25 articles pour le mois de Février 2009

  • Outside
Frankmusik

Publié le Samedi 28 Février 2009 - 19:29
Catégorie: Outside

Vous connaissez Frankmusik ? C’est un chanteur anglais de pop-électro. Je ne le connaissais pas, et à priori, ça n’a pas l’air mal du tout ce qu’il fait.

Mais bon, je m’en fous. Par contre, quand j’ai vu ça :

Frankmusic

Rhaa lovely!!! Mein gott!! Mamma miaaaaaaaa !! Vous n’avez pas bien vu ça ?

Les fesses de Frankmusic

Ce mec a un cul superbe, j’en peux plus. :cool:

  • Boukinage
La trahison de Thomas Spencer (Philippe Besson)

Publié le Jeudi 26 Février 2009 - 23:42
Catégorie: Boukinage

Cet auteur, Philippe Besson, m’avait assez impressionné quand j’avais découvert « En l’absence des hommes ». J’avais beaucoup aimé son écriture, même si quelques défauts venaient émailler ce beau roman. Le second que j’ai lu « Un garçon d’Italie » m’avait paru tout aussi bien écrit, mais pas extraordinaire au final, disons que ça tenait sur quelques ficelles un peu trop évidentes. Ensuite, j’ai redouté l’auteur marclévyesque qui tombe dans la facilité et la publication annuelle sans discernement. Malheureusement, ce livre vient confirmer cette impression.

« La trahison de Thomas Spencer » raconte l’histoire de deux garçons, nés le jour d’Hiroshima, et dont l’amitié scande tout le récit. Deux enfants, adolescents puis hommes qui sont très liés, dans cette Amérique sudiste un peu tradi et étriquée. Evidemment, la vie n’est pas un long fleuve (le Missipipi dans notre histoire) tranquille, et l’amitié subira les coups du destin. Le narrateur, Thomas, explique sa « trahison », et peu à peu nous en découvrons les détails.

Ce bouquin m’a laissé assez indifférent en définitive. Je ne l’ai pas trouvé mal écrit, mais pas bien écrit non plus, juste assez platement narré pour ingérer le livre facilement mais sans plaisir. Mon souci c’est qu’il ne se passe strictement rien jusqu’au trois-quart du bouquin, et qu’ensuite le dénouement est tellement téléphoné, et l’intrigue globale cousue de fil blanc, que c’en est presque ridicule. Il ne pouvait y avoir histoire plus banale et péripétie plus éculée entre deux amis, et pourtant c’est exactement le sujet du livre.

Du coup, c’est un peu ce que je redoutais, à moins que je sois passé complètement à côté du roman et de l’ambition de Philippe Besson, ce qui est tout à fait possible. J’ai lu d’ailleurs pas mal de bonnes critiques, mais dont je n’arrive pas à comprendre ce qui a pu tant plaire.

Non vraiment, je n’ai pas trouvé ça terrible… Pas nul à chier non plus, juste pas terrible.

La trahison de Thomas Spencer (Philippe Besson)

  • Boukinage
Le scandaleux Héliogabale : Empereur, prêtre et pornocrate (Emma Locatelli)

Publié le Mercredi 25 Février 2009 - 23:04
Catégorie: Boukinage

Evidemment avec un titre pareil, je ne pouvais qu’avoir envie de le lire. Et puis Héliogabale fait partie des personnages historiques pédés qui défraie encore la chronique, et dont je ne connaissais vraiment peu de choses. Ce roman, basé sur des faits rapportés par les témoins de l’époque, raconte donc l’existence et l’incroyable destin de cet empereur romain (205-222), empereur à 14 ans et mort à 17 ! Mais ces quelques années vont suffire à construire sa légende, et à le placer parmi les plus fous des tyrans.

Il s’agit bien d’un roman, donc je n’ai pas tout pris au pied de la lettre, mais j’ai retrouvé toutes les références à droite et à gauche, ce qui indique une bonne documentation de l’auteur : Emma Locatelli. Elle a simplement brodé et ajouté des sentiments, des sensations et des pensées à des personnages dont les faits et gestes parlaient déjà bien pour eux ! On ne peut pas dire que le bouquin soit diablement bien écrit, mais disons que le style et l’écriture sont corrects et digestes. Ce qui est véritablement passionnant, c’est l’histoire en elle-même, c’est d’imaginer que tout cela a vraiment eut lieu, que ce gamin empereur super drama-queen et d’une cruauté suprême a vraiment existé.

Tout commence donc à la mort de l’empereur Caracalla, et avec trois femmes, que l’histoire retient comme « les princesses syriennes », la grand-mère, la mère et la tante d’Héliogabale. La grande-tante de ce dernier était la femme de Caracalla, mais en usant d’un stratagème un peu gonflé, la grand-mère et la mère de Varius, futur Héliogabale, ont fait croire et ont affirmé qu’il était le fils même de Caracalla. Celui qui avait assassiné Caracalla, l’empereur (de quelques mois) Macrin, n’était pas vraiment en odeur de sainteté, et il n’a pas été difficile de retourner l’armée contre lui.

Le choix de Varius n’était pas évident car il n’avait que 14 ans, mais c’était le seul mâle en âge, car son cousin, Alexianus (empereur après Héliogabale) était encore plus jeune. Leur grand-mère pensait que ce serait facile de manipuler Varius, en effet seul sa religion syrienne, le culte du dieu solaire Elagabal, l’intéressait vraiment. Mais il va en être bien autrement. Le jeune empereur va rapidement se montrer autoritaire et capricieux, mégalomane et tyrannique.

Il passe son temps à choquer le monde romain, il ne respecte pas les dieux, passe pour une grande folle en s’habillant n’importe comment (notamment en se travestissant), en prenant des tas d’amants qu’il sélectionne sur la taille de leurs bites, en humiliant le plus possible les notables et sénateurs romains etc. Il se marie à une vestale (gros scandale) qu’il enlève pour l’occasion, mais il sera toute sa vie incapable de procréer avec une femme. Il donne des postes à hautes responsabilités à ses amants, qui font souvent partie des couches très modestes de la population, c’est ainsi qu’un cocher se retrouve chef des gardes ou son coiffeur son conseiller principal. Il organise des fêtes somptueuses, fait construire des palais, se fait offrir de la joaillerie, des textiles et toute sorte d’objets de luxe.

Il fait aussi assassiner tout ceux qui ne lui reviennent pas, ou qui pourrait lui nuire. Héliogabale tient vraiment en son statut divin, et il compte bien mettre son dieu solaire en lieu et place des dieux romains traditionnels. Attaquant tous les pans de la morale romaine et délaissant l’armée, il devient de plus en plus impopulaire, et risque sa vie. Malgré quelques rappels à l’ordre des prétoriens, qui tuent notamment tous ses mignons, il n’en réchappera pas et se fera aussi assassiner.

Le bouquin se lit très facilement et avec beaucoup de plaisir, car c’est une histoire finalement assez complète et qui se prête bien à la lecture romanesque. On apprend beaucoup de chose sur la Rome de cette époque, et lire les aventures de cet empereur d’opérette, mélange de Drag-Queen et de dictateur sanguinaire, qui ne voit que par la taille du membre viril de ses amants, procure parfois quelques moments de lecture bien surréalistes.

Le scandaleux Héliogabale : Empereur, prêtre et pornocrate (Emma Locatelli)

  • Boukinage
Le bouddha de banlieue (Hanif Kureishi)

Publié le Samedi 21 Février 2009 - 23:26
Catégorie: Boukinage

Quand on me connaît et qu’on me lit un peu, il est assez clair que je devais découvrir cet auteur, et Chondre ne s’y est pas trompé lorsqu’il me l’a offert. Hanif Kureishi est moitié pakistanais par son père et anglais par sa mère, exactement comme le héros du bouquin, et il allie à mon avis le meilleur des deux cultures. C’est-à-dire qu’en usant une belle plume, il puise dans sa double culture pour à la fois se retrouver dans ses racines, mais aussi s’émanciper, et finalement mieux s’affranchir des doubles contraintes. Le point commun est certainement l’humour qu’il manie avec une virtuosité impressionnante, se moquant allègrement des uns et des autres, mais tout le monde en prend tellement pour son grade qu’il n’y a pas de jaloux !

Le bouquin est une saga familiale qui doit se poursuivre à Londres sur une dizaine d’années je pense, du milieu des années 70, et qui dépeint l’existence d’un adolescent qui supporte difficilement son père paskistanais Haroon, qui vit très très bien dans une ambiance New-Age sixties, tandis que sa mère, anglaise, souffre de la situation. Le héros, Karim, se débat entre ce modèle paternel à la fois sympathique et tête-à-claques, ses troubles quant à ses désirs sexuels (dont cette citation que j’avais relevée), ses relations avec sa meilleure amie et amante, le mari de cette dernière qu’il adore, ou encore sa vie professionnelle qui prend une voie très showbiz dans les années 80. Bref, ça fuse dans tous les sens, entre ambiance bollywood, Kama Sutra et indouisme bourgeois, théâtre contemporain expérimental, moeurs pakistanaises et coutumes londoniennes.

Je reprocherais justement au roman son petit côté un poil trop bordélique, car non vraiment au bout d’un moment les intrigues n’ont plus d’intérêt tant on est noyé !! Mais c’est aussi cette impression qui donne un charme fou à l’ouvrage, donc j’ai du mal à avoir un avis vraiment tranché. J’ai adoré le mélange des genres, les kyrielles de saveurs qui émanent de toutes ces pages, les galeries de personnages qui sont tous plus drôles ou épatants ou pathétiques ou tragicomiques. Et le tout est servi par une écriture qui est très alerte et agréable, d’un bon niveau tout en étant très fluide.

Hanif Kureishi est l’auteur de « My Beautiful Launderette », et ça ne m’étonne pas car on y retrouve tout son humour, son organisation bordélique, son mélange intime et improbable des cultures indiennes et anglaises, et son amour inconsidéré pour ses deux origines. Et en terme de sexualité, j’adore cette manière de transcender les genres ou les orientations, on sent que l’auteur a dépassé ces petites manières et barrières, et cette lecture produit du coup un effet émancipateur des plus rafraîchissant ! C’est drôle car je me disais qu’on pourrait en avoir des romans francoreubeus de cette même veine, mais étrangement je n’en connais pas.

Le livre bénéficie aussi d’une belle description des années 70 et 80 de Londres, mais on y retrouve aussi par extension nos propres repères. L’écrivain y évoque le racisme de manière plus protéiforme que jamais, que ce soit clairement exprimé, ou plus vicieusement instillé lorsque le héros doit « faire l’indien ». J’ai trouvé que cela posait exactement les bonnes questions sur le sujet. C’est à peu près la même chose pour le sexe ou pour l’immigration. Et du coup lire un roman aussi drôle, léger et en même temps qui véhicule des idées qui interpellent un minimum, ça fait du bien. (De même lorsque j’avais recopié ce passage…)

Le bouddha de banlieue (Hanif Kureishi)

  • Linkage
  • Matage
Les cerises bleues sous amphètes

Publié le Vendredi 20 Février 2009 - 13:56
Catégorie: Linkage, Matage

J’évoquais récemment Tambour Major et ses turpitudes pour écrire, mais pour Gyom ce n’est pas le cas. Ah non, il écrit, il poste, il délire, et c’est très bien ! Et il envoie des emails à tous les commentateurs pour rappeler qu’après une longue période d’inactivité, il est de retour (lisez-mooooooiiiiiiii). Hu huhu. Eh bien, en effet allez-y, car son article sur l’usage des couleurs sous Excel ou bien son interview exclusive des poissons clowns du fond d’écran iPhone, ça vaut son pesant de cacahouètes. :afro:

  • Matooyage
Caramail s'est carapaté

Publié le Jeudi 19 Février 2009 - 23:41
Catégorie: Matooyage

Ah cette annonce de la fin de certaines activités de Lycos, et surtout Caramail, ne m’a pas laissé indifférent. Bah oui, j’en ai déjà pas mal parlé depuis que je blogue, et je vous l’ai déjà maintes fois expliqué, mais les trucs qu’on connaît dans sa verte vingtaine, c’est marquant ! J’ai connu Caramail en 1998, et j’avais donc 22 ans. Cara pour moi est le synonyme de mon arrivée sur Paris, de mon émancipation globale en tant que pédé, qui a son appartement à Bastille, qui a son boulot et qui continue ses études.

Attention, j’ai habité quatre ans un extraordinaire et spacieux studio de 14 mètres carrés, dont la porte d’entrée était une porte de placard à laquelle on avait habilement ajouté un verrou. Ma mère faisait des cauchemars à me savoir habiter une telle cage à lapin, mais moi j’étais juste le plus heureux du monde. Et puis j’adorais ma vue sur les toits et les flèches de Saint-Ambroise au loin.

Vue de mon premier appartement

J’avais résumé mon parcours sur internet il y a quelques années, et ça donnait ça :

Allez, en une phrase : mes premières expériences fugaces de 16 à 18 ans, ma dernière copine à 19, ma rencontre avec Caro qui m’a fait connaître la vie d’un pédésexuel moyen avec des premiers mecs et pas de plan Q (non l’amûûûûûûûr seulement je voulais), 1997 (20 ans) Thomas et le coming-out, 1998 (21 ans) le premier studio minuscule à Bastille, la connexion à caramail et le déniaisage (ouai quelques plans Q pour être sûr que je pouvais moi aussi le faire), les PA sur citegay, premier coup de coeur pour le fantastique site Ooups (pédéblog avant l’heure), les dîners et rencontres caramail sont fécondes (merveilleuse histoire avec Dadou), Yarps en 2000 et le système de profil qui s’affirme, Fosfoo (de Transcodage) devient Gayvox et commence sa montée en puissance tandis que Citegay est No1, 2000-2001 je suis avec Nico (pendant 1 an et demi) rencontré sur Yarps et je socialise à donf (trop) sur les sites gays, beaucoup moins sur caramail, fin 2001 fin de Yarps et migration massive vers Gayvox, Dialh s’impose comme le N°1 de la boucherie, premiers échanges orageux avec M. sous forme d’insultes très originales, rencontre M. de visu lors d’un dîner pour la fin de Yarps, putain on appelle ça « love at first sight », avril 2002 le démarrage M. et une socialisation accrue sur Gayvox, fin 2002 je tombe sur garoo sur fsh et de fil en aiguille je découvre la blogosphère (et GayAttitude), avril 2003 impossible de résister plus longtemps, je me mets au blog et renoue avec les communautés gays en ligne, avril 2004 finis les M&M’s, je traîne assidûment mes guêtres sur Gayvox, Rezo-G et GayAttitude, je rencontre des blogueurs et réalise la proximité entre les deux typologies de communauté (les pédéblogs ne sont, en gros, que des profils de rencontre détaillés, qui servent à commu-niquer).

Ainsi Caramail a été à partir de 1998, après l’usage de l’email l’année passée, « l’endroit » où j’ai passé le plus de temps, et qui a du faire gagner beaucoup de sous à France Télécom (mais moins que le Minitel, que je n’ai presque pas utilisé… mais un peu quand même). Beaucoup de pédés sont dans le même cas, et cette recherche incessante de terrains de rencontre et de socialisation, terrains de jeux ou terrains de chasse selon les acceptions des uns et des autres, a fait que les homos ont souvent été précurseurs dans ce domaine. Ainsi dès l’avènement d’IRC, ou donc Caramail qui était plus complet avec des profils, des forums, une messagerie, finalement un ancêtre des réseaux sociaux actuels, les tapioles ont eu un immense espace de liberté à préempter.

Et il est vrai que l’époque était assez incroyable. L’internet balbutiait tout justement, je me rappelle que Yahoo! était l’outil incontournable pour trouver son chemin sur la toile, et que tout mon entourage ignorait bel et bien ce média. Je me souviens aussi des regards suspects, ou ironiques et moqueurs, ou encore inquiets, que ce soit de ma famille ou de mes amis (homos ou pas) : « Quoi tu parles à des gens sur internet ? Tu rencontres des gens sur internet ? Ah c’est bizarre… Franchement je ne pourrais pas, ça ne prendra jamais. C’est vraiment très artificiel comme moyen de communication etc. » Et quelques années plus tard, on me servait évidemment le discours diamétralement opposé sans jamais se remémorer ses premiers réflexes. Hé hé hé.

Caramail offrait donc l’arsenal de base pour communiquer, rien de bien plus performant ou deuzéro que ce que l’on trouve aujourd’hui : messagerie, forum, chat, profil consultable… Mais ce qui était assez bluffant c’était la communauté !! Je suppose que le bouche-à-oreille a fonctionné, et rapidement les gays de France et de Navarre se sont retrouvés dans ces chat room. Cara bénéficiait d’une application java particulièrement ergonomique et très simple à appréhender, et d’une chat room « gay », il y eut très vite des multitudes d’autres rooms, thématiques ou géographiques. Une seule me convenait, celle où il fallait être, or ce n’était pas toujours une sinécure d’y pénétrer. En effet, le système faisait que 32 personnes seulement pouvait en faire partie, et à la 33ème alors il y avait création automatique d’un espace au même nom mais qui s’incrémentait (donc on se retrouvait seul quelques temps).

A cette époque, je ne foutais pas grand-chose de mes journées, et j’avais tout le loisir de tchater avec ces fameux caramailiens. Et moi, mat_ofthenite, je devins un habitué, au même titre que les monchien, lecapitan/thony26, roch10, reve8, dragon.jade, Jabba_the_hutt, damisud, saitek, tigrou, Yaten, feu.des.enfers, cobaye, anorak, yannusd, caneton, gandalf9, soizic et j’en passe et des meilleurs !

En ce temps là (hihi), les appareils photos numériques n’étaient pas légion, et les scanners ou les webcam non plus, donc on discutait beaucoup à l’aveuglette. Mais rapidement, le « no pic no dial » et toutes ces expressions de sites de rencontre ont émaillé nos échanges. Et les premières photos ont circulé, souvent des scans de mauvaise qualité de mauvaises photos, quand il ne s’agissait pas d’un pillage en bon et due forme. D’ailleurs, j’avais eu une fois l’honneur de me faire draguer avec une photo de moi-même !!!! (J’avais tout de même dit à mon interlocuteur que j’aimais beaucoup son goût pour les mecs.)

J’ai eu très tôt une webcam, et j’avais conservé mon tout premier cliché (enfin vu le nombre dans le fichier, ça doit être le 5ème, mais je pense que les autres devaient être des tests) dans mon premier appartement. Le voici :

image005 c'est son nom !

On trouvait de tout sur ce site, des plus improbables freaks, comme j’ai pu le remarquer encore il y a quelques années :

Caradial du jour !

Mais j’ai surtout conservé de mémorables souvenirs de rencontres inopinées des plus dingues et exaltantes. Et aussi des mésaventures dont les réminiscences me font encore honte… Hu hu hu. Quelques histoires d’amour ont évidemment pointé leur nez, ainsi que des amitiés et des liens qui perdurent sous une forme ou une autre. Les gens les plus présents du tchat étaient donc ceux qui se connaissaient le mieux, et qui avaient aussi créé un forum pour échanger de manière différente (et un peu moins évanescente d’un simple dial qui défile). Le forum « des amis que nous avons tous » (c’était son nom) est alors devenu the place to be.

Et vous connaissez les pédés, en quelques mois, c’est surtout devenu the place to love, fuck, hate et revenons à la case départ. J’appelais cela « Santa Caramélia » tellement nous nous serions cru dans un soap, et que ces nouveaux outils nous fournissaient le cadre idéal pour fomenter les plans les plus machiavéliques. Car quoi de plus idéal qu’internet et que la communauté web pour tromper, dissimuler, mentir, fabuler, jouer etc. Déjà à l’époque, cela nous semblait ridicule, et je me souviens d’échange désopilants sur ce forum. Enfin rien que de très banal et tout à fait similaire à ce qui se fait encore aujourd’hui, sur la blogosphère aussi d’ailleurs. J’en ai retrouvé un exemple (je garde tout !). Alors pour que vous compreniez : Arnaud sortait avec Jeff, et comme Jeff a largué Arnaud, alors ce dernier en tant qu’admin l’a radié du forum. Cela choque tout le monde, car on ne veut pas prendre parti (et puis merde il est mignon Jeff, ça se fait pas), donc la suite n’a été que déclaration dramaqueen sur drames élisabéthains pour annoncer des départs (qui ont vite été réinscrits).

De:
feu.des.enfers@caramail.com  [Ajouter au carnet d'adresses]
Sujet:
  Que vous dire ???? 
A:
  Forum_de_mes_amis_que_nous_avons_tous
Date:
06/09/01 09:53:45

J’ai mal, j’ai tres mal et comme tu le dis David, les
circonstances de tout ne vous regarde pas.

Seulement, j’ai une rancoeur d’une taille phenomenale (et
là c’est plus un aveux qu’une explication) envers lui et je
reconnais que si je n’etais pas admin de ce forum, c’est
moi qui en partirai. Car lire son nom, son nick ou tout
autre commentaire (ou absence de commentaire) qu’il est
capable de faire me font mal.

Honnetement, ce n’est même pas “notre” rupture qui m’a fait
agir de la sorte, bien loin de là. Ce sont les actions qui
ont suivi, tout ce qui s’est passé ensuite m’a revolté et
fait ce que j’ai fait (je n’ai pas attendu plus de 2 mois
(vous me connaissez, je suis impulsif) pour le plaisir, un
evenement a U lieu, et cet evenement à mon sens est
impardonnable).

Voilà, c’est tout ce que je peux en dire, sans vous prendre
la tete, je pense aussi comme tigrou, et que finalement,
j’aurais p.e mieux fait de m’en desinscrire sans crier gare
et y laisser Jeff ?? L’avenir ne nous le dira pas !

A ceux qui se reconnaissent, je leur dit que je les aime
plus que tout au monde.

braisiers de feu

———————————————————————–

De:
Olivier  [Ajouter au carnet d'adresses]
Sujet:
  Mes adieux 
A:
  Forum_de_mes_amis_que_nous_avons_tous
Date:
06/09/01 10:18:33

C’est devenu le forum d’Arnaud ici???? et depuis quand?

Bon j’ai plus aucun intérêt à y rester.
J’ai écris le premier message de se forum lors de sa
création. c’était un forum ou l’on se retrouvais tous, les
prises de gueules, des règlement de compte n’y avait pas
leur place. je vois que ca bien changer !!!

Quelle désolation, quelle honte !!!

Ce message sera mon dernier. je vais m’y désinscrire sur le
champ. Plus d’intérêt ici s’il faut être l’ami d’arnaud ou
être en accord constant avec lui. Ce que je refuse.

Adieux à tous

Mouahahaha, qu’est-ce qu’on avait comme temps à perdre… ;-)

Enfin Cara c’était aussi pour moi une bande de potes qui ont beaucoup compté à une période importante de ma vie, et c’est aussi pour cela que je garde une certaine affection et considération pour ces personnes. Nous avons organisé des caradîners et carasoirées dès fin 1998 si ma mémoire ne me trompe pas. J’ai encore les photos de ces soirées, et je tiens là des dossiers bien épicés… Hu hu hu. Ce sont de fabuleuses images qui me reviennent en tête, et je suis rétrospectivement vraiment heureux, et me sens chanceux, d’avoir connu cela.

Souvenir des soirées Caramail

NdB: MonChien a aussi écrit un article à ce sujet !

  • Linkage
La Guadeloupe vue par Akynou

Publié le Jeudi 19 Février 2009 - 14:44
Catégorie: Linkage

[Via Samantdi] Akynou raconte sa vision de la Guadeloupe, parce qu’elle y a des attaches personnelles très fortes, et donc ce qu’elle pense des conflits actuels. Son prisme est éclairant à bien des égards.

  • Linkage
Les voies du blog

Publié le Jeudi 19 Février 2009 - 14:40
Catégorie: Linkage

Tambour Major éprouve quelques difficultés à bloguer, il essaie d’en tirer quelques modèles du genre. Êtes-vous dans le silent-o-bloggage, le gesticulo-bloggage, le forceps-o-bloggage ou encore l’éco-bloggage ? Allez Tambour Major, tiens bon ! ;-)

  • Cinéphage
Une sélection de films primés ou remarqués de la compétition nationale du festival du court-métrage de Clermont-Ferrand, au Forum des Images

Publié le Mercredi 18 Février 2009 - 23:40
Catégorie: Cinéphage

Alors que le Festival International du Court-Métrage de Clermont-Ferrand s’est terminé il y a quelques semaines, le Forum des Images proposait de découvrir les oeuvres qui ont émergé. L’un des films primés que je voulais absolument voir passait justement, donc je n’ai pas raté cela. Ce film, qui a eu le prix du Public, a été écrit et réalisé par un blogueur que je suis depuis longtemps. J’avais ainsi suivi la genèse du film, et j’étais plus que curieux de le découvrir achevé au cinéma (avec un bon vieux format 35mm).

Les courts-métrages n’ont pas vraiment de débouchés aujourd’hui, et c’est dommage car ce sont souvent ces films qui innovent, et qui proposent de véritables trouvailles cinématographiques. Ce sont les réalisateurs et auteurs de demain, des oeuvres à petits budgets qui misent sur un talent, une passion, des idées et beaucoup d’implication. Heureusement les festivals sont là pour mettre en exergue ces films courts, et ils donnent au moins une visibilité à certains auteurs, qui est un bon point de départ pour une carrière.

J’ai été plus qu’enchanté par cette sélection, parce qu’en 6 petits films, j’en ai eu plein les mirettes sur des sujets, des manières de filmer, de jouer, des formats, des modes de narration complètement différents. Et chacun de ces films possédait son charme et ses qualités, même si j’ai eu une préférence certaine pour deux d’entre eux.

 « Forbach » de Claire Burger. (Beta SP – 4/3 – 35′)

Ce film a décroché le Grand Prix du festival, et c’est amplement mérité. Il est apparemment basé sur une histoire vraie, et les comédiens sont aussi les protagonistes de l’histoire « réelle ». Donc nous suivons un jeune comédien, Samuel, qui après avoir réussi à Paris, retourne à Forbach voir sa famille, et surtout pour recevoir un hommage de la part de la municipalité. Le comédien, Samuel Theis, joue donc un rôle proche de lui, et c’est sa maman et son frère qui interprètent aussi leurs rôles.

Le format du film, très documentaire, fait un peu penser à une émission du genre strip-tease, d’autant plus dans cette région et en contact avec un milieu très modeste. De même la caméra est très mobile, et intègre parfaitement la vue et les émotions de Samuel. Ce dernier doit gérer sa présence à Forbach, mais aussi un frangin un peu paumé et une mère un peu fofolle et portée sur la bouteille (mais plutôt attendrissante dans le genre). Samuel Theis est très convaincant dans ce rôle, et fait montre d’un certain talent.

Clairement, ce court-métrage est un concentré d’affects en tout genre, et Claire Burger réussit à transmettre tout cela, tous les non-dits, le langage non verbal, les coups d’oeil, les remises en question, les devoirs filiaux, autant grâce à l’histoire qu’à sa manière de filmer. La fin du film surtout tombe comme un couperet, et laisse une certaine amertume. Je reprocherais peut-être à cette oeuvre d’être un brin trop formatée « Fémis ». J’ai eu pas mal d’amis qui sont passés par l’école, j’ai donc vu pas mal de leurs courts, et le ton du récit, le montage ou même l’ambiance étaient un peu trop similaires à des choses déjà vues.

 « Les songes d’Edmée » de Jérômes Lefdup (animation – 2′)
Ce film n’a pas été primé, mais faisait partie des oeuvres qui avaient été retenues par l’équipe du Forum des Images. Il s’agit d’une mise en scène enlevée de photographies stéréoscopiques des années 30 qui figure le personnage Edmée. A priori tout est inventé par l’auteur qui s’amuse à imaginer les relations entre les divers personnages en photo. Le tout est servi avec une excellente bande-son et surtout un commentaire très cocasse. J’ai moi aussi bien rigolé, et je salue l’imagination débordante de son auteur, ainsi que l’originalité du traitement graphique et cinématographique.

« Séance familiale » de Cheng-Chui Kuo (35mm – 1.85 – 28′)
Le film tant attendu… Je n’ai pas été déçu, bien au contraire, ce film est une petite merveille. Tout se passe à Taipei, au sein d’une famille taïwanaise classique. Une équipe de télévision française débarque et leur apprend qu’ils ont été sélectionné pour jouer à un jeu de téléréalité. Le cadreur français devra rester quelques jours chez eux (ils vont communiquer dans un anglais approximatif), et ils pourront gagner une grosse somme d’argent s’ils sont choisis par le public français. La mère est d’abord très réservée, mais le père et la fille acceptent, et toute la famille se prête donc à ce « jeu ».

La caméra qui intimide d’abord les membres de la famille, finit par servir de médiateur, et de réceptacle à des sentiments et des frustrations qui les minent. C’est ainsi qu’on comprend en filigrane qu’ils sont tous rongés par l’absence d’un frère et d’un fils. Encore une fois le dénouement est une grande surprise, et un sacré coup de théâtre.

Le film revêt de grande qualité formelle, et j’ai été hyper sensible à la qualité de l’image, et à la manière de filmer. Il s’agit du court qui possédait de la maîtrise la plus manifeste, techniquement parlant. En plus de cela, la mise en scène et l’oeil du réalisateur ont fait aussi montre d’un même professionnalisme.

Le plus revient encore à l’histoire, qui est vraiment excellente, et aux comédiens et comédiennes, qui en plus d’assurer, possèdent une authenticité vraiment touchante. Le film ne dure que 28′, mais on se retrouve rapidement pris dans la narration et les intrigues qui sont élaborées en quelques plans habiles. Il s’agit vraiment d’une oeuvre d’une qualité globale qu’on ne voit que dans de très rares courts-métrages.

« Dix » de Bif (35mm – 1.85 – 7′)
Voilà un court qui m’a drôlement intéressé, et qui joue de plusieurs techniques pour mieux figurer son propos. Le personnage principal ne peut pas se déplacer autrement que sur des pavés ou des surfaces planes, il est incapable de traverser une ligne ou de marcher sur une bordure. On suit ses pérégrinations chez son psy, mais surtout on entre véritablement dans son esprit, et on se figure plus facilement ce que représente une telle phobie. C’est ainsi que sur un mode tragicomique, semi-gore et ironique, des séquences d’animation nous montrent le héros qui se voit découper vivant selon les lignes indiquées par la bordure des pavés de la rue.

L’image est intéressante et possède une vraie qualité artistique, le sujet aussi tient la route. Ce n’est pas un film qui aurait retenu mon attention autrement, mais ce n’est pas mal. Il a eu le Prix Audi.

Skhizein de Jérémy Clapin (animation – 35mm – 1.85 – 13′)
C’est le parfait petit film d’animation qui retient l’attention par son graphisme original et son style, mais aussi pour son scénario totalement surréaliste et à moitié inquiétant. Le héros, dont la voix est celle de Julien Boisselier, est atteint par la chute d’une gigantesque météorite. Le seul symptôme de cette rencontre est assez handicapant, en effet, il se retrouve décalé de 91cm par rapport à lui-même.

Le film est à la fois très drôle, et en même temps assez sombre, puisque le héros doit vivre avec ce handicap, qui ressemble plus à une sorte de schizophrénie rampante. En tout cas, l’animation est originale et de grande qualité, avec le graphisme des personnages qui a un style très personnel (que j’aime beaucoup). Il a eu le prix du meilleur film d’animation francophone.

« Citizen Versus Kane » de Shaun Severi (20′)
C’est certainement le court qui m’a le moins plu, et c’est pourtant celui qu’on pourrait s’attendre à voir dans un MK2. En effet, c’est assez drôle et simple comme histoire, mais ça n’a justement pas beaucoup d’originalité. On se trouve sur un tournage d’un film, et le réalisateur a une dent contre le comédien principal qui est un alcoolique invétéré. Après une énième dispute, le film est dans un cul de sac, au grand dam du producteur. Mais voilà que l’acteur casse sa pipe dans sa caravane, et le producteur y voit un comédien idéal, puisque ce sont ses initiatives qui gâchaient tout. Il ne dit donc rien à personne, et décide de faire « jouer » le cadavre pour finir le film !!

C’est le prix Canal +, et encore une fois, on a vu des courts-métrages très similaires, donc rien de transcendant. Par contre, c’est assez rigolo en effet, et plutôt bien ficelé, tourné, joué. Mais rien de plus quoi…

Une sélection de films primés ou remarqués de la compétition nationale du festival du court-métrage de Clermont-Ferrand, au Forum des Images

  • Linkage
Du nouveau chez Yagg

Publié le Mercredi 18 Février 2009 - 18:37
Catégorie: Linkage

Yagg présente une première partie de ses Tables Rondes en vidéo. Ils invitent des homos et lesbiennes, comme vous et moi, et les font parler sur un sujet. Là c’est sur les relations gays-lesbiennes, avec quelques chouettes personnalités qui discutent du fait d’avoir peu d’amis du sexe opposé, ou bien évoque la misogynie des pédales parisiennes etc. Ce début est prometteur, et Yagg se différencie là de ses concurrents de manière plutôt originale et intéressante.

  • Matage
  • ThéâtrOpérage
« Les Enfants Terribles » de Philip Glass au Théâtre de l’Athénée

Publié le Mardi 17 Février 2009 - 20:41
Catégorie: Matage, ThéâtrOpérage

Philip Glass… J’ai déjà dit et redit toute la fascination et la passion que je nourris pour ce compositeur. J’aime autant chez lui ses premières compositions hyper-minimalistes à la Steve Reich, que les opéras ou les musiques de film. Pourtant ce sont bien souvent des motifs répétitifs et hypnotiques qui en saoulent plus d’un, mais qui moi me ravissent au plus haut point.

Philip Glass a créé quelques opéras dont la géniale trilogie « Einstein on the beach », « Satyagraha », « Akhnaten », mais il a aussi mis en musique trois oeuvres de Jean Cocteau dont Orphée, La Belle et la Bête, et « Les Enfants Terribles ». Pour ce dernier opéra que je viens donc de découvrir en live, le théâtre de l’Athénée propose un spectacle extraordinaire qui m’a enchanté de bout en bout.

Il est difficile de commencer à célébrer tel ou tel éléments, étant donné que j’ai vraiment la sensation que c’est l’ensemble qui crée un spectacle aussi beau et impressionnant. Il y a les décors et les deus-ex-machina qui soulignent habilement et justement les chants, les chorégraphies enlevées et très expressives, les chanteurs et chanteuses à la hauteur, les trois pianos électroniques qui jouent ensemble et sont placés au fond de la scène. Et enfin, la mise en scène de Paul Desveaux qui permet à tous ces rouages de parfaitement s’imbriquer et de réellement entrer en résonance. Du coup, le tout est à mon avis particulièrement réussi, alors que pris séparément ce n’était pas évident.

L’histoire est évidemment basée sur le bouquin de Cocteau, et se prête très bien à l’adaptation lyrique. On pourra avoir quelques difficultés au début quant à la manière de chanter qui est très « parlé » du genre « Parapluie de Cherbourg ». Mais j’ai trouvé qu’on oubliait vite cela, tant on est pris dans l’histoire et dans l’action qui est assez soutenue. En outre, la durée de l’opéra est plus que digeste, 1h30, et on n’a vraiment pas le temps de s’ennuyer.

La musique de Glass est comme d’habitude, minimale et répétitive, et j’en suis féru. On retrouve même beaucoup de similitudes et de séquences proches des solos piano comme les « Metamorphosis ». J’ai passé un moment vraiment fabuleux, et j’espère vite revoir des spectacles de cette qualité.

L’avis de la copine qui n’a pas aimé : Franck.

« Les Enfants Terribles » de Philip Glass au Théâtre de l'Athénée

  • Linkage
Le temps des accomplissements

Publié le Mardi 17 Février 2009 - 11:35
Catégorie: Linkage

Jérôme est un incroyable blogueur, sans déc il écrit vraiment très bien. Il réussit surtout depuis bien longtemps à parler de relations (de toutes sortes) en se renouvelant et en me fascinant toujours autant. Là, il évoque particulièrement les changements de paradigme amoureux avec l’âge.

[...] j’ai la sensation que la recherche amoureuse a maintenant pris un autre tour : le temps des expériences est terminé, arrive celui des accomplissements, [...]

Lisez-le c’est remarquable, pour moi en tout cas, étant donné que c’est ce que je pense et suis encore incapable de jeter ça sur le papier (numérique).