veulent. Et c’est soit l’apologie, soit la condamnation qui ressort de leur compréhension de la note. Je ne supprime que rarement les commentaires, mais là j’ai vraiment trouvé ça trop naze.

Il s’agissait d’une personne qui évoquait donc cette fameuse manière de communiquer, et qui caricaturait le tout en une belle ellipse. En gros, c’est la fin des haricots car les « jeunes » vont perdre la France, cette grande, forte et belle Nation, avec cette barbarisation (j’aime bien l’idée de créer un néologisme bancal qui s’autodétruit en moins de 5 secondes) de notre magnifique, docte et vigoureuse langue. Pfff.

Or, je campe vraiment sur mes positions :

Encore une fois c’est dans l’éducation que se trouve la clef. A l’école et à la maison, il faut donner envie de lire, d’écrire, inculquer les bonnes règles pour mieux pouvoir y déroger par la suite (en toute conscience et connaissance). Evidemment c’est plus compliqué et coûteux que d’interdire, mais c’est l’unique solution à mon avis.

Et puis je considère que c’est surtout un signe supplémentaire de fracture sociale… malheureusement.

En tout cas, la suite du commentaire était aussi gratinée, puisqu’il évoquait le simplisme de ces échanges de sms ou de chat, et l’appauvrissement général qui se résume à des conversations informes, ressemblant souvent à un galimatias d’onomatopées. Cela m’a fait penser aux sms que j’échange avec mon chérichou. Hu huhu. En voilà un petit florilège :

Florilège de sms entre chérichou et moi

Bon bah voilà hein, ite missa est. ;-)

Nan mais on s’engueule aussi parfois, faut pas croire.

Une grave engueulade par sms !! :)

C’était chaud là. ;-) Je vous assure que nous nous parlons souvent comme cela en live, mais qu’en public, nous arrivons à peu près à former des phrases. A peu près.

  • Linkage
Quid de Wikipédia ?

Publié le Lundi 26 Janvier 2009 - 10:44
Catégorie: Linkage

David explique pourquoi Wikipédia est utile à son avis. Je suis tout à fait en phase avec lui. Même si, contrairement à lui, je n’ai aucun domaine d’expertise avancé (à part les narvals et les mitochondries évidemment), j’ai aussi conscience des erreurs qui fleurissent sur Wikipédia. Mais comme je l’utilise pour avoir un aperçu ou pour me déniaiser sur un sujet, l’information est souvent largement suffisante et correcte. En tout cas, c’est devenu un site indispensable que je consulte des dizaines de fois par jour ! (Il y a énormément de choses que je ne sais pas, hu hu.)

  • Matooyage
22ème jour sans internet à Ménilmatoo

Publié le Dimanche 25 Janvier 2009 - 23:08
Catégorie: Matooyage

Eh bien, je peux vous dire c’est long !!! Bon, on aura dû récupérer le net il y a déjà quelques temps, mais mon chérichou d’amour avait oublié une petite case à cocher de rien du tout sur son espace client… :gene: Bref, normalement plus qu’une semaine, et je serai de nouveau bien plus présent ici-même.

Je peux évidemment écrire sans web, et puis poster de mon boulot par exemple, mais le fait de ne pas être connecté me décale dans mon processus habituel d’écriture, qui consiste à glander pendant des heures avec une page word ouverte. Hu hu.

Donc pas de panique, I’ll be back… ;-)

  • Linkage
La cousine Circé de Polyphème

Publié le Vendredi 23 Janvier 2009 - 10:41
Catégorie: Linkage

Polyphème narre une de ces histoires de famille qui touche forcément tant c’est joliment raconté !

  • Matooyage
Petit Traité de manipulation des concierges à l’usage des nouveaux arrivants

Publié le Lundi 19 Janvier 2009 - 22:48
Catégorie: Matooyage

Ah là là, c’est toute une stratégie, toute une diplomatie, dont la fréquentation de mon cher et tendre M. m’avait rendu expert. Qu’est-ce qu’elle a pu monter nous enguirlander cette gardienne, mais qu’est-ce qu’on a pu la faire chier aussi !! Et c’est bien ce qui me saoule dans ces phénomènes, c’est qu’il ne s’agit souvent que d’abus réciproques, comme autant de jeux pervers qui montent les gens les uns contre les autres de leur plein gré. J’évoque par là les fêtards qui abusent à crier, danser, sauter, casser ou écraser leurs mégots dans la cage d’escalier, mais également les concierges ou voisins qui arrivent à minuit pour évoquer un sabbat de sorcières ou une prochaine action en justice.

Nous sommes donc dans l’appartement magique depuis deux semaines, et samedi dernier nous faisions d’une pierre quatre coups en célébrant les anniversaires de Chérichou, Sébastien, François et aussi notre pendaison de crémaillère. L’appartement est certes spacieux, mais imaginez une soixantaine de convives, majoritairement gais, et totalement ivres, qui font la fête, fument les fenêtres ouvertes, et expriment leur énergique alacrité à tue-tête. Imaginez la remise des cadeaux… avec le désempaquetage des écharpes Harry Potter (des quatre écoles !!). Bref, l’hystérie !!

Le truc c’est que j’ai été assez bien élevé, en tout cas je déteste nuire aux gens, mais alors je déteste ça ! Du coup, je comprends que cette fête ait été une source réelle d’insomnie pour quelques voisins, et en figure de proue la fameuse gardienne qui habite… juste au dessus ! Mais tout de même, c’était exceptionnel, et c’était mentionné sur notre mot en bas de l’immeuble, et c’était la pendaison de crémaillère merde ! Elle a débarqué comme une furie à minuit dix ! Minuit dix !!! Elle doit avoir cinquante balais tout au plus, donc ce n’est pas non plus le syndrome voisinage du troisième âge, mais c’est résolument l’incarnation même de la concierge relou.

Il ne s’agit là que de marquer son territoire, d’assoir sa position de gardienne, et de dragon pestiférant avec sa grande gueule de harengère. Nous l’avions vu une seule fois auparavant, et elle s’était déjà montrée passablement antipathique. Le genre de femme qui vous voit en train de descendre les poubelles et vous gueule dessus en disant de ne pas oublier de fermer la porte, et de ne pas renverser la poubelle et blablabla. D’ailleurs je ne l’ai jamais entendu vraiment parler posément, mais uniquement crier ou grogner ou hurler à la mort. La dernière fois c’était pour une coupure d’électricité assez longue (plus d’une heure), qui avait l’air d’un drame totalement élisabéthain pour elle.

Elle est donc arrivée à minuit et des brouettes, et a commencé à gueuler… simplement. Le temps qu’on m’appelle, quelques amis étaient dehors et pas forcément très agréables. Ah ah. J’adore ça, les soirées où les gens sont bourrés et donc incapables de comprendre que les voisins peuvent se plaindre. Huhu. Alors que la première chose à faire est simplement d’accepter les reproches, évaluer la situation, puis de transiger. J’ai eu de la chance car notre copine Audrey avait bien envie de la torgnoler, et on aurait eu une concierge accidentée sur les bras. Bref, j’ai rapidement expliqué que j’étais désolé, et qu’on allait faire gaffe.

C’était avant l’ouverture des cadeaux en fait. :pompom:
On a fait gaffe quand même, à partir de 3h30.

Rholololo.

Ce qui me saoule c’est qu’elle m’a un peu gâché ma soirée à partir de là, vu que je ne faisais que redouter un appel aux flics, ou bien vraiment de rentrer dans cet immeuble et de donner une terrible image de moi-même (je sais, je suis grave). En tout cas, j’ai conscience que nous avons en effet abusé, mais j’estime que ce sont des occasions extrêmement rares, et qu’on peut comprendre. Elle n’est jamais revenue, et la soirée a pu se terminer tranquillement, même si j’étais tout chose, et que mes amis s’en sont bien rendus compte.

La walkyrie n’a pas fait résonner son cri d’effraie avant le lendemain midi. Nous nous levions à peine, et les accents rustauds de son babil vipérin ont sans effort pénétré notre doux foyer (dont le sol collait un peu). Elle était en train de geindre un étage au dessus en évoquant les fous, que ça ne se faisait pas, inadmissible, flics, syndic, propriétaire, quatre heures du matin, etc. Mon sang n’a fait qu’un tour, et puisque A. ne voulait pas y aller, j’ai enfilé mon costard de Haut Commissaire genevois au Nations Unis, et j’ai grimpé jusqu’à son aire. Elle m’attendait et m’a lancé un de ses regards de harpies, tout en continuant à persiffler avec une dame asiatique sans âge (nan vraiment je vous assure) qui ânonnait « fou, fou, fou. Moi malade, moi pas dormir. Oooh là là, fou fou. Moi pas bien, ooooh, pas bien du tout. » Mais elle fut congédiée rapidement par la concierge qui avait trouvé un adversaire, après ce petit échauffement verbal.

- Bonjour Mesdames.

- NAN MAIS CA VA PAS VOUS HEIN, VOUS ETES FOUS !!! INADMISSIBLE, VOUS M’ENTENDEZ C’EST INADMISSIBLE !! AH MAIS CA VA PAS SE PASSER COMME CA, JE SAIS PAS OU VOUS VOUS CROYEZ MAIS DANS CET IMMEUBLE VOUS ALLEZ PAS FAIRE LA LOI…

Je vous passe la diatribe, mais elle m’a gueulé dessus comme cela pendant quelques minutes.

1ère règle : Laissez la concierge vous crier dessus. Adoptez la Malaussène attitude jusqu’à ce qu’elle se fatigue. Il faut quatre bonnes minutes normalement.

Il faut la regarder bien droit dans les yeux, en l’écoutant patiemment et poliment, et surtout ne pas répondre à l’agression par l’agression. L’objectif est de lui retourner ses propres remarques, et de lui faire comprendre que vous êtes un gentleman, et qu’elle est très mal-élevée.

Lors d’un silence prolongé, notant son étonnement devant mon attitude d’ouverture et d’écoute, j’ai tenté : « Puis-je vous répondre ? Ou bien avez-vous encore des choses à me reprocher, parce que je pense que j’ai compris le fond de votre message. ». Là évidemment, elle repart de plus belle : « Nan vous allez m’écouter, blablabla. » Du coup j’ai simplement opiné, et elle est repartie en boucle.

2ème règle : Etablir un dialogue, et être à l’origine de l’instauration d’une attitude posée et raisonnable.

- Bon madame, je vous ai bien entendu. Est-ce que vous allez continuer à m’insulter ainsi et à déranger notre voisinage longtemps, ou bien est-ce que vous voulez que je vous parle à mon tour. Si vous ne voulez que me crier dessus, je pense que c’est suffisant. Mais si vous avez envie de m’entendre, dites le moi.

Elle est restée interloquée, s’est un peu calmée, mais m’a laissé la parole. Elle s’est reculé, comme pour prendre de l’élan, en prévision de ce que j’allais lui envoyer dans la tronche.

3ème règle : Vous êtes le gentil, vous êtes humain, il faut sortir à tout prix de ce jeu pervers totalement archaïque, et qui doit exister depuis le temps des âges farouches (sacré Craô).

- Madame, d’abord, je vous prie de m’excuser, et d’accepter mes excuses. Je suis sincèrement désolé du désagrément que j’ai pu vous causer, et je puis vous assurer que je le regrette.

Silence. Elle ne sait pas trop quoi dire là, donc elle baisse déjà de 22 octaves, et elle balbutie : « bah oui, mais quand même, vos amis là, ils ont crié comme des bêtes, et c’était insupportable, jamais on a eu un bordel pareil. »

- Je l’ai bien compris, et j’en suis vraiment désolé, ce n’était évidemment pas mon intention.

4ème règle : Une fois que la teigne est calmée, il faut expliquer le contexte, et tenter de vous trouver quelques circonstances atténuantes. En cas de mauvaise foi évidente, il ne faut pas éviter à mettre en exergue quelques valeurs communes, tout en continuant d’admettre votre part de culpabilité.

- Vous comprenez, il s’agissait d’une pendaison de crémaillère, et tout le monde avait beaucoup bu, et au fur et à mesure le bruit monte, et on ne s’en rend pas compte. Mais surtout c’était exceptionnel, et on avait prévenu.
- AH NON ALORS, ICI CA NE SE PASSE PAS COMME CA, ET JE VAIS APPELER LES FLICS MOI LA PROCHAINE FOIS, ET LE SYNDIC ET VOTRE PROPRIETAIRE !!
- Ah mais c’est tout à fait dans votre droit, et je ne peux pas vous le reprocher. Aussi n’hésitez pas à appeler la propriétaire, ou la police la prochaine fois. Vraiment vous prenez vos responsabilités, et je prendrai les miennes.
- Nan mais les flics, hein, moi j’appelle les flics !!
- Oui, oui, comme je l’ai dit, vous pouvez appeler la police. Vous permettez que je ne dise pas les « flics », mais mon père est policier.

NdB : Mon père est agent EDF retraité, ça va non ? Ce n’est pas si éloigné que cela…

En tout cas, après quelques allers-retours, de cet acabit, elle se calmait de plus en plus. Et surtout après ça :

- Et puis vous savez, hier vous êtes arrivés en criant et en insultant quasiment, ce n’est pas vraiment une attitude qui engage au dialogue, mais tout le contraire.
- Ah oui mais moi je suis comme ça, je suis directe.
- Directe oui, mais là je me suis senti juste insulté, et je ne pense pas que je méritais un tel traitement.
- Bon bah, excusez-moi alors.

5ème règle : Maintenant un bon coup de brosse à reluire ! Et surtout, trouvez tous les moyens, même le mensonge éhonté, pour créer une identification et la ferrer dans ses propres rets.

Là je ne sais pas comment elle a fait, mais subrepticement elle a glissé sur le terrain du respect de la concierge. Elle sous-entendait que j’étais un gros bobo-kéké qui la méprise en fait. Mouahahaha. Alors du coup, j’ai sorti l’arme ultime :

- Vous savez, je suis à moitié portugais, et ma mère est femme de ménage. Donc ne vous faites surtout aucune illusion, ou ne prenez surtout pas cet argument avec moi, car ça ne tient pas du tout la route.

NdB : Ok pour le Portugal, mais ma mère n’est pas femme de ménage. Mais bon ce n’est pas grave, il le fallait pour parfaire mon bouclier psychologique.

6ème règle : Faire le point sur tous les arguments, répéter votre regret, et assumez vos erreurs tout en remettant les choses à leur place. Une fois que la concierge ne peut plus rien dire, et que la situation a correctement été renversée. C’est dans la poche.

Enfin tu parles, la prochaine fois, elle fera exactement la même chose, et il faudra tout recommencer. Mais là au moins, ça m’a défoulé, et j’ai pu lui montrer ce que j’avais dans le bide. C’est horrible, mais je déteste tellement les conflits, et je n’aime vraiment pas embêter les voisins. Mais je supporte aussi quand les autres font la fête, et de temps en temps, c’est tout à fait compréhensible. Et puis, il fallait au moins lutter un minimum contre cette manie de gardienne d’immeuble qui se prend littéralement pour le Cerbère de la porte (Etes vous le Maître des Clefs ?).

Et puis merde, il va bien falloir l’inaugurer ce Abba SingStar !!!

  • Outside
Le boulet a dit

Publié le Lundi 19 Janvier 2009 - 12:28
Catégorie: Outside

Vous savez bien dans les soirées, il y a toujours une nouvelle personne, un de ces amis d’amis, qu’on pense compatible avec l’assemblée, et qui se révèle un BOULET ! A la crémaillère de samedi, c’était exactement ça. Et voilà sa meilleure assertion :

J’aime bien passer des soirées dans des groupes d’homos, c’est des précurseurs, comme les juifs.

Pas mal hein ? :gene:

  • Linkage
Quand il apprenait l'arabe

Publié le Lundi 19 Janvier 2009 - 11:32
Catégorie: Linkage

O. a initié une belle série d’articles consacrée à son apprentissage de l’arabe. Il évoque notamment l’intéressante notion d’ “apprendre à penser la religion, non simplement comme un corpus de croyances, mais comme un fait historique”.

  • Matooyage
Le début et la fin

Publié le Mercredi 7 Janvier 2009 - 23:47
Catégorie: Matooyage

Le début c’était samedi dernier, ce fameux déménagement. Ouf, ça y est, on a réussi. Après pas mal de stress (surtout pour la location d’un gigantesque bahut assortie d’une toute aussi pachydermique caution), d’énergie et d’huile de coude de la part de plein d’amis, nous habitons dans notre nouveau « chez nous ». J’ai du en effet intégrer le théorème suivant : « chez moi » + « chez lui » = « chez nous », qui est plus d’ailleurs un axiome digne d’Euclide tant il est basique et tombe sous le sens (mais la géométrie non-euclidienne ça marche aussi, hé hé).

Me voilà donc dans un quatrième appartement parisien en bientôt 11 ans. J’ai emménagé à Paris le samedi 31 janvier 1998, c’était près de Bastille, puis il y a eu Nation, et Goncourt, et voilà Ménilmontant. Mais toujours et encore le 11ème, les limites du 11ème même, puisque j’ai toujours été en périphérie de cet arrondissement que je chéris tant. 129 boulevard de Ménilmontant, nan mais est-ce que ça fait pas parigot ça comme adresse hein ?!!

L’appartement est exactement comme je l’avais vu et apprécié au premier coup d’oeil, et ça aussi c’est un sacré soulagement (vu qu’il me coûte un bras par mois !!!). Nous avons mixé nos affaires sans problème, et même si j’appréhende un peu la cohabitation, je crois que A. est très motivé pour que ça se passe très bien. Il faut juste que je mette un peu d’eau dans mon vin. Et surtout surtout surtout ne pas succomber à la tentation ultime : me comporter comme ma mère, et exactement avec A. comme s’il était mon père. Ah là là, les schémas familiaux c’est complètement dingue comme on en est le jouet, et c’est un jeu aussi pervers qu’atavique. Heureusement en avoir « pleinement » conscience permet aussi de déjouer mes propres mécanismes d’autodestruction.

Les meubles ont timidement pris place mais seront bougés ou ajustés, de même que les tableaux et photos commencent à orner les murs nus. La chambre est immense et je suis fan de son parquet peint en blanc, tandis que je voue un culte totalement animiste à mon lave-vaisselle. La seconde chambre est pleine du bordel qui n’a pas encore trouvé sa place, dans l’appartement, la cave ou la poubelle, mais nous nous laissons aussi un peu de temps pour nous installer. Je suis très très content du quartier qui a une concentration en commerces assez bluffante, et qui a l’air d’être un mélange popu-prolo-bobo-parigot assez agréable à vivre.

Plein de bonnes choses donc, et comme il faut bien rééquilibrer ces choses, alors que j’emménageais, ou plutôt que j’ahanais en transbahutant les trente cartons dans lesquels j’ai fait rentrer toute ma vie, ma grande-tante, MaTante, était en train de rendre l’âme. Lorsque j’ai eu un coup de fil de ma mère, j’ai cru qu’elle voulait avoir des nouvelles du déménagement, mais mon frangin m’a confirmé quelques minutes plus tard que notre grande-tante était morte.

Je l’avais évoquée dans un post récent, mais quelques lecteurs assidus se souviendront de pas mal d’articles en relation (comme sa manière de prononcer Sarkozy en Swarovski, ou bien le jour où elle a pensé que sa télé était cassée car elle affichait sans arrêt 110… le jour du Sidaction, etc.). Je suis très triste de ne plus jamais la voir en vie, mais aussi soulagé de ne plus la voir si hagarde et malheureuse dans son lit d’hôpital. Elle commençait sérieusement à péter un boulon, et a rapidement décliné lorsqu’elle a compris qu’elle ne pouvait plus habiter chez elle, et devait se résoudre à la maison de retraite médicalisée. Les derniers temps ont été plutôt pénibles pour tout le monde, mais je suis content de l’avoir vu une dernière fois le 31 décembre.

J’ai encore été un peu agacé par l’attitude de mon frère et de mes parents à l’hosto. Ma mère a continué à jouer son jeu de Candy Neige, en prenant à coeur son rôle de Sainte-Martyr qu’on sacrifie sur l’autel familial de la Perpétuelle Fatalité. Je sais que je suis un peu dur, car ils sont allés la voir, mon père et ma mère, presque tous les jours depuis trois mois qu’elle était alitée. Mais lorsqu’elle a commencé à yoyoter, ils n’osaient rien dire, ou bien ils étaient complètement gênés. J’étais le seul à lui expliquer calmement et à répéter autant de fois qu’il faudrait (même si c’est complètement inutile) qu’elle avait des hallucinations parce qu’elle ne se nourrissait plus et que c’était normal. Mais qu’elle devait manger et boire, car elle retrouverait ainsi ses esprits. Quand elle demandait à rentrer chez elle, je lui disais que c’était impossible, et qu’elle ne pourrait plus, à moins qu’elle se retape assez (en remangeant…).

Et puis surtout je lui ai parlé, de tout, de rien, de tout ce qui me passait par la tête. La dernière fois notamment, alors que nous étions tous les quatre avec elle, et que nous la rassurions. C’était la fin, elle était sous morphine pour éviter la douleur, et pendant une bonne demi-heure inconsciente. Elle s’est soudainement réveillée, et son regard a fluctué tout en lançant de temps en temps quelques éclairs de lucidité. Pendant ces cours instants, elle nous regardait, et je pense qu’elle nous reconnaissait. Evidemment c’est choquant, mais il faut penser avant tout à elle. Et donc j’ai évité d’avoir l’air embarrassé, et j’ai lutté contre le mutisme ambiant. Je lui ai parlé du jour de l’an, de 2009 qui allait arriver, de la chambre avec A. en rigolant, de la soirée à laquelle j’allais, du fait qu’on était heureux d’être là tous les quatre pour la voir, que nous étions contents de la sentir bien vivante et parmi nous, pour qu’elle sache qu’on était là pour elle, avec elle.

Elle s’est rapidement rendormie, et je suis reparti sur Paris. Quelques jours après, c’était fini. 93 ans, une vie bien remplie et une certaine lassitude chez elle, font que je ne suis pas vraiment triste. C’était inexorable, et il valait mieux qu’elle parte. Mes parents sont sous le choc, ils ont aussi réalisé que MaTante était la dernière personne âgée de la famille, et qu’ils étaient les prochains…

Il me reste des photos, des souvenirs et une kyrielle d’histoires à raconter sur MaTante. Elle restera forcément en moi toute ma vie.

Bon c’est pas tout, mais il faut accrocher les tableaux aux murs.

  • Matooyage
Le calendrier des pédéblogueurs

Publié le Mercredi 7 Janvier 2009 - 0:06
Catégorie: Matooyage

En 2004, Garoo lançait un ambitieux calendrier des pédéblogueurs qui n’avait malheureusement pas été terminé. Le flibustier n’a d’ailleurs même pas laissé les photos en ligne. Pfff. Mais voilà que Pascal nous propose sa version !!

Donc messieurs, à vos appareils photos et montrez-vous pour la gloire de la Pédéblogosphère. ;-)

Une fois n’est pas coutume, mais je vais moi aussi apporter ma pierre à l’édifice. :afro: